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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Bamako"

Correspondant coopération décentralisée
Sherazade BENALLA
Courriel : sherazade.benalla[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Françoise GIANVITI
Courriel : francoise.gianviti[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Appui au développement des capacités de la commune urbaine de gao dans le cadre de son projet d’assainissement intégré-1ère phase
Année de première signature de la convention
2008
Thématique d'intervention
Environnement, Climat et Energie
Sous-thématique d'intervention
Eau et déchets
Sous-sous-thématique d'intervention
Eau et assainissement

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2008
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/12/2008
Contexte
La ville de Gao est située sur la rive gauche du fleuve Niger. C’est un carrefour pour les routes qui viennent :
- du Sud du Mali
- du Niger (accès direct à Niamey)
- de l’Algérie

La ville de Gao a été fondée au VIIe siècle de notre ère par les Sorko, une fraction des Songhaï. Vers la fin du XVe siècle auraient été recensés 70000 habitants à Gao. Elle était alors capitale de l’empire Songhaï.
La ville est aujourd’hui la capitale administrative et économique de la VIIe région du Mali.
La population de la communauté urbaine de Gao est évaluée à 65919 habitants. La croissance démographique (2,51%) est relativement élevée.
Ainsi, la population de la ville atteindrait 77700 habitants en 2014. Par ailleurs, Gao fait face, depuis quelques années, une sédentarisation de populations nomades du nord-est du Mali ;
La Commune couvre une superficie de 38,5 km2 pour une surface urbanisée de 1375 hectares.

Gao est une ville cosmopolite où se côtoient plusieurs ethnies du Mali et même de l’Afrique de l’Ouest. La population majoritaire reste les Songhaï (2/3 de la population environ). Il ressort du Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) de la ville de Gao, que le premier lotissement date de 1923 et concernait les quartiers de Gadeye, Farandjireye et Boulgoundié. Les autres quartiers ont tous été crées par la suite, jusqu’en 1976 où a été fondé le quartier du Château.

L’occupation physique de la commune se caractérise par un processus de peuplement concentré le long du fleuve et dans le premier lotissement des anciens quartiers. La partie déconcentrée de la ville constituée des nouveaux quartiers et d’extensions de quartiers est occupée en partie par des nomades arrivés lors des grandes sécheresses et dépourvus d’infrastructures familiales d’assainissement. Ceux-ci vivent le plus souvent dans des « paillotes » en paille ou en peaux tendues. Ces nouveaux lotissements de la municipalité posent de nombreux problèmes lors de la saison des pluies (hivernage), car ils sont dépourvus de caniveaux et d’un système efficace de drainage des eaux. Par ailleurs l’accès à l’eau potable est limité dans certaines zones.

Historique
Le 4ème Forum Mondial de l’Eau a été l’occasion de reconnaître, pour la première fois, le rôle des autorités publiques locales en tant qu’échelon pertinent de l’organisation et de la gouvernance des services publics d’eau et d’assainissement. C’est aussi la première fois que les autorités locales y sont intervenues en tant que telles, sous l’impulsion de CGLU et du Conseil mondial de l’eau. Les autorités locales ont rédigé une déclaration dite « des autorités locales », annexé à la déclaration finale ministérielle qui elle aussi reconnaît pour la première le rôle des pouvoirs locaux « pour développer un accès durable à l’eau et aux services d’assainissement » et pour atteindre les objectifs du millénaire, soit réduire de moitié, d’ici 2015, la population mondiale toujours privée d’accès à ces services.

Henri Bégorre, président du NanCIE et maire de Maxéville a pris l’attache de l’AIMF et sollicité par lettre son homologue à Gao, en livrant ses réflexions sur le Forum Mondial de l’Eau et sur la nécessité d’une mise en œuvre sur le terrain d’actions concrètes liées au rôle et à la responsabilité des maires dans les services d’eau et d’assainissement. Le maire de Gao a rapidement répondu qu’il était intéressé par le projet, au vu des difficultés en matière d’eau et d’assainissement.

Deux missions exploratoires ont été organisées par le NANCIE en décembre 2006 et janvier 2007 qui ont permis de rencontrer la majorité des acteurs nationaux (à Bamako et à Gao pour ce qui est de services déconcentrés de l’Etat) et locaux, et d’établir un projet tenant compte de la problématique locale et de l’état d’avancement de la réforme de la décentralisation en cours au Mali.


La première phase du projet s’est articulée autour :

- de réunions de démarrage tenues au mois de février 2008 au cours desquelles les points clés de l’approche ont été validés avec la commune et ses partenaires locaux.

- d’une étude de référence (avec une composante socio-comportementale et une composante technique) pour compléter et actualiser les données déjà disponibles dans le Plan Stratégique d’Assainissement.

Il était essentiel de mobiliser l’ensemble de la population et des acteurs impliqués dans l’assainissement afin que le document-projet corresponde aux attentes de tous et aux réalités actuelles de Gao. C’est ainsi qu’il a été décidé de lancer une consultation de la population, des associations, des GIE et autres groupes fonctionnels au cours de l’étude de référence afin de recueillir leur avis et les impliquer dans les choix stratégiques du projet.

