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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Bamako"

Correspondant coopération décentralisée
Sherazade BENALLA
Courriel : sherazade.benalla[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Françoise GIANVITI
Courriel : francoise.gianviti[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Appui au développement agricole péri-urbain dans la zone de Kayes (agglomération)
Année de première signature de la convention
2009
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention
Agriculture et agroalimentaire

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2009
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
Le projet met au centre des débats locaux la problématique de l’adaptation aux changements inhérents aux évolutions socio-économiques, démographiques et climatiques que connait le territoire de Kayes et qui se pose aux exploitations agricoles familiales de la zone sahélienne et péri-urbaine de Kayes.

Ainsi, ces exploitations agricoles vont rapidement se trouver confrontées à devoir répondre à des besoins agricoles et alimentaires nouveaux tout en cherchant à se développer dans la diversification d’activités et de produits ainsi que dans le renforcement en compétences, et ce, à un moment où les institutions régionales ont à faire, à leur niveau (collectivité, profession, état), des choix importants et stratégiques en terme d’accompagnement pour le développement et la formation agricoles en région de Kayes.

La profession agricole, avec une chambre régionale d’agriculture tout récemment renouvelée, cherche les voies et les moyens pour se faire entendre et tester de nouvelles pratiques de travail (institutionnel et professionnel). Et, l’ARK, en charge du développement économique régional, est soucieuse d’accueillir sur son territoire, des centres de formation répondant au mieux aux enjeux de développement et d’emploi d’aujourd’hui et de demain. Dans le domaine agricole, l’école de Samé, tournée vers la formation des jeunes par voie scolaire, est prête à tester d’autres dispositifs d’interventions que les relations avec certains lycées agricoles du NPDC (pisciculture) lui ouvrent.

En résumé
- un contexte d’adaptations permanentes
face aux évolutions socio-économiques de la région transfrontalière de Kayes (la route et les villes, l’aéroport international et les flux touristiques), démographiques (taux de croissance urbaine et de renouvellement de la population élevés, proportion de jeunes entrant dans le marché du travail important),
mais aussi face aux aléas climatiques (accès aux ressources rares ou fragiles en zone sahélienne telles que l’eau et les sols),
ou encore face à l’apparition de nouvelles maladies de santé publique (diabète sucré..).
Cela suppose une bonne compréhension de ces phénomènes dits modernes avec des réponses appropriées, dépendantes des modes de négociation et de décision mis en place.

- un contexte de coopération lié à des démarches de travail impulsées par le besoin de développer de la formation professionnelle au Mali pour relever le défi de la croissance économique, et , dans le cadre des actions de la coopération décentralisée NPDC/Kayes, construites autour de l’agriculture sahélienne et péri-urbaine.
Ci-après, divers acquis sélectionnés durant le travail d’exploration piloté en 2010 par un petit groupe d’experts en dialogue entre Lille et Kayes :
 les producteurs n’arrivent pas à satisfaire tous les besoins de la ville et de ses marchés ni à faire face à la concurrence malgré des tendances à l’intensification ; or, les habitants en ville veulent aussi consommer autrement (produits importés.),
 les paysans sont encore trop souvent des « laissés pour compte » en matière de formation, les savoir et savoir faire étant considérés se transmettre de « père en fils » ; or, les territoires se transforment, les métiers et le fonctionnement des exploitations agricoles évoluent et les réponses à trouver face à ces changements sont à tester avec des acteurs professionnels informés,
- avec l’expérience des lycées agricoles en France et donc en NPDC dans les dispositifs de formation pour adultes, tant sur le rôle du professionnel agricole que sur la place de l’expérimentation de pratiques agricoles, (expérience observée et décryptée par trois maliens en mission en NPDC, en octobre 2010),
la mobilisation de certains lycées agricoles pour un accompagnement spécifique dans la définition du projet agricole sur le site de Samé (école agricole, village, station de recherche) situé dans l’agglomération de Kayes devient réalité ; ils sont au nombre de 3, orientés sur les métiers liés à la gestion de l’exploitation et à l’agro-écologie (lycée de Tilloy), au maraichage péri-urbain et aux circuits courts (lycée de Lomme) , à la pisciculture et au machinisme agricole (lycée de Coulogne), le lycée de Tilloy les Mofflaines en sera le chef de file.

- un contexte de partenariat institutionnel
qui ouvre de nouvelles perspectives de collaboration entre l’ARK et la Chambre d’agriculture de Kayes pour le développement de chantiers dans le domaine de l’alimentation en lien avec la santé, pour l’expérimentation de nouveaux savoir-faire agricoles et pédagogiques,
et qui place l’agriculture et la formation professionnelle dans les interventions d’appuis prioritaires sur les plans national et régional , les acteurs professionnels et associatifs des territoires locaux étant en situation de pouvoir contribuer aux réflexions, parce que informés et formés.


