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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Ouagadougou"

Correspondant coopération décentralisée
Marion ANVROIN
Courriel : marion.anvroin[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BARBOT
Courriel : laurent.barbot[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Châtellerault – Kaya, développement solidaire 2013-2015
Thématique d'intervention
Politique, humanitaire et coopération transfrontalière
Sous-thématique d'intervention
Gouvernance locale et appui institutionnel
Sous-sous-thématique d'intervention
Appui institutionnel

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2013
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/12/2015
Contexte
Contexte national

Cette partie du document est une synthèse de données géographiques et statistiques du gouvernement du Burkina-Faso, et notamment de la première partie du document de stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD), document d'orientation du gouvernement actuel du Burkina-Faso. Les autres sources mobilisées sont principalement celles du PNUD et de la Banque mondiale.

Le Burkina-Faso est un pays sahélien d'Afrique de l'Ouest, sans ouverture à l'océan, classé parmi les 20 pays les plus pauvres de la planète par l'Organisation des Nations Unies. Il compte près de 16 millions d'habitants dont près de 60% a moins de 20 ans. La superficiedu pays est de 274.000 km² (une moitié de France métropolitaine). Le P.N.U.D classe le pays en 181ème place sur 187 pays avec un Indice de Développement Humain (I.D.H.) de 0,331 donc légèrement inférieur à la moyenne des pays d'Afrique sub-saharienne, en 2011.

Le PNB par habitant est passé de 1200$ (2006) à 1500 $ (2011) par an. Entre 2000 et 2009, la croissance économique, caractérisée par de fortes disparités, atteint 5,2% de croissance annuelle en moyenne. L'augmentation de la démographie (435 000 habitants supplémentaires par an) du pays impacte le ratio d'augmentation du PIB par tête et dirige les ressources vers les investissements démographiques au détriment des investissements productifs. L'accès à l'éducation est, par exemple, l'objet d'un combat permanent ; l'objectif de scolarisation universelle en 2015 est menacé et l'alphabétisation n'a finalement progressé que faiblement depuis 2006. Comme dans tous les pays d'Afrique (hors Afrique du Nord), la pauvreté recule moins vite que dans le reste du monde. 71% de la population vit avec moins de 2$ par jour et 42,4% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté national (Classement 2011 - PNUD. hdr.undp.org ) et donc avec moins de 165,00€ par an (108 000 CFA).

Le secteur agricole domine très largement l'économie du Burkina-Faso. L'agriculture et l'élevage emploient presque toute la population rurale et une partie importante de la population urbaine. Près de 85% des Burkinabè travaillent dans le secteur primaire. Les rendements agricoles faibles, les méthodes archaïques et les aléas climatiques rendent cette partie de la population majoritairement pauvre et fragile. L'agriculture contribue à hauteur de 40% au PIB du Burkina-Faso. Le Faso, comme les autres pays du Sahel, n'est pas auto-suffisant en matière alimentaire.
Depuis trois ans, l'extraction des ressources minières s'est développée. L'or est devenu le premier secteur d'exportation.
Le secteur des services, encore largement informel, est en croissance constante. Il tire la croissance du Burkina, réelle depuis une dizaine d'années. Les services marchands constituent un capital de créations d'emplois dans le commerce, les services financiers et les T.I.C ainsi que dans le tourisme et ses activités connexes.

