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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Erevan"

Correspondant coopération décentralisée
Barbara REHBINDER
Courriel : barbara.rehbinder[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Jean-Paul MARTIN
Courriel : jean-paul.martin[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Programme de développement agropastoral dans la région du Tavouch en Arménie.
Année de première signature de la convention
2016
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2018
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
31/12/2018
Contexte
L’agriculture est un secteur clef de l’économie de l’Arménie, contribuant à 18 % du PIB et concernant plus de 40 % de la population active. Depuis l’effondrement du système soviétique, le monde rural a subi de profondes mutations. La privatisation des terres, organisée autour d’une distribution à l’ensemble des familles, a conduit à un morcellement des surfaces et à l’émergence d’un nouveau système basé sur la gestion individuelle des exploitations. Elle a transformé une agriculture planifiée en une agriculture de subsistance ne permettant pas d’assurer l’autonomie alimentaire du pays.
Pour les producteurs familiaux, il est difficile d’accéder au marché, compte-tenu des faibles volumes et de la qualité de leurs produits qui ne répondent pas toujours aux standards attendus. L’activité agricole a perdu de l’attrait pour les ruraux, qui se désinvestissent: ils sont alors nombreux à quitter leurs terres, pour aller tenter leur chance à Erevan, en Russie ou dans les pays occidentaux. Par manque de disponibilité de produits locaux de qualité et en raison de la pauvreté monétaire des ménages, notamment en zones rurales, la situation nutritionnelle en Arménie est préoccupante (19% des enfants âgés de moins de 5 ans subissent un retard de croissance).
L’Arménie dispose cependant d’un fort potentiel de développement agropastoral.
Le gouvernement a mis en place une Stratégie pour un développement rural durable (2015-2025), qui reconnait le secteur agricole comme l’un des secteurs prioritaires de l’économie du pays et encourage le développement d’exploitations agricoles modernes et performantes.
La région du Tavouch constitue une zone propice à l’agriculture en raison de son altitude et de son climat plus doux, favorable à l’élevage, la production laitière et la production de fruits/légumes. 60% de la population habitent en zone rurale et la majorité de la population vit de l’agriculture.
Les autorités régionales ont été mobilisées dès la conception du projet dans le cadre de l’établissement des priorités et la définition des actions à mener. La convention de coopération décentralisée a été renouvelée le 25 mai 2016 au cours d’un déplacement du Président du Conseil départemental en Arménie. L’institution régionale constitue un acteur clé dans la mise en œuvre du programme par sa connaissance du territoire et des structures locales, et s’implique également dans la promotion des produits fabriqués dans le Tavouch, contribuant à la valorisation d’une identité territoriale. Les autorités centrales sont fortement intéressées par le projet, comme en témoignent les visites sur le terrain des ministres de l’Agriculture et du Développement des Territoires en 2017.
Historique
Le programme est décomposé en trois volets
1. La création d’une filière de produits laitiers de qualité
La ferme de référence de Lussadzor construite en 2012, accueille environ 150 bovins (dont 90 laitières) de races Simmental et Jersiaise importées d’Europe, la race locale caucasienne étant peu productive. Près de 900 litres de lait sont récoltés quotidiennement et transformés sur place au sein d’une fromagerie moderne. 3 500 à 4 000 kg de produits laitiers sont fabriqués mensuellement.
En 2017, une route menant aux alpages a été réhabilitée. Outre le cheptel de la ferme de référence, qui y dispose d’une zone dédiée, plus de 2 200 vaches de huit villages de la région ont pu bénéficier d’un accès facilité à cette zone, soit une progression d’environ 20% par rapport à la saison précédente. L’enjeu est de diminuer les coûts d’alimentation du cheptel et de favoriser son bon état sanitaire. La production laitière s’en trouvera améliorée tant en volume qu’en qualité. Le Préfet du Tavouch s’est engagé à entretenir la route pour les cinq ans à venir.
Des micro-fermes villageoises, regroupant des bovins issus de la ferme de Lussadzor et gérées par des coopératives, doivent participer au développement local grâce à la mise en place future d’une collecte de lait et à un renforcement des compétences des éleveurs. A ce jour, 7 micro-fermes réparties dans la région ont été créées.
2. L’appui à la production agricole
L’enjeu de ce volet est, d’une part, d’améliorer la qualité et les rendements des productions agricoles et, d’autre part, de permettre la diversification des productions (cultures fourragères dédiées à l’alimentation pour le bétail, fruits).
Dans cette perspective, le programme soutenu par le Département a permis la construction et la réhabilitation d’environ 25 km de canaux d’irrigation, préalables au développement agricole, ainsi que la fourniture de plants, de semences et de matériels performants.
Aujourd’hui, les agriculteurs de la région ont réinvesti leurs champs et fournissent la ferme en aliments pour les bovins, participant ainsi à la redynamisation de la région.
3. Le renforcement des compétences locales par la création d’un centre de formation
Sur le site de Lussadzor se trouve également un centre de formation, destiné à renforcer les compétences techniques et managériales des producteurs. Cet accompagnement doit leur permettre d’améliorer la qualité et le rendement des productions, de mieux gérer les coopératives et de leur faciliter l’accès au marché. Différents experts français (vétérinaire, fromager, etc.) apportent par ailleurs régulièrement leurs compétences à l’équipe locale lors de missions courtes sur le terrain.
Objectif du partenariat
Objectifs locaux :
En participant à la redynamisation de l’économie locale, il s’agit de réduire la pauvreté et les inégalités sur les territoires. Ainsi, l’action engagée doit permettre aux agriculteurs et aux éleveurs de vivre de leur activité, sur leurs terres, et ainsi contribuer à limiter l’exode rural de la région frontalière du Tavouch, tout en gérant efficacement les ressources naturelles.

