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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Lomé"

Correspondant coopération décentralisée
Antoine BOUDOU
Courriel : antoine.boudou[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Gilles GANIVET
Courriel : gilles.ganivet[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Sécurité alimentaire : Promotion de la culture des légumineuses à grains et Organisation de la filière Niébé dans la Région Centrale - Togo
Année de première signature de la convention
1987
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention
Agriculture et agroalimentaire

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
1987
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
Le concept de sécurité alimentaire renvoie à la disponibilité mais aussi à l'accès à la nourriture en quantité et en qualité suffisantes.

Assurer la sécurité alimentaire d’une population implique donc non seulement que la production de denrées alimentaires soit suffisante mais aussi accessible.

Sur ces deux volets, la Région Champagne-Ardenne et son partenaire, la Région Centrale, interviennent pour mettre en mouvement les acteurs locaux et mutualiser les compétences de chacun d’entre eux afin d’améliorer les capacités de production, de transformation et de commercialisation des denrées alimentaires.

L'objectif 1 des Objectifs Du Millénaire pour le Développement des Nations Unies était de réduire sensiblement la pauvreté et la faim. Les progrès en la matière sont décevants : la situation alimentaire mondiale est aujourd’hui critique et tous les pronostics convergent vers une aggravation de la situation qui impactera directement les Régions du Sud à court terme.
A moyen terme, un doublement de la production mondiale sera nécessaire pour lutter contre les pénuries alimentaires.

L’agriculture redevient ainsi un enjeu majeur des problématiques de développement, mais dans son acception large, incluant sa vocation productive, l’accès à l’alimentation des plus vulnérables et la qualité nutritionnelle des denrées disponibles.

Selon la dernière étude du Programme Alimentaire Mondial (PAM) sur la sécurité alimentaire, 47 % de la population rurale togolaise est touchée par cette insécurité et 37 % est considérée à risque.

Sur le plan agricole, les méthodes utilisées pour la production demeurent rudimentaires :

 moins de 3 % des superficies emblavées le sont avec des semences sélectionnées dont à peine 15 % reçoivent de l’engrais ;
 10 % du labour se fait au moyen de la culture attelée ;
 1 % de façon motorisé ;
 90 % des espaces labourés le sont avec du petit matériel aratoire (houe, machette).

Quant aux systèmes de production, ils demeurent très extensifs et restent caractérisés par une agriculture itinérante sur brûlis. Les rendements sont, de fait, faibles et limitent les efforts de production à la subsistance. Dans l’incapacité d’utiliser les engrais, qui demeurent incontournables pour la production des céréales du fait de l’appauvrissement des sols par les feux de brousse, la majorité des producteurs se spécialise progressivement dans la production des ignames en adoptant une culture itinérante sur brûlis.

Le Togo, et la Région Centrale en particulier, disposent d’importantes potentialités agricoles.

Le régime climatique de la Région Centrale est de type tropical semi-humide, en l’occurrence soudano-guinéen, caractérisé par deux saisons distinctes. La saison pluvieuse d’avril à octobre, avec un régime de croisière en juillet-août (entre 1 000 mm et 1 300 mm de précipitations cumulées). Puis la saison sèche, de novembre à mars, subissant les effets de l’harmattan (de décembre à février).

Les sols à dominance sablo-argileux sont couverts d’une végétation de savanes arbustives.
Ces conditions pédoclimatiques marquées par de faibles variations photopériodiques constituent un atout pour le développement de la culture des légumineuses à grains dont le niébé.

Le niébé est une plante dont la graine est utilisée en alimentation humaine. Cette graine ressemble à un petit haricot. La plante appartient d'ailleurs, comme le haricot ou le pois et la luzerne, à la famille des légumineuses.

Le niébé est cultivé au Togo depuis longtemps. Jusqu’à récemment, il était quasi exclusivement destiné à l'autoconsommation familiale. A partir du début des années 90, la demande en niébé va augmenter progressivement au Togo et dans les pays côtiers voisins, sous l'effet du changement des habitudes alimentaires et de l'urbanisation. Une partie croissante de la production est donc destinée à la vente sur le marché intérieur.

On peut considérer le Togo comme un pays structurellement déficitaire en niébé. L'observatoire des produits vivriers estime la demande togolaise de niébé entre 65 000 et 75 000 tonnes par an. Si on s'en tient à cette estimation, la différence entre le disponible domestique et les besoins réels se situerait entre 5 000 et 10 000 tonnes, qui est en partie comblée par les importations en provenance des pays voisins (Burkina Faso, Niger et Bénin).

Les efforts de production de niébé dans la région Centrale ne donnent que des rendements très faibles. Cette situation s’explique par deux principaux facteurs à savoir :

 La non maîtrise des techniques de mise en place et de conduite de la culture du niébé par les agriculteurs ;
 Le niveau très élevé d’infestation de la zone en prédateurs de cette culture.

