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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Lomé"

Correspondant coopération décentralisée
Antoine BOUDOU
Courriel : antoine.boudou[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Gilles GANIVET
Courriel : gilles.ganivet[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Création d'un lycée technique à Aného
Année de première signature de la convention
2007
Thématique d'intervention
Education, Social et Recherche
Sous-thématique d'intervention
Education, emploi, formation professionnelle
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2007
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/12/2014
Contexte
Localisée dans la Région maritime, à une heure de Lomé et à la frontière avec le Bénin, la ville d’Anèho est le chef-lieu de la Préfecture des Lacs et son principal centre urbain. Fondée en 1772 par les marchands danois, elle a été capitale du Togo à l’ère de la colonie allemande puis française. Déchue de sa prééminence administrative et politique au profit de Lomé, site plus propice au commerce maritime, la ville reste un haut-lieu de la culture et du pouvoir politique traditionnel au Togo.

Malgré une situtation enclavée entre l’Océan atlantique et la lagune reliant à l’ouest le lac Togo au fleuve Mono faisant frontière avec le Bénin, qui a fait de ce territoire un espace de peuplement relativement dense au regard du reste de la Préfecture (environ 25 000 habitants concentrés sur une superficie de 32 km², tandis que la Préfecture des Lacs compte 211 000 habitants pour 405 km², inclus Anèho), le ville jouit d’une situation privilégiée liée à quatre facteurs : la présence de la route inter-états ouest-africaine, dont le développement de Freetown à Lagos en reliant chacun des ports (Cotonou, Lomé, Abidjan, Accra) est l’une des priorités des institutions régionales et internationales, et dont le tronçon qui va de Lomé à Anèho est en cours de rénovation ; sa position de ville frontière, qui fait de la commune une ville-étape pour le trafic routier ; sa proximité avec Lomé et les zones industrielles qui se trouvent entre Anèho et la capitale (Société nouvelle des phosphates du Togo, extraction de sel (Salinto), carrières, logistiques portuaires…) la mettent en prise avec un bassin d’emplois du secteur secondaire qui est le plus important du Togo ; enfin, son patrimoine architectural relativement préservé et sa situation doublement côtière (océan et lagune) en font un lieu apprécié de villégiature pour les classes moyennes de Lomé qui viennent y trouver le week-end repos et activités de détente.

Dans le cadre de sa coopération décentralisée avec le Département des Yvelines, la ville a souhaité mettre en place une démarche de diagnostic et de planification économiques baptisée « ECOLOC » qui doit notamment permettre de répondre aux enjeux de qualification et d’emploi pour sa jeunesse : en effet, selon les données du dernier recensement (2010), 55% de la population avait moins de 14 ans. L’étude relève que le niveau de qualification de la jeunesse présente à Anèho (15-25 ans) est relativement faible, tandis que des flux importants de migrations des jeunes vers Lomé sont constatés : en l’absence de possibilités locales de formation cohérente avec le marché du travail, une partie importante de la jeunesse se tourne vers la capitale pour répondre à ses besoins de formation, laissant sur place ceux dont les capacités financières ne permettent pas cette émigration, et conduisant à produire des élèves de profil « généraliste » trouvant peu de débouchés locaux.

Paradoxalement, la demande locale d’emplois qualifiés est forte et relativement non-satisfaite : l’étude ECOLOC révèle que l’économie d’Anèho et de ses environs est essentiellement tertiaire (le principal secteur d’emploi est l’hôtellerie-restauration-commerce, environ 42% des emplois, les administrations publiques et de santé 25%, notamment l’administration des douanes et les sociétés d’assurances ou établissements bancaires), et si le secteur de la construction ne représente que 3,2% des emplois sur la zone d’étude, cette proportion est plus forte que la moyenne du Togo, signe du dynamisme de la demande du secteur tertiaire et de ses besoins de développement. Parmi les principaux besoins non satisfaits exprimés par les employeurs locaux figurent notamment la réalisation et la maintenance des systèmes électriques des bâtiments (éclairage, alimentation électrique, climatisation…) et la maintenance des matériels informatiques (voire, pour les plus grosses structures, des réseaux informatiques), qui nécessitent de faire venir les compétences de Lomé.

