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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Bamako"

Correspondant coopération décentralisée
Sherazade BENALLA
Courriel : sherazade.benalla[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Françoise GIANVITI
Courriel : francoise.gianviti[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
filière coton bio-équitable
Année de première signature de la convention
2008
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Attractivité des territoires
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2008
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/12/2015
Contexte
1 – une Région Bretagne engagée dans les actions de développement

Quand 15% de la population mondiale cumule 80% des richesses, quand un habitant sur deux vit avec moins de 2$ par jour, quand plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim, la réduction des inégalités est l’enjeu majeur, l’enjeu vital. Une économie productive qui génère des emplois, donc des revenus au sein d’entreprises créatives est une des clés de ce développement humain durable, et de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Une centration sur le développement d’une économie productive créatrice d’emplois, voilà ce qui nous guide dans notre approche de la coopération. Nous ne sommes pas dans une démarche philanthropique d'aides aux plus pauvres, mais dans une logique d’investissement de long terme, d’investissement économique, éthique et solidaire.

Aux côtés de l’action des Etats et des institutions internationales pour le développement, les gouvernements locaux infra étatiques que sont les Régions et les autres collectivités locales (départements et communes) sont des acteurs incontournables, efficaces et pertinents. Nous militons pour cette approche territoriale du développement et la nécessaire reconnaissance d’une gouvernance multi niveaux et multi acteurs à l’intersection du local et du global.
Les Régions, en particulier, sont des territoires à la fois suffisamment grands pour agir dans le structurant, et suffisamment cernés pour être dans la proximité des acteurs économiques et sociaux (entreprises, organisme de recherche et de formation, associations, ..) et les mobiliser dans des actions de développement très concrètes aux retombées visibles sur l’emploi et la création de richesses utiles, de revenus.

La Région Bretagne exerce un rôle stratégique à l’international, pour organiser du réseau avec les autorités politiques, les acteurs économiques et sociaux de nos pays et régions partenaires. Elles créent ainsi un environnement sécurisant et dynamique propice au développement de relations et de coopérations de long terme pour nos PME (privées ou coopératives), universités, structures de l’économie sociale et solidaire.
Historique
1 – une Région Bretagne engagée dans les actions de développement

Quand 15% de la population mondiale cumule 80% des richesses, quand un habitant sur deux vit avec moins de 2$ par jour, quand plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim, la réduction des inégalités est l’enjeu majeur, l’enjeu vital. Une économie productive qui génère des emplois, donc des revenus au sein d’entreprises créatives est une des clés de ce développement humain durable, et de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Une centration sur le développement d’une économie productive créatrice d’emplois, voilà ce qui nous guide dans notre approche de la coopération. Nous ne sommes pas dans une démarche philanthropique d'aides aux plus pauvres, mais dans une logique d’investissement de long terme, d’investissement économique, éthique et solidaire.

Aux côtés de l’action des Etats et des institutions internationales pour le développement, les gouvernements locaux infra étatiques que sont les Régions et les autres collectivités locales (départements et communes) sont des acteurs incontournables, efficaces et pertinents. Nous militons pour cette approche territoriale du développement et la nécessaire reconnaissance d’une gouvernance multi niveaux et multi acteurs à l’intersection du local et du global.
Les Régions, en particulier, sont des territoires à la fois suffisamment grands pour agir dans le structurant, et suffisamment cernés pour être dans la proximité des acteurs économiques et sociaux (entreprises, organisme de recherche et de formation, associations, ..) et les mobiliser dans des actions de développement très concrètes aux retombées visibles sur l’emploi et la création de richesses utiles, de revenus.

