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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Skopje"

Correspondant coopération décentralisée
Sebastien BOTREAU-BONNETERRE
Courriel : sebastien.botreau-bonneterre[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Isabelle MARCHI-BARBAUX
Courriel : isabelle.marchi-barbaux[at]diplomaite.gouv.fr
Titre
L'action de coopération au service des territoires
Année de première signature de la convention
2012
Thématique d'intervention
Politique, humanitaire et coopération transfrontalière
Sous-thématique d'intervention
Gouvernance locale et appui institutionnel
Sous-sous-thématique d'intervention
Appui institutionnel

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2012
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
FRANCE
Dans un contexte de crise économique et sociale, les collectivités territoriales françaises font face à de nouveaux enjeux et doivent faire preuve d’innovation afin d’assurer leur développement, et limiter les incidences du rétrécissement de leurs marges de manœuvres financières. La France doit respecter ses engagements européens imposés par le pacte de stabilité et de croissance dérivé du Traité d’Amsterdam de 1997, et donc restreindre ses dépenses tout en maintenant son attractivité et sa compétitivité.
Depuis l’Acte II de la décentralisation, et malgré un budget contraint, l’Etat transfert de plus en plus de compétences aux collectivités, qui deviennent de facto les acteurs majeurs du développement économique et de la planification territoriale. Elles se voient confier un rôle de « chef de file » dans le domaine de la formation, des transports et du développement économique.
La décentralisation fête cette année ses 30 ans et entame une nouvelle étape, avec le début de la réforme territoriale. L’Acte III de la décentralisation confère aux Régions la présidence des conférences territoriales de l’action publique, qui les associent à l’Etat et aux autres collectivités locales, et renforce certaines de leurs compétences :
- la formation professionnelle : en direction des jeunes, des adultes, des personnes handicapées et des personnes détenues dans un établissement pénitentiaire, avec pour objectif la lutte contre l’illettrisme. Une « carte régionale » des formations dispensées dans le cadre de l’apprentissage » fixera les priorités.
- le développement économique : chaque région doit élaborer d’ici 2014 un schéma régional de développement économique et de l’innovation après concertation avec l’Etat, les autres collectivités et les chambres consulaires, et définira le régime de l’octroi d’aides à la création et au développement des entreprises.
- les fonds européens : l’Etat confie aux régions, pour la période 2014-2020 la gestion des programmes opérationnels des fonds structurels européens et du Fonds européen agricole pour le développement rural.
- les transports : un syndicat régional de transport regroupera la région, les départements, les autorités organisatrices de la mobilité durable.
- l’aménagement numérique du territoire : la région devra élaborer un schéma directeur régional des réseaux de communications électroniques pour assurer la cohérence des réseaux d’initiative publique. La responsabilité des plans de gestion des déchets passerait du département à la région.
Ces compétences, sur lesquelles la collectivité régionale a développé une expertise reconnue, seront parties prenantes des échanges avec la Macédoine, et pourront faire l’objet de formations auprès des agents publics.

Aussi, la Basse-Normandie intègre-t-elle à ses stratégies régionales de développement une dynamique européenne et internationale, grâce à une politique de coopération décentralisée ouverte sur le monde et innovante dans sa démarche. Grâce à une approche territoriale, elle accompagne les collectivités partenaires par une analyse pointue de leurs besoins et potentiels tout en développant elle-même une expertise institutionnelle.

La coopération décentralisée permet ainsi aux territoires d’inventer ensemble des nouveaux modes de gouvernance, et par l’échange, de s’ouvrir au monde et de développer un sentiment d’appartenance à l’Union Européenne. Née des premières lois de décentralisation de 1982, elle voit ses actions renforcées et légitimées depuis quelques années, grâce au renforcement de l’appareil juridique qui l’encadre : loi Oudin Santini de 2005 permettant l’affectation de 1% du budget local dédié à l’eau aux actions internationales, loi Thiollière de janvier 2007 réaffirmant l’importance de l’ action extérieure des collectivités, rapport Laignel de février 2013 soulignant les champs d’intervention innovants tels que la planification urbaine, le tourisme durable, l’administration numérique…