Historique
L’action de la coopération décentralisée NPdC / Kayes se caractérise depuis ses origines (plus de 15 ans), par des appuis en direction du monde agricole de la région de Kayes, une région fortement agricole (80% de son territoire et de sa population active) et pour l’essentiel sahélienne (50% de son territoire soit 5 fois le territoire du NPDC).
Plusieurs programmes de développement portés par des ONG sont à l’actif de ses appuis. Ils ont connu, avec le temps et dans l’espace, diverses inflexions depuis la mise en œuvre de la décentralisation (et l’arrivée de nouveaux acteurs de territoire que sont les collectivités), du fait de la structuration progressive des organisations professionnelles (comme dans le domaine de l’horticulture) ou encore dans le cadre de démarches de produits/services ancrées dans des territoires de vie (comme le fonio, la gomme arabique ou le misola) elles-mêmes inscrites dans des démarches plus larges d’aménagement du territoire (opération de désenclavement local ou d’électrification par le solaire).

La région de Kayes se désenclave progressivement par l’effet de grands axes routiers la traversant pour la relier avec le littoral atlantique et du fait de sa position frontalière, elle s’ouvre à des marchés extérieurs, plus ou moins bien préparée (tout acteur confondu).
Un vent d’appel à la création d’entreprises, au développement d’activités génératrices de plus-value (produits transformés) ou porteuses de nouveaux marchés (agro-carburants), au soutien de filières agricoles souffle aussi, sur fonds de crises mondialisées (financière et économiques mais aussi alimentaires quand le budget des familles en Afrique de l’Ouest repose à plus de 70% sur des dépenses dédiées à l’alimentation) et dans un contexte général où la sécurité alimentaire n’est jamais assurée en tout temps et en tout lieu.
La question de l’alimentation et de la santé des populations demeure fondamentale car la malnutrition reste un fléau à combattre au quotidien, avec des réponses adaptées. Par extension, la question de la vision du développement de la région de Kayes et de ses territoires infra-régionaux (autour des villes, dans des zones enclavées par exemple) se pose avec acuité ainsi que celle de l’approche d’un développement économique territorial équilibré et solidaire.

Le comité mixte de coopération décentralisée de février 2009 a fortement débattu de ces questions.
Depuis, les deux institutions et les deux territoires sont en mouvement autour des enjeux de développement agricole de la région et testent de nouvelles façons de « travailler ensemble » pour répondre aux besoins de formation sur les métiers agricoles et ruralux et à une meilleure structuration de la formation agricole avec plus d’implication des professionnels dans les dispositifs de mise en œuvre.
Courant 2011, un premier bilan sera effectué avec les partenaires engagés dans la démarche, lors des travaux du comité mixte.

La coopération décentralisée peut effectivement jouer un rôle dans le débat du développement économique et de la mise en œuvre de politiques publiques pour que respectivement les dimensions territoriale (du développement) et de proximité (pour les politiques) aient du sens et puissent alimenter les débats dans le cadre des concertations et animations locales que l’ARK pilote pour ses travaux de prospective (développement et formation). En effet, avec la mise en œuvre de divers programmes nationaux (programmes d’appui à la décentralisation et au développement régional sur financement de l’Union européenne et de la Banque africaine de développement), les collectivités régionales au Mali deviennent l’interlocuteur privilégié auprès de l’Etat pour piloter le développement économique régional (le développement devenant le socle du renforcement des collectivités tel que précisé dans les textes).
Si l’environnement général n’encourage pas toujours les acteurs locaux à porter l’intérêt du local (et donc à innover dans les façons de faire et d’appuyer), l’ARK dispose de certains atouts. En particulier, par le biais d’un programme soutenu par l’Union européenne, elle a pu mettre en pratique le renforcement de dynamiques de développement des territoires autour de produits agricoles et le besoin de concertation et de contractualisation pour plus de qualification des compétences et connaissances des acteurs de ces territoires lorsque ceux-ci se transforment rapidement avec des villes qui se développent (apparaissent) et qui ont des besoins alimentaires importants et nouveaux, plus ou moins satisfaits par le local.

Aujourd’hui, le développement des villes et l’agriculture péri-urbaine sont, pour l’ARK et ses partenaires dont la Chambre régionale de l’agriculture, de nouveaux chantiers de réflexions et de préoccupations pour l’action future en matière de formation en général et vis à vis des métiers agricoles et ruraux en devenir en particulier.


Objectif du partenariat
Au Sud
- co-construire, avec les institutions et structures professionnelles concernées, les modes opératoires (et les outils d’aide à la décision), les bases d’un projet de développement sur le site de Samé et pour le renforcement des exploitations agricoles familiales de la zone péri-urbaine de Kayes.

Au Nord
- travailler, avec l’appui du groupe d’experts placé aux côtés de la Région et du réseau CoopInter Agri5962, sur les modalités et moyens de mise en œuvre de l’accompagnement sollicité, fourni par un lycée agricole .

Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2011
Le projet se positionne comme un projet de recherche-action visant à accompagner les exploitations agricoles familiales dans leurs évolutions; son territoire d’expérimentation est celui de l’agglomération de Kayes (Mali) et son domaine d’application, la formation professionnelle sur les métiers agricoles et ruraux, notamment autour du site de Samé .
.
Il s’inscrit dans des démarches de travail que le comité mixte de coopération décentralisée Nord-Pas de Calais/Kayes de 2009 a impulsées et qui, depuis, développent, à Kayes, de l’initiative et, en Nord-Pas de Calais, de la mobilisation de structures professionnelles comme les lycées agricoles (dans leur acception large, tout type d’outil de formation et toute mission confondue).