Parallèlement, l’enjeu est de développer à terme des circuits locaux, autour d’un objectif partagé par tous d’élaborer et de consommer des produits sains, accessibles à tous, et de garantir une juste redistribution des richesses sur le territoire.

Objectifs en France :
Ce projet sera l’occasion de réfléchir ensemble au rôle d’une collectivité en faveur d’un système alimentaire durable et d’échanger sur les sujets de production et consommations responsables, auxquels le Département des Hauts-de-Seine est attaché et dont la pertinence est encore plus forte dans le cadre d’un rapprochement avec les Yvelines. Dans la mesure où les franciliens se soucient toujours plus de leur alimentation, la création de circuits courts qui permettent de recréer un lien entre urbains et périurbains fait sens. Cela répond également à des enjeux d’aménagement du territoire, de protection de l’environnement et d’emploi.

Le Département développe cette année une plateforme collaborative de mise en réseau des producteurs, transformateurs et distributeurs. L’enjeu est ensuite d’aller plus loin sur l’accompagnement et la valorisation des projets agri-urbains du territoire.
Description détaillée du partenariat
Dans le cadre de sa politique de coopération internationale ciblée sur la lutte contre l’insécurité alimentaire, le Département des Hauts-de-Seine accompagne depuis 2009 la mise en place d’une filière laitière dans le Tavouch, région enclavée et pauvre (33% de la population vit en dessous du seuil officiel de pauvreté) située au nord-est de l’Arménie à la frontière avec l’Azerbaïdjan.

Ce programme s’inscrit dans le cadre du partenariat institutionnel entre le Département et la Région du Tavouch, qui vise à valoriser le potentiel agricole du territoire et réduire l’émigration. Il intègre dans sa stratégie les principes d’une agriculture durable, contribuant à davantage de valeur ajoutée et d’emploi sur le territoire et à une redynamisation de l’économie locale.

Il est mis en œuvre par le Fonds Arménien de France qui s’appuie sur une équipe locale dédiée, la Fondation HimnaTavush.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Fonds Arménien de France
Maître(s) d'ouvrage
Conseil départemental des Hauts de Seine
Bénéficiaire(s)
Tavouch: Plus de 750 producteurs impliqués directement (fournisseurs de lait, de fourrage, d’aliments complémentaires, éleveurs utilisant les alpages, coopérateurs des micro-fermes) Hauts-de-Seine: Grand public lors d’événements dédiés à la coopération internationale, à l’alimentation responsable. Attention particulière sur les collèges qui relèvent de la compétence départementale; Agents impliqués sur les questions d’agriculture urbaine, de production et de consommation locales

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Région du Tavouch Arménie commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Région du Tavouch Sarkissian Levon Gouverneur adjoint tavush2000@gmail.com

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil départemental des Hauts de Seine commun.ico.loupe.alter



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 85000 2018
Conseil départemental des Hauts de Seine 516947 2018
Collectivités et partenaires étrangers 18000 2018
Fonds Arménien de France 269153 2018




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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