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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Dakar"

Correspondant coopération décentralisée
Julie CAMY
Courriel : julie.camy[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent PEREZ
Courriel : laurent.perez-vidal[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Structuration et développement du tourisme durable en Casamance
Année de première signature de la convention
2010
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Attractivité des territoires
Sous-sous-thématique d'intervention
Tourisme

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2010
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
La Région passe par le biais de l'Institut Régional de Coopération Développement (IRCOD) qui mutualise les actions de coopération de diverses collectivités alsaciennes. Le montant indiqué ci-dessous correspond à un financement mutualisé IRCOD (cf. rubrique "structures intercommunales"/IRCOD).

La Basse-Casamance, région la plus méridionale du Sénégal, se présente comme un espace diversifié et relativement préservé : un long fleuve qui se ramifie en de nombreux "bolongs", une large façade maritime (86 km), de nombreuses zones de mangrove, une succession d'îles sur le delta du fleuve, une abondance d'espaces boisés, une faune (notamment ornithologique) riche et variée,…
Associées à ces atouts naturels, l’originalité de son architecture, la diversité de ses peuples, la richesse de sa culture et les traditions qu'elle perpétue font de ce terroir une zone présentant de forts aspects culturels et patrimoniaux.
Cette diversité territoriale confère à la Casamance de multiples potentialités touristiques :
→ Un tourisme balnéaire et de détente illustré par les stations touristiques du Cap Skirring, de Kafountine et d’Abéné ;
→ un tourisme culturel et de découverte, symbolisé par le tourisme rural intégré qui se pratique au sein des campements villageois ;
→ un tourisme écologique, articulé autour des écosystèmes forestiers et de mangroves.
Toutefois cette destination, compte-tenu des vingt-cinq années de conflit et de ses conséquences sur son image, a connu une forte régression de sa fréquentation, ne lui permettant pas d’évoluer normalement. Celle-ci a largement chuté depuis cette période, passant de plus de 43000 arrivées en 1991 à 22000 en 2005, et le secteur touristique fonctionne désormais au ralenti. Il est donc encore bien loin de réussir à exprimer tout son potentiel que se soit en termes de création d’emplois et de revenus ou de catalyseur de développement économique et social.
Au delà des aspects sécuritaires, il faut reconnaître que les besoins et les contraintes du tourisme en Casamance sont très importants et nécessitent des solutions urgentes si l’on souhaite une relance durable de l’activité.
En 2011, les difficultés liées à la desserte de la Casamance étaient soulevées, handicapant sévèrement le secteur. Depuis la compagnie Sénégal Airlines a été créée et assure près de 10 vols par semaine pour Ziguinchor. L’aéroport se modernise pour améliorer la qualité de l’accueil. Ce nouveau contexte renforce la volonté des partenaires d’Alsace et de Casamance de favoriser la structuration de l’activité touristique.

Le manque de formation, influant sur le niveau des services et des prestations touristiques, continue cependant à brider fortement le secteur. Dans un contexte accru de concurrence des destinations, la Casamance pourrait gagner de précieux points de compétitivité à ce niveau, d’autant que certaines destinations classiques (Tunisie, Egypte, Maroc) connaissent de sérieux ralentissements principalement dus au printemps arabe.

Depuis 2011, certains opérateurs ont reprogrammé la destination Casamance même si cette tendance reste à confirmer. Il est donc nécessaire de continuer à travailler sur l’image de la Casamance en continuant à développer de nouveaux produits fondés sur la valorisation du patrimoine et la complémentarité qu’offre la diversité de la Casamance (tourisme balnéaire, tourisme rural, tourisme culturel, écotourisme…).
L’amélioration sensible de la situation sur l’ensemble de la Casamance apporte les prémices d’une stabilité durable dans la région qu’il est essentiel de consolider rapidement pour créer un climat de confiance favorable à la reprise durable des dynamiques socioéconomiques.
Face à cet enjeu, le secteur du tourisme, fort de multiples potentiels, constitue un élément primordial. Même s’il est largement affaibli aujourd’hui, il représente cependant le seul secteur capable, avec la forêt, l’agriculture et la pêche, de participer fortement au redressement économique et au rétablissement des indicateurs socioéconomiques de la région.
A ce niveau, même si elle n’est pas réellement formalisée, il existe une prise de conscience importante quant à la nécessité d’acquérir une stratégie cohérente et durable du développement du tourisme dans la région et nombreux sont les acteurs locaux à estimer nécessaire de privilégier des formes alternatives au tourisme « de masse » qui puissent mettre en valeur toute la diversité de la région.
La Casamance a d’ailleurs connu dans ce domaine une expérience relativement originale et réussie de tourisme rural intégré, mais celui-ci a malheureusement également subi les conséquences de la crise. Il est donc largement fragilisé depuis plusieurs années et subsiste aujourd’hui assez timidement. Il représente toutefois un substrat sur lequel de nouvelles initiatives pourraient s’appuyer. Le concept d’écotourisme en lien avec la gestion de zones protégées, notamment aires marines, se développe et constitue une nouvelle perspective de développement durable intéressante.
À un moment où la situation se stabilise, la Basse Casamance semble de nouveau pouvoir représenter une destination touristique.
Dans ce contexte, l’articulation entre tourisme, territoire et développement, est plus que d’actualité, d’autant que les risques de dérives vers un tourisme non maîtrisé sont réels.

