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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Yaoundé"

Correspondant coopération décentralisée
Serge GRAZIANI
Courriel : serge.graziani[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Regis DANTAUX
Courriel : regis.dantaux[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
CO DEVELOPPEMENT KRIBI OUISTREHAM
Année de première signature de la convention
2011
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Attractivité des territoires
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2011
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
Les informations et chiffres indiqués ci après nous ont été communiqués en 2010 par monsieur le délégué départemental de la pêche.

A) Présentation générale du CAMEROUN

Le Cameroun est un pays de l’Afrique Centrale. Il a une superficie de 475 440 Km². Il est limité à l’ouest par le Nigeria, à l’est par la République Centrafricaine, le Congo, au nord par le Tchad, et au sud par le Gabon et la République de Guinée Equatoriale.
Il possède une façade maritime de 412 km, et a une population de 15 800 000 habitants.

Au Cameroun la pêche occupe une importance socioéconomique qui n’est plus à démontrer. En effet, bien que ne représentant que 1,1% du PIB camerounais, elle constitue une source importante d’approvisionnement en protéines animales bon marché, et représente une source de revenus pour les populations riveraines des zones de pêche, en particulier pour les femmes, car celles–ci bien qu’étant très vulnérables représentent néanmoins près de 85% de la main d’œuvre du secteur post capture. La production annuelle de la pèche au Cameroun est estimée à 110 000 tonnes, dont près de 90% de cette production provient de la pêche artisanale. Par ailleurs, les besoins en poisson des populations camerounaises ne cessent de croître et sont à ce jour estimés à près de 200 000 tonnes par an. Pour satisfaire cette demande, le gouvernement du Cameroun a recours à une importation annuelle de près de 100 000 tonnes de poissons congelés.

B) Présentation de Kribi et des projets de développement

La commune de KRIBI 1er fait partie de la communauté urbaine de KRIBI regroupant les communes de KRIBI 1er et de KRIBI 2ème.
L’objet de ce présent protocole concerne un projet de développement avec KRIBI 1er.
La tutelle administrative est exercée par le préfet du département de l’Océan et la tutelle administrative de la communauté urbaine est exercée par le représentant nommé du gouvernement.
La commune de KRIBI 1er est située sur le golfe de Guinée à 160 km au sud de Douala et à 170 km au nord de la Guinée Equatoriale.
La commune de KRIBI 1er comprend une population approximative de 40 000 habitants, comprenant la commune elle-même et de nombreux villages de pêcheurs.
KRIBI 1er se caractérise en grande partie par de très grandes plages de sable fin, bordées de cocotiers, de manguiers, de bananiers et de mangroves. On y trouve les chutes d’eau du fleuve LOBE qui se jette en cascade dans la mer.
En centre ville on trouve une cathédrale, un débarcadère au sol, construit il y a quelques années par les japonais, un embryon de port de plaisance, un phare construit par les Allemands.
Aux alentours, on trouve des plantations d’hévéas, de cacaoyers, de café, de bananes plantain, de palmiers à huile. Outre les sites touristiques et culturels identifiés, les particularités de ces plantations offrent un potentiel dans le développement du tourisme.

Par ailleurs, de grands projets sont en préparation et connaissent de grandes difficultés à se mettre en place. Il s’agit notamment de la construction :
• D’un port en eau profonde, dont la première pierre vient d’être posée à 60 km au sud de Kribi, permettant l’évacuation des méthaniers et des minéraliers vers toute l’Afrique centrale, l’Afrique du sud et la Chine. Cet énorme investissement prévoit une desserte routière et ferroviaire en direction de Bangui, Libreville, N’Djamena, Kinshasa, Brazzaville, vers le nord du Nigéria, le Rwanda et le Burundi. L’entreprise RASEL a été retenue pour effectuer les terrassements. Ce port devrait être opérationnel en 2014
• D’une centrale thermique de 200 mégawatts à YALLA à partir de fuel lourd sous ingénierie finlandaise
• D’une usine d’extraction de gaz liquéfié
• D’une centrale à gaz de 200 mégawatts à Kribi
• De 3 barrages hydro-électriques
o A LOM-PANGAR, sur la rivière SANGA
o A MEMVELE sur la rivière NTEN
o A NEDIGAL sur la rivière SANGA
• D’une voie de chemin de fer reliant Kribi à Edéa et à Yaoundé
• D’un projet d’infrastructure autoroutière Yaoundé/Douala
• D’un hôpital de référence prévu vers l’aéroport, l’hôpital départemental actuel de Kribi, deviendrait hôpital d’arrondissement
La CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale) va prendre à l’avenir une importance déterminante à partir, ou vers la Chine.