Sur la commune d’Anèho sont recensés 17 écoles primaires, 4 collèges d’enseignement général, 1 collège privé d’enseignement technique commercial, 4 lycée d’enseignement général.
Historique
La coopération décentralisée entre le Département des Yvelines et la commune d’Anèho a dès son commencement en 2007 pris en compte le développement économique de la ville et de son hinterland, notamment dans la perspective de développer le bassin d’emplois local et de réduire l’émigration des jeunes vers Lomé. A cette fin, deux actes ont marqué le début de la coopération :

- la passation d’une commande, en collaboration avec le SCAC de l’Ambassade de France, d’une étude ECOLOC dont l’objectif est de dresser le diagnostic économique de la ville et ses environs, dans le cadre d’une démarche concertée entre les pouvoirs publics et le secteur privé, qui doit déboucher sur une programmation des investissements publics susceptibles de soutenir la croissance et l’emploi en lien avec les attentes des acteurs économiques locaux ;

- la décision de principe prise par le Département dès l’amorce de l’étude ECOLOC de financer la construction d’un établissement d’enseignement technique correspondant aux besoins de qualification exprimés par les acteurs économiques locaux.

Cette décision de principe, prise en concertation avec le Ministère de l’enseignement technique, a d’ailleurs été traduite très rapidement par la prise d’un arrêté de ce Ministère autorisant l’ouverture d’un établissement d’enseignement technique à Anèho, autorisation délivrée à la commune d’Anèho (arrêté 2007/035 METFP/CAB/SE-CPO du 22 octobre 2007). La fonction de cet arrêté était de favoriser les démarches administratives ultérieures, notamment avec les différentes directions du Ministère.

Il peut être relevé que cette approche associant secteur public et privé s’inscrit totalement dans les axes d’interventions de la coopération française, et respecte les orientations adoptées par l’ensemble des partenaires internationaux dans la lignée de l’accord conclu en 2008 avec le FMI (voir partie « synergies et complémentarité »).

La démarche ECOLOC a abouti à un premier rapport intermédiaire en 2009 actualisé en août 2011, dont les résultats ont été présenté aux acteurs économiques et publics d’Anèho. Cette première étape a permis d’identifier les enquêtes à conduire pour approfondir les données générales recueillies à travers la documentation et les entretiens avec les autorités compétentes. A ce jour, et du fait de différents problèmes rencontrés avec les prestataires, le rapport final de l’étude est toujours en cours de finalisation.

Ce rapport intermédiaire a néanmoins fourni une première base de travail sur laquelle des discussions ont été engagées entre le Département des Yvelines et le Lycée polyvalent Jules Ferry de Versailles, lequel avait déjà noué un partenariat dans le domaine du renforcement des capacités du corps enseignant avec le LETP de Lomé. En accord avec le Ministère et la commune, une première mission d’expertise a donc été diligentée en novembre 2010 par le Lycée Jules Ferry afin de rencontrer les autorités publiques concernées, de valider avec les acteurs économiques d’Anèho et des environs les besoins en qualification de la main d’œuvre, et de positionner le projet pédagogique de l’établissement technique, qui a visé un niveau de qualification correspondant au diplôme de Brevet de technicien (BT) délivré dans le cadre d’un Lycée.