La Région Bretagne exerce un rôle stratégique à l’international, pour organiser du réseau avec les autorités politiques, les acteurs économiques et sociaux de nos pays et régions partenaires. Elles créent ainsi un environnement sécurisant et dynamique propice au développement de relations et de coopérations de long terme pour nos PME (privées ou coopératives), universités, structures de l’économie sociale et solidaire.
Objectif du partenariat
Objectifs du projet 2011 : finalité générale


1– historique de la filière coton bio-équitable

Janvier 2007, Bretagne International, agence du Conseil régional pour l’accompagnement des PME à l’international. Emmène une quinzaine d’entreprises bretonnes pour une première mission dans 3 pays de l’UEMOA (Burkina, Togo, Bénin). Erik Orsenna, grand ami de la Bretagne, venait de publier « Voyage au pays du coton » où il décrivait avec brio, comment la mondialisation pouvait perpétuer voire amplifier l’échange inégal. Nous étions au Burkina Faso, un des principaux pays cotonniers d’Afrique de l’Ouest. Situation catastrophique de la filière cotonnière : effondrement des cours mondiaux, endettement des cotonculteurs, réduction considérable de la production, tant au Burkina qu’au Mali. Contrairement à ce qui est souvent dit, le retrait de la culture cotonnière s’accompagne chez les petits producteurs d’une réduction concomitante des cultures vivrières (les financements obtenus pour les semis de coton financent aussi les semences vivrières).
Eclairée par la présence dans la délégation d’une jeune entreprise de mode n’utilisant que du coton bio, l’idée germe d’une filière coton bio-équitable entre la Bretagne et l’UEMOA.
Pourquoi bio ? parce que le modèle économique du marché du coton conventionnel est à la dérive. De surcroit, le coton conventionnel soulève de fortes questions environnementales (la culture du coton utilise plus du tiers des pesticides mondiaux !) et son corollaire, de graves questions de santé humaine. Le coton bio n’utilise que des intrants non chimiques (fumure organique pour nourrir les sols et l’huile de neem comme insecticides).
Equitable, pour garantir aux cotonculteurs un revenu qui rémunère justement leur travail en les exonérant des impacts catastrophiques des spéculations mondiales.
Au fil des échanges avec l’UEMOA (politiques et techniciens), avec des cotonculteurs et leurs organisations, mais aussi avec des industriels de Bretagne, le projet de la filière se dessine. Depuis quelques années, l’ONG Helvetas appuie et accompagne la production de coton bio au Mali et au Burkina Faso. Les tonnages sont modestes (à peine 3% de la production de conventionnel) mais montent en puissance, poussés par une demande croissante des pays du nord en textiles bio. A tel point que deux ou trois gros opérateurs anglais et suisses réservent toute la production de coton bio ouest-africain pour les années à venir. Il y a dès lors un enjeu économique pour la Bretagne, un intérêt réciproque (nous y reviendrons), de sécuriser une filière d’approvisionnement en coton bio pour ses entreprises textiles (entreprises de confection et entreprises de mode).
Automne 2007 : une convention est signée entre la Région Bretagne, l’UEMOA et Helvetas. Le Conseil Régional de Bretagne (soutenu financièrement par le Ministère des Affaires Etrangères (200 K€) ) et l’UEMOA apportent 800 000 € sur un programme de 3 ans (2008-2009-2010), qui via Helvetas :
- va accompagner, former, organiser les cotonculteurs bio sur deux territoires au Mali et au Burkina Faso. Un objectif de 5000 cotonculteurs concernés (dont un tiers de femmes), et une production de 1500 tonnes de coton bio certifié par les organismes internationaux agréés sont fixés.
- En Bretagne, un partenariat est signé avec des entreprises du secteur textile qui s’engagent à acheter le maximum de cette production avec les pratiques du commerce équitable.

LE BILAN DES CONVENTIONS TRIENNALES 2008-2009-2010

Nous reproduisons le bilan envoyé en novembre 2010 au MAEE dans le cadre du financement accordé à la Région Bretagne.

Le Ministère des affaires étrangères et européennes (MAEE) a lancé en 2009 un appel à projet de soutien à la coopération décentralisée portant sur la solidarité à l’égard des pays en développement.

