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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Niamey"

Correspondant coopération décentralisée
Courriel :
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BONNEAU
Courriel : laurent.bonneau[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
COOPERATION DECENTRALISEE JUVISY SUR ORGE / TILLABERI
Année de première signature de la convention
1988
Thématique d'intervention
Politique, humanitaire et coopération transfrontalière
Sous-thématique d'intervention
Gouvernance locale et appui institutionnel
Sous-sous-thématique d'intervention
Appui institutionnel

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
1988
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
1. Durée et objet général du projet

Le programme triennal proposé dans ce dossier correspond à l’ensemble des actions de soutien au développement de la commune de Tillabéri au Niger et des échanges entre Juvisy et Tillabéri qu’il est prévu de mettre en œuvre sur la période du 01 janvier 2010 au 31 décembre 2012.
Ces actions se situent dans le contexte plus général du jumelage entre Juvisy et Tillabéri décidé en 1988.

2. Environnement

a) lieu d’implantation

La commune de Tillabéri est située sur la rive gauche du Niger, à 110 km à l’ouest de Niamey, la capitale nigérienne, sur la route Nationale 1 qui mène au Mali.
Tillabéri a été déclarée commune urbaine en 1988. Elle est aussi, depuis 2005, Préfecture de Région (Gouvernorat) et Préfecture du département qui portent le même nom.
Elle se compose d’un centre urbain et de villages périphériques et insulaires. Depuis 2005, sa surface est passée de 52 km2 à 450 km2. Elle compte environ 68 000 habitants dont environ 24 000 dans le centre.

b) contexte national

Sur une superficie de 1 287 000 km2, dans la zone sahélienne, le Niger compte quelque 13 millions d’habitants dont 70 % ont moins de 20 ans et avec un taux de progression annuel de l’ordre de 3,7 %.
Les principaux indicateurs de développement sont particulièrement bas, conduisant à un indice de développement humain parmi les plus faibles du monde. Le PNB par habitant, essentiellement d’origine agricole, est de l’ordre de 250 dollars par an, là aussi l’un des plus faible du monde.
Le climat sahélien et l’absence d’eau ont entraîné une concentration de la population le long du fleuve Niger et de la frontière avec le Nigeria, d’immenses étendues étant pratiquement désertiques. Niamey, la capitale, sur le Niger, compte 1 million d’habitants sur une vaste zone, la ville ne comptant qu’une part infime d’habitat collectif.

Si le français est la langue officielle enseignée dans les écoles et utilisée par l’administration, la population utilise les langues nationales : haoussa (53%), djerma (21,2%), tamahek (Touareg) (10 %) et le peul (9%).
La religion musulmane est très largement majoritaire (95%). L’Islam est un islam tolérant, même si des influences extérieures se manifestent depuis plusieurs années pour tenter de le faire évoluer vers des formes plus radicales. On compte des animistes en particulier dans les régions près du Burkina Faso ou parmi les nigériens originaires des pays voisins. La population chrétienne (environ 20 000 personnes) est très minoritaire.

Malgré le manque d’eau, l’agriculture et l’élevage constituent les ressources essentielles du pays avec des conséquences dramatiques dès que la saison des pluies n’est pas satisfaisante. Cela crée une sécurité alimentaire très fragile et une très grande pauvreté tant individuelle que pour toutes les institutions. Néanmoins on signale une très faible tendance à l’émigration, pratiquement nulle vers l’Europe, mais seulement vers les pays africains de la côte (Nigeria, Ghana et Côte d’Ivoire avant les événements). Le budget national dépend largement de l’aide étrangère, y compris pour assurer les salaires de ses fonctionnaires.

