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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Yaoundé"

Correspondant coopération décentralisée
Serge GRAZIANI
Courriel : serge.graziani[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Regis DANTAUX
Courriel : regis.dantaux[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Appui à la commune de Bafia
Année de première signature de la convention
2013
Thématique d'intervention
Politique, humanitaire et coopération transfrontalière
Sous-thématique d'intervention
Gouvernance locale et appui institutionnel
Sous-sous-thématique d'intervention
Gouvernance et démocratie locales

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2013
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
La commune de Bafia (environ 60 000 hab. dont 45 000 pour le centre urbain) est située dans la région du Centre à 125 km au nord de Yaoundé. La ville de Bafia est le chef-lieu de son département, le Mbam et Inoubou. Son développement économique est basé essentiellement sur des activités agricoles et commerciales.
Historique
Les premiers contacts avec la commune de Bafia ont été établis en 2003, à l’initiative du maire de Bafia. Sollicitée par l’IRCOD, la ville de Thann puis la communauté de commune du Pays de Thann (CCTP) ont répondu positivement pour accompagner la commune de Bafia dans la réalisation de ses objectifs.
Le contenu du partenariat a pu être précisé lors d’une visite du maire de Bafia à Thann en 2004, à l’occasion du séminaire ‘’Maîtrise d’ouvrage et pratiques de gestion de l’eau’’ organisé par l’Ircod en septembre 2004, puis en 2005, lors de la mission d’identification menée par une délégation de la Ville de Thann. Cette mission a permis d’identifier les axes de coopération orientés dans les domaines du renforcement et de l’amélioration de la gouvernance locale (développement urbain, développement socio-culturel, organisation des services), de la santé et de l’éducation au développement. Ils ont été formalisés par la signature de conventions cadres triennales de coopération signées en 206 puis actualisée fin 2010 par les partenaires. Les dernières discussions tenues entre les deux maires en janvier 2011 ont permis de dresser le bilan des actions entreprises et confirmé l’orientation de cette coopération qui s’articule aujourd’hui autour des axes suivants :
Objectif du partenariat
Contribuer au renforcement des capacités de maîtrise d’ouvrage de la commune de Bafia et à l’amélioration de la gouvernance locale.

- Renforcer la dynamique sociale et culturelle au sein de la commune
- Améliorer les conditions d’hygiène et de salubrité
- Développer les capacités de maîtrise d’ouvrage communale
- Contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile et à l’amélioration de la santé maternelle
- Promouvoir les échanges entre sociétés civiles du Sud et du Nord
Description détaillée du partenariat
Sous-action 1 : Appui à l'élaboration et à la mise en œuvre d'une politique de développement urbain.

Activité 1 : élaboration d’un plan de gestion des déchets urbains
Une action vigoureuse a été lancée par le nouveau maire élu en 2007 visant à résoudre le problème récurrent des déchets produits par l’activité humaine (ordures ménagères, marchés…) dans la Ville de Bafia. L’élimination d’ordures entassées sur un même site depuis parfois plusieurs dizaines d’années et la mise en place d’un embryon de service municipal de ramassage des déchets mobilisant un petit camion benne et 5 agents communaux ont concrétisé cette volonté municipale.
L’Ircod a accompagné cette volonté d’amélioration de la situation par l’organisation en décembre 2009 d’une mission d’expertise technique d’un agent de la COVED (société sous contrat avec la Communauté de Communes du Pays de Thann pour la gestion de ses déchets urbains) qui a permis, avec les élus et les agents municipaux, d’établir un diagnostic et une analyse de la situation sur le terrain puis de formuler des recommandations pour améliorer et développer le service.
En effet, les déchets sont actuellement stockés et brûlés le long de la route nationale traversant la commune ce qui, outre la gêne provoquée pour les nombreux usagers de la route, pose des problèmes d’environnement et de santé publique (infiltration des lixiviats dans la nappe, fumées toxiques dégagées à proximité des habitations).
Sur la base des recommandations formulées dans le rapport de mission de l’agent de la COVED, des études complémentaires réalisées par des élèves ingénieurs français et camerounais ont porté sur la caractérisation et la quantification des déchets produits par la ville et sur la manière d’étendre progressivement le service et de mieux stocker les ordures ainsi que sur la possibilité de promouvoir des dispositifs de pré-collecte et de compostage à domicile.
Suite à cette dernière étude, une association basée à Yaoundé (GIC Le Vert) a proposé au maire, sur la base d’un financement obtenu auprès du Fonds pour l’environnement mondial, d’expérimenter un dispositif de pré-collecte dans l’un des quartiers de la ville. Le déploiement de cette action est prévu pour le deuxième trimestre 2013.