MACEDOINE
Depuis 1991 et sa récente indépendance, la République de Macédoine place la démocratie locale au cœur de son fonctionnement institutionnel et de son développement national. Néanmoins, les essais de mise en place d’un système décentralisé effectif n’ont pas rencontré le succès escompté, et ce n’est qu’en 2005 que le pays s’est véritablement lancé dans le processus de décentralisation, fortement encouragé à la suite du conflit armé de 2001.
Ainsi, une nouvelle organisation territoriale a vu le jour, avec 84 collectivités territoriales et la Ville de Skopje comme capitale politique. Ces dernières ont hérité de nombreuses compétences telles que : les affaires communales, l’urbanisme, l’éducation, la culture, le sport et le développement économique local. Le défi actuel est donc celui du transfert de compétences et des ressources de l’Etat vers les collectivités. Celui-ci induit la formation des élus locaux, le renforcement des compétences de l’administration locale, et la sensibilisation de la population aux enjeux spécifiques de son territoire.
En 2007, pour atténuer sa forte centralisation, le pays a entamé une politique de développement régional équitable afin de faciliter le maillage organisationnel du territoire, plus cohérent et efficient. Depuis, de nouveaux enjeux sont apparus, et tout particulièrement celui de l’intégration à l’Union Européenne. La Macédoine est reconnue candidate depuis 2007.

Aujourd’hui, le processus d’intégration s’accompagne de réformes de démocratisation et de développement économique, encouragées par l’Union

1.Décentralisation et développement régional équitable

Les municipalités sont aujourd’hui confrontées à la deuxième phase de la décentralisation (2010-2014), soit celle de la fiscalité, qui leur conférera l’autonomie financière.

L’enjeu principal du développement territorial en Macédoine reste la mise en place de la loi sur le développement régional équitable. Depuis son adoption en 2007, les 8 régions dites statistiques se sont toutes dotées d’un Centre de développement régional, organe exécutif du Conseil de développement régional. Ce dernier est composé des maires des municipalités de la région, et 1% du PIB du pays est consacré aux projets de développement régionaux, afin de diminuer les inégalités de développement entre ces territoires.

2.Démocratie locale et participation citoyenne

La décentralisation et la démocratisation de la politique locale, via le suffrage universel, sont les conditions sine qua none du développement territorial, social et économique.
La notion de démocratie locale implique la participation citoyenne dans la création et la mise en place des politiques locales.
Dès 1997, la République de Macédoine a signé et ratifié la Charte Européenne de l’Autonomie Locale. Aujourd’hui, elle dispose des instruments institutionnels nécessaires pour mobiliser ses citoyens dans le débat public.
Néanmoins, les rapports des observateurs internationaux soulignent l’importance de travailler davantage sur cette question, comme celui du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, qui met l’accent sur la faible participation des citoyens macédoniens dans la concertation locale.
Dans son rapport annuel de 2011, la Commission Européenne incite la Macédoine à mettre en place des formes de partenariats intersectoriels et multi-niveaux : autorités nationales et locales, associations et secteur privé. Une meilleure concertation dans le processus de création des politiques locales garantira la prise en considération des besoins spécifiques des citoyens dans leur mise en œuvre.

3.Intégration européenne

La République de Macédoine, reconnue en tant que candidate à l’Union Européenne, doit prendre en compte les directives européennes dans l’élaboration de ses politiques nationales. Cela se traduit d’abord par l’introduction de l’acquis communautaire dans la législation macédonienne, sa mise en vigueur et l’acculturation progressive des valeurs européennes par la société macédonienne. Les questions européennes sont un sujet complexe pour la Macédoine, car, d’un côté, elles touchent l’ensemble des politiques du pays et, d’un autre côté, elles n’avancent guère compte-tenu de la complexité des rapports géopolitiques de la zone Balkans et grecque.

Aussi, la coopération Basse-Normandie / Macédoine traite de la question européenne en transversalité et en réciprocité, car elle concerne les deux territoires, comme en témoignent les réformes en cours (ex : France, transfert de la gestion des fonds structurels), et intègre également le champ de compétences locales, comme celle de la gestion des déchets. .