C) Organisation administrative


Depuis la loi de décentralisation de 2007, les communes d’arrondissement de Kribi 1er et de Kribi 2ème sont intégrées à la communauté urbaine de Kribi.
Le préfet du département de l’Océan exerce sa tutelle sur chacune des communes d’arrondissement et le délégué du gouvernement exerce sa tutelle sur la communauté urbaine.
Le département de l’Océan comprend 9 unités administratives sous l’autorité du préfet. Ce sont : Kribi 1er, Kribi 2ème, Lokounge, Bipindi, Lolodorf, Mvengue, Niete, AkomII et Campo.
La présence d’un délégué du gouvernement n’existe que pour les communautés urbaines. Il n’existe, en effet que 14 délégués du gouvernement au Cameroun (10 délégués pour 10 Régions et 4 délégués pour des communautés urbaines)
Le sous préfet est responsable d’un arrondissement. Il n’existe pas de lien hiérarchique entre le sous préfet et le maire.
En résumé, le maire de Kribi 1er est donc un maire d’arrondissement dépendant de la communauté urbaine de Kribi. Il est sous l’autorité du préfet de l’Océan qui lui-même dépend du gouverneur de la Région qui lui-même rend compte au ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation.

Le Cameroun est passé de la planification à l’élaboration de plans sectoriels au niveau des départements ministériels. Il existe par exemple un document de stratégie de la croissance et de l’emploi. L’état souhaite investir en masse dans des filières porteuses, tel le développement durable par l’agriculture et la pêche, la filière bois par une exploitation rationnelle et durable des forêts, l’artisanat et le commerce, l’enseignement, l’emploi et la formation professionnelle.
Les directives descendent et les maires doivent se battre pour bénéficier de tel ou tel programme en relation avec leur projet de développement économique local.

D) Situation actuelle de l’activité de la pêche dans les villages et particulièrement à KRIBI

Cette partie comporte un extrait des statistiques des activités de pêche dans le département de l’Océan. Document fournit par monsieur Georges NDJENG, délégué départemental à la pêche.


I- Eléments caractérisant les petites activités locales de pêche

On recense près de 600 pêcheurs qui mènent leurs activités dans la zone. La majorité des pêcheurs sont de nationalité Camerounaise. On rencontre néanmoins quelques pêcheurs Béninois qui vivent dans le village Mahalé et à Nziou dans la banlieue de Kribi.
On dénombre 350 pirogues non motorisées et 111 pirogues en bois équipées d’un moteur hors bord.
Les femmes sont au nombre de 500, à s’occuper de la vente, de la transformation des produits de pêche.
Une vingtaine de femmes et quatre hommes assurent la distribution et la commercialisation des produits de pêche vers des grandes villes de Douala et Yaoundé.
Sur les fleuves LOBE et KIENKE on pêche des crevettes qui sont également commercialisées et livrées à Douala et à Yaoundé. Les transports de ces produits se font dans des seaux en plastique enrobés avec la glace.
Nous dénombrons dans la zone de couverture du Centre d’Alevinage et de Contrôle de Pêche de Kribi 300 fumoirs traditionnels. La zone est caractérisée par la pêche des poissons de fond, la pêche aux poissons de surface, des crustacés qui sont pêchés sur des plans d’eau continental des fleuves LOBE et KIENKE. Les engins de capture de ces crevettes sont faits en matériaux locaux ou en nasse grillageur de poulailler. Ces nasses manquent de critères de sélectivité.

On retrouve deux types de pêche au niveau maritime :

Les marées ont une durée deux jours. Les bonnes saisons de pêche s’étendent du mois de septembre à décembre, et de mars à juillet. Les mauvaises saisons vont de décembre à février, et juillet – août.

Pendant cette période de mauvaise saison, la mer est houleuse et les pêcheurs vont difficilement à la pêche. Les armateurs préfèrent s’occuper des activités de réfection du matériel de pêche. Leurs femmes pendant cette période vont aux champs.

