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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Rabat"

Correspondant coopération décentralisée
Frédérick BOUIN
Courriel : frederick.coopdec[at]gmail.com
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Bertand COMMELIN
Courriel : bertrand.commelin[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
assistance à la maîtrise d'oeuvre de la commune urbaine de Salé dans le domaine du développement social des quartiers
Année de première signature de la convention
2005
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Aménagement du territoire et transports
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2005
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
Contexte du projet
Etalée sur une superficie totale de 9 548 km2, la ville de Salé est située sur la rive droite du Bou Regreg et au bord de l’océan Atlantique. Elle appartient à la région de Rabat-Salé-Zemmour –Zaër. Elle est limitée à l’est par la province de khémisset, au sud par la préfecture de Rabat, à l’ouest par l’océan atlantique, et au nord par la province de Kenitra.
Ceinte d’un rempart de 4,3 Km, la médina de Salé présente de nombreux monuments qui reflètent la richesse de son histoire, et sont autant de lieux mentionnés dans la plupart des guides touristiques.
Salé a vu son destin basculer avec la promotion de Rabat au rang de capitale politique au moment du protectorat.
En devenant au fil des années le réceptacle de nouvelles population en quête de ressources à Rabat, y compris des populations rurales environnantes attirées par le mirage urbain, mais qui ne peuvent accéder à la propriété en raison du coût élevé du foncier et s’agglutinent en bidonvilles, la ville de Salé s’est vue cantonnée progressivement à remplir le rôle de « cité-dortoir » pour les plus pauvres.
Urbanisme et démographie,
Son espace urbain, longtemps circonscrit à sa citadelle, s’est alors étalé et a spatialement éclaté en quartiers hétéroclites où se mêlent des zones d’habitat non réglementaires en « dur », en partie restructurés, des bidonvilles , des quartiers de « recasement » tandis que des zones d’habitat « de standing » restent territorialement peu étendues. Salé s'inscrit aujourd'hui dans le cadre d'une préfecture et d'une municipalité (commune urbaine) dotée de cinq arrondissements : Bab lamrissa, Bettana, Tabriquet, Layayda et Hssain.
La population urbaine de Salé a connu une augmentation particulièrement soutenue depuis 1960, passant de 75 800 habitants en 1960 à 751 578 en 2004, soit une population quasi-décuplée en l’espace de 44 ans. Au rythme actuel de croissance démographique, les quelque 21 000 urbains qui s’ajoutent chaque année dans la ville devraient faire de Salé une ville d’un million d’habitants dans moins de quinze ans. Avec les grands projets qui viennent d’être inaugurés tels que l’aménagement de la vallée du Bou Regreg, la réhabilitation de la corniche de Rabat notamment, la ville de Salé drainera probablement encore plus de flux migratoires et verra, par conséquent, sa population encore augmenter.
Cette situation creuse davantage l’écart avec la ville de Rabat. A l’échelle de l’agglomération de Rabat-Salé, la dynamique démographique de Salé n’est pas sans incidence sur les grands équilibres de population de part et d’autre du Bou Regreg. Cette croissance est appelée nécessairement à amplifier la pression sur le marché local de l’emploi et doit être prise en compte dans l’évaluation prospective des besoins sociaux de toute nature, et plus particulièrement en matière de résorption de la pauvreté, d’emploi, de formation professionnelle, de scolarité, d’alphabétisation, de citoyenneté, de communication avec les administrés, de prévention, de santé, de salubrité, d’urbanisme, de gestion urbaine de proximité … Au total, nous retrouvons toutes les thématiques transversales qui sont à l’évidence les corollaires de ces phénomènes sociaux d’envergure.
De plus, Salé est composée d’une population jeune puisque plus de 30% de la population a moins de 14 ans, alors que les habitants de 60 ans et plus ne dépassent pas 6 % de la population.
Atouts et incertitudes du développement local
Dans le domaine des activités l'administration demeure le premier pourvoyeur d'emplois.
