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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Ouagadougou"

Correspondant coopération décentralisée
Marion ANVROIN
Courriel : marion.anvroin[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BARBOT
Courriel : laurent.barbot[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Adaptation au changement climatique en milieu rural à Kaya
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention
Agriculture et agroalimentaire

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2016
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
Le Burkina-Faso est un pays sahélien, sans ouverture maritime, parmi les plus pauvres de la planète. Le PNB par habitant est de 1500 $ /an. La croissance économique, caractérisée par de fortes disparités, s'élève à 5,2% en moyenne annuelle depuis 2000. L'augmentation de la population oriente la mobilisation des ressources vers les investissements démographiques au détriment des investissements productifs. L'aide publique et la solidarité internationale conditionnent donc encore le développement. Le secteur agricole domine largement l'économie avec depuis 3 ans, l'extraction des ressources minières (or). Depuis plus de 10 ans, les services -largement informels- tirent la croissance : commerce, services financiers, énergies renouvelables, T.I.C, tourisme et activités connexes.
La fragilité environnementale s'est accentuée dans un contexte de changement climatique qui se manifeste par la baisse tendancielle de la pluviométrie en volume. Les bilans révèlent :
la dégradation des terres (aggravée par la désertification) ;
la menace de stress hydrique permanent et la dégradation des ressources en eau par pollution urbaine, domestique et agricole ;
la non-durabilité des ressources énergétiques actuelles (sur-exploitation du bois) pillées par une demande croissante ;
la surconsommation des ressources naturelles, l'accumulation des nuisances et de l'insalubrité, la précarité et la pauvreté croissantes dans les villes.

La situation du Burkina-Faso s’est politiquement normalisée après la période de troubles politiques en 2014 (départ de l’ex-président Compaoré) et 2015 (tentative avortée de coup d’État). La présence djihadiste et l’implication de la France aux côtés des pays du G5 ont incité les acteurs à beaucoup de prudence dans la mise en place des missions de suivi. L’attentat de janvier 2016, à Ouagadougou a fait 30 victimes; le Burkina-Faso a été à nouveau frappé par un attentat en août 2017, toujours à Ouagadougou (18 morts). Pour tous les porteurs de projets, la sécurité globale de mise en œuvre des projets est devenu une question latente, où deux risques sous-tendent les décisions des responsables du programme : 1°) le risque d’exposition des opérateurs techniques français ; 2°) celui des éventuelles conséquences sur la stabilité des institutions nationales et locales au Burkina-Faso. La réponse des burkinabé est très encourageante. Les institutions nationales ont fonctionné et fonctionnent. Au plan local, la municipalité de Kaya a pris sa part en mettant à disposition des agents de sécurité pour l’accompagnement des missions associatives et institutionnelles.
La mise en place du de la nouvelle municipalité de Kaya a été effective en mai 2016 (élection du Maire). Des Octobre 2016, les nouvelles autorités locales issues des élections et donc pleinement légitimes, ont validé lors d’un comité de pilotage à Châtellerault le pilotage et les activités du programme de coopération.
Historique
Le rapprochement entre Châtellerault et Kaya est entamé dès 1974, dans la dynamique des jumelages franco burkinabé portée par le département de la Vienne. Fortement soutenu par les populations locales, car la sécheresse frappe durement le Sahel, le projet est concrétisé en 1976.
En 2005, la coopération Chatellerault-Kaya prend un nouveau virage. L'association Châtellerault Kaya Jumelages Coopération (CKJC) appelle la collectivité à se réinvestir pour faire face aux besoins nés du processus de décentralisation engagé au Burkina-Faso. L’association concentre alors ses activités sur le développement durable agricole et l’appui aux organisations de la société civile.
En conformité avec l'accord de Paris et aux paragraphes liés à l'adaptation et au renforcement de capacité et aux « acteurs non partie à la convention », elle répond à «l’importance de l’engagement de l’ensemble des niveaux de gouvernements et acteurs divers (…) pour lutter contre le changement climatique », parmi « ceux qui ont les plus faibles capacités », dans un des « pays les moins avancés... vulnérables».
Les activités agricoles constituent le socle anthropologique de la société burkinabé. La possession de la terre est un héritage familial, ce qui fait de tout habitant de Kaya un rural, attaché aux terres de ses ancêtres.
CKJC a initié un programme pilote, reconnu par les autorités gouvernementales burkinabé, visant à structurer le développement agricole « doux » des villages de la commune. 2 villages en expérimentation (2010-2012) ont permis d'asseoir les principes de fonctionnement du programme: concertation intense avec les acteurs locaux (communautés villageoises, commune et services déconcentrés de l'état), augmentation de la production et non des rendements, sans transformation fondamentale des pratiques habituelles, et recherche de retours sur investissements. L'expérimentation a engagé les communautés concernées dans un cercle économique vertueux. L'équipement en matériel agricole de base des villageois, financé par CKJC, génère les ressources nécessaires à l'amortissement des investissements réalisés et dégage des ressources mobilisables pour de nouveaux groupes d'agriculteurs. L'impact en matière de lutte contre l'exode rural est atteint. Par exemple, dans les 2 villages référents qui ont inauguré le processus, la population a augmenté. La mairie de Kaya constate des retours de familles, confortées dans leur choix et qui se stabilisent en milieu rural. Les 2 villages, réunissent actuellement une population estimée à plus de 5000 habitants, contre moins de 4000 en début d'expérimentation, il y a 6 ans. L'objectif environnemental est respecté car les techniques agricoles utilisées ne modifient pas les techniques culturales habituelles et sont écolo-compatibles.
Objectif du partenariat
Il s’agit de renforcer la sécurité alimentaire des populations et maintenir les populations en milieu rural. Les moyens sont d’augmenter les surfaces cultivées, diversifier les récoltes et améliorer les rendements.
L’action répond aux ODD n°1 « Réduire la pauvreté », n° 2 « Faim zéro » et n°8 « travail décent et développement économique » dans une approche global environnementale d’adaptation au changement climatique de la zone de Kaya, fragile et menacée.
-en termes qualitatifs : Poursuite de l'expérimentation commencée sur les villages
Inclusion d'un nouveau village dans le projet, Basberiké (1500 habitants).
-en termes quantitatifs :
1 Réalisation d'investissements productifs permettant l'amélioration des techniques de production et d'élevage, la diversification des productions et partant de lutter contre l'insécurité alimentaire. Les techniques « douces » sont privilégiées de façon à concourir à l'adaptation au changement climatique. L'augmentation de la production est obtenue sans augmentation des rendements. Les équipements et les matériels (financés sous forme d'avances aux communautés villageoises) génèrent des ressources (sous forme de remboursements) mobilisables pour de nouveaux groupes d'agriculteurs.

