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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Bogota"

Correspondant coopération décentralisée
Jean-Claude KOHLER
Courriel : jean-claude.kohler[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Claire DURIEUX
Courriel : claire.durieux[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Accessibilité à l’eau et sa gestion pour une communauté Wayüu en Colombie
Année de première signature de la convention
2016
Thématique d'intervention
Environnement, Climat et Energie
Sous-thématique d'intervention
Eau et déchets
Sous-sous-thématique d'intervention
Eau et assainissement

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2017
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
31/12/2019
Contexte
La péninsule de la Guajira, un département de la Colombie, une étendue des 2/3 de la Bretagne à la pointe nord du pays, une péninsule bordée par la mer des Caraïbes, en frontière avec le Venezuela et coupée en son sud du reste du pays par la sierra Nevada de Santa Marta (5775 m/alt.).
Un territoire semi désertique et désertique, semi désertique dans sa première partie au sud, totalement désertique dans la seconde partie au nord, soumis aux vents alizés venant du nord-est. C’est, avec le Cauca en bord de Pacifique, la région la plus pauvre de Colombie.
Une sécheresse endémique due à plusieurs facteurs : le réchauffement climatique avec des précipitations de plus en plus espacées et réduites (deux petites saisons des pluies mais aujourd’hui une seule en mai ou octobre) ; la présence dans sa partie « humide » de la plus grande mine mondiale de charbon (El Cerrejon) et une agro industrie de riz et de palmes aux mains d’anciens narcotrafiquants et para militaires, avec accaparement des terres et des ressources en eau.
Les conséquences : désertification des sols et contaminations des rares cours d’eau et des nappes phréatiques, malnutrition des populations indigènes et afro colombiennes, mortalité infantile pour cause de dénutrition, droits humains bafoués (constats de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme).
Les populations : 900 000 au total, 52% de Colombiens, 46% de Wayuu (dont la Guajira est leur territoire ancestral reconnu par l’ONU et la Colombie depuis 1992), 2% d’Afro-colombiens. Les Colombiens vivent principalement dans les deux villes du département, Riohacha la capitale et Maicao, les Wayuu sont répartis en petites communautés (100 à 300 personnes) sur l’ensemble du territoire. Ces derniers vivent de l’élevage (ovins, caprins, bovins), de la pêche côtière, de l’artisanat traditionnel (tissage de mochilas ou sacs et de hamacs). Le racisme à l’égard des afro colombiens et des Wayuu est violent.
Historique
« Faire école » : initier des projets d’action humanitaire et de solidarité dans des démarches de concertation et d’appropriation pérenne avec des communautés indigènes Wayuu et des associations du département de la Guajira en Colombie pour réaliser des actions qui peuvent faire modèle pour d’autres individus et collectifs du territoire.
Création en 2013 à l’issue d’une demande formulée par la responsable « naturelle » (chargée des relations avec les administrations) de la communauté de la Cachaca Tres et chez qui nous avons séjourné : « Aidez notre école ».
Depuis, les liens et actions avec cette communauté se sont approfondis et élargis, dépassant l’action en direction de l’école (avec deux communautés de 190 et 250 personnes), pour toucher à l’aide au développement économique (équipement d’un moteur pour la barque collective des pêcheurs), les échanges inter culturels (ateliers de découverte du livre, de la lecture en groupe, d’expressions graphique et plastiques).
Les membres bénévoles et actifs de l’association sont au nombre de 8 dont 1 franco colombien qui vit à Bogota (52 adhérents donateurs), 2 séjournent et agissent en Guajira 5 mois par an depuis 2014, les autres les accompagnent sur des durées plus courtes.
Objectif du partenariat
Assurer une accessibilité à l’eau et sa gestion durable qui réponde aux besoins diversifiés de la population :
- eau potable
- hygiène et sanitaires
- complément pour les animaux
- développement d’une agriculture familiale et collective (laquelle existait il y a plus d’une dizaine d’années)
en s’appuyant sur les savoir faire traditionnels et des compétences acquises, en privilégiant les capacités de gestion et de maintenance de la population.
Description détaillée du partenariat
Les phases de réalisation du projet sur trois ans

La concertation avec la communauté, préalable à chaque étape, est indispensable à la bonne avancée du projet ; elle fait partie des modes sociaux et culturels incontournables du peuple Wayüu et des choix de fonctionnement de l’association comme du prestataire chargé de la réalisation technique.

PHASE 1 - 2106 - Définition des objectifs et moyens techniques et préparation de l’installation des techniques sélectionnées.

En août 2016 puis en novembre et décembre 2016 ont été et seront réalisées :


a -l’étude sociale et environnementale de demande d’autorisation d’usage de l’eau
- mesures de terrain de type planimétrique à l’aide d’un GPS afin de bien positionner les éléments de gestion de l’eau ;
- analyses physico-chimiques de l’eau et étude sur la variation de la nature des sols présents permettant de définir les limites des usages de l’eau
- vérification des éventuels risques de pollution des nappes phréatiques, par infiltration

b -la vérification des techniques définies avec la communauté en août
En l’état actuel, et suite à la première étape de concertation-étude, les techniques suivantes ont été définies :
- 27 systèmes de collecte et stockage des eaux de pluie à partir des surfaces imperméables (principalement les toitures).
- l’adaptation d’1 réseau de drainage des eaux superficielles en période de pluie vers les mares existantes ou à développer dans les zones argileuses.
- 3 forages pour l’exploitation durable des nappes phréatiques d’eau douce ou saumâtre par systèmes de pompage énergie alternative (éoliennes, solaires).
- Création d’1 zone de recharge des aquifères peu profonds.
- Couverture végétale sur 2000 m2 pour maintenir une humidité au niveau du sol et limiter l’évapotranspiration.
Au cours du montage de la demande de concession d’eau (a réaliser en début 2017) il pourra apparaître des problèmes d’ordre technique ou environnemental qui amèneront l’équipe technique à proposer des modifications dans la liste des techniques à mette en œuvre.