La Région Bretagne a présenté, dans le cadre de cet appel à projet, en partenariat avec l’UEMOA (Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain) un programme de structuration d’une filière coton biologique et équitable entre la Bretagne et l’Afrique de l’ouest (Mali et Burkina Faso).

Le projet économique entre la Bretagne et l’Afrique de l’Ouest a été conçu sur la base d’un double constat :
 La grave crise que traversent les filières africaines du coton traditionnel depuis plusieurs années, et qui se traduit par une réduction drastique des revenus des cotonculteurs, alors que le coton africain est réputé pour sa très grande qualité.
 Le développement dans les pays du nord de la demande de textile biologique et/ou équitable qui amène, en Bretagne, plusieurs entreprises industrielles et acteurs économiques conscients de leurs responsabilités économiques et sociales à se positionner sur ce marché.

Ce programme, d’une durée de trois ans, vise donc un triple objectif :
 Contribuer au développement économique (dans une optique de développement durable) par la production de coton biologique et équitable dans 2 pays d’Afrique de l’Ouest, le Mali et le Burkina Faso ;
 Contribuer à une meilleure valorisation de ces productions (créations d’emplois et de revenus) par l’installation d’un outil industriel et d’unités artisanales de transformation (filage, tissage, confection) ;
 Intégrer cet appui dans une démarche globale de développement économique éthique, en prenant notamment appui sur des industriels et des acteurs économiques bretons de la filière textile. Les entreprises qui adhèrent au programme, s’engagent à acheter le coton produit, dans une logique de commerce équitable.

Concernant la production de coton biologique, un conventionnement avec les ONG Helvetas Mali et Helvetas Burkina Faso prévoit de développer une ingénierie d’accompagnement auprès de cotonculteurs.

L’objectif de ces conventions est de rendre plus efficace le dispositif d’intervention, d’ouvrir de nouvelles zones, d’atteindre une production de coton biologique significative et de garantir la fiabilité d’un système de contrôle interne par l’obtention de certifications biologique et équitable dès la première année.

Pour cela, les deux fonctions fondamentales du dispositif, l’encadrement agricole d’une part et le contrôle interne d’autre part, ont été clairement dissociées en termes de responsabilité et confiés à différents organismes :
 l’Office de la haute vallée du Niger (OHVM) et le Mouvement biologique Malien (Mobiom),
 L’Union nationale des producteurs de coton au Burkina Faso (UNPCB).











Mise en œuvre du programme

En préalable, Helvetas souligne qu’en 2009 le programme a été singulièrement affecté par les effets inattendus de la crise financière et économique mondiale, laquelle a été suivie d’une chute dramatique de la demande de coton biologique et équitable.

- Au Mali

Les rapports annuels 2008 et 2009, transmis par Helvetas Mali, font apparaître les résultats suivants :

Totalité de la production de coton bio au Mali
Programme soutenu par la Région Bretagne et l’UEMOA (zone OHVN)

Le rapport annuel 2008 met en avant le retard pris dans l’avancée du programme traduit par les taux de réalisation suivants :
 Nombre de producteurs : 58%
 Superficie emblavées : 61%
 Production de coton graine : 44%
 Rendement à l’hectare : 64%

Ce retard a été expliqué par :
 une formation des cotonculteurs engagée tardivement,
 la réticence des producteurs à s’engager dans la culture du coton du fait des déboires des campagnes passées en coton conventionnel,
 le faible engagement, en particulier des femmes, dans le programme par manque d’équipements (charrues et animaux d’attelage),
 l’insuffisance d’informations fournies aux cotonculteurs pour ce qui touche à la préparation des terrains et à la préparation de la fumure organique.

Les indicateurs quantitatifs en 2009 sont également en sensible retrait par rapport aux prévisions qui avaient été établies lors de l’établissement de la convention de partenariat Région Bretagne-UEMOA-Helvetas en 2007.