2 Des activités de formation permettent de créer des AGR (embouche de volailles, maraîchage, commerce)
Un secteur de transformation émerge
En fin d'année 3, les investissements réalisés en mobilisant 30 à 40€ par personne, déduction faite des retours sur investissements devraient permettre de réduire le coût à 10€ par personne. Les surfaces des terres cultivées auront augmentées
Description détaillée du partenariat
- Action 1 Développer l'agriculture et l'élevage durables en milieu rural.
Sur proposition du Maire de Kaya, le comité communal des jumelages de Kaya, appuyé et financé par l'association Châtellerault-Kaya Jumelage-Coopération (CKJC), est maître d'oeuvre d'un programme de développement rural visant à lutter contre l'insécurité alimentaire, à augmenter l'autonomie et les revenus des ruraux. La finalité est de contribuer à limiter l'exode vers les villes. Plus de 60% de la population estimée de Kaya réside en effet dans l'un des 71 villages de la commune. Au total le projet 2016-1018 concernera au moins 9 villages bénéficiaires.
Le programme combine la réalisation d'investissements productifs et des actions de renforcement de capacités sur les groupes masculin d'agriculteurs / éleveurs et sur les groupes féminins. Traditionnellement, les femmes des villages bénéficiaires s’occupent de l’élevage ovin. L'objectif du programme, mené en concertation avec les groupements de femmes est de développer une activité, autre qu’agricole, génératrices de revenus. Finalité : produire ce qui peut se vendre ; et savoir vendre ce qui est produit.
- La disponibilité du matériel aratoire et de transport est un facteur favorable pour l’intensification des cultures (bonne préparation du lit de semis, production et utilisation de la fumure organique à grande échelle, réalisation de dispositifs de conservation des eaux et des sols par l’entretien et l’augmentation des cordons pierreux, réduction du temps de travail et facilitation des travaux d’entretien), toute chose contribuant à l’accroissement des rendements et de la production ;
-Les cultures de saison sèche - Le maraîchage, lorsqu'il est possible, est une activité qui rapporte et reste une importante source d’emplois et de revenus pour les femmes et les jeunes qui constituent les couches les plus vulnérables. Avec l’argent que le maraîchage procure, les femmes sont en mesure d’acheter des moyens de déplacement et certaines arrivent même à financer d’autres activités génératrices de revenus comme l’embouche, l’élevage de poules ou le petit commerce. Ces activités sont génératrices de revenus et restent une importante source d’emplois, surtout en saison sèche ;
-Le renforcement des capacités des producteurs à travers la formation - Les connaissances acquises à travers la formation permettent aux bénéficiaires de mener des activités génératrices de revenus et d’échanger leurs expériences par des rencontres entre habitants de différents villages.
Les actions sont bien accueillies par les populations et contribuent à améliorer de façon significative le niveau des revenus des bénéficiaires et en conséquence leurs conditions de vie. La mise en œuvre des activités a fait apparaître quelques difficultés, maintenant repérées, et les leçons en ont été tirées pour atteindre plus d’efficacité et plus de résultats. Les techniciens du comité communal des jumelages de Kaya (de profession techniciens agricoles du ministère de l'agriculture), forment les agriculteurs et les éleveurs bénéficiaires de l'action. Ces activités se déroulent aux côtés des paysans sur les sites de production.
6 villages (Fanka, Paspanga, Dapologo, Songondin, Roumtenga et Koutoulou Yarcé) ont bénéficié de la poursuite d’avances sur investissements.
Un projet spécifique pour le village de Basberiké, nouvellement pris en compte par le programme, a démarré. Chaque village bénéficie en effet d’un programme adapté, issu d’un état des lieux réalisé par les équipes des associations de jumelage en lien avec la direction régionale de l’agriculture.