II- L’organisation des activités dans les villages des pêcheurs

Les pêcheurs et les femmes s’organisent dans la plupart des cas en associations, amicales ou en tontines. Ils travaillent individuellement. Les femmes épargnent de l’argent et contractent les petits crédits dans leurs tontines. Elles apportent leur appui à leur mari pêcheur pour la relance des activités de pêche.
Ce sont ces femmes qui s’occupent de la transformation, distribution et la commercialisation des produits de pêche.
Dans la zone de Kribi on compte 20 GIC (Groupement d’Initiative Commune) en matière de Pêche où les femmes sont activement représentées et 40 associations ou amicales des pêcheurs et leurs femmes. Ces associations ont besoin d’un renforcement des capacités sur le plan organisationnel.

III- La situation économique des familles des pêcheurs

La pêche est la principale activité génératrice des revenus dans la zone. Les revenus proviennent de la vente des poissons frais, fumés, et des crevettes pêchées sur les fleuves LOBE et KIENKE.
Au cours d’une année d’activité de pêche dans le village MBEKA village riverain du fleuve LOBE, une pêcheuse de crevettes peut réaliser une épargne de 200 000 F à 400 000 francs CFA (soit 304€ à 608€) par an en dehors des charges quotidiennes (ration journalière, santé, éducation des enfants etc.….)
D’autres activités se sont créées autour de la pêche. On retrouve les écailleurs du poisson qui sont chargés du lavage et de l’éviscération des poissons des particuliers. Ce groupe de travailleurs est rémunéré à la tâche.
Les armeurs s’occupent des opérations d’embarquement du matériel d’équipement des pêches dans les pirogues.
On retrouve également des fabricants des pirogues, des mécaniciens de moteurs hors bord, des petits commerçants, des restauratrices ou braiseuses de poissons.

IV- Les conditions de vie dans les villages de pêcheurs

La plupart des villages de pêcheurs n’ont pas de point d’eau potable. Les populations achètent l’eau de boisson en ville. Les villages situés sur l’axe Kribi/Campo n’ont pas de structure de santé. On retrouve néanmoins quelques écoles et l’électricité. Il y a des voies d’accès et de communication.

E) Difficultés rencontrées par les activités de pêche et/ou par les villages de pêcheurs.

Au regard des statistiques, on dénombre 350 pirogues non motorisées sur 111 pirogues à moteurs.
o La première difficulté est le faible nombre de pirogues à moteurs pouvant permettre de très bonnes captures.
o Le coût élevé du carburant et lubrifiant pour la prospection des zones de pêches sous-exploitées ou productives en mer.
o Le manque de moyens financiers pour l’acquisition des engins de pêche et du matériel de sécurité pour la navigation.
o La violation de la zone de 3 miles marins réservée à la pêche artisanale maritime par les chalutiers de la pêche industrielle qui détruisent leurs engins de pêche en mer décourageant ainsi tous les efforts de pêcheurs artisans.
o Les pertes après captures dues au manque d’équipements et de matériels de conservation
o La mauvaise manutention des produits de pêche

Ces facteurs ont des conséquences graves sur l’avenir de la pêche dans cette zone. Malgré la bonne volonté des pouvoirs publics qui accordent des subventions aux pêcheurs, le besoin reste encore énorme en termes d’acquisition de moteurs hors bord et d’engins de pêches qui sont onéreux. Depuis 5 ans dans la zone, les prises par pirogue ont drastiquement baissé pour des pirogues non motorisées, par contre il y a une grande amélioration pour celles qui sont équipées d’un moteur hors bord et qui vont un peu plus loin du rivage.
Une modernisation des techniques de pêches s’avère être une nécessité avec un suivi des activités des pêcheurs pour un développement durable des villages des pêcheurs.
Historique
Ce projet est né de la volonté de donner aux populations de KRIBI et des villages, les outils pour s’insérer dans la vie professionnelle à partir du développement d’un certain nombre de compétences liées aux métiers de la mer.
En effet, depuis plusieurs années, l’exode rural a vidé les villages de la tranche de la population la plus dynamique et entraîné la diminution, voire la disparition d’un nombre important d’activités paysannes susceptibles d’assurer aux villageois une bonne alimentation ou de leur procurer des revenus. La majorité des jeunes des villages se contentent d’errer à longueur de journée et s’exposent à la délinquance. La paupérisation qui gagne les populations rurales risque d’aboutir à terme à leur marginalisation si rien n’est fait dès à présent, au regard de nombreux bouleversements économiques attendus dans la communauté urbaine de Kribi, principale station balnéaire du Cameroun et futur pôle de développement de la province du sud, dans les cinq prochaines années.