Suite à cette mission, des échanges entre le Lycée Jules Ferry et la Direction de la pédagogie et des programmes du METFP ont permis de retenir deux filières d’enseignement à partir des maquettes pédagogiques proposées en France : une filière « Micro-informatique et réseaux : installation et maintenance », et une filière « Electricité, électrotechnique et énergie ». Ces deux filières n’existent pas actuellement au Togo pour le niveau BT (seules quatre filières sont proposées : génie électrique, mécanique d’entretien, construction métallique et génie civil). Le travail amorcé depuis cette mission consiste donc à adapter dans le contexte togolais les enseignements qui sont prévus pour ces filières en France (l’une de niveau Bac professionnel, l’autre de niveau CAP) afin d’élaborer un programme d’enseignement nécessitant soit la création de nouvelles filières de niveau BT, soit la création d’options de spécialisation au niveau de la filière « génie électrique » existante. Ce travail est actuellement initié par la Direction de la pédagogie et des programmes avec l’appui du Lycée Jules Ferry, et un rapport sur cette question est attendu pour le mois de septembre 2012.

En parallèle, à partir de fin 2010, la commune d’Anèho s’est rapprochée de l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU), école régionale ouest-africaine de formation d’architectes et urbanistes implantée à Lomé. Les discussions autour d’un partenariat portant sur la construction du Lycée ont abouti en 2011 à la mise en œuvre d’un concours d’esquisses architecturales proposé aux étudiants en 5ième année de l’EAMAU, et auquel 7 groupes de 4 à 5 étudiants ont participé. Le concours prévoyait un certain nombre de critères liés à la durablilité des bâtiments (voir partie « innovation »), ainsi que des spécifications techniques déterminées à partir de l’expérience du Lycée Jules Ferry. Trois prix ont été décernés aux étudiants en juin 2011 à l’occasion d’une visite officielle du Président du Conseil général des Yvelines, par un Jury auquel participait notamment les enseignants de l’EAMAU, la commune d’Anèho, la Direction de la pédagogie et des programmes du Ministère. En mars 2012 a été publié un appel à candidatures pour le recrutement d’un cabinet d’architectes chargé de développer la faisabilité du projet lauréat du concours (qui devra accepter de prendre en stage les quatre étudiants lauréats), aujourd’hui en cours de dépouillement.
Objectif du partenariat
La finalité générale du projet est de lutter contre le chômage et le sous-emploi des jeunes de la ville d’Anèho et des territoires avoisinants en proposant une formation qualifiante en cycle court répondant aux besoins de main d’œuvre locaux et donc porteuse d’emploi.
Description détaillée du partenariat
Considérée dans son ensemble, la création d’un Lycée d’enseignement technique est un projet sans limite de durée et en perpetuel développement : dans le cadre du présent dossier, le fil rouge est la contribution de la coopération décentralisée Yvelines-Anèho au démarrage de l’activité d’enseignement du Lycée. Cette contribution est concentrée sur la période 2012-2013 et concerne essentiellement les deux actions suivantes :

- la mise à disposition d’un bâtiment adapté pour accueillir les enseignements ;
- la mise au point de filières d’enseignement adaptées aux besoins locaux.

Entre 2014 et 2015, le Département des Yvelines, en collaboration avec le Lycée Jules Ferry et dans le cadre de la coopération décentralisée avec Anèho, s’engage à poursuivre son appui au projet sous la forme d’actions d’appoint pour répondre aux besoins identifiés en cours de fonctionnement (matériel pédagogique et formation des enseignants).
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Commune d'Aného
Maître(s) d'ouvrage
Commune d'Anèho
Bénéficiaire(s)

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune d'Anèho Togo commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil départemental des Yvelines commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat en France
- Lycée polyvalent Jules Ferry de Versailles - Associations Merveilles du Togo et Société des amis de Gbatopé et environs
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
- Ministère de l’enseignement technique et professionnel


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 680000 0 2007
Conseil départemental des Yvelines 0 0 2007
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 100000 2007




Évaluations, communication et perspectives

Aucune communication n'a été engagée en France

Aucune communication n'a été engagée dans les pays partenaires

Aucune politique d'évaluation n'a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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