Plusieurs éléments majeurs l’expliquent :
- la défaillance du partenaire OHVN (Office de la Haute Vallée du Niger) lors de la première année d’application du programme. Peu sur le terrain parce que repositionné sur « l’initiative riz » par le Ministère de l’agriculture malien pour faire face à la crise alimentaire. Ce partenaire, qui avait un rôle-clé dans l’information des cotonculteurs, n’a pas rempli ses objectifs. Il en a convenu. Il a été mis fin à ce partenariat pour 2009. Les missions étant confiées au Mobium dont le professionnalisme et le sérieux ont été vérifiés en 2008.
- les effets inattendus de la crise financière et économique mondiale, laquelle a été suivie d’une chute dramatique de la demande de coton biologique et équitable partout dans le monde, y compris en Chine et en Inde.
- Enfin, la médiocre pluviométrie de juin-juillet 2009 a surajouté aux difficultés. Beaucoup de semis qui auraient dus être réalisés début juillet ne l’ont pas été. A la différence du coton conventionnel (qui peut rattraper des retards en forçant sur les engrais chimiques), ce retard dû aux aléas météorologiques a été préjudiciable à la production de coton bio et aux nombre de producteurs impliqués.

Au final, les quantités produites en 2009 sont inférieures aux prévisions.

Cet écart n’aura pas été préjudiciable aux industriels du secteur textile de Bretagne, partenaires du programme, qui eux-mêmes ont été en 2009 très prudents sur leurs commandes de coton bio, en raison des incertitudes liées à la crise. L’attentisme des acteurs économiques de Bretagne a même laissé en avril 2009 un stock invendu de coton bio au Mali (comme au Burkina Faso).

Face à ce constat, l’évaluation conjointe Région Bretagne-UEMOA, conduite sur place en juin 2009 a conclu :
- à une réaffectation des reliquats 2008 dans l’acquisition de 150 équipements âne-charrette, permettant aux femmes une indispensable amélioration de leurs conditions de travail ;
- à une redistribution des rôles entre OHVN et Mobiom (déjà évoquée) ;
- à un réajustement des objectifs quantitatifs dans un contexte économique toujours morose en juin 2009, afin de se prémunir de risques de production non vendue pour la campagne 2009-2010 ;
- et enfin, malgré ces difficultés plus quantitatives que qualitatives, à la réaffirmation des attentes et objectifs de ce programme de coopération économique innovante. Notre conviction partagée est que cette filière coton bio-équitable est une niche d’avenir pour les pays cotonniers d’Afrique de l’Ouest, niche créatrice d’emplois et de revenus, notamment pour les femmes. En aval de la production de coton, d’importantes potentialités de créations d’emplois et de richesses existent dans la valorisation artisanale pour les besoins locaux en textiles et produits dérivés du coton. Pour la partie de coton bion exportée, nous demeurons convaincus que la demande en textiles bio va s’accroître dans les années à venir et que le programme que nous avons bâti, permettra de sécuriser une filière d’approvisionnement pour les entreprises textiles de Bretagne (en priorité mais pas exclusivement), dès lors qu’elles appliqueront les règles du commerce équitable.

Ces conclusions formulées en juin 2010, auront été amplement validées par les résultats de la campagne 2009-2010. Le coton récolté en décembre 2009, égrainé en janvier 2010, a été intégralement vendu en février 2010, avec des prix producteur en sensible hausse (10%), assurant aux cotonculteurs des revenus nets attractifs. Les raison de ce retournement par rapport à l’année précédente sont les suivantes : relance de la demande mondiale en coton, fermeture des exportations indiennes pour pouvoir approvisionner son propre marché. Cette tendance se confirme au second semestre 2010, et la vente de la prochaine récolte (Février-mars 2011) se traduira très certainement par une pénurie de coton bio ouest-africain.

Dans ce nouveau contexte économique, les objectifs de production dans le cadre du programme Bretagne-UEMOA sont revus à la hausse, avec de nouvelles terres mises en culture (1000 ha en juin 2010, la moitié du coton bio du Mali), donc de nouveaux cotonculteurs (1400), et un objectif de production attendue de 1000 tonnes.