L'artisanat qui tient une place de premier plan à Salé, en tant que troisième pôle national, après Fès et Marrakech, le commerce, y compris « informel », et l'industrie du textile (qui occupe la première place en nombre d’établissements) , suivi par la chimie, la parachimie et le secteur de l'agroalimentaire, qui sont les activités générant le plus d'emplois pour la ville de Salé.
En termes d'organisation, le village de l'Oulja se distingue. Il regroupe plus d'une centaine d'unités artisanales spécialisées, développant depuis quelques années un complexe d'art et d’artisanat marocains.
En matière d'infrastructure d'accueil pour PMI PME, les zones industrielles en activité sont : Tabriquet, Hay Errahma, Azzahra (route de l'Oulja) et Sbihi (route de Kenitra).
Les infrastructures de base
En matière d’infrastructures de base et services urbains, la desserte en électricité et eau potable ainsi que l’assainissement liquide sont assurés par REDAL 2. La question de la généralisation de l’accès à ces services de base en tant qu’obligation contractuelle constitue un axe majeur de la direction de REDAL 2 par le biais du programme des branchements sociaux. L’objectif est donc de trouver un équilibre entre efficacité économique, équilibre environnemental, équité sociale, accès à l’eau potable pour toute la population.
La gestion des déchets solides (assurée par la commune) demeure problématique (bien qu’en 2008 deux concessions aient été dévolues à Véolia et SOS environnement), de même que les transports en commun. Il n’est pas rare de voir en effet des décharges sauvages dans des sites urbanisés, ou le long du littoral. L’offre en matière de transports en commun se révèle insuffisante pour répondre à la demande en constante augmentation, alors que le mode de gestion retenu, concessions privées et régie publique, se révèle inadapté à la desserte de l’ensemble du territoire urbanisé.
Cet état de fait contribue également à la saturation des voies de circulation par toutes sortes de véhicules (motos, mobylettes, vélos, charrettes hippomobiles …) et nombre de taxis, ajoutant à l’effet de foisonnement, l’insécurité piétonnière et la pollution. Toutefois, avec l’avancement des travaux du tramway destiné à relier Rabat et Salé, cette situation est appelée à évoluer favorablement.
Habitat et urbanisme :
La population des bidonvilles et d’habitats non-conformes est d’environ 90 000 personnes, ce qui représente plus de 10 % de la population de Salé.
Depuis le recensement de l’année 2000, le nombre d’habitants des bidonvilles n’a cessé structurellement de s’amplifier. Aucun chiffre récent n’est disponible à ce jour.
L’espace « médinal », clos par définition et sans grande possibilité d’extension a connu un phénomène de surdensification et d’entassement dans des lieux qui, à l’origine, n’étaient pas destinés à usage exclusif d’habitation. Les fondouks (ou caravansérails) ainsi que nombre d’anciennes demeures constituent des éléments du tissu urbain qui menacent ruine.
Plus largement, les effets cumulatifs conjoints de la promiscuité (taux d’occupation de ces logements) et du faible ensoleillement, de même que les faibles conditions d’aération des habitations contribuent au maintien ou à la propagation d’affections respiratoires aiguës telles que l’asthme ou la tuberculose. La réduction de la tuberculose, conforme à l’objectif 6, cible 8 du millénaire devrait être inscrite dans les priorités en matière de prophylaxie sanitaire et sociale.
Les risques d’incendie aux origines multiples sont liés à la localisation des activités domestiques ou professionnelles, soit à la précarité des constructions ou installations électriques « bricolées » ou obsolètes. Salé ne compte pas d’industries présentant un risque majeur (de type Seveso), mais la fermentation des ordures ménagères qui entraîne la production de méthane hautement inflammable peut être à l’origine de feux spontanés. Les matériaux disparates et la proximité font le reste.
L’insécurité :
Ne disposant pas de statistiques fiables en matière de sécurité et de délinquance il est difficile et délicat de mesurer objectivement les actes d’incivilité, les agressions, les atteintes aux biens et aux personnes, mais la multiplication des actes de vandalisme ou d’agression, quand il ne s’agit pas de meurtres, est réelle dans certains quartiers à risques, notamment dans des zones de non droit d’où la police de proximité est absente, et où l’extrême pauvreté sévit.