La fragilité environnementale s'est accentuée dans un contexte de changement climatique qui se manifeste par la baisse tendancielle du volume et de la quantité de la pluviométrie et par l'effet de serre. Les bilans révèlent :
la dégradation des terres particulièrement dans les zones arides et semi arides (aggravée par la désertification) ;
la menace d'une situation de stress hydrique permanent et la dégradation des ressources en eau par pollution urbaine, domestique et agricole ;
la non durabilité des ressources énergétiques actuelles (sur-exploitation du bois) pillées par une demande croissante ;
des problèmes croissants d'environnement urbains où se concentrent surconsommation des ressources naturelles, accumulation des nuisances et de l'insalubrité et croissance de la précarité et de la pauvreté;

La SCADD met en avant la nécessité de mieux mobiliser les ressources humaines et économiques dans une approche de gestion durable particulièrement dans les domaines de la bio-diversité, des ressources en eau, des ressources pastorales, halieutiques et fauniques. La promotion des bonnes pratiques et de l'éducation à l'environnement est le corollaire explicite des besoins formulés par le gouvernement du Burkina-Faso.

En matière de mobilisation des ressources, le nouveau gouvernement a réussi à rétablir la confiance de la communauté internationale après la crise sociale que le pays a traversé en 2011. En février 2012, le Burkina-Faso a mobilisé à la fois les donateurs traditionnels et le secteur privé autour de son programme de développement. 5,3 milliards de dollars US (représentant 96% des besoins de financement estimés à 5,5 milliards de dollars US) ont été engagés à la conférence de Paris.

En matière de gouvernance, la démocratisation de la vie politique est engagée depuis le début des années 1990. La situation du Burkina-Faso s’est normalisée après la périodede protestations et de troubles politiques en 2011. Le nouveau gouvernement (nommé en avril 2011) a engagé un dialogue avec les différentes parties prenantes pour traiter de la demande de plus en plus forte d’un meilleur partage des fruits de la croissance économique et d’une meilleure gouvernance. Le gouvernement s’est engagé dans une série d’importantes reformes institutionnelles et politiques dont l'un des objectifs a été la lutte contre la corruption au sein des institutions de l'état. Les systèmes visant à lutter contre la fraude et les faux ont été améliorés, mais les organes de contrôle et la mise en œuvre des sanctions ont besoin d'être confortés. Le rapport 2012 de l'ONG Transparency International montre que les états africains les mieux notés sont dans la moyenne mondiale. Il relève les progrès enregistrés par le Burkina-Faso (75ème sur 176 pays évalués).

Outre la promotion de la bonne gouvernance politique, administrative et économique au sein de l'état, le gouvernement s'est attaché à promouvoir la décentralisation en réformant le code général des collectivités territoriales. La SCADD pointe cependant combien la décentralisation souffre encore de l'insuffisance de ressources et de la faible déconcentration de l'administration pour accompagner les collectivités territoriales émergentes. Le transfert effectif des responsabilités et des ressources aux communes, étendu à tout le territoire depuis 2006, reste encore un objectif à atteindre, dont la condition de réussite reste le renforcement des capacités des collectivités.

Le contexte local : Kaya, pour 2/5ème un centre urbain et une capitale régionale, pour 3/5ème un territoire rural, le tout, confronté à des besoins structurels.

Diagnostic:
Sources : Les informations de ce résumé sont issues du Plan Communal de Développement de la Commune de Kaya et du diagnostic territorial de la région Centre-Nord.

La commune de Kaya comptait en 2011, une population de 134 078 habitants selon l’Institut National des Statistiques et de la Démographie (INSD). Elle compte 71 villages et 7 secteurs.
Elle est située entre 13 *5’1 Latitude Nord et 1*05’ Longitude Ouest. Elle couvre une superficie de 922 km2. Kaya est la capitale de la région Centre-Nord qui comprend les provinces du Namatenga, du Bam et du Sanmatenga dont elle est aussi le chef-lieu. Elle se situe au cœur du plateau Mossi, du nom de l'ethnie dominante au centre et au nord du Burkina-Faso. A 100 kilomètres au Nord-Est de Ouagadougou, elle est reliée à la capitale par une route de bonne qualité. Elle pourrait être à nouveau desservie par la ligne de chemin de fer Abidjan – Ouagadougou - Nyamey, dont l'exploitation au Nord de Ouagadougou est interrompue depuis la décolonisation (à l'exclusion de la desserte de Kaya mise en place par la révolution sankariste). Les gouvernements ivoiriens et burkinabé ont lancé les études à la faveur d'un sommet des deux chefs d'état fin 2012. La rentabilité de la ligne dépend des transports liés à l'exploitation de la bauxite blanche de Kaya, des minerais de manganèse plus au nord au Burkina-Faso, de manganèse et d’uranium depuis le Niger jusqu’au port d’Abidjan et du bétail du Burkina-Faso et du Niger vers la Côte d’Ivoire.