Sur le plan politique, le Niger a connu une longue période de gouvernement militaire « éclairé » avec le Président Kountche décédé en 1987, qui avec les revenus de l’uranium a financé une part importante des infrastructures dont dispose aujourd’hui le Niger. Trois ans après sa mort, une « conférence nationale » élabora une constitution et des élections permirent de mettre en place un Président de la République et une Assemblée Nationale élue à la proportionnelle. Le Général Baré met fin en 1996 à une cohabitation stérile et se fait élire Président de la République. Il est assassiné en avril 1999 après des élections locales contestées. Une nouvelle constitution adoptée en juillet 1999 permet d’élire démocratiquement fin 1999 pour 5 ans un Président de la République et une Assemblée Nationale. Leur renouvellement a été assuré fin 2004.
Mais, au cours de l’année 2009, le Président en place a souhaité, contrairement aux dispositions de la Constitution, pouvoir poursuivre son mandat. Il a dans ce but dissout l’Assemblée Nationale et modifié le Conseil Constitutionnel qui s’étaient opposés à cette volonté. Le 4 aout 2009, une nouvelle constitution était adoptée par référendum et des élections législatives organisées le 20 octobre 2009, malgré le boycott par la quasi-totalité des partis politiques autres que le MNSD, partie du Président.
Le nouveau régime n’a pas obtenu une reconnaissance internationale et les financements bi et multilatéraux sont en partie arrêtés.

Après avoir été reportées plusieurs fois, les premières élections municipales ont eu lieu au Niger en juillet 2004. Elles ont ainsi désignées pour 4 ans 265 conseils municipaux accompagnant la création de 243 nouvelles communes sur le territoire nigérien. La mise en place de cette décentralisation au Niger se fait toutefois de manière très lente, notamment pour des raisons financières et sans doute politiques.
Le renforcement des capacités municipales pour les 22 communes déjà existantes ou la création de ces capacités pour les autres est un véritable enjeu national pour la réussite de la décentralisation au Niger, de la démocratie et du développement local.
De nouvelles élections municipales ont eu lieu le 27 décembre 2009 dans le contexte politique difficile précédemment décrit au niveau national. La plupart des partis autres que le MNSD ont boycotté à nouveau ces élections. Les nouveaux conseils et leurs exécutifs seront mis en place avant le 31 mars 2010.
Cette situation rend quelque peu difficile l’élaboration de cette programmation sur 3 ans compte tenu de l’incertitude sur les nouveaux élus et sur le futur Maire de la commune.

c) contexte local

Tillabéri fut un poste militaire français depuis le début du XXème siècle. Chef lieu d’arrondissement lors de la mise en place de l’administration territoriale après l’indépendance en 1960, Tillabéri devient en mars 1988 à la fois commune, avec une autonomie financière et un administrateur délégué à sa tête nommé par l’Etat, et préfecture, le département de Tillabéri se substituant à l’ancien département de Niamey, ville capitale devenue Communauté Urbaine non incluse dans le département de Tillabéri.
Cette « promotion administrative » a entrainé un développement non négligeable de la population globale et des divers services de l’Etat sur les quelques 450 km2 du territoire communal en bordure du Niger et même au milieu du Niger où 5 îles accueillent une population importante.
La célébration en décembre 2008 des Fêtes de l’Indépendance du Niger à Tillabéri a donné lieu à de très nombreux investissements de l’Etat sur le territoire communal : 15 km de voirie bitumée avec renforcement de l’éclairage public et mise en place de feux tricolores à une dizaine de carrefours, création d’un stade pour 40 000 spectateurs, d’une scène pour la Maison de la Culture pour 4 000 spectateurs, première caserne de pompiers pour le Gouvernorat de Tillabéri, caserne de Gendarmerie etc. Ces équipements souvent surdimensionnés par rapport aux besoins de la ville entraînent pour celle-ci des charges de fonctionnement qu’elle ne peut assumer alors que certains besoins criants (eau, santé) ne sont pas pleinement couverts.

• Services publics
Eau
L’alimentation en eau potable est un sujet de préoccupation important.
La zone centrale est desservie pour l’essentiel par une unité de traitement de l’eau du Niger moderne, mise en service en 2004 avec un double château d’eau et un réseau de distribution d’eau avec des concessions individuelles et douze bornes fontaines, dont 7 réalisées dans le passé par la coopération Juvisy-Tillabéri avec une forte participation physique de la population. Ce réseau est exploité par la SEEN (Société d’Exploitation des Eaux du Niger) filiale de Véolia.
Néanmoins ce réseau ne concerne que de l’ordre de 30% de la population de Tillabéri.
Il ne concerne pas les îles sur lesquelles vivent quelque 8 000 habitants qui, à l’exception d’un forage sur l’ile de Nenni, utilisent l’eau du fleuve Niger sans traitement.
Il ne concerne pas les très nombreux villages dispersés sur les 450 km2 du territoire communal, alimentés par des forages ou des puits traditionnels. Un très important programme financé par le SEDIF a été réalisé en 2008 permettant la création et l’équipement de 9 forages. Le village de Mari (1 500 habitants) bénéficie d’une mini AEP fonctionnant à l’énergie solaire, mais un très important travail reste à faire pour permettre à tous les groupements de population d'au moins 500 habitants de bénéficier toute l’année d’une source d’eau potable à une distance raisonnable.
A noter que depuis 2008, un agent de la commune est chargé explicitement du problème de l’eau, assure le suivi des points d’eau existants en contact avec le COGES (Comité de Gestion) de ces points d’eau et propose de nouveaux programmes d’amélioration de l’accès à l’eau.