C’est dans ce contexte que le programme de coopération envisage de continuer à soutenir le secteur du tourisme de la région de Ziguinchor selon une approche de type « développement local». Il s’agira de favoriser la mise en œuvre d’une dynamique d’acteurs au niveau régional (dialogue entre collectivités et avec des opérateurs privés et/ou associatifs et communautaires) pour soutenir des formes de tourisme mieux maîtrisé par les populations, les institutions locales et mieux intégré dans le territoire.
Au Sénégal, le tourisme n’est pas une compétence transférée aux collectivités mais le Conseil régional de Ziguinchor l’exerce par le biais de la clause de compétence générale et par le biais de la compétence développement économique.

Ce projet complète l'action du Fond social de développement (FSD) Casamance, programme français de coopération débuté en mars 2008 et qui vise à contribuer à l’emploi des jeunes et à l’intégration socioéconomique. Ainsi, le FSD s’est centré sur le renforcement de filières porteuses comme :
•La promotion du tourisme durable et solidaire ;
•La valorisation des ressources naturelles ;
•Le développement de modes de commerce plus équitable et solidaire.

Historique
Le partenariat entre l’IRCOD et la Région de Ziguinchor a débuté en 1996. Ce partenariat ciblait plusieurs axes de travail, dont le tourisme à travers une mission prospective de l’Observatoire régional du tourisme d’Alsace. Cependant, aucune convention cadre formelle ne liait alors les parties dans la mise en œuvre des volets retenus. S’ajoutait à cela l’absence de cheville ouvrière pour la mise en œuvre concrète d’une stratégie de développement de l’activité touristique.

Suite au constat de ralentissement en 2007, dû essentiellement à l’instabilité politique de la région de Ziguinchor, à la faiblesse organisationnelle de l’institution régionale et à des difficultés de communication entre l’IRCOD et le Conseil régional de Ziguinchor, une redéfinition des axes de travail et un rééquilibrage des relations entre l’IRCOD et les Conseils régionaux d’Alsace et de Ziguinchor ont été entrepris, débouchant sur un début de structuration politique et technique du partenariat en 2008.

Lors d’une visite d’une délégation sénégalaise en Alsace en octobre 2009, le président du Conseil Régional de Ziguinchor a exprimé clairement les priorités de son équipe portant sur le développement du tourisme et le développement économique local. Une demande explicite d’accompagnement de la promotion du tourisme a ainsi été formulée auprès de la Région Alsace. Cette priorité et celle du développement économique, dont le tourisme est un levier important, ont été déclinées en axes de travail opérationnels.

2010 a marqué la signature d’une convention cadre triennale entre le Conseil régional de Ziguinchor, le Conseil régional d’Alsace et l’IRCOD. Celle-ci est axée sur deux domaines d’intervention : le tourisme et le développement économique local qui entrent dans les compétences sectorielles du Conseil régional de Ziguinchor, et sur l’appui à la structuration et au fonctionnement politique et administratif de ce dernier, identifié comme facteur clé de réussite des deux autres volets.

