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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Port-Au-Prince"

Correspondant coopération décentralisée
Jérôme PENNEC
Courriel : jerome.pennec[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BONNEAU
Courriel : laurent.bonneau[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
11. SOCIETE - Projet pour le renforcement de la gouvernance locale et de la capacité des acteurs publics/privés dans le champ de l’enfance en situation de précarité auprès de la Mairie du Cap Haïtien (Haïti)
Année de première signature de la convention
1998
Thématique d'intervention
Education, Social et Recherche
Sous-thématique d'intervention
Jeunesse & genre
Sous-sous-thématique d'intervention
Jeunesse, mobilité et protection de l'enfance

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2014
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
La ville du Cap Haïtien, 2ème ville du pays, compte près de 700 000 habitants. Chef-lieu du Département du Nord, elle constitue un pôle de développement du pays dans les stratégies de développement suite au séisme, selon les autorités nationales. Avec de nombreux atouts (port, aéroport, patrimoine architectural, …), elle doit cependant faire face à des flux de population, une planification territoriale mal maitrisée, engendrant des problématiques sociales, environnementales et économiques, en particulier d’insalubrité et d’hygiène publique, malgré une présence d’ONG et un cadre de coopération décentralisée.

Dans le cadre de la coopération décentralisée engagée entre les mairies de Suresnes et du Cap Haïtien depuis 1998, la ville de Suresnes appuie la Mairie du Cap Haïtien dans l’élaboration de ses stratégies municipales et leur mise en œuvre.

Des projets structurants, portés par la Mairie du Cap Haïtien, relatifs à l’amélioration de la salubrité publique (gestion des déchets intégrée), à la sauvegarde du patrimoine (inventaire du patrimoine bâti et politique de préservation du patrimoine), au renforcement de ses capacités financières et institutionnelles (renforcement de l’administration générale, informatisation, services urbanisme et propreté, fiscalité,…) en partenariat avec la ville de Suresnes et cofinancés par des bailleurs internationaux tels que l’AFD, la BID, la Banque Mondiale, rentrent actuellement dans leur phase opérationnelle.

Aussi, la mairie du Cap Haïtien souhaite maintenant prendre en compte de nouvelles problématiques pour une gestion globale de son territoire.

Le développement du tourisme, atout majeur de ce territoire pour son développement économique, nécessite des pré-requis, pour que ce développement soit opéré avec et pour les populations selon les principes du développement durable. Il apparaît prioritaire pour la Mairie du Cap Haïtien qu’elle dispose d’une vision sur les services de base en matière d’affaires sociales, de santé / hygiène publique, qu’ils soient gérés directement par la collectivité ou par d’autres acteurs du territoire. Ils sont, au-delà de l’action directe auprès des habitants, un élément clé du développement économique et touristique de la région.

La question de l’enfance en situation de précarité est une problématique sur laquelle la mairie a été interpelée, en table sectorielle communale, à deux reprises en juin et octobre 2012, par l’Institut du Bien-Etre Social et de la Recherche (IBESR), dépendant du Ministère des Affaires Sociales et du Travail et par le Ministère du Tourisme.
L’IBESR l’invite à se pencher sur ce sujet dans un souci de “prévention de la délinquance” spécifique mais également de sécurité des populations.