Les équipements socioculturels
Le taux d’analphabétisme bien qu’inférieur à la moyenne nationale et régionale, demeure préoccupant, notamment en ce qui concerne les femmes et les jeunes filles déscolarisées précocément ou non scolarisées, alors que le petit pourcentage de population ayant suivi des études supérieures est révélateur du faible niveau de qualification des populations qui souhaitent intégrer ou se positionner sur le marché de l’emploi avec quelque chance de succès.
A l’exception de quelques espaces de proximité ( foyers féminins, maisons de jeunes .. ; essentiellement concentrés sur l’arrondissement de Bettana) la bibliothèque Sbihi, de la fondation « Abderrahim Bouabid », des salles de cinéma du Dawliz, de « l’école du cirque » fondée par l’association marocaine des enfants en situation précaire (AMESIP) et des clubs thématiques animés par différentes associations, pour une ville de cette taille, Salé ne dispose pas de suffisamment d’espaces publics dédiés à la culture, (bibliothèques, théâtre, musées, salles d’exposition…).
Dans le domaine des équipements sociaux, l’ouverture de crèches, de maisons de bienfaisance, de maisons pour personnes âgées, maisons de jeunes dans les quartiers, gérées par des personnels qualifiés, s’impose pour répondre à la demande et aux besoins nouveaux d’une population extrêmement dynamique du point de vue démographique, mais dont les moyens financiers sont souvent très limités. Toutefois, avec le projet de mise à niveau initié par la commune de Salé et qui prévoit la création de 18 espaces de proximité (pour les jeunes, les femmes, …), les choses ont appelées à évoluer favorablement. Ces nouvelles données nécessitent donc le renforcement et la formation des agents municipaux en charge de ces nouvelles structures.
Le principal défi : la pauvreté :
Reste que le principal défi (INDH) est de réduire la pauvreté, localisée dans les quartiers périphériques et les tissus anciens, en s’employant à requalifier les différents espaces urbains qui composent la ville de Salé et d’en assurer une meilleure articulation. Il s’agit de parvenir à drainer davantage d’investissements, indispensables à une redynamisation économique. Toutefois, ce seul aspect de la problématique socio-économique ne doit pas occulter une approche différenciée des enjeux du développement local.
Au plan national
Le processus de décentralisation au Maroc induit de nouvelles responsabilités dévolues aux collectivités locales. Ces nouvelles compétences obligent tous les acteurs locaux à se rapprocher de la société civile, à développer des services de proximité, à prendre en compte les attentes de la population dont ils ont la responsabilité, tant élus que fonctionnaires, et à assurer autant que faire se peut le développement économique, social, culturel de leurs collectivité et en faveur de leurs administrés.
Ce processus d’envergure concernant les politiques publiques et leur maîtrise d’œuvre nécessite des ressources à la fois techniques, humaines et financières, des compétences particulières ou nouvelles dont la plupart des collectivités ne disposent à ce jour que de façon limitée. C’est le cas de la ville de Salé.
Nouvelle charte et articulations institutionnelles
La ville de Salé est désormais une seule municipalité. Elle a connu des changements de première importance dans le cadre de la réforme de la Charte communale qui a instauré le principe de l’unité. L’unité de la ville qui vise une mutualisation des efforts en répartissant les pouvoirs entre Président du conseil de la ville et Présidents d’arrondissements a mis fin théoriquement à l’émiettement entre plusieurs entités communales des actions à mettre en œuvre pour l’aménagement de la ville. Elle prescrit de fait la mise en synergie des interventions et la définition des stratégies en « tiroirs » les plus adaptées selon les échelons territoriaux d’intervention.
La réforme de la charte a donc permis une certaine clarification en matière de prérogatives des uns et des autres, mais n’a pas encore réglé à l’échelle de l’agglomération le problème d’émergence ou de constitution d’une instance émanant des collectivités locales pour leur représentation à ce niveau supérieur de coordination et de réflexion, voire d’exercice des prérogatives décisionnelles.