2011 a permis la mise en œuvre du premier plan d’action en faveur du développement du tourisme en Casamance avec l’appui financier du MAEE. Cette première année a été riche en actions structurantes agissant sur la filière entière : amélioration de la visibilité de l’office (site internet refondé, comptoir d’accueil à l’aéroport et au port de Ziguinchor, négociation avec la Cosama et Sénégal Airlines pour la diffusion d’outils de communication sur la Casamance…), promotion de la destination (participation au Salon du tourisme de Colmar, rencontre de tour opérators français…), professionnalisation des acteurs du tourisme (formation des hôteliers et restaurateurs et mise en place d’un embryon de charte qualité), développement de produits générateurs de ressources (cartes postales, création d’encarts publicitaires sur le site internet, réalisation et commercialisation d’un répertoire des essences…). L’ensemble de ces actions a véritablement permis d’aborder de front les maillons indissociables de la valorisation d’un territoire par le tourisme (professionnalisation de l’offre, promotion de la destination, structuration financière de l’office…) tout en ayant constamment à l’esprit la nécessité de construire une action durable, ancrée dans une institution solide financièrement et administrativement (l’office de tourisme).

Les actions mises en œuvre dans le cadre de la coopération entre le Conseil régional d’Alsace et le Conseil régional de Ziguinchor promeuvent des échanges d’expériences et de savoir-faire par des missions, des voyages d’études, un accompagnement à distance et l’implication d’institutions et d’acteurs sociaux, culturels, scientifiques et économiques issus des deux régions.
Ainsi, l’expertise alsacienne est effectivement mobilisée en faveur des opérations menées dans le cadre du volet tourisme de cette coopération et notamment l’Office de tourisme de la Haute Vallée de la Bruche.

Objectif du partenariat
La finalité générale du projet de développement et de promotion du tourisme en Casamance vise à :
→ Favoriser le développement d’un tourisme durable et responsable qui mette en valeur les patrimoines naturel et culturel de la région.
→ Développer le tourisme dans la région comme facteur du développement socioéconomique local.

Description détaillée du partenariat
Ce programme répond à l’obligation de reconstituer un tissu économique et social dynamique en Basse Casamance et d’améliorer le niveau de vie des populations de la région de Ziguinchor en leur apportant des perspectives nouvelles. A un moment où la situation sécuritaire se stabilise, le projet repose également sur la nécessité de mieux mettre en valeur le potentiel touristique régional à la fois dans le but de développer de nouveaux secteurs d’activités créateurs d’emplois et de richesses mais également de préserver un patrimoine naturel et culturel considérable qui ne cesse de se dégrader.

Le projet conserve le même fil conducteur qu’en 2011, soit un mode d’action agissant sur l’ensemble de la filière touristique, stimulant et organisant à la fois l’offre et la demande dans une approche responsable et durable :
1. un appui à la mise en œuvre et au suivi d’actions participant à la stratégie politique en matière de tourisme régional ;
2. un appui à l’organisation et la professionnalisation d’une offre touristique valorisée et adaptée aux besoins et aux attentes de la clientèle ;
3. un appui à la gestion ainsi qu’à la structuration administrative et financière de l’Office;
4. un appui à la promotion et à la communication autour de la destination Casamance.

Le renforcement de la gouvernance locale sur l’ensemble des acteurs de la filière tourisme apparaît ici comme un axe de travail transversal aux quatre volets précédemment cités.

Le projet d'appui au développement du tourisme en Casamance se décompose en deux volets complémentaires. Le premier volet a été réalisé en 2011 et a fait l'objet d’un cofinancement. Le second volet sera réalisé en 2012 et concernera des actions complémentaires. Il fait l’objet de la présente demande de financement.

Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Office de tourisme de Casamance
Maître(s) d'ouvrage
IRCOD
Bénéficiaire(s)
Office de tourisme et professionnels du tourisme

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Conseil régional de Ziguinchor Sénégal Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Conseil régional de Ziguinchor Souleymane SALL majosie@hotmail.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional du Grand Est Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Conseil Régional d'Alsace IRCOD Communauté de Communes Vallée de la Bruche Office tourisme Vallée Bruche Comité Régional du Tourisme Réseau des Offices de Tourisme d'Alsace
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Conseil Régional de Ziguinchor Office de Tourisme Casamance Inspection régionale du Tourisme ANRAC Ambassade de France au Sénégal
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional d'Alsace



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 0 0 2010
Conseil régional du Grand Est 12000 0 2010
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 12400 2010




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation
TOUSSAINT Vianney assistance à l'office du tourisme de Casamance tourisme gestion de projets Conseil Régional de Ziguinchor


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