Electricité et téléphone
Le centre ville est desservi en électricité et en téléphone, mais la trop faible capacité du réseau téléphonique ne permet que l’usage de la messagerie électronique et non l’accès réel aux potentialités d’Internet. Un cybercafé fonctionne depuis 2008 à Tillabéri.

Assainissement
Un réseau d’écoulement des eaux pluviales a été mis en place progressivement par la Nigetip mais son entretien laisse à désirer. Il n’y a pas de réseau pour les eaux usées. Environ 500 puisards pour les eaux usés ont été mis en place il y a une dizaine d’années avec l’appui de la coopération de Juvisy dans le centre ville mais il n’y a pas de service de vidange efficace. Enfin, beaucoup de concessions et d’équipements (écoles notamment) ne disposent pas de latrines malgré là aussi les interventions de la coopération de Juvisy qui, à partir de 2007 a cofinancé un agent d’assainissement dans le personnel communal. Enfin beaucoup reste à faire dans le domaine des déchets ménagers.

Education
Le taux de scolarisation en primaire est de près de 90 % ce qui est très supérieur à la moyenne au Niger (environ 30 à 32 %). Il existe 37 écoles primaires ou jardins d’enfants avec 160 classes, 2 collèges (dont un en paillotte créé en 2008) et 1 CES regroupant dans le même établissement un collège et un lycée mais les moyens de travail sont dérisoires, lorsqu’ils existent. A titre d’illustration, le budget de fonctionnement du CES (hors salaires enseignants) est de quelques 305 € pour 1 000 élèves. Il convient d'ajouter l'Ecole Normale TANIMOUNE pour former les enseignants du primaire qui reçoit quelque 750 élèves de tout le Niger pendant 1 an.
Les classes à « doubles flux », soit environ 100 élèves, dont la moitié le matin et l’autre moitié l’après-midi, ont été mises en place dans plusieurs écoles.
A noter de plus l’existence d’un important collège arabe enseignant l’arabe et plusieurs autres matières dans cette langue.
D’après une loi de 2007, chaque école de base doit être dotée d’un comité de gestion (COGES) réunissant parents d’élèves et enseignants. Il est présidé par un parent d’élève et doit proposer des améliorations dans l’école aux différents financeurs potentiels dont la commune. Ces COGES sont regroupés en une union locale des COGES qui centralise les programmes demandés et définit les priorités en liaison étroite avec l'Inspection Communale de l'Education de base.

Santé
Tillabéri est le siège de l’hôpital de district sanitaire pour tout le département de Tillabéri (300 000 habitants).
Malgré la construction d’un nouvel équipement en 2003-2004, celui-ci ne dispose que de moyens très réduits avec 3 médecins et des équipements souvent en panne.
Il existe 3 Centres de Santé Intégrés à Tillabéri, dont celui de Mari qui a bénéficié d’une électrification solaire en 2008 à l’initiative de Juvisy, et 4 cases de santé mais très dépourvues de moyens.
A noter en 2009, la création d’une maternité fondée par une fondation islamique.


• L’activité économique
Agriculture et élevage
L’aide européenne a financé dans les années 1975-1985 d’importants travaux d’aménagement hydraulique le long du Niger, permettant la culture du riz et de produits maraîchers sur des zones irriguées. Une unité de décorticage de riz est implantée à Tillabéri.
La culture traditionnelle du Mil et du Sorgho sont totalement dépendantes de la pluviométrie et ne bénéficient pratiquement pas des progrès potentiels possibles avec des semences améliorées, des engrais, une culture attelée, etc.…

Commerces et services
La commune de Tillabéri connaît une assez grande activité commerciale avec un grand marché (le mercredi et surtout le dimanche) au bord du fleuve et qui a fait l’objet en 2000 d’une rénovation significative par la Nigetip. La situation sur la Nationale 1 en fait également un centre actif pour les transports de personnes et de marchandises vers Niamey à l’est et vers le Mali à l’ouest à environ 100 km, en particulier depuis la mise en service au Mali de la route goudronnée d’Ayorou à Gao.
Des services de transports réguliers par bus vers Niamey et le Mali via Ayorou, ont été mis en place en 2008.
Deux banques, dont la Bank of Africa, ont ouvert une agence à Tillabéri. Quelques immeubles à 2 ou 3 niveaux voient le jour à Tillabéri.