Dans le même temps, la commune de Bafia a été éligible au projet PAEPA-MSU (projet d’alimentation en eau potable et d’assainissement en milieu semi-urbain) financé par la banque africaine de développement. Le projet prévoit deux volets :
- Eau : réhabilitation de la station de production d’eau potable et réhabilitation et extension du réseau de distribution
- Assainissement : aménagement d’un centre d’enfouissement technique semi-contrôlé, mise à disposition de matériel de collecte et transport des ordures, construction de latrines publiques
Ce projet a démarré récemment ; les effets ne sont pas encore visibles sur le terrain mais devraient néanmoins se concrétiser au cours de 2013.
La demande du maire porte sur l’appui à l’organisation d’un service public municipal dédié à la collecte, au transport, au stockage et à la valorisation des ordures urbaines en organisant correctement chacun des acteurs intervenants dans la filière. Les partenaires alsaciens accompagnent la municipalité dans son ambition de rationaliser et développer cette filière en réorganisant le service d’hygiène et de salubrité et en le dotant des moyens nécessaires à son action. L’élargissement de la zone de chalandise et l’augmentation des volumes de déchets collectés dans la ville sont des enjeux forts. La réorganisation et le renforcement des moyens existants conjugués à la sensibilisation des habitants et à des dispositifs de pré-collecte et de compostage à domicile pour lesquels la faisabilité a été démontrée par les études doivent contribuer à les atteindre. Enfin, les conditions d’exercice des agents de la municipalité affectés à ces tâches doivent être améliorées pour préserver leur santé et leur image de ‘’travailleur utile’’ à la collectivité.
La question de l’organisation d’un service technique minimal se pose également pour venir en appui transversal sur toutes les questions techniques dont cette filière fait partie.

Les questions d’environnement et de santé publique sont prises en compte en réfléchissant avec le projet PAEPA-MSU au meilleur moyen de stocker les déchets. L’une des deux études citées ci-dessus propose des sites pouvant accueillir un centre d’enfouissement technique (CET) sur des terrains à l’écart des zones urbanisées. De même, la réflexion municipale intègre la problématique des déchets biomédicaux produits par l’hôpital de district et plus largement par les structures sanitaires de la ville, dont une partie pourra être stockée dans le CET.