L’organisation socio-politique traditionnelle est de type centralisée autour du (Dima ou Rima) de Boussouma qui a le pouvoir de nomination des douze (12) chefs de canton. Ceux du Sanmatenga, PIcoutenga, Kirgoutenga et Diguila composent la commune de Kaya et sont désignés par un collège de dignitaires.  Chaque chef de canton dispose de la prérogative de nommer ou révoquer les chefs de village.
Le renforcement des institutions démocratiques encore récentes (tel le conseil municipal de Kaya, élu pour la première fois en 1995) est un objectif prioritaire de la coopération Châtellerault-Kaya. La conduite des projets de développement sous l'autorité des maires successifs de Kaya a sollicité les pouvoirs traditionnels, qui restent influents.

Les groupes ethniques principaux en présence dans la région sont les Mossés (au moins 85%), Peuls (entre 5% et 9%) et les Gourmantchés.
Bambara, Bissa, Bwamu, Marka (ou Dafing), Haoussa, Dagara, Dioula, Kô, Koussassé, Bella, Lèla, Lobi, Marka, Nounouma, Samo et Sénoufo sont aussi représentés dans la population kayalaise.

Les confessions religieuses représentées à Kaya sont respectivement : l’Islam (55%), le Christianisme (25%), l’Animisme (10%) et sans religion (10%). Les données disponibles datent de 2005 et décrivent donc le Kaya urbain. La partie rurale est beaucoup plus marquée par la présence animiste et dans une moindre mesure celle de l'Islam.
Les différentes ethnies et religions coexistent pacifiquement, contribuant à un climat social stable, favorable au développement d’activités communautaires, facteur de développement social et économique.

Les sols sont soit des sols ferrugineux tropicaux peu profonds et lessivés sur les glacis, peu propices aux activités agricoles, soit des sols ferrugineux tropicaux profonds dans les bas-fonds favorables aux activités agro sylvo-pastorales.

Sur le plan énergétique, la ville de Kaya a bénéficié en mars 2006, pour sa partie urbaine, de l’électrification en continue par l’interconnexion depuis Ouagadougou. L'augmentation continue des besoins nationaux est limitée par la structure du réseau, dépendant encore essentiellement des infrastructures hydro-électriques transnationales au sud du pays, avec le Ghana et la Côte d'Ivoire. L'alimentation à Kaya par le réseau national est instable. Les délestages du réseau se multiplient depuis trois ans au fur et à mesure que le réseau interconnecté croît.
Les installations solaires à usage domestique, en développement, restent encore l'exception. Quelques projets ont permis l'autonomisation en énergie d'équipements publics, confirmant l'hypothèse d'un potentiel réel de développement. Des groupes scolaires ruraux ont bénéficié par exemple d'installations solaires à l'initiative de programmes financés par les coopérations de Châtellerault (F) puis d'Herzogenaurach (Allemagne). Le bois constitue cependant la principale source d’énergie dans la commune de Kaya. La grande partie de la consommation totale est assurée par auto-ravitaillement.

La pluviométrie se caractérise par l’alternance d’une longue saison sèche d’octobre à juin et d’une courte saison pluvieuse de juillet à septembre. Elle se caractérise également par une répartition inégale des pluies dans le temps et dans l’espace. Les hauteurs de pluies tombées fluctuent entre 600 et 750 mm/an. Les températures varient entre 17°C en décembre et 40°C en avril.