Au plan local
La nouvelle organisation administrative de la ville de Salé :
Les communes urbaines ont été transformées en arrondissements sans personnalité morale avec des conseils d’arrondissement qui exercent pour le compte, sous la responsabilité et le contrôle du Conseil Communal. La charte communale (et ses amendements 2008) réaffirme (Titre IV « des compétences » articles 36 à 42 et l’article 43 des compétences transférées) la responsabilité de la commune d’établir des relations de partenariat avec les associations locales et d’organiser leur participation ainsi que celle des habitants.
La collectivité doit donc jouer un rôle de proximité dans les arrondissements, et être le garant de la relation avec les associations à travers les services des affaires sociales culturelles et sportives présents dans chaque arrondissement (article 101 : « il participe à la mobilisation sociale, à l’encouragement du mouvement associatif et à l’initiation de projets de développement participatif »).
En dehors des prescriptions de la nouvelle Charte des collectivités locales et des mutations administratives et opérationnelles qu’elles induisent à terme , de l’I.N.D.H , de l’ »Agenda 21 » qui se décline ponctuellement et diversement selon les quartiers au niveau associatif, et des actions conduites par des ONG telles Handicap International sur Tabriquet notamment et plus récemment sur Hay Essalam ( avec appel à projets subventionnés) , les comités de concertation initiés par le CADEL mais qui restent toutefois limités et ne se sont pas encore étendus à toute la ville, et Enda Maghreb, nous n’avons pas connaissance d’un programme récent d’envergure, généralisé au niveau de la ville de Salé et décliné concrètement sur la totalité de ses cinq arrondissements.
Il n’est pas sans intérêt d’ajouter les formations (licences) dispensées par l’Université de Salé dans le domaine du développement humain et local ainsi que des mastères en entrepreneuriat social et développement.
Il apparaît donc urgent ou du moins souhaitable dans la perspective du développement des « bonnes pratiques » et avec des personnes formées, de faire en sorte qu’elles soient en capacité de pérenniser le processus, avec des outils et des méthodes que nous aurons pu mettre en place, avec eux et pour eux.
Au-delà de leur caractère prometteur, les expériences antérieures en matière de concertation et de coordination sont apparues davantage comme des « incubateurs » que comme de véritables processus généralisés et appropriés en matière de « renforcement de la capacité de maîtrise d’ouvrage de la ville de Salé » pour le développement local et social des quartiers qui la composent.
A terme, la formation des différents acteurs en termes de gestion, de conduite de projet et de communication constitue à notre sens une nécessité, afin de permettre la réduction des écarts constatés entre les projets tels qu’ils sont définis ou envisagés en amont, et les besoins ou attentes réelles des populations-cibles.
Compétences partenariales de la ville de Woippy
La ville de Woippy comprend sur son territoire plus de 70% de logements sociaux. Les deux tiers de sa population vivent au sein de quartiers classés en zones urbaines dites « sensibles » (65% de la population totale de la ville). Le taux de chômage dépasse les 20% avec un chômage massif de longue durée, et une exclusion durable du marché de l’emploi, faute de qualification (alors que le taux de chômage est de 9,5 % en moyenne sur l’agglomération de Metz).
Le chômage des jeunes et leur moindre qualification ajoutent aux problèmes quotidiens de la délinquance, des actes d’incivilité, du trafic de stupéfiants notamment. La précarité et la pauvreté sont le lot quotidien d’un nombre important d’administrés, familles monoparentales, familles nombreuses où les problèmes de parentalité (soins à l’enfant, santé, éducation, scolarité …) sont récurrents. La vision qui en découle reste fortement génératrice d’exclusion sociale.
Depuis lors, avec l’opération de rénovation urbaine (O.R.U) et les grands travaux en cours, les choses changent. Le CUCS (contrat urbain de cohésion sociale) correspond au volet social de l’O.R.U. Ces quartiers se sont dotés de structures ou de services inexistants auparavant.