Activité 2 : élaboration d’un plan sommaire d’urbanisme.
Le Cameroun connaît un taux d’urbanisation accéléré avec près de 50 % de la population installée en zone urbaine. Les villes se sont développées sans véritable planification urbaine, circonstance aggravée dans les villes secondaires dotées de peu de moyens et disposant de maigres ressources humaines capables de gérer les cités. A travers le Document stratégique de croissance et de l’emploi (DSCE), l’Etat s’engage désormais à maîtriser le développement des villes. Le nouveau code camerounais de l’urbanisme (2004) consacre aux communes la charge d’élaborer des documents d’urbanisme, avec l’appui technique du ministère en charge de l’urbanisme.
Le centre urbain de Bafia est plutôt bien structuré sur un plan urbanistique avec notamment des voiries bien tracées. Il n’en reste pas moins que les zones périphériques s’étalent rapidement sans véritable organisation spatiale obligeant ensuite les pouvoirs publics à doter ces zones des services urbains de base, sans planification préalable. Le maire émet le vœu de doter sa commune d’un plan sommaire d’urbanisme (PSU) pour règlementer l’occupation des sols et la mise en place des réseaux d’infrastructures, de lotissements ou autres équipements publics. Cela permet aussi de délimiter les espaces constructibles ou non en fonction des tendances actuelles. C’est l’occasion de redéfinir le périmètre urbain dont le contour devenu étroit n’a pas évolué depuis la création de la ville.
Cette évolution doit s’accompagner d’un effort municipal dans la structuration d’un service technique encore embryonnaire aujourd’hui capable de tirer profit de ces documents d’urbanisme de planification en veillant au respect des règles d’urbanisme opérationnel (permis de construire, etc.). Une collaboration active doit se développer avec le Programme national de développement participatif (PNDP) qui met à disposition de la commune un ingénieur pour souligner l’importance de la création d’un service technique.
De même, des mécanismes efficaces d’information des usagers de l’évolution règlementaire sont développés et mis en œuvre (affiches, flyers, radios locales…).

Sous-action 2 : Appui à l'élaboration et à la mise en œuvre d'une politique de développement socioculturel.

Bafia est une ville moyenne, chef-lieu de département et pourtant largement sous-équipée en terme d’équipements socioculturels. L’exécutif municipal accorde une grande importance à développer ce volet du partenariat en direction notamment de la population jeune de la commune.
Ainsi, l’Ircod et la Communauté de Communes du Pays de Thann se sont engagés aux côtés de la municipalité dans sa volonté de réhabiliter, de réaménager et d’équiper certains bâtiments et infrastructures. La bibliothèque est aujourd’hui fonctionnelle mais nécessite encore quelques aménagements de confort (électricité, latrines). Le bibliothécaire recruté par la commune a été formé à l’Institut français et à la Centrale de lecture publique de Yaoundé. Des équipements et des livres ont été mis à disposition par l’Ircod et par la médiathèque de Thann. Les efforts doivent maintenant porter sur le renforcement du fonds littéraire et sur la promotion de la lecture publique en montant des actions de nature à vulgariser le livre et susciter le goût de la lecture (animations diverses dans la bibliothèque, actions auprès des écoles, etc.).
Le foyer municipal a aussi été réhabilité et équipé en partie. Seule la salle polyvalente est aujourd’hui réellement fonctionnelle et largement utilisée à l’occasion de réunions diverses. Le volet valorisation socioculturelle de cet ensemble pour lequel la demande est forte reste à développer en responsabilisant un agent municipal (à sélectionner dans le personnel existant ou plutôt à recruter) pour la programmation et l’organisation de manifestations et d’événements divers, si possible en lien avec les groupes organisés de la société civile locale. Le rapport de mission de l’agent de la médiathèque de Thann (2008) propose des pistes intéressantes en ce sens.
Par ailleurs, le palais de la chefferie, abandonné depuis plusieurs dizaines d’années, a bénéficié de travaux de préservation. Ce dossier est compliqué car impliquant plusieurs familles de la place. Le palais mériterait pourtant d’être réhabilité, car dépositaire de l’histoire locale, pour abriter des structures à vocation culturelle.
Le maire a également développé quelques équipements publics (espaces verts, bancs) et restauré partiellement le stade municipal visant l’amélioration de l’image de la ville. Le PNDP a été sollicité pour étudier la faisabilité de l’installation d’une radio communautaire. Un dossier technique est disponible pour organiser la recherche des fonds nécessaires aux investissements.