Les prix de vente devraient atteindre des niveaux inégalés depuis 15 ans.

Cette inversion de contexte va aussi obliger les industriels du Nord à se positionner très tôt pour leurs achats.
Les zones de production ont aussi évoluées avec un partage des surfaces mises en culture entre la zone OHVN (nord et sud de Bamako) et la région de Bla (à l’Est de Bamako, cercle de Koutiala), cette dernière zone apparaissant tant en qualité des ressources humaines que qualité des terres, très propice au développement du coton bio.

- Au Burkina Faso

Démarré en 2004 sous la maîtrise d’ouvrage de l’UNPCB avec l’appui technique et financier de Helvetas, le programme dans sa 2ème phase voit l’adhésion d’un panel de partenaires dont la Région Bretagne.

Dans cette 2ème phase, des volumes annuels croissants de coton et des produits en rotation sont planifiés pour répondre à la demande croissante enregistrée en fin de 1ère phase.

Pour ce faire, plusieurs objectifs ont été fixés :

 Assurer une bonne gestion de la fertilité du sol pour optimiser les rendements du coton biologique,
 Permettre l’autonomisation de la sous-filière, c'est-à-dire l’internationalisation des coûts opérationnels de la production et de la certification par la filière elle-même et le renforcement des capacités de l’UNPCB,
 Maitriser la croissance de la sous-filière en accord avec les sociétés cotonnières et face à l’introduction du coton OGM,
 Commercialiser la fibre de coton biologique et équitable et des autres productions biologiques, de manière bénéfique et durable.

Totalité de la production de coton bio au Burkina Faso
Indicateurs de résultats
résultats attendus 2008/2009 résultats atteints 2008/2009 résultats attendus 2009/2010 résultats atteints
2009/2010
Nombre de producteurs de coton 9 000 4 909 4 445 2 665
Superficie emblavée en coton 4 123 2 745 2 002
Production coton graine en tonne 3 000 2 260 1 480 709
Rendement coton graine kg/ha 540 539 355


Par rapport aux objectifs fixés pour la campagne 2009/2010, l’écart au niveau des producteurs est de - 40%, la superficie – 27%, la production – 53% et le rendement – 34%.

Dans ce contexte, les objectifs de la campagne 2009/2010 ont été réduits. En dépit de la fixation modeste des objectifs de production, le résultat effectif réalisé est en baisse de 53%.

La campagne 2009/2010 a vu chuter la production du fait d’objectifs réajustés :
 Le paiement tardif des recettes coton entrainant le désintérêt d’un certain nombre de producteurs,
 l’installation très tardive de la campagne due aux pluies tardives et irrégulières,
 la vulgarisation du coton OGM avec pour conséquence l’application de nouveaux critères de sélection de producteurs et parcelles biologiques et la fermeture de zone de production.

La campagne a toutefois été caractérisée par une production croissante des produits en rotation, le sésame, l’hibiscus, le soja et les amandes de karité.

Avec la chute de la production, la relation entre la totalité des charges et les revenus de la vente de la production de la campagne 2009/2010 a évolué négativement. Le ratio du nombre de producteur par technicien a été ramené à 20 contre 173 en 2008 avec pour effet l’augmentation du prix unitaire d’encadrement de 130 FCFA à 160 FCFA par kilo de coton graine.

Malgré les difficultés rencontrées au niveau de la commercialisation, le programme a pu diversifier sa base de partenaires commerciaux avec des perspectives à long terme.

La vulgarisation du coton OGM a conduit à la mise en œuvre d’une stratégie de gestion de la cohabitation du coton OGM et du coton biologique.