Au-delà de la recherche des moyens d’optimisation des rendements, le stockage du produit pour pouvoir le vendre à des prix rémunérateurs est une préoccupation majeure des producteurs. Le niébé est nettement plus sensible aux attaques parasitaires lors de son stockage que les autres variétés de légumineuses ou que les céréales. Les pertes liées au stockage sont évaluées à plus de 30 % de la production totale. Elles sont essentiellement causées par les bruches qui pondent leurs œufs dans les graines, aux champs. Ces œufs demeurent dans les grains et éclosent lorsque les conditions d’oxygène et d’humidité deviennent favorables. Ils donnent alors des larves qui se nourrissent du grain avant de se métamorphoser en insectes adultes.

Le développement de la culture du niébé, reconnue pour sa capacité à fixer l’azote dans le sol, pourra produire un effet de levier pour les céréales comme le maïs, principale denrée alimentaire de la zone. Excellent précédent cultural des céréales, l’utilisation du niébé en tête de culture céréalière permet de réduire l’apport d’engrais chimiques, notamment azoté, tout en maintenant des rendements satisfaisants.

Plusieurs techniques de transformation des graines sont localement maîtrisées. Le niébé, riche en protéines végétales, entre dans la composition de plusieurs mets traditionnels de la région Centrale. Les grains de niébé peuvent être mélangés à du gari, ou cuit avec du riz, être réduits en pâte pour confectionner des beignets frits, ou des galettes cuites à la vapeur ou sur pierre, etc. Quant aux feuilles fraîches, elles sont utilisées comme légumes dans la préparation de la sauce pour accompagner la pâte de maïs ou de mil.

Pour toutes ces raisons, il paraît judicieux de développer la culture du niébé afin de renforcer la lutte contre l’insécurité alimentaire dans la région Centrale.
Historique
Depuis le début de ses coopérations décentralisées, l'agriculture, comprise dans son sens le plus large, est un axe prioritaire d'intervention de la Région Champagne-Ardenne (RCA) qui considère ce secteur d'activités comme capable d’amorcer une dynamique de développement tout en répondant aux besoins immédiats des populations.

Le secteur agricole marque ainsi une spécificité de la coopération conduite par la RCA qui se décline, notamment au Togo, dans l’accompagnement des initiatives locales s’inscrivant en cohérence avec la politique de l’état et les OMD (ONU).

Ces dernières années, à titre d’exemple, la RCA a initié et accompagné différents programmes à vocation agricole dans la Région Centrale :

 L'appui à la mise en œuvre d’activités agro-forestières structurantes (programme 2007-2009, cofinancé par le MAE) ;
 Un programme visant à renforcer la sécurité alimentaire par l’amélioration de l’accès des producteurs de céréales aux facteurs de production, l’amélioration des conditions de stockage et l’encadrement technique (2010-2012, cofinancé par le MAEE) ;
 Un programme d’amélioration de l’aviculture villageoise féminine (2011, cofinancé par le MAE) ;
 Un programme de renforcement et de structuration de la filière production/commercialisation d’anacarde (2012).

A noter également l’installation des Indications Géographiques Protégées (IGP) et la mise en place d’un Observatoire des ressources agricoles dans la Région de l’Oriental au Maroc (programme PAD), et divers programmes à vocation agricole au Bénin (maraîchage et aviculture, reforestation, promotion de la culture du moringa).

Ces actions ont donné des résultats significatifs ainsi qu’un certain « visage » à la coopération du Conseil régional de Champagne-Ardenne.
Objectif du partenariat
Ce programme a pour objectif de contribuer à la sécurité alimentaire de la région Centrale par l’amélioration des conditions de production, de conservation et de commercialisation du niébé tout en prenant en compte la gestion durable des ressources naturelles et la restauration de la fertilité des sols.

De manière plus spécifique, il a pour objectifs de :

 Favoriser l’émergence d'organisations paysannes performantes ;
 Appuyer l’organisation des producteurs de niébé en groupements ;
 Appuyer la production de semences améliorées au niveau paysan ;
 Assurer l’encadrement technique des groupements de producteurs identifiés ;
 Améliorer les conditions de stockage ;
 Rentabiliser l'«entreprise agricole» à travers l’accès et l’utilisation rationnelle et optimum des facteurs de production ;
 Proposer et appuyer une activité de transformation/commercialisation de niébé aux organisations féminines.
Description détaillée du partenariat
Ce projet de promotion de la Culture des plantes légumineuses à grains vise à lutter contre l’insécurité alimentaire à travers l’organisation de la filière « niébé » dans la région Centrale au Togo.