Aspects géographiques et sociologiques :

Le département de l’Océan dispose de la plus grande ouverture sur la côte. Des cinq arrondissements qui composent ce département, deux sont en bordure de mer (Kribi et Campo) sur une côte qui s’étend sur plus de 100 km, de l’embouchure du NTEM à CAMPO à celle du NYONG à DEHANE.
La majorité des populations des arrondissements situées en bordure de mer (Campo, Kribi 1er et Kribi 2ème, et l’arrondissement de la Lokoundjé, dans une moindre mesure), s’adonnent à la pêche maritime artisanale. Ces derniers temps, les villages de ces arrondissements accueillent des ressortissants originaires des pays voisins (Nigéria et Bénin)
La concurrence dans les activités de la pêche va au profit des étrangers qui semblent mieux maîtriser les activités de la pêche. Cela constitue un sérieux camouflet pour les pêcheurs locaux qui se sentent interpelés et qui aspirent à une meilleure formation et à disposer d’embarcations plus modernes et plus sures.
Il s’agit donc d’un problème assez préoccupant dans la mesure où l’abandon de cette activité par les riverains risque de les condamner, à jamais, à la marginalisation au regard des bouleversements évoqués au début du présent document.


La technique et l’organisation : nécessité de restructuration

L’organisation de l’activité de la pêche proprement dite, ne repose sur aucune structure. L’entreprise de pêche individuelle et familiale est la règle. Le pêcheur s’entoure de ses proches enfants ou frères. La prise est écoulée sur la plage et les collaborateurs sont rétribués séance tenante.
Quelques tentatives d’exploitation de coopératives ont échoué. A la faveur de l’évolution de la réglementation, certains GIC (Groupe d’Initiative Commune) ont été créés sans beaucoup de succès.
En aval, aucune mesure de conservation ne permet de différer la distribution de la production ni de la rentabiliser. Certes ces derniers temps à la faveur de l’électrification, on enregistre quelques activités de conservation et de séchage de poisson. Mais tout ceci semble s’appuyer sur une certaine improvisation et ne s’insère pas dans une chaîne d’activités bien définie.
La pêche artisanale, comme on peut le constater, a besoin d’une véritable restructuration qui s’impose comme unique voie pour sortir la pêche artisanale de sa torpeur actuelle afin d’en faire une véritable activité économique au profit des populations des régions évoquées.

Partenariat :


Le GIC HALTOUR (développement des ressources halieutiques et du tourisme) est le premier partenaire de ce projet.
La région, possédant de nombreuses richesses touristiques, au-delà des activités liées au bord de mer, il est possible de sensibiliser le visiteur à l’approche des populations autochtones (les pygmées par exemple).
L’approche culturelle conduira à identifier les différentes dates de fête qui jalonnent l’année à Kribi, ainsi que la découverte de danses traditionnelles, les fabrications artisanales mais aussi les traditions orales, culinaires …etc. Les échanges qui s’établiront ainsi permettront aux partenaires de découvrir les richesses culturelles mais aussi le sens de l’hospitalité et la volonté généreuse de partager malgré les maigres moyens dont disposent les populations.

Partenaires du projet à Ouistreham :

CODEKO
Le Conseil Régional de Basse-Normandie
Le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
La CCI (Chambre de Commerce et de l’Industrie) de Caen
Les Ports Normands Associés
La SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer)
Le Responsable régional de la pêche
Le Comité local de pêche et les pêcheurs
L’office de Tourisme
La maison des jeunes
Certaines associations sportives et culturelles


Partenaires du projet à Kribi 1er :

HALTOUR
Le préfet du département de l’Océan
Le délégué départemental de la pêche
Le délégué à la formation professionnelle
Le délégué au tourisme
Les Chefferies
Les groupements de femmes
Les groupements de pêcheurs
Les armateurs, revendeurs de poissons, les coopératives
Le Fonds National de l’Emploi
Le Bureau International du travail de Yaoundé
La BAD (Banque Africaine de Développement)
La BID (Banque Islamique de développement)
Le CNJC (Conseil National de la Jeunesse Camerounaise)
Le syndicat communal de tourisme de Kribi