Concernant les programmes européens, notamment les Fonds de Pré-adhésion, nous partons du postulat que leur gestion préfigure celle des fonds structurels, ce qui représente un défi de taille pour la Macédoine et son intégration à l’Union. Aujourd’hui, en phase de préparation pour la nouvelle période de programmation des Fonds de Pré-adhésion 2014-2020, plusieurs faiblesses sont constatées quant à leur mise en place sur le territoire, notamment un usage limité. Cette analyse pourra faire l’objet d’un échange d’expertise avec les agents régionaux de Basse-Normandie qui pratiquent la gestion des fonds structurels et connaissent la méthodologie de leur instruction.

Aussi, la décentralisation et le développement régional équitable, la participation des citoyens et l’intégration européenne, sont désignées comme axes prioritaires de coopération par le Ministère de l’Autogestion Locale, partenaire institutionnel de la Basse-Normandie et maître d’ouvrage à ses côtés.

Enfin, il est important de souligner que ce nouveau programme triennal est conçu à la veille d’une nouvelle étape cruciale pour la démocratie locale en Macédoine, les élections municipales. En avril 2013, 84 Maires et Conseillers municipaux seront élus ou réélus pour quatre ans, avec la mission d’identifier les besoins de leurs citoyens et de proposer des politiques adaptées.
Des statistiques, réalisées en 2012, montrent que la satisfaction des citoyens quant aux services locaux ne cesse d’augmenter depuis 2005. Les échanges avec les nouveaux maires sont donc indispensables pour développer davantage leurs actions au niveau local et le service aux citoyens.

Historique
Depuis 2006, la Région Basse-Normandie coopère avec la République de Macédoine, grâce à une dérogation exceptionnelle du Ministère des Affaires Etrangères lui permettant de travailler en lien direct avec un Etat. Ce programme est conçu en respect de la Charte Européenne en matière d’appui à la gouvernance locale, en perspective des orientations internationales de la France, et en réponse aux besoins des deux territoires.
La gouvernance locale est au cœur du projet par la mise en lien des élus et acteurs des territoires, par les échanges des expériences respectives de la décentralisation, et comme soutien à l’intégration européenne de la République de Macédoine.

Cette politique se fonde aujourd’hui sur 2 piliers :

1.La coopération institutionnelle

Les relations institutionnelles se sont renforcées en 2012, par la signature des accords de coopération entre la Région Basse-Normandie et le Ministère de l’Autogestion Locale macédonien. L’objectif était, et reste, de soutenir la politique de développement régional équitable par l’appui à la gouvernance locale, en identifiant les priorités nationales et régionales en matière de transfert de compétences et ressources.

La coopération entre collectivités bas-normandes et macédoniennes fait également partie du volet institutionnel depuis 2010. 14 collectivités, réparties sur l’ensemble des deux territoires, sont aujourd’hui en coopération, avec une forte implication en ressources humaines, notamment par la création de postes dédiés à la coopération, et financières, et des résultats concrets qui mobilisent et fédèrent l’ensemble de leurs citoyens.

2.L'approche territoriale du développement : actions au niveau régional et local

Le programme soutient le développement de politiques décentralisées considérées comme prioritaires et innovantes : appui au développement numérique des territoires, stratégies Jeunesse et mobilités, valorisation du patrimoine, mise en réseau des acteurs culturels et touristiques, formations aux standards européens de production agroalimentaire, promotion des Droits de l’Homme et échanges universitaires.

Il faut également souligner l’importance accordée à la politique de partenariat de l’Union Européenne et au processus d’adhésion conduit par la Macédoine. Pour cela, 7 champs d’actions, définis en fonction des priorités et orientations européennes, ont fait l’objet d’échanges, de formations et d’expérimentations :

1.Les nouvelles technologies : formations sur les deux territoires pour tout public, séminaires sur l’usage du numérique, sensibilisation à la protection des données personnelles,
2.Stratégies jeunesse : méthode participative et concertation avec les acteurs du réseau Jeunesse des deux territoires, médiation autour de la citoyenneté européenne, échanges de jeunes,
3.Inventaire du patrimoine : partage d’expériences, formations à la méthodologie de l’inventaire, valorisation du patrimoine,
4.Politiques culturelles : diagnostic de territoire, création d’un réseau d’acteurs culturels, échanges de bonnes pratiques, formations aux projets culturels et programmes transfrontaliers,
5.Tourisme : évaluation de l’offre et du potentiel touristique, élaboration d’une stratégie concertée avec les élus locaux,
6.Développement agroalimentaire : expertise des processus de production, renforcement des filières professionnelles, mise en réseau, formations aux standards européens,
7.Droits de l’Homme : formations, échanges universitaires, analyse comparée des législations en vigueur.