L’action des partenaires alsaciens vise à accompagner la dynamique engagée par la commune pour construire progressivement une politique de développement socioculturel en s’appuyant notamment sur les préconisations du rapport de mission de l’agent de la médiathèque de la ville de Thann, en cohérence avec les vœux exprimés par les habitants et avec les nombreuses initiatives publiques et privées déjà existantes sur le terrain.
Concrètement, il s’agit d’accompagner la commune dans la conduite des projets identifiés comme prioritaires par la commune (poursuite de la réhabilitation du foyer municipal et organisation de la programmation, sauvegarde du patrimoine bâti de la ville avec la réhabilitation de la chefferie, promotion de la lecture publique à travers la bibliothèque municipale, implantation d’une radio communale) à travers :
- un appui au montage des projets précisant les objectifs, les moyens nécessaires notamment financiers en phase d’investissement puis en fonctionnement, les modalités de fonctionnement
- un appui à l’équipement ou à la réalisation d’études
- un appui à la recherche de fonds complémentaires auprès de partenaires financiers notamment pour les phases d’investissement (sollicité par la commune, le PNDP a confirmé, dans le cadre de ses procédures, l’éligibilité des dépenses liées aux investissements nécessaires à la radio communautaire)
- un appui à l’organisation du fonctionnement des structures progressivement réhabilitées ou rendues fonctionnelles – foyer, chefferie… (appui à la définition des modalités d’organisation, de fonctionnement et de gestion de la structure, établissement de comptes d’exploitation prévisionnels, cofinancement dégressif de la prise en charge du gérant,..) ;
- l’organisation de missions techniques ponctuelles pour accompagner les réflexions de l’exécutif, pour renforcer des compétences.

Sous-action 3 : appui au renforcement des capacités organisationnelles, techniques et financières de la commune

Les perspectives de développement urbain de Bafia méritent que la commune se dote de services municipaux solides et efficaces. Les récentes avancées des textes relatifs à la décentralisation facilitent de telles initiatives. Le maire estime que la création d’un service technique jusqu’ici inexistant contribuera largement au renforcement des capacités de maîtrise d’ouvrage municipale (petites études techniques, montage de dossiers, mobilisation de fonds, réalisation de petits chantiers en régie, etc. voir supra).
De même, il envisagé à moyen terme de réfléchir au renforcement d’autres services (service financier, service des recettes, service d’état civil). Dans ce cadre, la commune a bénéficié de l’intervention du PADDL (Programme d’Appui à la Décentralisation et au Développement Local ; coopération allemande) qui a réalisé un diagnostic institutionnel et identifié des actions prioritaires, concernant notamment l’amélioration du rendement des recettes municipales.
A moyen terme, le maire vise la réorganisation de l’organigramme communal afin de l’adapter aux besoins actuels de la commune (les discussions déjà entamées portent entre autres le choix sur les services techniques, les services financiers et l’action socioculturelle ; voir supra) et en cohérence avec les récentes évolutions règlementaires liées à la politique nationale de décentralisation (organigrammes types et missions dévolues à chaque poste). Il s’agit d’organiser des services et de recruter les personnels qualifiés au regard des missions à accomplir et du budget municipal disponible. Un regard particulier sera porté à la gestion des carrières (plan de formation, etc.).

Activité 1 : renforcement de la gouvernance financière et de la fiscalité locale
Depuis la promulgation des lois sur la décentralisation et le démarrage de la mise en œuvre de la décentralisation, l’Etat du Cameroun a construit une architecture importante pour assurer la mobilisation des recettes et l’amélioration de la qualité de la dépense publique, et spécifiquement les recettes et les dépenses locales en vue de donner aux collectivités territoriales les moyens de prendre en charge avec efficacité les compétences transférées dans le cadre de la décentralisation.
Il s’agit là de développer les capacités financières de la commune en la dotant de services financiers et fiscaux correctement formés et outillés. Il s’agit d’une part a) de sécuriser l’utilisation des moyens financiers existants et d’autre part b) d’augmenter les ressources financières disponibles localement (fiscalité locale), en conformité avec les nouvelles lois fiscales de fin 2009.