Au niveau de la production, certification et contrôle interne, l’UNPCB a atteint un bon niveau de maîtrise de ses activités. Cependant, pour pérenniser l’opération coton biologique et équitable l’UNPCB doit adopter une approche plus entrepreneuriale en renforçant les aspects commerciaux incluant le service aux clients, une gestion financière propre à l’opération et une communication positive et claire vers l’extérieur. Avec le rétablissement de la production en 2010, l’activité coton biologique et équitable a le potentiel d’évoluer vers un centre de profit de l’UNPCB.


- Perspectives

Si pour des raisons explicitées (cf. partie Mali), les objectifs quantitatifs fixés dans le contexte économique de 2007, n’ont pu être tenus pour les 2 premières années du programme Bretagne-UEMOA d’appui à une filière coton bio-équitable, en revanche les objectifs qualitatifs sont pleinement satisfaisants :
- un partenariat rigoureux et professionnel avec Helvetas Mali et Burkina Faso, et ses partenaires locaux (Mobiom au Mali ; UNPCB au Burkina),
- des méthodes agriculturales et des process biologiques maîtrisés par les cotonculteurs engagés dans le programme,
- l’obtention de la double certification internationale bio et équitable,
- un % de femmes productrices croissant (25%), obtenu en partie grâce au financement des équipements âne+charrette à destination des femmes, financement décidé en cours de réalisation du programme (2009).
- une évolution sensible de la qualité du coton produit et des rendements,
- des revenus nets attractifs pour les cotonculteurs bio qui ont un impact fort sur la santé, la scolarisation et des équipements collectifs financés par la prime commerce équitable (salle de formation, école, cantine,…)
- des valorisations artisanales en forte émergence (sous forme de coopératives artisanales).

Un engagement plus appuyé des entreprises textiles bretonnes et de l’Ouest est nécessaire. Le développement du textile bio en France, tant dans la mode que dans le secteur du vêtement de travail, est à cet égard un élément très positif.

Une attention particulière est portée sur le programme Mali. En accord avec la commission de l’UEMOA, la Région Bretagne serait pleinement satisfaite que son programme d’appui à la filière coton bio, outre ses impacts immédiats sur les cotonculteurs, puisse contribuer à conforter et autonomiser le Mobiom (jeune structure), dont le sérieux et le professionnalisme ont été ici maintes fois évoqués, et qui sera un organisme-clé pour poursuivre et accompagner le développement de cette filière au Mali. Ses dirigeants estiment que cette autonomie financière sera possible avec 5000 tonnes de coton bio produites au Mali.

En outre, le Mobiom exerce ses compétences et savoir-faire sur d’autres productions que le coton, et notamment sur les cultures vivrières, le maraîchage, sujets stratégiques pour la sécurité alimentaire et sujets d’intérêt fort de la coopération Bretagne-UEMOA.


A l’issue de cette première convention triennale, et malgré des résultats quantitatifs en deçà de la programmation initiale pour les raisons évoquées, le bilan qualitatif est en revanche à la hauteur des attentes. La crise économique mondiale de 2009 a eu un effet perturbateur certain. Mais en cette fin 2010, avec des cours du coton en forte progression et une crise internationale des approvisionnements qui se profile, notre investissement commun dans cette « niche « du bio s’avère judicieux et aura déjà produit des impacts très significatifs pour les cotonculteurs engagés dans notre programme : revenus, relance du vivrier, retour des femmes dans des activités productives, développement de projets collectifs communaux (une partie du prix du coton « équitable » revient en prime à la coopérative villageoise).
Il demeure un objectif important qui n’aura pu se développer autant que nous l’aurions souhaité : la valorisation locale du coton. Un des enjeux clés du développement en Afrique est dans la transformation locale et la commercialisation des produits finis issus de ses matières premières. Cela vaut pour le coton comme pour d’autres produits, à commencer par les productions agricoles et alimentaires : l’Afrique de l’Ouest importe l’essentiel de tout ce qu’elle consomme alors que ses ressources naturelles et humaines lui permettraient de réaliser –si les conditions étaient réunies – une forte part de valeur ajoutée pour du développement endogène créateur d’emplois et de revenus dans nombre de domaines. Concrètement, cela voulait dire que si une partie de la production de coton bio de notre programme Bretagne-UEMOA était destiné à approvisionner les entreprises textiles de Bretagne, nous aurions souhaité (et le souhaitons encore) qu’une bonne partie du coton brut (le coton fibre) soit filé, puis tissé et teinté sur place, car la valeur ajoutée se fait sur les opérations de transformation de la matière première. L’idée d’une filature dédiée au bio et travaillant pour les besoins locaux et pour l’export, a été évoquée. Mais ceci exige des investissements, des organisations industrielles, des solutions logistique, d’approvisionnements en énergie, des compétences managériales…Les conditions ne sont pas aujourd’hui réunies pour faire face à cette complexité.
En revanche, des valorisations artisanales ont pu être appuyées et développées de façon très intéressante, avec le soutien et l’engagement (formation, équipements) d’INGALAN, une structure associative bretonne du commerce équitable. Après 3 années de mise en réseau, des résultats très positifs pour le développement des emplois artisanaux sont attendus.