Les investissements financés comprennent charrettes, charrues, bétail (moutons, bœufs, ânes), des fosses fumières,des conserveries à oignons, moto pompes et tubes PVC, poulaillers mais s’attachent aussi à la réfection d’un magasin, à l’acquisition de métiers à tisser ou encore de décortiqueuse à arachides.
Près de 10 000 habitants répartis dans les huit villages ont déjà été bénéficiaires du projet, depuis le début du processus en 2010. L’augmentation de la production est issue d’une augmentation des surfaces cultivées et non d’une augmentation des rendements, conservant donc l’objectif de durabilité.
Les rendements supérieurs sont principalement liés à la culture asine attelée et dans une moindre mesure à la fumure organique.
ACTION 2 : Renforcer les capacités de la société civile
Description : Financement CKJC – MEAE – CD86 – Groupements villageois de Kaya- Ministère de l'agriculture du Burkina-Faso (Mise à disposition d'agents)
Le programme participe à l’atteinte de l’ODD n°8, promouvant un développement économique endogène.
Activité 1 : elle finance la formation des artisans dans le cadre d'une manifestation de grande ampleur (JEDES) dont le but est de promouvoir la consommation locale pour contribuer à la création et à la rétention des richesses nationales. Elle contribue à renforcer les capacités organisationnelles et techniques des artisans et crée les liens de partenariat technique, commercial et financier.
L’Activité 2 est un programme de formation et sensibilisation aux cultures traditionnelles et contemporaines menées dans le cadre du festival WEDBINDE. (Action biennale en alternance avec le JEDES)
L'activité 3 soutient les projets de formation et ré-insertion de l'ASEV, organisation des jeunes infectés et affectés par le VIH-SIDA (rayonnement province du Sanmatenga) par l’animation socio- éducative, culturelle et la formation à la citoyenneté. Un groupe d’hommes et de femmes, des personnes ressources (professionnels de l’encadrement des PVVIH : conseillers psychosociaux et de prise en charge, etc. …) œuvrent au sein de « l'Association Solidarité Espoir Vie (ASEV) » Celle-ci accompagne les victimes et leurs familles, travaille pour la prise en charge des P.V.V.I.H, les soutient pour accéder aux soins et observer les protocoles médicaux. 60 personnes sont suivies quotidiennement (appui alimentaire) et 250 personnes pour les autres activités (appui psychosocial, accès aux soins). Le comité des jumelages de Kaya est l'un des partenaires de l'association, sur financement CKJC.
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Associations Chatellerault Kaya Jumelage Coopération et Comité communal des juemelage de Kaya
Maître(s) d'ouvrage
CKJC et CCJ
Bénéficiaire(s)
10 à 15 000 habitants de 9 villages de la commune de Kaya

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune de Kaya Burkina Faso commun.ico.loupe.alter
Comité des jumelages de Kaya Burkina Faso commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Commune de Kaya OUEDRAOGO Boukaré Maire mairie.kaya@fasonet.bf
Comité des jumelages de Kaya OUEDRAOGO François Président comité.jumelages@yahoo.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Chatellerault commun.ico.loupe.alter
Conseil départemental de la Vienne commun.ico.loupe.alter



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 23000 2016
Chatellerault 21000 0 0 0 2016
Conseil départemental de la Vienne 10000 0 0 0 2016




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Aucune politique d'évaluation n'a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation

Documents

Documents
Titre du document Taille en Ko Nom du fichier  
Budget CKJC Triennal 2016-2018 39.50 BP_CKJC_2016-2018.pdf commun.ico.doc.alter


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