Il existe depuis une dizaine d’années, à Tillabéri, trois caisses d’épargne et de crédit, sortes de caisses de crédit mutuel.

Un certain nombre de programmes de développement ont été mis en place sur Tillabéri depuis l’indépendance avec des succès divers. La coopération Juvisy-Tillabéri tente de travailler au mieux avec chacun d’entre eux pour éviter tout doublon et essayer de développer des synergies.

Vie associative
Il existe une vie associative importante dans les domaines les plus divers malgré une pénurie totale de moyens : associations sportives, sans équipement digne de ce nom, associations « humanitaires » telles que la Croix Rouge ou d’autres d’origine religieuse et parfois éthique, associations d’handicapés, de femmes, d’anciens combattants, de parents d’élèves etc.…

Vie politique
Sur le plan politique enfin, la majorité de la population vote MNSD (Mouvement National pour la Société de Développement), parti créé par l’ancien chef d’Etat Kountche, mort en 1987, et parti de l’actuel Président. L’actuel Maire de Tillabéri élu démocratiquement en juillet 2004 est aussi membre du MNSD comme la grande majorité du conseil. Aux élections de décembre 2009, le MNSD a emporté 11 des 13 sièges.

Plan du développement communal
Le 27 janvier 2006, le conseil municipal de Tillabéri a approuvé le plan de développement communal élaboré en 2005 dans le cadre d’une démarche participative avec les habitants, les services techniques, les associations et avec divers concours spécifiques dont celui très important du RAIL sur le plan méthodologique et de la coopération de Juvisy sur le plan financier.
La mise en œuvre de ce plan a servi de base pour la mise au point de la convention triennale entre Juvisy et Tillabéri 2007-2009 qui a été cofinancée par le MAEE.
Il convient de préparer aujourd’hui une nouvelle version du plan de développement de Tillabéri. Ce sera l’un des objectifs de la nouvelle convention triennale 2010-2012 entre Tillabéri et Juvisy pour laquelle un nouveau cofinancement est demandé.
Historique
Le programme proposé dans ce document est la suite d’une « aventure » commencée en 1985 où l’association « Collectif Tiers Monde » de Juvisy encouragée par la municipalité, avait décidé de ne plus soutenir selon les années des projets ponctuels dans différents pays mais de choisir un lieu précis d’une intervention qui s’inscrirait dans la durée. Le lieu choisi fut l’arrondissement de Tillabéri au Niger (la commune n’existait pas juridiquement) après un séjour sur place de 4 membres de l’association « piloté »par l’Association des Volontaires du Progrès qui disposait d’un volontaire à Tillabéri pour un autre projet.

Le 28 octobre 1985, le Conseil Municipal de Juvisy décidait de verser chaque année à l’association un montant égal aux dons qu’elle aurait elle-même recueillis par l’effort de ses adhérents.
Six premiers puits destinés à permettre des cultures de contre-saison sont réalisés dès 1986 et la première visite du Maire de Juvisy se situe en février 1987. Parallèlement des échanges scolaires s’établissent dès 1987 entre une école primaire de Juvisy (école Michelet) et l’Ecole Expérimentale de Tillabéri et entre professeurs et élèves du Lycée Marcel Pagnol de Juvisy - Athis-Mons et professeurs et élèves de l’Ecole Normale de Jeunes Filles de Tillabéri avec un double échange début 1988.
Dès la création administrative en 1988 de la commune de Tillabéri, une demande de jumelage est formulée et concrétisée de part et d’autre en novembre 1988.
L’association « Collectif Tiers Monde » était devenue en 1987 l’association Juvisy-Tillabéri qui, en 2009, a regroupé 126 adhérents cotisants et collecté 11 162 euros de dons.