a) Un séminaire organisé à Yaoundé fin 2010 par l’Ircod a réuni l’ensemble des communes partenaires pour partager leurs réflexions sur ces thèmes. A cette occasion a été présenté un outil logiciel performant développé par l’Association internationale des maires francophones (AIMF). Ce logiciel de gestion comptable et budgétaire (SIM_ba) est déjà utilisé avec succès par la Communauté urbaine de Douala. Un groupe de travail MINFI – MINATD a confirmé le développement progressif de ce logiciel à l’échelle nationale en partenariat avec l’AIMF qui finance son implémentation dans toutes les communautés urbaines du pays et les arrondissements de Yaoundé. Le PADDL (Programme d’Appui à la Décentralisation et au Développement Local) accompagne le mouvement en formant le personnel municipal de certaines villes, ainsi que le PNDP (Programme National de développement Participatif) qui a signé une convention avec l’AIMF pour développer le logiciel dans une cinquantaine de villes secondaires (mais Bafia n’y figure pas).

b) S’agissant du développement des capacités financières de la commune, deux voies sont envisagées :
- Augmenter les ressources propres (impôts et taxes directes). Il s’agit de rationaliser le recouvrement des gisements de recettes connus (améliorer le système de collecte, augmenter les assiettes, etc.) et d’identifier des gisements de recettes supplémentaires en construisant des stratégies permettant leurs recouvrements effectifs (formation des personnels à l’utilisation d’outils, à la maîtrise de la règlementation existante, etc.) ;
- Multiplier les collaborations avec des partenaires financiers potentiels notamment le FEICOM.

Le maire de Bafia et le receveur municipal ont participé au séminaire et souhaitent développer de tels outils dans leur commune. Une étude de faisabilité portant sur l’implémentation du logiciel SIM_ba à Bafia a été confiée au représentant local de l’AIMF fin 2012. Cette étude formule des recommandations en termes de formation des personnels, d’organisation des services et d’équipements complémentaires à acquérir. Un autre volet de la démarche concerne l’élaboration d’un cadastre fiscal rendant compte des différentes catégories de contribuables et donc du potentiel fiscal du centre urbain dans un premier temps (la cartographie du centre urbain déjà disponible – voir supra – contribue à cet objectif). Des mécanismes efficaces d’information des populations pour les enjeux fiscaux sont développés et mis en œuvre (affiches, flyers, radios locales…).

L’intervention des partenaires alsaciens se réalise en cohérence avec les programmes développés par les autres partenaires au développement de Bafia (PADDL, PNDP, etc.). Il est prévu de tisser des liens avec le projet FSP de la coopération française mis en œuvre à Bertoua (Gouvernance urbaine et fiscalité locale) et portant sur des échanges d’expériences, de méthodologies, d’organisation de formations communes, etc.

Enfin, ce domaine d’intervention est partagé par d’autres collectivités partenaires de l’Ircod au Cameroun (Saa, Douala IV, Akono, Yaoundé VI). Ainsi, certaines activités pourront être mutualisées entre elles (formations, prestations…). Cela favorisera les échanges entre CTD locales et le partage de résultats, de méthodes et de savoir-faire.

Activité 2 : suivi / accompagnement / expertise technique locale
L’augmentation du nombre de partenariats au Cameroun et la complexité croissante de leur contenu a conduit l’IRCOD à renforcer son dispositif de suivi-accompagnement de ceux-ci sur le pôle Centre (Yaoundé, Akono, Saa, Bafia et SYCOMI) en y impliquant la collaboratrice du représentant résident de l’Ircod au Cameroun, partageant ainsi son temps entre le terrain et le suivi administratif et financier de la représentation locale. Ce personnel expérimenté et compétent contribue largement à l’évolution positive des différents axes de coopération engagés entre les CTD camerounaises et alsaciennes, notamment, mais sans exhaustive, ceux concernant le domaine socioculturel et l’éducation au développement.
De par son expérience acquise lors de sa vie professionnelle et de par sa connaissance fine des partenaires alsaciens impliqués dans les coopérations développée à l’occasion de stages de formation en Alsace, il a également une posture de formateur en ce sens qu’il partage et transmet aux élus et aux techniciens municipaux camerounais des méthodes et démarches en gestion de projets. Il enrichit les réflexions permanentes que demande l’avancée des actions grâce à sa participation aux réunions de travail, aux comités techniques et aux comités de pilotage et grâce aux relances téléphoniques et par courriels. De même, grâce à l’efficacité induite, il instaure une relation de confiance entre les différents acteurs locaux concernés par l’action contribuant ainsi à la construction de synergies favorables aux résultats de l’action. Pour finir, la qualité et la régularité du rapportage permet un meilleur suivi des actions par les partenaires alsaciens ainsi régulièrement informés et mobilisés sur le partenariat.