Il ambitionne d’avancer sur plusieurs principes d’interventions et d’analyses, pour être force de démonstrations et de propositions:
 sur le « travailler ensemble » autour de la valorisation du métier agricole et des produits locaux de qualité et pour une vision partagée du devenir de l’agriculture de demain,
 pour des démarches territoriales et contractuelles visant l’identification et la priorisation des actions en adéquation avec les besoins nouveaux du territoire,
 avec des outils construits dans le temps et avec les compétences nécessaires pour traiter le développement en lien avec la formation et la formation en lien avec l’emploi,
 autour d’informations à développer et à faire circuler, pour travailler sur les idées véhiculées autour des produits locaux , sur la perception et la vie du monde paysan, sur le développement de nouvelles maladies liées à l’alimentation.


Il cherchera à centrer son action sur les contours de ce que peut être un projet autour de la formation en lien avec le développement agricole sur le site de Samé ; un projet pour lequel la profession agricole et l’Assemblée régionale de Kayes (ARK) se mobilisent et mobilisent des compétences en Nord-Pas de Calais (NPDC) au titre du chantier de coopération « formation professionnelle et développement économique régional ».
Il travaillera sur les mécanismes d’organisation entre plusieurs acteurs concernés par certaines problématiques nouvelles telles que l’agriculture péri-urbaine et l’alimentation-santé quand celles-ci rencontrent les préoccupations de la formation pour adultes.
Il prendra appui sur le lycée agricole de Tilloy les Mofflaines (Arras) et son expérience de terrain pour conduire ce projet de façon participative et le co-construire en allant, au fur et à mesure de la compréhension réciproque des enjeux de développement et de gouvernance liés aux choix et décisions à prendre durant le projet et pour l’opérationnalisation du projet « formatif » ainsi que de leur appropriation par l’équipe d’animation et de suivi et par les institutions locales référentes.

Les deux Régions partenaires, impliquées dans la mise en œuvre de stratégies de développement de leurs territoires respectifs avec pour corollaire le champ de la formation professionnelle et pour préoccupation l’adaptation des outils de formation aux contextes des économies régionales, veilleront à ce que ce projet, circonscrit dans le temps et dans son contenu, soit porteur de méthodes et de questionnements basés sur le partage d’expériences, l’échange de pratiques professionnelles, l’expérimentation d’actions innovantes et qu’il puisse être vecteur d’une dynamique de travail solide et durable.
Le bilan évaluatif prévu en fin de projet cherchera à mettre en perspective les enseignements que cette première expérience collective aura livrés.



- Appui à la construction d’une gouvernance du projet de développement (agricole et formatif) envisagé à Samé (dispositif juridique, technique, pédagogique / outil de travail, de gestion, de surveillance / modalités de suivi-évaluation)
Objectif de l’action : - alimenter la réflexion locale et collective sur la conduite du projet à définir et à mettre en œuvre, en prenant appui sur des expériences (vécues, rencontrées, lues …) et en développant le questionnement,
- outiller les institutions régionales et plus particulièrement l’ARK, dans la construction d’une démarche de formation basée sur le territorial, la progressivité et l’adaptation à des contextes en évolution rapide (méthodes et moyens

Description sommaire : Il s’agit de poursuivre, selon des méthodes développées sur place et à distance et nourries par l’expérience du lycée agricole de Tilloy les Mofflaines , le travail déjà engagé sur la formation pour adultes en vue de le qualifier dans sa dimension partenariale et de le rendre pertinent dans sa réponse opérationnelle; le besoin de disposer d’un lieu de formation agricole se manifeste aujourd’hui alors que l’élaboration du contenu d’un tel projet fait appel aussi à l’imagination collective.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Assemblée régionale de Kayes
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional du Nord-Pas de Calais
Bénéficiaire(s)
- les institutions partenaires du projet (élus et techniciens côté Kayes) et les services techniques de la Région NPDC (gestion de la transversalité) - les structures professionnelles (agriculture et enseignement agricole) et ONG de développement, en lien avec le territoire d’application du projet et les enjeux de développement de ce territoire (zone péri-urbaine de Kayes ) - les lycées agricoles dans le réseau CoopInter-Agri5962 et diverses structures de la société civile notamment dans l’Arrageois (lien entre le local et l’international en matière de développement territorial et lien entre réseaux – lycées agricoles et acteurs de la solidarité internationale- en matière d’éducation au développement)

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Assemblée régionale de Kayes Mali Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Assemblée régionale de Kayes SISSOKO Founeke

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional de Hauts-de-France Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Assemblée régionale de Kayes
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional du Nord-Pas de Calais



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 3275 0 2009
Conseil régional de Hauts-de-France 43460 0 2009
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 18000 2009
, Assemblée régionale de Kayes 6310 2009




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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