A l'époque, l’action à Tillabéri était pilotée par les Volontaires du Progrès qui mettent en place un premier volontaire début 1991. Des volontaires se succèderont jusqu’au 31 décembre 2004 où l’AFVP cède la place à l’ONG Nigérienne RAIL (Réseau d’Appui aux Initiatives Locales).
Les actions conduites de 1991 à ce jour sont recensées dans un document édité en novembre 2008 pour le 20ème anniversaire du jumelage.
Elles couvrent progressivement de multiples aspects de la vie communale, notamment :
• L’appui institutionnel pour les services de la commune et les services urbains : bornes-fontaines, assainissement (eaux usées et latrines), ordures ménagères, la création d’une bibliothèque au sein de la MJC
• L’appui aux activités économiques, notamment avec des microcrédits et des appuis aux initiatives économiques des jeunes, l’amélioration des rendements agricoles (motopompes et réhabilitation des sols par la technique des demi-lunes)
• A partir de 2000, l’appui au secteur éducatif avec la création et l’équipement chaque année d’une classe nouvelle et un appui aux moyens pédagogiques pour améliorer la qualité de l'enseignement
• L’appui à la vie associative et aux échanges avec Juvisy

Un tournant très important a été l’élection d’un Conseil Municipal en juillet 2004 et d’un Maire en septembre 2004.
Après avoir aidé à élaborer un plan de développement communal en 2005, la coopération de Juvisy a poursuivi son action dans les domaines précédents en renforçant les appuis institutionnels et ceux dans le domaine des activités économiques en particulier dans le secteur agricole avec la réhabilitation de la coopérative maraîchère de Tillakaïna engagée en 2005 et la création et le suivi de 15 banques céréalières.

La coopération Juvisy-Tillabéri a bénéficié
• Dès 2000 de l’appui du MAE sous forme d’aide annuelle puis plus fréquemment de programmes triennaux dont le dernier a couvert la période 2007-2009
• Dès 1998 de l’appui financier du Conseil Général de l’Essonne là aussi sous forme annuelle ou triennale
• De l’appui de plusieurs syndicats intercommunaux auxquels adhère Juvisy et qui ont accepté de cofinancer des actions dans leurs domaines de compétence à Tillabéri notamment le SEDIF pour l’eau, le SMOYS pour l’électrification solaire en 2008, le SIVOA pour l’assainissement.
Juvisy s’est également appuyée sur des ONG spécialisées telles que "Aide et Action" dans le domaine de l’éducation ou Afrique Verte dès 2006 pour les Banques céréalières.

Les quelque 23 ans de travail à Tillabéri et les échanges scolaires ou de jeunes, un « voyage découverte » avec 18 Juvisiens en novembre 2008 ont multiplié les liens entre les deux collectivités et leurs acteurs locaux. Le programme de 3 ans proposé résulte pour une bonne part de ces liens historiques.
Objectif du partenariat
La coopération entre les deux collectivités est une coopération décidée, impulsée et coordonnée par les instances élues de chaque collectivité, inscrite dans la durée, avec pour objectif un développement local durable des deux partenaires, avec la participation et le droit à l’initiative de tous les acteurs locaux et dans le respect de l’autonomie et de l’identité de chacun des partenaires.

Le partenariat entre Juvisy et Tillabéri est un partenariat entre deux communes décidé par les conseils municipaux. Il vise aussi à créer, faciliter et développer les partenariats et les échanges entre les acteurs de Juvisy et les acteurs de Tillabéri. Ces partenaires ont leur vie propre, peuvent prendre des initiatives et les deux collectivités, informées de celles-ci, peuvent les encourager sur le plan moral, technique et/ou financier dans le cadre d’une enveloppe financière définie annuellement.

Cette coopération doit se faire sur une base d’égalité des deux partenaires et elle ne saurait se limiter à une action de solidarité – si nécessaire et légitime soit-elle- à l’égard de la collectivité du sud. Chacune de nos collectivités et chaque partenaire doit apporter à l’autre et apprendre de l’autre.