Sous-action 4 : Appui à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une politique de santé Communautaire.

Le district de santé de Bafia abrite un hôpital de 150 lits, référence pour les 34 autres formations sanitaires de ce territoire. La commune de Bafia est impliquée dans la gestion et le fonctionnement de ces établissements par sa participation aux différents comités de gestion (COGE) qui se tiennent régulièrement pour orienter notamment l’utilisation des budgets propres dégagés par les formations sanitaires (frais de morgue, de laboratoire, etc.).
Sur la base d’un diagnostic de la situation établi en 2008 à l’occasion d’une mission hospitalière de Thann et de Cernay en lien avec les services de santé, l’action des partenaires alsaciens pendant le dernier appel à projets a porté d’une part sur la réhabilitation des réseaux d’eau et d’électricité de l’hôpital de district aujourd’hui fonctionnels et pérennes, et d’autre part sur la formation des personnels de santé, dont les accoucheuses traditionnelles, véritables relais de santé auprès des communautés rurale, dans le domaine de la périnatalité, la courbe de mortalité post-natale s’étant ces dernières années négativement inversée. Ces formations ont complété, en ce sens qu’elles sont plus pratiques, les formations SONEU (Soins Obstétricaux et Néonatals Essentiels et d'Urgence) dispensées par le FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la Population). Elles ont également permis d’équiper les accoucheuses d’un ‘’paquet minimum’’ (petit matériel et consommables) leur permettant d’assurer le suivi des grossesses et des accouchements dans des conditions minimales d’hygiène et de sécurité pour la mère et l’enfant (les frais d’accouchement contribuant à renouveler les intrants).

Il est aujourd’hui envisagé de poursuivre cet effort en direction de la promotion de la santé communautaire en renforçant le rôle de relais des accoucheuses traditionnelles en :
- Réactualisant leur savoir-faire (amélioration des connaissances et des pratiques) dans le domaine de la périnatalité en insistant sur les missions de suivi de grossesse, de détection des cas difficile et de leur référencement vers l’hôpital de district, de promotion de l’hygiène (transmission VIH/Sida), de soins apportés à la mère et à l’enfant après la naissance.
- Organisant le renouvellement régulier des intrants composant le ‘’paquet minimum’’
- Organisant un dispositif de suivi-évaluation de leurs interventions en lien avec le district de santé.
L’expérience des personnels relais communautaires a montré que les familles rurales éprouvent de grandes difficultés à financer les soins de santé, les femmes étant les premières victimes puisqu’ayant les enfants généralement à leur charge. Les frais d’accouchement sont parfois difficilement honorés ce qui diminue la capacité des accoucheuses à renouveler leur ‘’paquet minimum’’. Des expériences de mutuelles de santé communautaires performantes existent au Cameroun et ce dispositif d’accompagnement financier des familles rurales mérite d’être testé sur le district de Bafia. Encouragée par le chef de district de santé de Bafia, une initiative a déjà été tentée par une association locale mais n’a pas eu l’impact escompté. Il est question de relancer cette expérience sur de nouvelles bases.