Les six années d’expérience ont permis de produire une analyse approfondie des besoins territoriaux et régionaux. C'est sur celle-ci que reposent les fondations du prochain programme triennal.

Aujourd’hui, l’impact territorial du programme est tangible par la mise en œuvre de stratégies intersectorielles de développement local. L’ensemble des deux territoires de coopération a été touché par les projets menés, avec un élargissement significatif à la zone Balkans.

Deux programmes triennaux de coopération se sont ainsi succédés jusqu’à présent. Aujourd’hui, au terme du deuxième triennal de la coopération, les résultats sont visibles. La coopération entre la Basse-Normandie et la Macédoine est reconnue pour son niveau d’expertise et les réseaux qu’elle soutient et contribue à mettre en place.

Ces actions, menées jusqu’à présent par des binômes d’associations bas-normandes et macédoniennes, doivent être poursuivies, et impliquer de façon plus prégnante les autorités locales, qui en garantissent la durabilité. L’approche territoriale est donc une méthodologie adaptée au développement de la gouvernance locale, car en lien direct avec les acteurs /décideurs concernés. Aussi, la maîtrise d’œuvre déléguée à des binômes associatifs doit être intégrée à une stratégie plus transversale et intersectorielle, impliquant les niveaux décisionnels et les différents secteurs considérés comme vecteurs de développement économique et social des territoires. La première phase du programme arrive à son terme, aboutissant au diagnostic des besoins respectifs en matière de bonnes pratiques et de gouvernance. Il s’agit aujourd’hui de mettre en œuvre ses pratiques, en concertation des autorités compétentes.


Objectif du partenariat
Le projet a pour finalité de renforcer la gouvernance locale sur les deux territoires, par l’appui à la décentralisation et à la démocratie locale et participative, dans une perspective européenne.

Les objectifs visent à :
- privilégier une approche territoriale du développement qui prenne en considération les besoins et les potentiels locaux ;
- encourager la cohérence territoriale et le développement équitable et durable par la mise en concertation des différents niveaux de gouvernance et secteurs d’activités;
- favoriser la participation active des citoyens et de la société civile dans son ensemble ;
- renforcer les compétences des différents acteurs du développement territorial ;
- sensibiliser au dialogue interculturel et au contexte européen;
- privilégier les actions de proximité pour impliquer les citoyens au débat public, et encourager l’émergence d’une citoyenneté européenne ;
- promouvoir la démocratie, la citoyenneté active, les droits de l’Homme et de la paix sur les deux territoires.

Le défi européen est un point commun aux deux territoires : l’ouverture du territoire bas-normand à l’Europe est un des objectifs majeurs de la stratégie internationale de la Région, notamment par les échanges, la mobilité et la formation, alors que la République de Macédoine doit parvenir à l’acquis communautaire pour devenir membre. Les deux territoires ont développé chacun une expertise propre de l’Europe, tant dans la gestion des fonds de soutien au développement local que dans la connaissance des programmations, et peuvent renforcer, par des échanges bilatéraux, leurs compétences respectives.