Il a été décidé d’impliquer les représentants locaux de l’Etat et en particulier la direction régionale de l’assainissement et du contrôle des pollutions et nuisances, au travers de son service local, la direction régionale de la santé, au travers de son service local et le préfet de Cercle.

C’est sur la base de ces trois points qu’une démarche d’identification de projet a été engagée par la commune de Gao avec l’appui de ses partenaires locaux et du NANCIE. Cette démarche a été conduite sur la base des orientations du Plan Stratégique d’Assainissement (PSA), dont la ville est dotée depuis 2004. Le PSA rassemble les orientations pour le développement de l’assainissement dans la ville qu’il s’agit de suivre dans le cadre d’un prochain projet. Le fait que la commune de Gao soit dotée d’un Plan Stratégique d’Assainissement est un atout indéniable et marque la préoccupation de la commune pour la question de l’assainissement et du cadre de vie des populations.

Le PSA est un plan qui couvre l’ensemble du territoire communal et présente un plan d’action qui s’étale sur 10 années. C’est ainsi que le coût de la mise en œuvre des actions prioritaires du PSA s’élève à 1.93 milliards (la réalisation de l’ensemble du PSA est estimée à près de 16 milliards de francs CFA). En attendant la mobilisation d’un tel financement, il appartient aux acteurs locaux et en particulier à la commune de mettre tout en œuvre pour améliorer la situation d’assainissement avec les partenaires techniques et financiers susceptibles d’appuyer la commune dès à présent tout en veillant à préparer le chemin pour la réalisation complète du PSA. La situation environnementale critique et les risques sanitaires importants rendent en effet une intervention urgente.

En préalable à la démarche d’identification du projet, un périmètre a été identifié dans lequel les premières actions seront menées à la fois dans l’objectif de concentrer les efforts humains et financiers sur une zone limitée et d’avoir un retour d’expérience qui permette de réajuster le projet dans une phase suivante. Cette décision a été validée avec les services techniques de l’Etat (service local de l’assainissement et service local de l’hygiène) et a fait l’objet d’une décision communale. L’intervention dans un périmètre limité au cours d’une première phase de projet permettra également de susciter une émulation dans les autres quartiers de la ville et de faciliter ainsi l’extension souhaitée du projet à l’échelle de la ville. Ce périmètre de travail aura donc le rôle de « vitrine » du projet.
Le choix du périmètre s’est fondé sur plusieurs critères dont : la densité de la population, le passage important des habitants, des étrangers à la ville et notamment des touristes, ainsi que la diversité des activités et des populations. Le périmètre ainsi délimité couvre la partie Nord de Saneye, les marchés aux légumes et Washington ainsi que les rues attenantes à ces marchés dans le quartier Dioulabougou et, à Sossokoïra, les concessions riveraines du caniveau de la rue 224.

Une étude de référence a ensuite été menée dans ce périmètre afin de compléter et actualiser les données déjà disponibles dans le Plan Stratégique d’Assainissement et dans le Schéma Directeur d’Urbanisme et en particulier de fournir les informations nécessaires sur :
- La composition socio-économique et culturelle de la population au sein des quartiers concernés et la répartition par type d’habitat ;
- Les différents groupes sociaux, les leaders associatifs et culturels ;
- La situation initiale en termes d’assainissement (équipements, comportements, habitudes, préférences et aspirations de la population) ;
- Les expériences précédentes pour l’assainissement et les initiatives en cours.

L’étude de référence a également permis de :
- Concevoir un plan de Communication pour le Changement de Comportement adapté aux différents publics cibles identifiés ;
- Identifier les groupes relais de communication dans les quartiers ;
- Définir les indicateurs de suivi et d’évaluation du projet.

Il est important de noter que l’étude de référence a également revêtu le caractère de consultation de la population pour élaborer, avec elle, les termes d’un projet d’amélioration de l’assainissement de la commune et assurer par la suite son adhésion aux choix technologiques et stratégiques du projet. L’étude de référence a revêtu en ce sens un aspect véritablement participatif. Des entretiens ont en effets été réalisés avec l’ensemble des groupes sociaux de la population ainsi qu’avec l’ensemble des acteurs du secteur de l’assainissement.
Les résultats de l’étude de référence ont été complétés par une étude de faisabilité technique portant sur la gestion des déchets liquides.
Enfin, des « tables rondes des acteurs » ont réunis les acteurs du secteur par thématiques. Ces rencontres ont permis d’obtenir un consensus sur les activités à mettre en œuvre dans le cadre d’un futur projet et d’affiner le carde organisationnel du secteur.

Ces études ont été conduites par l’équipe projet du NANCIE et notamment sa chef de projet qui est mobilisée sur place depuis février 2008, en collaboration avec la commission assainissement du conseil communal ainsi que le directeur technique de la commune. Le service déconcentré de l’Etat en charge de l’assainissement – service de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances – a participé à l’ensemble de ces activités.