Tableau 1: Évolution de la pluviométrie de Kaya de 2001 à 2008

Années

2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008

H (mm)
560
682
1115
582
944
514
665
748

N. jours
-
37
51
36
47
40
40
47
Source : Direction Générale de la Météorologie (2001-2004) - DPAHRH-SNM 2005-2007, DRAHRH 2008

Depuis 2008, la commune se situe au niveau de l’isohyète 600 mm. On note une tendance à la baisse des quantités annuelles enregistrées, avec les conséquences significatives sur la production agro-sylvo-pastorale.
L’évapotranspiration (ETP) d’une valeur moyenne journalière de 5 mm est très élevée et les valeurs moyennes sont en dessous des apports pluviométriques mensuels dans la période allant de mi-juillet à mi-septembre. (Source :MEDEV/PDLS : étude des potentialités économiques des zones agro-sylvo-pastorales de la province du Sanmatenga, rapport définitif du diagnostic primaire Tome 1, juin 2004, pp 8)
Autrement dit, les apports d’eau sont supérieurs aux pertes par évapotranspiration uniquement 60 jours sur 365 dans l’année.

Les ressources en eau. (Synthèse du PCD – AEPA de la Commune de Kaya / Février 2010. ANTEA / SAPAD - Financement AFD et de l'étude de préfiguration du programme d'accès à l'eau potable et à l'assainissement en faveur de 8 communes du Burkina Faso – 2009 - AMBF - Auteur : Lassana Kaba – Financement 16 coopérations décentralisées en France et en Allemagne dont Châtellerault et Herzogenaurach).

Aucun cours d'eau permanent ne dessert la commune de Kaya. Le réseau hydrographique est organisé autour du cours d’eau du NAPAGABA. Il constitue le bassin supérieur du NAKAMBE.
Au niveau du sous-sol, la présence de fractures dans le socle granitique favorise la présence d’eau sous forme aquifère. Néanmoins dans certaines zones, la disponibilité en eau souterraine constitue un réel problème.
La commune de Kaya a des réserves totales et renouvelables élevées.
Elles sont constituées :
- de points d’eau de surface temporaires, des retenues d’eau qui tarissent vers le mois de mars, des boulis qui tarissent vers le mois de février et des marigots dont l’eau n’est plus disponible au-delà du mois de novembre. A environ 15 km du chef lieu de commune, en direction de Kongoussi, se trouve une retenue d’eau de surface permanente : le lac Dem. Il est alimenté par les cours d’eau temporaires, qui se forment durant la saison des pluies.
- des eaux souterraines de la ville de Kaya. Elles proviennent de la nappe phréatique qui se trouve dans la roche dure. Elles servent en grande partie à la consommation de la population et des animaux. Elles sont aussi utilisées dans les fosses fumières et pour l'irrigation.

L'exploitation de l'eau :
L'ONEA est l'exploitant « urbain » de Kaya par contrat d'affermage avec la commune. Le réseau de distribution de distribution d’eau potable ONEA comptait plus de 2 300 branchements privés et 46 bornes fontaines au niveau du chef lieu de commune en 2009.
Dans les villages, la gestion de l'eau relève d'initiatives communautaires autour des forages et des puits. La commune de KAYA dispose d’un total de 350 forages répartis sur l’ensemble de son territoire dont 279 fonctionnels. On dénombre aussi (selon les données de l’inventaire national des ouvrages hydrauliques - INOH) 113 puits modernes, dont 6 abandonnées, 50 temporaires et 57 puits permanents.
Pour atteindre les OMD à Kaya, les besoins de financement pour la période 2010 – 2015 ont été estimés dans le PCD – AEPA à hauteur de 2,4 Millions €.
Historique
Historique