Description détaillée du partenariat
Depuis la signature des accords de coopération entre la Région Basse-Normandie et le Ministère de l'Autogestion Locale de Macédoine, en juillet 2012, le programme renforce son axe institutionnel d'appui à la décentralisation.
En effet, étant l'objectif majeur de cette politique ministérielle, la coopération avec la Basse-Normandie s'y intègre en soutenant le Ministère dans sa stratégie, et les Centres de développement et planification régionaux dans la mise en œuvre des transferts de compétences qui leur sont dévolues. La coopération met en lien les acteurs des deux territoires sur des problématiques communes, et permet de développer des projets innovants sur la base des échanges réalisés. Depuis six ans, les projets conduits ont pour principal objectif de soutenir la gouvernance locale, en mettant en concertation les différents acteurs territoriaux et en impulsant des synergies intersectorielles favorisant le développement des territoires. L’implication des autorités locales et nationales macédoniennes constituent un enjeu majeur pour la période 2013-2015 car elles sont les garants de la pérennité et de la légitimité des actions menées

C’est pourquoi, dans le cadre du prochain programme triennal, la Région Basse-Normandie et le Ministère vont constituer un comité de pilotage du programme avec le groupe interministériel macédonien en charge de la régionalisation, afin de déterminer les projets qui pourront être réalisés avec les différents échelons décisionnels et secteurs d'activités. Le programme est intrinsèquement lié à une logique de réciprocité, permettant aux partenaires de renforcer leurs compétences et d'analyser leurs propres dispositifs et politiques, tant en Basse-Normandie qu’en Macédoine.

Dans la continuité des projets menés depuis 6 ans, les axes de travail, correspondant aux politiques décentralisées, seront poursuivis avec pour méthodologie la concertation des acteurs des territoires. Comme précédemment mené, les actions devront être réalisées sur un territoire pilote, puis modélisées pour être ensuite adaptées aux autres régions, municipalités, pays. Afin d'en assurer la durabilité, les autorités doivent être de plus en plus impliquées.
Partant de l'analyse des résultats des deux premiers programmes triennaux, seules les actions conduites avec le soutien des institutions politiques ont abouti et ont été inscrites dans un schéma de développement local durable. Aussi, la maîtrise d'ouvrage constituée du Ministère de l'Autogestion Locale et de la Région Basse-Normandie, en accord avec les territoires d'actions, proposera des projets avec la configuration suivante :
1 projet, 1 territoire, 1 modèle stratégique de politique de développement

Le projet 2013-2015 a pour ambition d'articuler les différents niveaux et acteurs du processus de décentralisation et régionalisation : Etat, Régions, Municipalités, Villes, Société Civile, Secteur Privé. Sur des politiques de priorité, la coopération institutionnelle doit aboutir à des propositions concertées et adaptées aux différentes échelles de leur mise en œuvre. Elles doivent répondre aux objectifs de l'Etat macédonien, de la Région Basse-Normandie, de l'Etat Français et de l'Union Européenne.

L’architecture générale du projet suit cette méthodologie :
1. Un appui institutionnel renforcé sur les questions de décentralisation et de régionalisation mis en œuvre à différentes échelles :
a.une coopération entre l’Etat macédonien, ici le Ministère de l’Autogestion Locale, et la Région Basse-Normandie sur la stratégie territoriale,
b.le réseau des 14 villes bas-normandes et macédoniennes qui coopèrent et échangent sur les compétences locales et sur des projets européens,
c.l’accompagnement et l’appui à la mobilité des acteurs des deux territoires : des secteurs de l’enseignement, de la culture, de la formation, etc
d.le renforcement des réseaux des collectivités en coopération avec les Balkans,
e.l’échange d’’expertises sur des domaines-clés, tels que les Droits de l’Homme.

2. Des actions en direction des territoires, sur des champs spécifiques/ thématiques mises œuvre sous forme d’appels à projets, dont les objectifs et cahiers des charges seront définis en fonction des priorités de la politique de décentralisation, et en accord avec le Ministère de l’Autogestion Locale, de l’Ambassade de France à Skopje et des centres régionaux de développement et de planification.


Les actions du programme ont pour finalité de s'inscrire dans un cadre européen les légitimant sur le long terme. L'implication dans des réseaux internationaux travaillant dans les Balkans et sur des modèles de coopération régionaux permet de palier à un éventuel cloisonnement du programme dans sa bilatéralité. La coopération Basse-Normandie/République de Macédoine a donc vocation à s'élargir à d'autres partenariats et réseaux internationaux, et modéliser sa méthodologie d'approche territoriale du développement.