Toutes correspondent à cette volonté de désenclavement et de réhabilitation des quartiers, au rapprochement des services publics, à une gestion urbaine de proximité mieux comprise et plus adaptée aux besoins de ces populations.
C’est le cas notamment de la « Maison de l’emploi et de la formation », de la structure A.E.S. « accueil, écoute et soins », de l’implantation d’une annexe de la mairie dans un quartier classé « Z.U.S », du C.C.A.S (centre communal d’action sociale), de la création et de l’implantation d’une « école de la deuxième chance » « E2C » qui accueille des adolescents précocément exclus du système scolaire.
Toutes ces structures contribuent à cette gestion dite de proximité dont l’implication assure le lien avec les dispositifs étatiques, régionaux ou départementaux conventionnés auxquels il convient d’ajouter le rôle quotidien non négligeable des gestionnaires, élus, responsables, encadrants et employés municipaux et associations.
Certains dispositifs sont particulièrement en phase avec ces objectifs : le programme de réussite éducative qui agit très en amont grâce à des équipes pluridisciplinaires (enseignants, orthophoniste, pédiatres, psychomotriciens notamment) en partenariat avec l’Education Nationale, sur les problèmes de parentalité, problèmes scolaires ou préscolaires.
Pour ce qui est du volet enfants-adolescents, là encore, le développement des activités périscolaires, l’accueil du soir pour les élèves dont les parents rencontrent des difficultés dans le domaine du suivi scolaire de leurs enfants ont été mis en place.
Il faut ajouter enfin les actions en faveur des femmes, l’accompagnement individualisé des jeunes diplômés, le soutien aux micro-projets de toute nature, générateurs de ressources et d’intégration sociale.
Le volet de la santé, l’axe « citoyenneté », la lutte contre les discriminations, l’attention portée aux personnes issues de l’immigration, les échanges interculturels, la lutte contre l’exclusion sociale par « l’économique » la prévention de la délinquance, sans oublier la lutte contre les discriminations sexistes sont autant de moyens mobilisés au quotidien autour des thématiques transversales et de la cohésion sociale.
Ainsi, la gestion de l’ensemble de ces dispositifs particuliers, et l’ensemble des activités et responsabilités dévolues à l’ensemble des services municipaux en font le principal partenaire du dossier de coopération décentralisée. Les compétences et les ressources mobilisables à tout moment dans le partenariat répondent point par point à l’exigence de disponibilité et d’expertise, et à la pratique des futures politiques urbaines auxquelles nous souhaitons apporter notre contribution à la ville de Salé.
Historique
Historique des relations Salé-Woippy
La ville de Woippy qui appartient à la communauté d’agglomération de Metz Métropole (CA2M) avait mis en place un premier partenariat avec la collectivité de Hssaine par convention signée entre les deux collectivités le 16 février 2002, compte tenu de la similarité des problèmes transversaux qu’elles connaissaient l’une et l’autre (toutes proportions gardées toutefois en termes de population et d’acuité sociale des problèmes de même nature, certes, mais de degré différent en France et au Maroc).
Entre-temps et avec la nouvelle charte communale, Hssaine a été englobée dans la communauté urbaine de Salé. Dès lors, et tout naturellement, l’extension du partenariat avec la ville de Salé a été formalisée par une convention signée en janvier 2005.
Une délégation d’élus et de fonctionnaires de Salé s’est rendue à Woippy, de même que des élus et fonctionnaires de Woippy se sont rendus à Salé à plusieurs reprises en 2005 notamment ; au cours de ce séjour, ont été rencontrés des responsables de Handicap International, Enda Maghreb, des associations de quartier, effectuées des visites d’ateliers de femmes, d’écoles primaires, et ont été rencontrées des personnes représentatives, telles que des élus, ou encore des acteurs représentatifs de la vie sociale des quartiers.
Un stagiaire marocain est venu passer une semaine aux ateliers municipaux de Woippy en 2006. Des échanges avec des adolescents français ont été programmés et ont eu lieu sur place au Maroc (MJC de Woippy).