Objectif du partenariat
Amener les populations à mener une réflexion sur la place que doit prendre la pêche dans le développement économique local à KRIBI 1er et ses environs

Mieux structurer et organiser le secteur de la pêche artisanale

Doter les pêcheurs de moyens plus modernes et leur apporter davantage de sécurité

Créer une dynamique de regroupement, notamment au travers des associations de pêcheurs, de femmes et de jeunes

Participer au développement économique local via la formation professionnelle et l’auto emploi

Etablir un lien entre les activités de la pêche et le développement du tourisme chez l’habitant
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2011
A Kribi, des constats ont été faits par le GIC HALTOUR (développement des ressources halieutiques et du tourisme) qui a chargé Edouard Mabongo, originaire de Kribi et vivant en Normandie de contacter la ville de Ouistreham
Les nombreuses similitudes entre Kribi et Ouistreham (plage, port, tourisme) ont conduit les deux villes à se rapprocher.
Deux associations sont les bras séculiers des collectivités : le groupement d’intérêts communautaires HALTOUR (développement des ressources halieutiques et du tourisme) pour Kribi, CODEKO (co-développement Kribi Ouistreham) pour Ouistreham.

Quatre membres du conseil d’administration de CODEKO ont fait, à leur propre frais, une mission exploratoire en février 2010 et des constats ont été faits, entre autres :

• De nombreux jeunes sont déscolarisés, au chômage et pourraient s’insérer grâce à la filière pêche
• Mais les pêcheurs kribiens ne sont pas formés, ils travaillent en négligeant les règles élémentaires de sécurité.
• Leurs embarcations sont construites sommairement
• Faute du respect des règles d’hygiène le poisson n’est pas commercialisé à l’intérieur du pays, encore moins exporté. Il n’est pas davantage transformé pour être commercialisé sous forme de bocaux qui permettraient un débouché à la fois pour les pêcheurs et pour les femmes.
• Les femmes de pêcheurs sont conscientes des atouts touristiques de leur région et souhaitent s’y impliquer.
• Le nettoyage des plages et des différents sites est négligé.

Au cours de cette mission, ils ont rencontré :

A Yaoundé: Le CRADAT (Centre Régional Africain d’Administration du travail), le BIT (Bureau International du Travail), le FNE (Fonds National de l’Emploi du Cameroun), le ministre de la pêche et la BAD (Banque Africaine de Développement).
A Kribi: Le Maire, les membres des commissions municipales et les représentants d’associations, le GIC HALTOUR (notre homologue kribien), le délégué départemental de la pêche, le Préfet du département de l’Océan, les responsables FNE des départements de l’Océan et du Sud), les chefferies, le FNJC (Fédération Nationale des Jeunes Camerounais)

A la suite de ces rencontres, il a été décidé de développer deux types d’action, sur 5 ans:

• La formation à la pêche et
• Le tourisme solidaire

En ce qui concerne la pêche, il a été décidé de la création d’un centre de formation sous la forme d’une école entreprise à l’attention des jeunes se destinant à la pêche, mais aussi aux pêcheurs confirmés afin qu’ils se forment pour acquérir des pratiques plus conformes aux règles élémentaires d’hygiène et de sécurité notamment. Ce centre de formation sera géré par HALTOUR avec des responsables kribiens et animé par des pêcheurs locaux identifiés.
Les formations qui seront développées sont :

• La formation des matelots à la pêche
• La formation de réparateurs de moteurs hors bord
• La formation à la commercialisation, transformation, la conservation du poisson
• La formation à la gestion des coopératives
• La formation à la fabrication des filets
• Un atelier de fabrication de pirogues qui assurera la formation de fabricants, réparateurs de pirogues

En ce qui concerne le tourisme solidaire, il a été décidé de:
• La formation d’accompagnateurs touristiques
• La création de circuits touristiques par ces mêmes guides touristiques
• La construction de 15 éco cases
• La formation des gestionnaires de ces éco cases

En 2010, les objectifs fixés étaient :

• Assurer une formation des formateurs locaux de façon à ce que chaque formateur connaisse parfaitement le projet, soit capable de le porter dans sa mission de formateur, de communiquer auprès des différents partenaires, mais également de sensibiliser les populations
• Signer le protocole d’intention entre les deux communes, KRIBI et OUISTREHAM
• Nous inscrire dans une coopération décentralisée et solliciter des subventions, auprès de la Région Basse-Normandie,
du Ministère et des Affaires Etrangères et Européennes. Nos correspondants camerounais s’adresseront à la BAD (Banque Africaine de Développement), à la BID (Banque Islamique de Développement) et seront épaulés par le FNE (Fonds National de l’Emploi) et le BIT (Bureau International de Travail) pour les aspects juridiques.