c -le dimensionnement « in situ » des techniques sélectionnées et retenues
A la suite du processus d’adaptation de sélection des techniques adaptées, il sera réalisé une nouvelle inspection de terrain dans le but d’obtenir le dimensionnement précis de chacune des techniques qui pourront être installées. Cette approche permettrait à la communauté de poursuivre éventuellement le programme d’installation après la finalisation de ce projet. Cette étape permet de pouvoir établir les couts de chacune des techniques.

d -la définition du budget détaillé après établissement des devis
Après établissement des devis et des prix unitaires du matériel, équipements et technologies nécessaires, le budget total nécessaire à une couverture optimale des besoins en eau sera établi.
Pourra alors être défini un premier scénario de mise en œuvre dans lequel les choix réalisés permettront de répondre à l’efficacité de l’investissement en termes de volume d’eau capté ou stocké et la capacité de redistribution pour chaque individu de la communauté et de façon équilibrée.

e -la hiérarchisation concertée des priorités d’installation
L’objectif de cette étape sera de présenter à la communauté les techniques choisies, d’écouter ses réactions et de l’orienter sur les choix qui permettront une gestion durable de la ressource en eau. Le produit final conduira à l’établissement concerté d’une liste hiérarchisée des techniques à mettre en œuvre.

f -la validation du budget à mettre en œuvre en 2017 et 2018 pour la réalisation de la phase 2, dite de « mise en œuvre »
En fonction des choix réalisés par la communauté et de l’accord des financeurs, sera consolidé le budget à investir pour engager la deuxième phase du projet : sa mise en œuvre.
Bien que la communauté participe de manière active à la construction des systèmes sélectionnés dans la phase antérieure du projet, le budget doit prévoir la rémunération d’une main d’œuvre locale voire communautaire, selon le degré de technicité nécessaire à la durabilité de l’installation des équipements. Sera aussi prévue l’utilité d’une actualisation des coûts.


PHASE 2 – 2017 et 2018 - Achats, formation, mise en œuvre des solutions sélectionnées

La communauté sera directement impliquée dès le commencement de cette première étape de la phase 2, afin d’engager le processus de formation, de retro-alimentation et d’appropriation. Etant donné l’état d’avancement actuel de la liste des techniques présélectionnées par la communauté dans le cadre du projet, il est raisonnable de prévoir plusieurs étapes :

a) Réalisation de pilotes
Il sera utile, avant de commencer une installation systématique des techniques sélectionnées, de réaliser un certain nombre de pilotes qui permettront de rendre clairement apparents les imprévus et les nouvelles problématiques ponctuelles liées à l’installation au niveau local : disponibilités des outils et accessoires hydrauliques, variation atypique des prix, problème communautaire, etc.

b) Achat du matériel
Le matériel sera acheté acquis de manière préférentielle au niveau local, pour éviter les carences de disponibilités des accessoires ainsi que pour des besoins de réparation ou de maintenance. En cas d’absence au niveau local, les achats se feront au niveau national et international. Un stock de pièces détachés, les plus courantes ou les plus stratégiques, sera constitué.
Le matériel sera acheté en fonction des devis obtenus lors de la phase 1 et de manière groupée, permettant de renforcer la capacité de négociation de l’association lors de l’achat.
Il sera nécessaire de disposer d’un local de stockage des équipements et matériel afin de faciliter la gestion du stock. La communauté mettra à disposition ce local.

c) Formation de la main d’œuvre local pour l’installation
Le processus de formation sera principalement du type "apprendre en réalisant", ce qui sous-entend la présence permanente des membres de la communauté impliquée, du moins dans un premier temps ou durant les étapes stratégiques du processus de construction, et de l’assistance technique spécialisée.

d) Installation des équipements et techniques de captage et/ou stockage
Les travaux nécessaires à l’installation des équipements seront organisés de manière séquentielle et répétitive, dans le but de faire gagner de l’expérience aux membres de la communauté impliqués dans chaque étape du processus de construction.

e) Formation pour la maintenance des différents systèmes installés
En fin d’installation des équipements, il sera organisé une dernière étape de formation, dans le but d’assurer que le plus grand nombre possible de personnes soit en capacité d’intervenir simplement dans l’entretien périodique des systèmes de captation et de stockage.
La formation permettant la maintenance et la réparation des équipements de type technologique nécessitant une prise de conscience et une attention effective aux conséquences d’erreur de manipulation, sera donnée à un nombre réduit de personnes choisies pour avoir démontré leur intérêt et leur volonté d’engagement.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
AIGOS
Maître(s) d'ouvrage
FAIRE ECOLE
Bénéficiaire(s)
Communauté Wayuu Cachaca III

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
RIohacha Colombie Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Toulouse Icone d'une loupe



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Toulouse 0 0 0 0 2017
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 0 2018




Évaluations, communication et perspectives

Aucune communication n'a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Aucune politique d'évaluation n'a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation

Documents

Documents
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Dossier présentation 106,40 Dossier de candidature 2016 - 18.docx Icone d'un document à télécharger
Annexe_présentation 464,48 annexe ville toulouse.docx Icone d'un document à télécharger


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