2 – une seconde convention 2011-1012-2013

Fort du bilan et des enseignements de la première convention 2008-2009-2010, nous souhaitons prolonger à travers une seconde convention 2011-2012-2013. :
- première raison : après 3 ans de mise en place, nous avons le sentiment (partagé avec l’UEMOA) que le projet va atteindre maintenant sa phase de maturité. Les « réglages » effectuées ont permis une optimisation de l’opérationnalité du projet : choix des meilleurs partenaires (le Mouvement Biologique Malien – MOBIUM) ; affinement et élargissement des choix de zones de production ; mobilisation croissante des partenaires/ acheteurs en Bretagne et dans l’Ouest.
- le contexte économique du coton est –enfin- porteur : pénurie de coton sur le marché mondial ; envolée des cours ;
- interêt d’une autre région européenne (la Toscane, forte région textile) pour nous rejoindre dans ce projet

La seconde convention triennale sera centrée, concernant la production de coton bio, sur le Mali (sans exclure en fonction des discussions que nous aurons en janvier avec l’UEMOA qu’une petite partie des crédits disponibles soit affectée à la production de coton bio au Burkina faso.

Les objectifs finaux sont identiques à la première convention :
- accompagner des cotonculteurs sur une production de coton bio et à travers de la formation, des financements d’équipements, de la certification, … leur permettre une totale autonomie et rentabilité de leur exploitation au bout de 3 ans.
- Outre la formation des cotonculteurs et les appuis techniques, accorder une importance particulière aux équipements qui permettent à la fois d’améliorer la productivité et àl a fois les conditions de travail , notamment pour les femmes : le financement des charrettes et des ânes dans le cadre du programme Bretagne-UEMOA en 2009-2010 a eu un impact extrêmement important et décisif selon les coopératives vde producteurs et les témoignages de femmes recueillis. Dans la future convention, outre la poursuite de ces équipements, nous étudierons la possibilité de financer des matériels de labour (charrue + bœufs de traction).
- Mobiliser des entreprises bretonnes et de l’Ouest de la filière textile (tisseurs, confectionneurs, distributeurs..) pour qu’ils s’engagent à acheter cette production de coton bio avec les pratiques du commerce équitable.
- Favoriser et accompagner la valorisation locale du coton bio par un soutien aux initiatives artisanales afin que la valeur ajoutée issue de la transformation de la matière première bénéficie avant à la création d’emplois et de richesses dans les pays UEMOA.
- Comme pour la première convention, une convention opérationnelle sera conclue avec Helvetas Mali, dont le professionnalisme et le sérieux ont été constants tout au long de la première convention.

La Région Toscane en Italie, région où l’industrie textile est très importante, s’est montrée très intéressée par notre expérience et ce projet, et devrait co-financer le nouveau programme 2011-2012-2013.