Une enquête de Aide Médicale Internationale recensant, en 2011, 3380 enfants des rues à Port-au-Prince (dont 89% de garçons) montre aussi que le profil situationnel de ces jeunes varie ; certains errent dans les rues la journée et regagnent leur domicile en soirée, d’autres sans domicile, passent la nuit sur les trottoirs et les préaux. N’étant pas scolarisés, ils occupent leur journée en pratiquant des petits métiers du secteur informel ou en se livrant à la mendicité. L’Unicef dans une étude menée en 2012 dénombre 600 enfants au Cap Haïtien non pris en charge par une structure. La problématique des « enfants des rues / enfants de la rue / enfants du corridor » trouve ses racines dans l’héritage politique et socio-économique d’Haïti, le tremblement de terre du 10 janvier 2010 a sensiblement développé ce phénomène par les migrations internes et la redistribution de la population sur l’ensemble du territoire national. Les différentes Organisations Non Gouvernementales travaillant ou ayant eu à travailler en Haïti évoquent toutes la situation particulièrement difficile des enfants, qu’il s’agisse de leur accès aux règles les plus élémentaires d’hygiène, d’autosuffisance alimentaire, d’accès aux soins et à l’instruction, du respect de leur intégrité physique ou/et morale. Un récent rapport du SIF (Secours Islamique Français) indique qu’en Haïti, un enfant sur 5 n’est pas déclaré à la naissance, échappant de fait à toute statistique, toute vie sociale reconnue ; qu’un enfant sur 10 tombe dans la domesticité et qu’à l’occasion du séisme de janvier 2010, nombre de ces enfants ont fait l’objet de trafics en tous genres à destination de pays étrangers. Les enfants livrés à eux-mêmes sont très souvent la proie de mercenaires, de bandes, versant irrémédiablement dans des actes délictueux ou criminels. La question du maintien ou de la reconduction du lien entre les enfants et les familles est dans ce contexte crucial.

L’objectif poursuivi par la Mairie du Cap Haïtien vise à être en capacité d’orchestrer une politique en faveur de cette jeunesse inscrite dans différentes formes d'isolement et de marginalité qui, selon elle, est « une bombe à retardement » au regard des problématiques de la famille, de l’éducation / socialisation (loisirs, culture, scolarité), de l’hygiène, de la santé et de l’insertion professionnelle dans l’économie locale. Un intérêt tout particulier sera porté aux expériences des filles et jeunes femmes dans ce contexte spécifique. La Mairie du Cap haïtien souhaite travailler en partenariat avec les acteurs locaux impliqués dans ce champ pour soutenir les actions de manière opérationnelle et agir en complémentarité.

L’Etat haïtien mesure également les enjeux d’insertion de ces jeunes et ouvre dans le pays des centres de scolarisation des enfants de rue qui s'inscrivent dans le cadre du Programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (Psugo), mis en place au profit de ces jeunes à besoins spécifiques, à l'initiative du Ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Un centre vient d’ouvrir au Cap Haïtien en janvier 2014 qui accueille 134 jeunes entre 7 et 22 ans. Les enfants sont adressés par la Brigade de Protection des Mineurs ou viennent spontanément. Le Directeur du centre du Cap Haïtien a accueilli positivement ce projet pour un travail en synergie.

Le Ministère haïtien des Affaires Sociales et du Travail ouvre pour sa part dans le pays des centres à destination des enfants des rues.

L’INSHEA (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés
et les enseignements adaptés), dépendant des Ministères français de l’Education Nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, basé à Suresnes, dans le cadre de l’éducation des jeunes à besoins éducatifs particuliers, travaille depuis de nombreuses années sur la problématique des enfants en danger, susceptibles de verser dans des comportements déviants voire dans la délinquance (formation d’enseignants spécialisés, création d’outils pédagogiques et didactiques à destination des enseignants et des élèves…).

L’INUJED forme des étudiants en ingénierie du développement local.
Historique
Ce projet a fait l’objet d’une concertation entre partenaires depuis 2012 au travers de réunions de travail à Suresnes et au Cap Haïtien avec les protagonistes mais également avec les acteurs de la société civile impliqués dans des actions en direction des jeunes en situation précaire permettant aujourd’hui la définition d’un projet pour rechercher des solutions partagées face à des défis communs.

Notamment, une mission organisée en janvier 2013 en Haïti par une délégation de l’INSHEA a permis la rencontre avec différents acteurs locaux (maire, élus, travailleurs sociaux, représentants du Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, du Ministère de la Justice, de l’Institut du Bien – Etre Social et de la Recherche, des associations et autres ONG), rencontre menée de concert avec des représentants de la mairie de Suresnes.

