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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Lomé"

Correspondant coopération décentralisée
Antoine BOUDOU
Courriel : antoine.boudou[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Gilles GANIVET
Courriel : gilles.ganivet[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Programme d’amélioration de l’aviculture villageoise féminine dans la Région Centrale du Togo
Année de première signature de la convention
1987
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention
Agriculture et agroalimentaire

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
1987
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
C’est essentiellement la vulnérabilité du gros bétail, qui a conduit le Togo à choisir l’élevage des animaux à cycle court, en particulier la volaille.

Cet élevage est pratiqué, surtout en milieu rural par 70% des ménages. Il contribue pour une part essentielle au revenu des paysans, leur permettant de subvenir aux besoins immédiats de la famille (frais de santé, scolarité des enfants, petits équipements…) ainsi qu’à l’apport de protéines animales grâce à l’autoconsommation.
Les petits restaurants populaires de tout le pays (les =maquis=) sont essentiellement approvisionnés par ces élevages villageois, dont la qualité de viande est recherchée.

Outre ses fonctions économiques (vente des poules de chair et des œufs), l’aviculture villageoise joue un rôle important de cohésion sociale (activité génératrice de revenus pour les femmes, prestige social), culturelle et cultuelle (utilisation des poulets de race locale et des œufs à coquille blanche lors des cérémonies traditionnelles et en ethnopharmacologie).

Cependant, de nombreuses contraintes limitent l’expansion de cet élevage générateur de revenus ; contraintes pathologiques (maladie de Newcastle, variole aviaire, parasitoses diverses…), contraintes liées à l’accès des paysans aux services de santé vétérinaires et au crédit, pratiques d’élevage rudimentaires (une étude publiée par la FAO en 2004 situe le taux de mortalité des poussins divaguant en aviculture traditionnelle entre 60 et 70%).

Le potentiel de production du cheptel aviaire traditionnel est important, mais la majorité des paysans ne poursuit pas une logique de production spéculative, alors même que la demande n’est totalement satisfaite.

Cet élevage pourrait, de manière modeste mais largement partagée, être un élément à prendre en considération dans la lutte contre la pauvreté.

Ce projet cible spécifiquement la composante féminine de la société rurale qui, aujourd’hui n’a que rarement accès aux ressources de l’élevage.
Historique
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée qui existe entre la Région Champagne-Ardenne et la Région Centrale au Togo depuis prés de 25 ans, de manière ininterrompue. Elle vise à promouvoir un développement durable à travers des actions endogènes susceptibles de stabiliser la population, notamment pour sa composante féminine et pour les jeunes.

Depuis le début de ses coopérations décentralisées, l'agriculture est un axe prioritaire d'intervention de la Région Champagne-Ardenne ; ce secteur d'activités est en effet considéré comme capable d’amorcer une dynamique de développement tout en répondant aux besoins immédiats des populations.

A titre d'exemple, ces dernières années, avec le soutien du MAEE, la RCA a participé à :

 L'installation des Indications Géographiques protégées (IGP) dans la Région de l’Oriental au Maroc (depuis 2006) ;
 L'appui à la mise en œuvre d’activités agro-forestières structurantes au Togo (programme 2007-2009, cofinancé par le MAEE) ;
 La reforestation et la sensibilisation à la préservation des sols au Bénin (2008-2009)

Actuellement sont en cours deux programmes d’actions triennaux, cofinancés par le MAEE :

 Un programme portant sur le maraîchage et l’aviculture au Bénin ;
 Un programme visant à renforcer la sécurité alimentaire dans la région Centrale (Togo) par l’amélioration de l’accès des producteurs de céréales aux facteurs de production.

A noter également la mise en place d’un Observatoire des ressources agricoles de la région de l’Oriental au Maroc (programme PAD).

Le secteur agricole marque une spécificité de la coopération conduite par la Région Champagne-Ardenne qui se décline, notamment au Togo, dans l’accompagnement des initiatives locales, qui s’inscrivent en cohérence avec la politique de l’état, et en conformité avec les OMD (ONU).
Objectif du partenariat
Les actions envisagées visent à renforcer les dynamiques coopératives dans la population féminine rurale.
Les groupements qui bénéficient de l’aide deviennent des lieux d’apprentissage, de capitalisation des expériences, de maîtrise des techniques de conduite de l’aviculture traditionnelle améliorée.

Sont aussi visés le développement de la conversion épargne animale/épargne monétaire (monétisation croissante, y compris en milieu rural) en encourageant les comportements spéculatifs, ainsi que la valorisation et l'amélioration du potentiel génétique local.

De manière plus spécifique, ce projet prévoit :

1) D'organiser les femmes en groupements spécialisés dans l’aviculture traditionnelle améliorée ;
2) De renforcer les compétences des membres en gestion coopérative et en gestion des activités ;
3) De promouvoir l'entrepreneuriat chez les membres de ces groupements à travers l’appui à la mise en place et à la gestion de petites unités de production avicole.