[Depuis le 11 juillet 1976, les villes de Châtellerault et de Kaya sont engagées dans un jumelage formalisé sous l’égide de la fédération mondiale des villes jumelées (Cités Unies). Les associations de jumelages Châtellerault-Kaya et Comité des Jumelages de Kaya ont été maîtres d'œuvre de la coopération jusqu'en 2006. La coopération, menée sur le modèle du jumelage puis du jumelage-coopération, a permis de nombreuses réalisations dans des thématiques très variées et contribué à l'équipement du territoire de Kaya. Développement agricole (formations), éducation (construction et rénovation de groupes scolaires) et lecture publique (bibliothèque), santé (construction et équipements de CSPS), énergie (test mené sur l'éolien), prise en compte des besoins des populations les plus démunies (handicap), des populations les plus pauvres(créations d'activités génératrices de revenus), aménagement et structuration d'un équipement en faveur de la jeunesse et des pratiques culturelles....ont été les thématiques prioritaires de cette coopération.
En 1999, la commune de Châtellerault a précisé ses attentes et les missions confiées à l’association en conventionnant avec elle. Cette convention a été renouvelée en septembre 2009 pour une période courant jusqu'en 2014.
En 2006, un protocole de coopération décentralisée a été signé entre Châtellerault et Kaya. Celui ci reconnaît le rôle historique du secteur associatif et exprime la volonté des mairies de poursuivre la mobilisation de la société civile. Depuis 2003 en effet, les progrès de la démocratie locale au Burkina et le mouvement de décentralisation engagé ont conduit les responsables associatifs à proposer un engagement direct de la Ville de Châtellerault, mieux armée pour accompagner la structuration d'une municipalité de plein exercice. Le protocole de coopération décentralisée 2006-2008 a concrétisé cette évolution des relations entre les communes de Kaya et Châtellerault et a précisé les contours de « l'appui institutionnel « . A l'issue de la conférence du jumelage Châtellerault Kaya en novembre 2008 à Kaya, le protocole a été renouvelé pour la période 2009 – 2013.
Comme toutes les communes burkinabè, Kaya a du faire face à la « communalisation ». L'ampleur a été particulière, conduisant à l'intégration de soixante et onze villages et au quasi triplement de la population communale. L'appui institutionnel a pris une place relative de plus en plus importante dans la coopération au fur et à mesure de la prise de nouvelles compétences par la commune. Le projet Chatellerault - Kaya maintient au final l'équilibre entre secteurs urbains et territoires ruraux, interventions en direction de l'institution communale et des acteurs publics et actions centrées sur des groupes de populations et la société civile.
Le protocole de coopération décentralisée entre les communes de Châtellerault et Kaya de novembre 2009 précise les actions mises en œuvre par les associations de jumelage. Une convention Ville de Châtellerault / association Châtellerault Kaya Jumelage Coopération organise les domaines d'intervention de l'association, chargée d'un programme d'actions spécifiques en faveur du monde rural et des organisations de la société civiles. Les tensions récurrentes sur les marchés de matières premières agricoles et les menaces qui pèsent sur l'autosuffisance alimentaire sous-tendent la logique du projet.
Objectif du partenariat
La finalité générale est l'amélioration des conditions de vie de la population de Kaya, dans la logique des objectifs du millénaire pour le développement :
- la lutte contre la pauvreté, le développement agricole et l'alimentation (Objectif 1.A - Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour);
- l'accompagnement d'un territoire particulièrement pauvre (Objectif 8-B Répondre aux besoins des pays les moins avancés), en développant des activités génératrices de revenus et en soutenant la création d'emplois ;
- l'accès à l'eau potable et à l'assainissement (Objectif 7 C – Réduire de moitié d'ici à 2015, le pourcentage de la population qui n'a pas d'accès à l'eau potable ni à des services d'assainissement de base);
- la solidarité numérique (Objectif 8 F - Mettre à portée de tous les technologies de l'information et de la communication)
Elle travaille à la formation des acteurs locaux, au renforcement des capacités de maîtrise d'ouvrage locale et, dans une volonté de contribuer à la bonne gouvernance locale, s'appuie sur les structures communales qui font vivre le processus de décentralisation en cours.
Dans la logique des principes promus par ONU-Habitat, elle met en œuvre des actions concrètes qui visent à fournir les services de base à la population en promouvant les structures locales. La décentralisation, définie comme axe d’impulsion du développement, a pour principe fondamental la responsabilisation des communautés à la base afin qu’elles assument la maîtrise d’ouvrage et gèrent les investissements ».- (« Extrait du plan communal de la Commune de Kaya »). La coopération Châtellerault Kaya a mis au cœur de ses priorités le renforcement des capacités : celles de l'autorité communale, celles des communautés villageoises, celles des entrepreneurs.
Héritière des mouvements de solidarité internationale, elle favorise l'émergence de services d'intérêt général dans les domaines économiques, sociaux et culturels.