Ces objectifs ont été atteints fin 2010.

Pour 2011, nos objectifs étaient :

La rédaction de ce document est antérieure à l’évaluation des actions entreprises en 2011. Cependant, nous pouvons affirmer que la plupart des objectifs fixés pour 2011 et énumérés ci-après sont atteints.


• La signature de l’accord de coopération
• La mise en place d’un coordinateur recruté à mi temps qui suivra l’évolution du projet et assurera la liaison entre HALTOUR et CODEKO, ainsi qu’entre la mairie de Kribi 1er et HALTOUR
• Le déplacement d’une délégation de HALTOUR à Ouistreham, afin de travailler sur les procédures à mettre en place
• La formation des formateurs : formation pédagogique, formation à l’accompagnement à l’auto entreprise, formation à la connaissance de la réglementation du travail et de la pêche
• La large communication autour du projet
• Le lancement des formations pour 48 personnes en fonction du matériel pédagogique disponible
• La mise en place d’une équipe de 12 jeunes pour des travaux à haute intensité de main d’œuvre, qui aura en charge le ramassage des détritus sur les plages de 4 sites identifiés
• L’évaluation des actions entreprises

La signature de l’accord de coopération a amené les parties intéressées à prendre les dispositions suivantes :

Les maîtres d’ouvrage de ce projet sont la ville de Ouistreham et la commune de Kribi 1er
Les maîtres d’œuvre sont CODEKO pour Ouistreham et HALTOUR pour Kribi


Au terme du projet, à savoir en 2015 :

Une école entreprise aura formé 260 personnes
15 éco cases auront été construites
Un atelier de fabrication de pirogues fonctionnera
Les pirogues seront dotées de moteurs hors bord
4 coopératives situées dans 4 villages identifiés permettront de commercialiser, transformer et conserver le poisson.

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs bailleurs de fonds sont et seront sollicités :
La région Basse-Normandie et le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes pour la partie formation
La Banque Africaine de Développement pour la construction et l’aménagement de l’atelier de construction d’embarcations et des coopératives
L’Union Européenne et la Banque Islamique de Développement pour ce qui concerne le tourisme solidaire: l’aménagement des habitations des familles d’accueil formées à cet effet pour accueillir des touristes à leur domicile et la construction et l’aménagement de 15 éco-cases.

- Poursuite de l’action du coordinateur
Objectif de l’action : Coordonner et suivre les différentes composantes et actions du projet
Description sommaire : Programme de travail pré établi, à mi-temps pour réaliser les actions citées ci-après
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
GIC HALTOUR
Maître(s) d'ouvrage
Ouistreham, Commune de Kribi 1er
Bénéficiaire(s)
Les jeunes diplômés ou non, intéressés par les métiers de la pêche auront l’opportunité de se former et d’être accompagnés soit jusqu’à l’emploi, soit vers l’auto entreprise Les groupements de femmes installées dans le secteur de la pêche ou qui souhaitent l’intégrer, les femmes ayant un rôle économique important dans la gestion des entreprises, également en matière de conservation et de transformation du poisson. Les pêcheurs en activité auront la possibilité de se former à des méthodes inovantes et à l’utilisation de matériel de sécurité Les demandeurs d’emploi pourront trouver un débouché qui leur permettra de faire vivre leurs familles Les candidats à l’auto emploi recevront l’accompagnement indispensable à une bonne gestion et à un respect de la réglementation

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Kribi Cameroun Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Kribi MBVOULA Joël joel_mbvoula@hotmail.com

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Ouistreham Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Conseil Régional de Basse-Normandie
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
KRIBI


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 300 0 2011
Ouistreham 5170 0 2011
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 7500 2011
Conseil Régional de Basse-Normandie, KRIBI, Associ 18877 2011




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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