Avec INGALAN, fort du bilan positif du travail accompli entre 2008 et 2010 au Burkina Faso, passation d’une convention sur le programme suivant :
- privilégier la transformation du coton en Afrique de l’Ouest afin de créer de la valeur ajoutée en amont de la filière en assurant que les principes du commerce équitable sont appliqués à chaque étape
- valoriser les savoir-faire traditionnels, en faire la promotion et, en collaboration avec les organisations locales, œuvrer pour des améliorations techniques (rendement) ;
- travailler au développement de marché en Bretagne et en Europe
- créer des liens entre artisans burkinabés et mes artisans bretons
- encourager le développement d’un commerce équitable sud/sud

Ingalan (avec financement de la Région) a fait l’acquisition de 4 machines à tricoter, d’un métier à tisser grande largeur. Une formation va être engagée en 2011, après que les machines auront été transportées au Burkina (partenariat avec Gaz de France, qui fournit les véhicules).
Le travail de mise en réseau d’INGALAN aura permis que de nombreuses petites entreprises artisanales du secteur textile soient sensibilisées au programme Bretagne-UEMOA. Au final ce sont plusieurs dizaines de tonnes de coton , fils et tissus qui auront été commandés. Les perspectives de développement pour les années à venir sont très positives.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2011
La filière coton bio-équitable, programme triennal (2008-2009-2010), cofinancé par la Région Bretagne (avec un soutien financier important du MAEE) et l’UEMOA, aura permis d’accompagner, de former, d’équiper… 3000 cotonculteurs au Mali et au Burkina pour qu’ils produisent du coton biologique (niche économiquement et écologiquement porteuse) avec en Bretagne, la mobilisation des industriels du textile qui achètent cette production avec les pratiques du commerce équitable.
La valorisation locale artisanale du coton a été également un enjeu important de ce programme.

Dans un contexte économique peu porteur (crise mondiale en 2009), le bilan de ce projet est très encourageant. Dans un contexte beaucoup plus porteur en 2011 (crise des approvisionnements en coton et remontée vertigineuse des cours), l’action engagée par la Région Bretagne et l’UEMOA mérite d’être prolongée et amplifiée.
Elle permettra notamment de conforter l’action et la reconnaissance du MOBIOM (Mouvement biologique Malien), jeune organisation très performante.
La nouvelle convention triennale 2011-2012-2013 se propose :
- un conventionnement avec Helvetas Mali pour poursuivre l’accompagnement de la production de coton bio sur 2 zones géographiques : l’OHVN (Siby) et BLA (cercle de Koutiala)
- un conventionnement avec INGALAN, association bretonne de promotion du commerce équitable qui intervient avec succès au Burkina Faso pour la valorisation artisanale du coton bio produit dans le cadre de ce programme, et la mobilisation des acteurs bretons (TPE, associations) pour utiliser ce coton dans leurs productions et commandes.

- Production de coton bio
Objectif de l’action : Accompagnement des cotonculteurs sur 2 zones du Mali pour la production de coton bio.
Formation, équipements, certification

Description sommaire : ingénierie d'accompagnement des cotonculteurs
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
UEMOA
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional de Bretagne
Bénéficiaire(s)
3000 cotonculteurs organisés en coopératives villageoises dans 2 zones géographiques du Mali : zone de la Haute Vallée du Niger (OHVN), notamment Siby ; et Bla (cercle de Koutiala). Indirectement, le MOBIOM (Mouvement Biologique Malien), jeune organisation très professionnelle, qui à travers ce projet gagne en reconnaissance et en maturité, et dont l’autonomie sera atteinte avec l’augmentation des tonnages de coton bio produits au Mali.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
UEMOA Mali commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
UEMOA cissé soumaila scisse@uemoa.int

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional de Bretagne commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
UEMOA, ville de siby, mairie de BLA, Région Toscane


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 40000 0 2008
Conseil régional de Bretagne 90000 0 2008
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 40000 2008
, UEMOA, ville de siby, mairie de BLA, Région Tosc 150000 2008




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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