1 - Développer la capacité de maîtrise d'ouvrage de la commune de Kaya
Les nouvelles responsabilités territoriales alourdissent les charges de gestion de la commune de Kaya tout en diversifiant les problématiques de son développement. L'intégration des villages à la commune génère de nouvelles dépenses de fonctionnement. Le nouveau territoire communal a accru le capital spatial de la ville, qui s’étend au rythme de l'exode rural. Mais la commune doit supporter les efforts d’équipements et d’infrastructures de base. Le transfert de certaines compétences exercées auparavant par l'État conduit depuis 2006 à l'intégration d'agents supplémentaires sans couverture complète des dépenses réelles occasionnées. De nouvelles compétences ont été transférées aux communes en février et mars 2009. Certains moyens de l'État ont été transférés, mais la commune fait face à de nouveaux besoins de fonctionnement. A ressources fiscales et dotations de l'État constantes, l'augmentation relative du fonctionnement "tarit" la capacité d'autofinancement et donc la capacité d'investissement de la commune de Kaya. Celle-ci se trouve fortement menacée et nécessite la mobilisation de moyens supplémentaires pour être restaurée.
La capacité de l'État à développer ses dotations aux communes étant faible, l'amélioration des ressources propres de la commune, est déterminante pour faire face à ses nouvelles responsabilités. Cette réflexion a sous tendue depuis 2006 la mise en place d'un programme de mobilisation des ressources locales de la commune par la coopération Châtellerault Kaya, afin notamment d'améliorer le repérage du potentiel fiscal local. L'adressage et la mise en place d'un service affecté à la mobilisation des ressources (service développement local) ont constitué la charpente de cette dynamique. Toujours dans la perspective de doter la commune des moyens nécessaires à la mise en œuvre de services publics locaux de qualité, elle sous tend aujourd'hui la volonté de renforcer la capacité organisationnelle de la mairie de Kaya, et son expertise, particulièrement en renforçant l'encadrement technique et administratif dans les nouvelles compétences communales.