Les deux grands objectifs sont la poursuite de l’appui au développement par des actions à Tillabéri et à Juvisy et le renforcement des échanges et des projets entre les institutions et les acteurs de la société civile de nos deux communes.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2010
La coopération entre Juvisy et Tillabéri remonte à 1985. Peu à peu institutionnalisée, elle exprime dans ce dossier toute sa mesure et sa cohérence.
En effet, le programme d’action présenté dans le dossier s’articule autour de 8 grands chapitres et se décline en 26 actions.
Cette diversité des interventions a toujours été la marque de fabrique de la coopération. En effet, le choix est fait de répondre à différents types de demandes et ce afin d’accompagner le développement de toutes les zones géographiques de la commune urbaine et de toutes les tranches de la population.

- Appui à la poursuite du programme quadriennal de résorption des rejets d'eaux usées
Objectif de l’action : L'objectif est la poursuite du programme quadriennal initié en 2009 de mise en place d'un système d'assainissement adéquat à savoir la construction de nombreuses latrines (60 par ans) et puisards (100 par an) à l'intérieur des concessions afin qu'à la fin des 4 années, toutes les concessions du centre urbain de Tillabéri soient équipées et un système communal efficace de vidange soit mis en place. Ce programme est mené par l'agent communal de l'hygiène et de l'assainissement dont le coût est partiellement et de manière régressive pris en charge par la coopération jusqu'à fin mai 2011.
Description sommaire : L'assainissement est l'une des responsabilités essentielles des communes et un élément important d'une politique d'hygiène et de salubrité publique. Afin d'œuvrer plus efficacement dans ce domaine, la Mairie de Tillabéri a recruté en juin 2007 un agent communal de l'hygiène et de l'assainissement. La coopération Juvisy-Tillabéri a apporté dès juin 2007 son soutien à ce recrutement en aidant à équiper le poste de travail et surtout en prenant partiellement et de manière dégressive le coût de ce poste en charge (80% pendant 1 an, puis 60%, 40% et 20%). Actuellement, l'appui de la part de la coopération pour ce poste s'élève à 40% du coût jusqu'à mai 2010 et terminera de juin 2010 à mai 2011 par la prise en charge de 20% des coûts.

Avec l'appui technique et des conseils de la coopération, l'agent communal a initié en 2008 un programme quadriennal intitulé " Programme de résorption des rejets d'eaux usées sur la voie publique et de création de latrines individuelles dans la commune urbaine de Tillabéri" qui a débuté en 2009. A la lecture des nombreuses demandes des habitants volontaires, ce programme répond à un réel besoin, est fortement apprécié et doit être poursuivi.

Il est donc décidé de continuer ce programme afin d'arriver à l'équipement en latrines et puisards de toutes les concessions de la commune urbaine de Tillabéri et à la mise en place d'un système efficace de vidange des fosses.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
COMMUNE URBAINE DE TILLABERI
Maître(s) d'ouvrage
Juvisy sur Orge
Bénéficiaire(s)
La population de Tillabéri est le bénéficiaire final de la coopération Juvisy-Tillabéri soit environ 68 000 personnes. Certains groupes sont toutefois plus particulièrement ciblés :• les enfants au travers de l’appui à l’éducation de base et des actions de lutte contre la malnutrition et en faveur de la santé (farine de misola)• les jeunes au travers de l’appui aux établissements scolaires du secondaire et la mise en place d’outils informatiques• les femmes grâce aux microcrédits dont elles sont les principales bénéficiaires, à l’appui aux activités d’élevage ou à l’introduction de la farine MISOLA• les élus locaux et les services municipaux pour renforcer leur capacité à assurer leurs missions, à travers des actions à Tillabéri mais aussi à travers le programme Aniya lancé dès 2003 par Cités Unies France avec l’appui du Ministère des Affaires Etrangères et renouvelé deux fois déjà et auquel la ville de Juvisy participe.• La coopérative agricole de Tillakaïna, coopérative de cultures maraîchères irriguées• La population en général à travers les programmes envisagés d’accès à l’eau, d’amélioration de l’assainissement, de renforcement des banques céréalières, d’accès à la culture et de lutte contre la fracture numérique etc.…

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
COMMUNE URBAINE DE TILLABERI Niger Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
COMMUNE URBAINE DE TILLABERI KABOYE MOROU

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Juvisy sur Orge Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
CONSEIL GENERAL DE L'ESSONNE
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
COMMUNE DE FILINGUE


Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 754493 0 1988
Juvisy sur Orge 220800 0 1988
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 10000 1988
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 10000 1989
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 10000 1990
CONSEIL GENERAL DE L'ESSONNE, COMMUNE DE FILINGUE 95000 1988




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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