L’accompagnement des partenaires alsaciens se décline à travers l’organisation de missions alsaciennes ponctuelles pour accompagner les réflexions des autorités sanitaires dans la définition de formations adaptées, la définition d’un dispositif de suivi-évaluation pertinent, le montage d’une mutuelle de santé en valorisant les initiatives existantes et la recherche de fonds complémentaires auprès de partenaires financiers notamment pour les formations et pour développer la mutuelle de santé communautaire.
Une première mission alsacienne doit permettre d’élaborer un plan d’actions avec les autorités sanitaires. Une étude est ensuite conduite (stages académiques) pour mieux connaître l’impact des deux sessions de formations effectuées et orienter ainsi au mieux le contenu des sessions à venir, afin de compléter les savoirs déjà acquis.

Sous-action 5 : Appui au développement des échanges entre sociétés civiles du sud et du nord et a la mise en œuvre d’un programme d’éducation au développement en Alsace.

Ce programme vise à :
- développer des relations entre acteurs de la société civile des collectivités Nord et Sud pour ancrer progressivement et de façon durable la relation de partenariat dans le paysage institutionnel des collectivités partenaires
- renforcer la connaissance de la culture de l’Autre à travers les acteurs concernés et les activités entreprises dans le cadre de ce programme ;
- promouvoir les valeurs de solidarité et de dialogue des cultures portées par la Francophonie.

La Ville de Thann accorde une attention particulière à informer et à impliquer les acteurs de la société civile locale dans l’action internationale de la cité. L’association Solidarité Bafia (ASB), créée à l’initiative des élus de Thann, est le relais de l’action municipale de coopération Bafia auprès des habitants de la Ville de Thann. Une grande manifestation annuelle est organisée pour vulgariser les actions de la ville de Thann à Bafia et permet de collecter des fonds.
Dans ce cadre, le lycée technique de Bafia (LYTEBA) a bénéficié d’un engagement particulier avec la participation des partenaires alsaciens dont Electriciens sans frontières et l’Ircod à la rénovation et la modernisation des salles informatiques du lycée (climatisation, sécurisation électrique, réhabilitation d’ordinateurs…). Deux salles comportant chacune 25 postes sont aujourd’hui opérationnelles et dotées d’un accès internet financé par le lycée.
Le Club de Thann, créé par un groupe d’élèves motivés du LYTEBA a vocation à être le relais d’échanges structurés autour de motivations scolaires et aussi extrascolaires (découverte de l’Autre). En attendant l’identification d’un lycée à Thann, des liens se sont tissés avec l’ASB. Sur la base de leurs échanges et grâce à l’appui notamment financier de l’ASB, une infirmerie scolaire, fortement demandée par les élèves du LYTEBA, a vu le jour depuis la rentrée scolaire 2012 dans l’enceinte du LYTEBA (qui compte 2 500 élèves). Le bâtiment qui abrite l’infirmerie a été réhabilité par les élèves du lycée puis équipé par des fonds alsaciens. Le district de santé a mis à disposition une infirmière qui exerce à plein temps.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Maître(s) d'ouvrage
Bénéficiaire(s)
Bénéficiaires directs : les personnels des services concernés, les personnels relais communautaires, la commune. Bénéficiaires indirects : les habitants du centre urbain de la ville de Bafia, la population de la commune, avec un accent particulier pour les jeunes et les acteurs concernés, la mise en place d’un PSU encourage les opérateurs économiques à s’installer dans le centre urbain, les femmes enceintes et leurs enfants, les populations rurales les plus fragiles, les élèves du LYTEBA et aux populations des deux villes partenaires par l’intermédiaire de l’action des associations concernés par les échanges.

Partenaires étrangers du partenariat

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Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune de Bafia Cameroun Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

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Commune de Bafia AHMED Amed Maire

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

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Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

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Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 100000 2014
Ircod 18700 0 2014
Commune de Bafia 5300 2014
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 65000 2013
Ircod 199 0 2013




Évaluations, communication et perspectives

Aucune communication n'a été engagée en France

Aucune communication n'a été engagée dans les pays partenaires

Aucune politique d'évaluation n'a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
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