2 - Mobiliser et former la société civile sur les enjeux du développement territorial, à Kaya comme à Châtellerault.
Si le processus de décentralisation incite au renforcement de la coopération Châtellerault Kaya en matière institutionnelle, les deux communes restent attachées à promouvoir l'implication des acteurs de la société civile dans leurs coopération. Il s'agit :
premièrement, de reconnaître leur rôle historique dans la constitution puis le développement de leur jumelage puis de leur jumelage coopération,
deuxièmement, de susciter des approches dynamiques et innovantes de leur part en mobilisant leur capital humain, en l'occurrence leurs fortes compétences en matière de développement agricole ou d'échanges culturels,
troisièmement, de valoriser l'éducation au développement auprès des populations, par la mise en œuvre d'actions cogérées au Nord et au Sud par des associations ou d'autres organisations de la société civile. Ces actions visent particulièrement à mobiliser les publics jeunes.
La coopération Châtellerault Kaya reste donc héritière des objectifs impulsés par le Document Cadre de Partenariat entre la France et le Burkina Faso : « Le Burkina Faso et la France sont riches d’un long passé commun(...). Ils ont également intérêt à faciliter et à soutenir les multiples jumelages et initiatives liant entre eux leurs élus, leurs universités, leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs chambres consulaires et leurs mouvements associatifs et syndicaux ». Elles procure à la commune de Kaya des moyens d'action pour intervenir dans le domaine des infrastructures particulièrement celles de l'eau et de l'assainissement, agit sur la formation des hommes et l'éducation de base et décline à l'échelon communal l'appui à la bonne gouvernance et à l'état de droit, promeut la francophonie et les liens culturels entre les deux communautés. Par ses activités dans les domaines de l'eau, de l'énergie et du renforcement des capacités de maîtrise d'ouvrage communale, elle contribue à renforcer les liens entre institutions d'enseignement supérieur, IUT de Châtellerault et Ecole Supérieure Polytechnique de Kaya.
Description détaillée du partenariat
« Châtellerault-Kaya, coopération au développement 2013-2015» est un projet global qui associe institutions multilatérales, nationales et locales ainsi que des organisations de la société civile.
Dans un contexte de rareté des ressources, menacées par les dégradations environnementales et les changements climatiques, le projet bénéficie de la confiance de la communauté internationale envers le Burkina-Faso (conférence de Paris en février 2012) qui encourage les progrès de sa gouvernance et son projet stratégique à court (SCADD) et moyen terme (horizon 2025). Les efforts menés par la coopération décentralisée Châtellerault-Kaya constituent un point d'appui à une décentralisation effective dans l'une des capitales régionales, également l'une des principales communes du Burkina-Faso peuplée de presque 130 000 habitants. Les actions de développement prévues s'appuient sur la mobilisation et le renforcement des capacités locales. La stratégie a été élaborée dans une large concertation qui mobilise outre Châtellerault et Kaya, de nombreux partenaires en France (services de l'état – M.A.E - en France, et au Burkina Faso – administrations centrales des Ministères de l'Agriculture et de l'Hydraulique M.A.H et de l'administration territoriale et de la décentralisation – MATD plus particulièrement), des organisations faîtières de collectivités locales (Cités-Unies France et l'Association des Maires du Burkina-Faso), de façon plus privilégiées un groupe de six collectivités Françaises et de neuf collectivités burkinabè et des expertises mobilisées selon les dossiers (pS-Eau, ANTEA et l'Agence Française de Développement).
Les activités proposées traduisent la diversité des enjeux à Kaya, porte d'entrée du nord sahélien : développement rural et agricole dans un souci de sécurisation alimentaire (action 1), lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences, (action 2, accès à l'eau potable et à l'assainissement, action 5-2 valorisation de ressources énergétiques durables, action 6 - éducation au développement), amélioration des infrastructures communales en matière de TIC (action 4) et mobilisation des ressources financières (action 5-1 fiscalité locale) et culturelles (action 6). Le renforcement des capacités est une composante de tous les programmes, spécifiée dans le programme de formation des agents communaux (action 5-3) et l'accompagnement d'une structure de soutien à l'entrepreneuriat (action 5-2). La défense des valeurs humanistes et de la diversité culturelle, propres à la Francophonie (actions 3 - promotion du patrimoine local et 6), de même que la promotion des institutions de la démocratie locale comme garantes de la stabilité (actions d'appui institutionnel) animent ce projet.
La structure de cette coopération permet d'associer autorités locales et gouvernementales ainsi que des groupements représentatifs de la société civile. Ce choix doit faciliter l'implication des populations locales au Nord et au Sud. Plusieurs actions permettent de traiter la question du genre et de mobiliser la jeunesse à travers les actions de formation, de développement des TIC et des trois courses de solidarité de grande ampleur organisées par des lycéens à Châtellerault (France), à Kaya (Burkina-Faso) et Herzogenaurach (Allemagne).