Objectif du partenariat
Ce projet a comme objectif d’accompagner la mairie de Gao dans la mise en place du service public de l’assainissement en menant parallèlement aux réalisations techniques financées par d’autres bailleurs de fonds, un volet appui à maîtrise d’ouvrage de la mairie, des GIE et des actions de sensibilisation et d’accompagnement de la population.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2009
Le projet consiste en l’accompagnement de la mairie de Gao quant à l’exercice de ses compétences en matière d’assainissement (ordures ménagères et assainissement liquide) sur l’ensemble de son territoire.
Une fois réalisé, ce projet aura des effets positifs quant à la salubrité, la santé des populations et contribuera aux possibilités de développement urbain, social, économique et touristique de Gao.

La Mairie de Maxéville, via son opérateur - le Centre International de l’Eau de Nancy, avec l’appui financier de la Communauté Urbaine du Gand Nancy interviendront durant cette nouvelle phase sur les volets gouvernance et renforcement des capacités des différents acteurs et la sensibilisation et ce, parallèlement aux réalisations physiques qui seront assurées par l’Association Internationale des Maires Francophones et l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse.

Ces réalisations physiques comprennent pour le service des ordures ménagères la suppression de dépôts anarchiques, la réalisation de 3 dépôts de transit, l’appui à l’équipement des opérateurs privés, la rénovation et le développement du service des ordures ménagères ; pour les déchets liquides, la réalisation (234) d’ouvrage d’assainissement autonomes de type puisard dans les concessions, la réalisation de lits de séchage.


En fin de projet, l’action conjuguée des différents acteurs contribuera à :
- L’organisation pérenne du service public de l’assainissement
Du fait de la décentralisation et du transfert de compétences aux collectivités locales, les communes maliennes sont responsables du secteur de l’assainissement. Cependant, faute d’organisation et de capacités financières identifiées, le ramassage des ordures dans les dépôts de transit et le curage des caniveaux ne sont pas effectifs. La faiblesse du secteur privé ainsi que le manque d'organisation des différentes filières de l'assainissement sont également à l'origine des dysfonctionnements observés en terme d'assainissement dans la commune.
Le projet visera à renforcer les capacités communales à la maîtrise d'ouvrage, à appuyer la mise en place d’un service public de l’assainissement organisé et à renforcer les capacités du secteur privé.
- la réalisation d’infrastructures adaptées
A Gao, le drainage des eaux pluviales est peu efficace faute d'infrastructures suffisantes mais surtout, dans le périmètre de travail identifié, faute d'entretien régulier des infrastructures existantes. La gestion des ordures ménagères fonctionne mal faute d'une organisation efficiente des maillons de la chaine de ramassage. Par ailleurs, le matériel dont disposent les services communaux et les structures privées d'assainissement est vétuste et/ ou insuffisant. Enfin la réalisation d'ouvrages d'assainissement autonome est nécessaire pour mettre un terme aux pratiques à risque actuelles: déversement des eaux usées dans les rues et dans les ouvrages de drainage des eaux pluviales.
Le projet participera donc à l’amélioration de la situation de l’assainissement dans la ville par la réalisation d'ouvrages d'assainissement publics, l'appui à l'équipement de la commune et des structures privées et l'appui à la réalisation d'ouvrages privés.

- la participation de la population au projet et modification durable des comportements à risques

Ce projet débuté en 2008 est dans sa deuxième phase de réalisation (il en comporte 3).

Maxéville interviendra avec l’appui financier du Grand Nancy dans le cadre de la mise en œuvre du schéma organisationnel de la filière de collecte des ordures ménagères (gouvernance et transparence du service de l’assainissement) ainsi que sur la mise en place des mesures de sensibilisation et d’accompagnement de la population au changement de comportement.



- Appui à maîtrise d’ouvrage dans la mise en place du schéma organisationnel de la filière de collecte des ordures ménagères : transparence et bonne gouvernance
Objectif de l’action : Cette action vise l’amélioration du service de pré-collecte et de collecte des ordures ménagères selon le schéma organisationnel défini lors de la première phase du projet.
Description sommaire : Le schéma organisationnel de la filière défini en concertation avec l’ensemble des acteurs de la filière porte sur 5 points :
- La pré-collecte des ordures ménagères des familles
- La collecte des ordures ménagères des dépôts de transit au dépôt final
- La propreté des rues : le balayage des axes principaux
- La sensibilisation des populations pour le changement de comportement.
- La transparence et la bonne gouvernance du service public de l’assainissement
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Gao
Maître(s) d'ouvrage
Maxeville
Bénéficiaire(s)
La population de la ville de Gao et plus particulièrement les habitants des périmètres concernés, la mairie, les Groupements d'intérêt économique, les associations de quartier et le service local d’assainissement.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Gao Mali commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Gao TOURE Aly Alassane

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Maxeville commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat en France
Communauté Urbaine du Grand Nancy


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 25000 0 2008
Maxeville 0 40000 2008
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 40000 2008
Communauté Urbaine du Grand Nancy 40000 2008




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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