Il peut devenir un élément fort d’émulation et de motivation.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2011
Le projet vise à augmenter les revenus des membres des groupements féminins pratiquant le petit élevage avicole, et à améliorer la sécurité alimentaire des populations des territoires concernés, par une diversification des apports nutritionnels et un meilleur approvisionnement du marché en produits avicoles.
Le retour sur investissement est rapide dans ce type de production, c’est un facteur fondamental pour initier une démarche de développement endogène.

Il s’agit de rentabiliser, d’améliorer et d’optimiser l’élevage du « poulet bicyclette » en milieu rural de la région Centrale pour lutter contre les fortes pertes des basses-cours traditionnelles, dont la gestion est une des principales activités économiques des populations féminines rurales.

L’action consistera à :
Mettre en place un programme pilote, ayant vocation à être développé dans d’autres lieux et sur une plus grande échelle, si l’évaluation, à son terme est positive.
Il se décline de la manière suivante :
 Organiser, en milieu rural, 8 groupements de femmes d’environ 10 membres chacun (deux coopératives par Préfecture ; la région Centrale comptant 4 Préfectures) ;
 Former les membres de ces coopératives aux techniques améliorées de conduite d’élevage ;
 Suivre et accompagner ces groupements dans la réalisation de leur activité économique ;
 Evaluer les démarches entreprises et les résultats quantifiés ;
 Suggérer des aménagements pour une éventuelle reconduction.

Pour atteindre cet objectif, chaque membre des groupements bénéficiera de :

 L’appui pour la construction d’un poulailler et d’un parcours enherbé ;
 Une dotation en animaux et matériel d’aviculture locale améliorée :
- Un noyau reproducteur constitué de 20 poules locales et de 2 coquelets de race améliorée ;
- Un kit de démarrage de l’activité (mangeoires, abreuvoirs, provendes) ;
 Un suivi zoo-sanitaires des animaux (vaccination, suivi technique) ;
 Un accompagnement technique : conseils à la gestion de l'activité, tenue des comptes, recherche de débouchés.
- Organisation des groupements villageois de production avicoleet formation des membres
Objectif de l’action : L’objectif visé par cette action est de mobiliser les femmes autour de productions avicoles rentables, mais aussi de les structurer en organisations reconnues.

Des formations spécifiques portant sur l’organisation, la gestion de l’activité et sur des aspects plus techniques (conduite d’élevage) seront dispensées aux membres de ces organisations.

Description sommaire : De manière à asseoir à moyen terme une génération de « micro-entreprises » familiales économiquement rentables et autogérées, il s’agira d’organiser les femmes en structures formalisées au sein desquelles leurs capacités techniques, organisationnelles et de gestion de l’activité seront renforcées.

Ces femmes, seront sélectionnées en fonction de leur statut économique et social « défavorisé » et de l’intérêt qu’elles portent à l’aviculture. Des groupes villageois d'une dizaine de personnes seront formés. Au cours des réunions de formation, les groupes constitués recevront des formations portant sur la vie associative, l'épargne et sur les techniques de base de la production avicole améliorée

Le groupement devient ainsi un centre de partage d’expériences et pourra, à l’avenir, fournir la caution sociale nécessaire à la garantie des prêts auprès des institutions de micro-finance pour le développement de l'activité.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Région Centrale, ARCOD-CA
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional de Champagne Ardenne
Bénéficiaire(s)
Les bénéficiaires principaux sont les femmes membres des groupements retenus et leurs familles. Si une concession rurale de la région Centrale compte en moyenne entre 10 et 15 personnes, le nombre de bénéficiaires directs peut être estimé entre 800 et 1.200 personnes. Elles pourront générer un complément de revenus, aussi ces femmes verront-elles leur statut social, leur autorité et leur autonomie renforcés ; de surcroît elles pourront améliorer le confort domestique et mieux faire face à la scolarisation des enfants dont elles assument généralement seules la charge. Par extension l’accroissement des revenus aura des retombées positives sur l’économie villageoise. Par ailleurs, les autorités locales et coutumières se porteront garantes de la démarche et gagneront par ce biais un regain de crédit. Enfin, la population globale de la région Centrale bénéficiera de cette action par l’augmentation de l’offre de produits avicoles (poules de chair, œufs).

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Région Centrale Togo commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Région Centrale TCHAMBI TCHAKPRO TCHEMI

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional du Grand Est commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Région Centrale
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional Alsace Champagne-Ardenne Lorraine



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 0 0 1987
Conseil régional du Grand Est 29570 0 1987
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 11400 1987
, Région Centrale 4800 1987




Évaluations, communication et perspectives

Aucune communication n'a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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