- Action 1-1 – Développement rural, agriculture et sécurité alimentaire.
Objectif de l’action : Lutte contre les pénuries alimentaires et maintien de la la population rurale.

La lutte contre la pauvreté passe par l'accroissement des revenus des populations rurales, concourant à renforcer le lien des populations avec leur environnement et donc à limiter l’exode rural.
Description sommaire : Il s'agit d'un programme intégré de développement des revenus des populations rurales promouvant un modèle de développement agricole responsable par l'amélioration et la diversification des productions. Le programme tient compte des fortes différences entre deux villages tests, choisis en expérimentation par l'autorité communale : l'un à dominante agricole, Gantodogo, l'autre plus tourné vers l'élevage, Fanka.
L'expérience capitalisée sur les deux zones test doit permettre aux autorités locales de disposer de leviers et d'outils mobilisables dans l'ensemble des communautés rurales.

Le projet vise à lutter contre les faiblesses de l'agriculture dans la commune de Kaya relevées dans la synthèse de plan de développement 2010-2014 de la région Centre Nord (mars 2010 – ADEPAC/PNUD )
Faible valorisation du potentiel agricole existant ;
Faibles capacités organisationnelles et techniques des producteurs ;
Faibles capacités organisationnelles et techniques des éleveurs ;
Insuffisances et faiblesse des infrastructures d’élevage ;
Insuffisance d’aliments pour le bétail, persistance de la pratique de l’élevage traditionnel.
Persistance d’une agriculture de subsistance, sans perspective de création d’emplois et de richesses ;
Difficultés d’accès aux crédits et équipements agricoles ;
Mauvaise gestion des ressources naturelles ;

Le programme apporte des solutions concrètes à chacun de ces points.
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Commune de Kaya
Maître(s) d'ouvrage
Chatellerault , Conseil régional du Limousin - Direction des relations internationales
Bénéficiaire(s)
Au Sud : La population de Kaya dans son ensemble, urbaine et rurale. La population rurale est notamment privilégiée en financements consacrés puisque le programme AEPA proposé concerne prioritairement l'amélioration de la gestion de l'eau et de l'assainissement en milieu semi urbain et rural. Des communautés villageoises ciblées, des organisations de femmes, les services municipaux de Kaya, les jeunes, diverses organisations de la société civile, certaines administrations décentralisées de l’État sont particulièrement ciblées.Au Nord : les jeunes (prescripteurs via les initiatives des lycées d'enseignement général et agricoles), la population du pays châtelleraudais (contributeurs), plusieurs associations dont une dédiée et l'administration territoriale (ville, communauté d'agglomération et syndicat de l'eau).

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune de Kaya Burkina Faso Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Commune de Kaya Ouedraogo Louis-Maxime mkaya@fasonet.bf

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Chatellerault Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Communauté d'agglomération du pays châtelleraudais , Conseil général de la Vienne - Direction des relations internationales, Conseil régional du Limousin - Direction des relations internationales, Siveer - Syndicat des Eaux de la Vienne -
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Commune de Kaya, Stadt Herzogenaurach


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 114950 2013
Chatellerault 109500 56000 2013
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 49000 2013
Communauté d'agglomération du pays châtelleraudais 157530 2013




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
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Programme AEPA - Tableau de realisation 74,58 Programme AEPA -Tableau de réalisation.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe1 431,64 Annexe1.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe2 90,78 Annexe2.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe3 206,53 Annexe3.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe4 77,71 Annexe4.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe5 91,56 Annexe5.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe6 170,66 Annexe6.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe7 329,71 Annexe7.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe8 28,77 Annexe8.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe9 273,23 Annexe9.pdf Icone d'un document à télécharger
Annexe10 34,16 Annexe10.pdf Icone d'un document à télécharger
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