Cette rencontre a permis de faire se rencontrer des acteurs travaillant sur la même thématique mais ne se connaissant pas. Une première évaluation de la nature et de l’ampleur du besoin incite les partenaires à envisager le développement d’actions préventives à destination de cette cible. La définition de ces actions nécessite toutefois une étude plus approfondie de la problématique identifiée qui devrait permettre aux acteurs locaux de construire un programme d’actions.
Objectif du partenariat
Objectifs généraux :
• Contribuer au processus de déconcentration /décentralisation en Haïti
• Contribuer à la définition d’une politique publique locale partagée pour l’enfance en situation de précarité
• Contribuer à l'amélioration du bien-être des populations vulnérables et à leur accès aux services publics de base
• Préparer les conditions requises pour un développement économique et touristique du Cap Haïtien

Objectif spécifique :
• Renforcer la gouvernance locale et la capacité des acteurs publics/privés dans le champ de l’enfance en situation de précarité
Description détaillée du partenariat
Ce projet vise dans son approche et sa méthodologie à renforcer le rôle de l’autorité locale dans le cadre de la gouvernance et des processus de décentralisation au regard de sa compétence liée à l’amélioration des conditions de vie des populations. Ce projet s’inscrit dans l’appui à la définition d’une stratégie municipale dans le champ de l’enfance en situation de précarité au Cap Haïtien.

Il vise à accompagner la Mairie du Cap Haïtien dans la réalisation d’un diagnostic social, conduit par l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (INSHEA), basé à Suresnes et impliqué sur des projets en Haïti auprès du Ministère haïtien de l’Education dans le champ de l’inclusion sociale, et l’Institut Universitaire des Sciences Juridiques, Economiques et de Développement régional du Cap Haïtien (INUJED) qui a constitué un groupe d’anciens élèves qui viendront tutorer les jeunes étudiants dans la conduite des entretiens. Considérant que ces entretiens seront administrés auprès d’une population sensible, il est nécessaire qu’ils soient menés par des personnes locales en créole. L’INS HEA réalisera un accompagnement méthodologique du travail de l’INUJED. Cet accompagnement ciblera notamment la formation à des outils spécifiques de type qualitatif : entretien et approches ethnographiques (observations) et une sensibilisation des enquêteurs relative à l'éducation de l'enfance et la jeunesse vulnérables.

Ce diagnostic permettra de comprendre, par une enquête sociologique, la situation des enfants en situation de précarité au Cap Haïtien sous les angles prioritaires de la famille, éducation/socialisation, hygiène/santé, insertion professionnelle. Cette enquête est nécessaire pour définir le rôle que pourrait assurer la Mairie du Cap Haïtien auprès de ce public et/ou de sa sphère familiale afin d’agir en prévention, en concertation et en complémentarité avec les acteurs du territoire mobilisés sur cette thématique.

Il débouchera sur la réalisation d’un plan d’actions stratégiques concerté permettant à la Mairie d’orchestrer sur son territoire une véritable politique publique en faveur de la jeunesse appuyant ainsi l’interaction entre autorité locale, autorité déconcentrée et opérateurs. La ville de Suresnes apportera son savoir-faire pour accompagner la collectivité du Cap Haïtien dans la définition de ce plan d’actions.

La ville de Suresnes appuiera l’ensemble du dispositif et plus particulièrement l’appui à la définition d’une politique publique issue de ce diagnostic sous la forme d’un plan stratégique décliné en plan d’actions. Elle a une expérience affirmée notamment en matière de politique jeunesse et des dispositifs « politique de la ville » (prévention de la délinquance, renforcement de la cohésion sociale,…).
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
INUJED, INSHEA
Maître(s) d'ouvrage
Mairie du Cap Haïtien
Bénéficiaire(s)
Mairie du Cap Haïtien, IBESR, les enfants du Cap Haïtien en situation de vulnérabilité

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Mairie du Cap-Haïtien Haïti commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Suresnes commun.ico.loupe.alter



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 16820 2014
Suresnes 24980 0 2014
INSHEA 25000 2014
Mairie du Cap-Haïtien 500 2014




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Aucune politique d'évaluation n'a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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