Il s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée établie entre cette Région et la Région Champagne-Ardenne, depuis 1986 et s’articule autour de trois actions à savoir :

1 - L’appui à l'organisation des producteurs de Niébé

Il est prévu dans le cadre de cette action d’identifier à travers les localités des quatre Préfectures de la Région Centrale, les producteurs agricoles intéressés par la filière Niébé et de les organiser en une cinquantaine de groupements comptant chacun une dizaine de producteurs.

Les membres de ces organisations seront formés sur les différentes techniques de mise en place et conduite des parcelles de production de niébé (Labour, semis, densité, entretiens), de récolte, de traitement post-récolte (conservation) et de commercialisation. Ils bénéficieront d’un encadrement technique de proximité.

2 - L’appui à l’accès aux facteurs de production et à la commercialisation du Niébé

Cette action vise à mettre à disposition des membres des groupements organisés le matériel adéquat en vue d’optimiser les rendements de production. Il s’agira de doter les organisations de producteurs de petits matériels et d’intrants sous forme d’avances remboursables.

L’appui à la commercialisation consistera à former les femmes membres des groupements de commerçantes et les producteurs sur les pratiques de stockage du niébé et sur les techniques de recherche et de négociations du marché. Pour faciliter les opérations de stockage, chaque producteur bénéficiera d’une bâche pour le séchage solaire et d’un grenier du modèle traditionnel amélioré ou de sac « triple fonds ».

3 – La vulgarisation et la promotion des techniques naturelles de conservation et de lutte contre les ravageurs du niébé

Le niébé est extrêmement sensible aux attaques parasitaires aux champs et, plus encore, lors de son stockage. Sa conservation mérite donc une attention particulière appuyée par un traitement efficace.

Des techniques naturelles de conservation existent et méritent d’être largement diffuser dans les localités de la Région Centrale. De même, l’utilisation de greniers traditionnels améliorés, expérimentés lors du programme « Sécurité Alimentaire » 2010-2012, se doit d’être étendue.

Cette action visera également à expérimenter des techniques biologiques de lutte contre les ravageurs aux champs.

L’ACCIR, une association de la Région Champagne-Ardenne ayant acquis une solide expérience concernant la filière niébé au Burkina Faso, sera étroitement associée à ce projet en tant que partenaire technique et financier (voir rubrique « Autres structures concernées).

- Appui à l'organisation des producteurs de Niébé de la région Centrale
Objectif de l’action : Cette action vise à accroitre les résultats productifs et économiques des producteurs de niébé par l’appui à leur organisation, par des formations techniques continues et par un encadrement/suivi de proximité.

De manière synthétique, cette action vise à :

 Structurer les producteurs de niébé de la région Centrale ;
 Assurer le renforcement de leurs compétences techniques pour une meilleure gestion de l’entreprenariat agricole ;
 Rentabiliser l’« entreprise agricole » par un accroissement de la production, une meilleure maîtrise des parcours culturaux et des techniques de conservation du niébé.

Description sommaire : Après une phase de sélection des organisations les plus performantes, l’action s’attachera à renforcer les capacités organisationnelles et techniques des bénéficiaires. Il est à noter que la culture du niébé est une activité très délicate. Pour de meilleurs rendements, cette culture nécessite des précautions et des traitements phytosanitaires que les agriculteurs du milieu rural ignorent souvent.

Cet appui se traduira donc par des sessions de formations continues et par un encadrement technique de proximité.

A noter qu’une équipe technique d’encadrement a déjà fait ses preuves lors de la mise en œuvre des triennaux 2007-2009 et 2010-2012 (4 chargés de suivi, niveau de formation supérieure en agrologie ou en agronomie).

Trois de ces chargés de suivi, possédant aujourd’hui une excellente maîtrise du milieu et du contexte d’intervention, seront reconduits pour la durée de ce programme.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Région Centrale
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional de Champagne Ardenne
Bénéficiaire(s)
Les bénéficiaires principaux de ce projet sont les producteurs et leurs familles ainsi que les jeunes agriculteurs fraîchement installés qui pourront plus facilement s’intégrer dans des activités de production. Par extension, l’accroissement des revenus agricoles aura des retombées sur l’économie villageoise. Par ailleurs, les autorités locales et coutumières se porteront garantes de la démarche et gagneront par ce biais un regain de crédit. Enfin, les femmes, qui occupent un rôle central dans la société, verront leur autorité renforcée du fait qu’elles pourront générer des compléments de revenus.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Région Centrale Togo commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Région Centrale TCHEMI TCHAMBI TCHAKPRO

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional du Grand Est commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Région Centrale
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional Alsace Champagne-Ardenne Lorraine



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 43800 0 1987
Conseil régional du Grand Est 62500 0 1987
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 20000 1987
, Région Centrale 9000 1987




Évaluations, communication et perspectives

Aucune communication n'a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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