- La coopération institutionnelle, appui à la décentralisation
Objectif de l’action : - Accompagner le processus de décentralisation en République de Macédoine
- Soutenir la mise en place des stratégies et politiques de développement régional équitable
-Renforcer les compétences, tant sur les connaissances des politiques et programmes de décentralisation que sur les pratiques de mise en œuvre d’un schéma de cohérence territoriale
-Mettre en réseau et encourager la concertation des différents acteurs concernés
-Accompagner le processus d’intégration européenne

Description sommaire : La décentralisation est un processus en plusieurs dimensions : politique, administrative et fiscale, et niveaux : national, régional et local. Sa mise en œuvre induit également l’adhésion et l’implication des acteurs du territoire, institutionnels, privés et société civile.

La coopération décentralisée Basse-Normandie/Macédoine intervient aux différentes étapes du processus, en travaillant sur la stratégie de territoire avec les autorités ministérielles et sur la réalisation de de celle-ci avec les centres régionaux.

L’appui institutionnel à la décentralisation est donc une priorité pour le programme de coopération . Le Ministère de l’Autogestion Locale est le maître d’ouvrage de cette politique sur son territoire, ce qui en fait le partenaire privilégié du projet de coopération, orientant les actions en fonction de leur adéquation avec les politiques nationales.

Compte-tenu du contexte de décentralisation partagé par les deux territoires, cette action a un impact réciproque, car même si le processus est entamé depuis 30 ans en France les réformes renforcent les compétences des collectivités qui doivent renouveler leurs méthodologies de travail en regard des orientations internationales et européennes.
Aussi, les actions visent :
- à renforcer le cadre national macédonien nécessaire au développement d’un système décentralisé efficient,
- à soutenir les autorités locales dans la gestion des compétences transférées

En impliquant l’échelon politique, le programme s’inscrit dans la durabilité car il est le principal décideur des orientations et des stratégies. Niveaux national, régional et local vont donc être parties prenantes des projets menés, depuis leur conception à leur réalisation. Les services institutionnels, qu’ils soient ministériels ou municipaux, vont accompagner la concertation par leurs conseils et expertises, et la mise en place des actions en lien avec les acteurs des territoires. Ils sont un maillon essentiel de la matrice globale du projet car ils sont le lien entre les élus et les administrés.

La Région Basse-Normandie et le Ministère de l’Autogestion Locale vont travailler de concert sur les thèmes suivants :
-la décentralisation : politique, stratégie, mise en œuvre,
-le développement régional équitable et la coopération inter-municipale
-l’intégration européenne, la coopération transfrontalière et la gestion des fonds européens
-la participation citoyenne.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Association des Agences de la démocratie locale
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional de Basse Normandie
Bénéficiaire(s)
Elus locaux et régionaux ; Autorités nationales macédoniennes: Ministère de l’autogestion locale ;Bureau de développement régional Autorités locales : centres de développement régionaux, municipalités, villes Agents publics locaux et régionaux ; fonctionnaires territoriaux Associations des deux territoires ; Chambres professionnelles et consulaires; Institutions d’enseignement.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Ministère de l'Autogestion Locale de Macédoine Macédoine Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Ministère de l'Autogestion Locale de Macédoine Hani Tahir info@mls.gov.mk

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional de Normandie Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Caen, Ifs, Ouistreham, Hermanville-sur-Mer, Cherbourg-Octeville, Communauté de Communes de Livarot, Fleury-sur-Orne, Institut International des Droits de l"Homme et de la Paix, Institut Français - Pôle collectivités territoriales
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Ministère de l'Autogestion Locale de Macédoine, Bureau de développement régional, Centre de développement de la Région du Sud-Ouest, Centre de développement de la Région du Sud-Est, Centre de développement de la Région de l'Est, Centre de développement de la Région du Nord-Est, Centre de développement de la Pélagonie, Centre de développement de la Région du Vardar, Centre de développement de la Région de Polog, Centre de développement de la Région de Skopje, Berovo, Debar, Struga, Ohrid, Vevcani, Karpos, Veles
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional de Basse Normandie



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 114189 0 2012
Conseil régional de Normandie 712889 0 2012
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 620000 2012
Caen, Ifs, Ouistreham, Hermanville-sur-Mer, Cherbo 650606 2012




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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