C’est en avril 2007 suite à la réunion du bureau exécutif sous la Présidence de Monsieur Driss Sentissi qu’il a été convenu qu’à partir d’octobre de la même année un projet d’accompagnement dans le domaine social serait formalisé et soumis aux instances administratives de tutelle, PAD Maroc, Ministères, hiérarchies locales, avec une période d’étude et de formalisation devant s’effectuer au cours du dernier trimestre 2007.
Entre octobre et décembre 2007, le chargé de mission français en charge de ce dossier s’est rendu sur place à Salé pour travailler avec le chargé des relations extérieures, aux fins de constitution et regroupement de toutes informations, données environnementales utiles, et mis au point les objectifs et les modalités chronologiques (plan d’action prévisionnel) du programme d’aide à la décentralisation. La reprise du dossier par le chargé de mission sur place au Maroc reprend début avril 2008 et se poursuivra jusqu’en juillet de la même année.
Le résultat des ces démarches et « expertises du nord » ont abouti à la complète finalisation du dossier de coopération décentralisée dont nous proposons ici (pour l’appel à projet 2009) les premiers volets destinés à être poursuivis et amplifiés dans les prochains programmes (2010- 2012). Tel est notre souhait
Objectif du partenariat
Le développement social des quartiers
La ville de Salé a entrepris des travaux et réalisé notamment des infrastructures (espaces dédiés, réaménagement de locaux, nouveaux bâtiments, maison de jeunes, foyers féminins, salles de sport…) dans différents arrondissements, mais le constat opéré par les utilisateurs potentiels et les relais de quartiers ont rapidement mis en évidence l’absence d’accompagnement et d’encadrement municipal ou associatif de ces nouvelles structures.
Dans chaque arrondissement de la ville des locaux neufs ou réhabilités restent inutilisés, faute de personnel compétent, formé, capable d’encadrer les activités et de jouer le rôle de relais ou d’interface entre la société civile, les responsables d’associations et les instances municipales. Pourtant, de jeunes diplômés sans travail sont susceptibles, moyennant une formation adaptée, d’assurer de telles missions. Les personnels municipaux quant à eux ont également besoin de ce type de formation.
Il en va de même pour les associations proprement dites qui, malgré les expériences dont nous avons parlé précédemment, ne sont pas en capacité d’assurer à ce jour le rôle qui leur est dévolu, notamment celui qui consiste à laisser émerger des projets de quartier, les sélectionner selon des critères précis et pertinents, à les formaliser, les piloter, les finaliser. Les pratiques en vigueur ne sont pas toujours conformes à la législation, et, de fait, il existe des distorsions importantes entre l’intention initiale et le résultat final.
L’émergence de pratiques nouvelles :
Une (trop) grande variété de projets, conduits dans des approches (trop souvent) sectorielles, tel est aujourd’hui l’un des enjeux que nous avons identifiés, et qui sera d’autant plus important dans les prochaines années que la société civile, les habitants de Salé, ont besoin d’une « vision » de la ville, de leur ville, qui leur permette de reconstruire une identité et un avenir positif communs.
Si l’amélioration du cadre de vie et la résorption de la pauvreté et des bidonvilles restent évidemment une priorité, ces objectifs majeurs ne constituent pas une seule fin en soi, mais un moyen parmi d’autres, puisque l’implication de cette population dans des projets pertinents et leur adhésion dépendent beaucoup d’une réflexion approfondie portant sur les priorités, les moyens à mettre en œuvre, et surtout sur les modalités de leur « portage ».
A ce titre, le lancement de l’I.N.D.H., grand chantier annoncé par discours royal le 18 mai 2005, constitue un tournant déterminant dans l’approche du développement requis par l’autorité centrale. Il vise dans sa lutte contre la pauvreté et l’exclusion à impulser une dynamique nouvelle reposant sur la mise en œuvre d’approches transversales et concertées à l’échelle de la ville et de l’agglomération. Un Comité Local INDH a été mis en place à l’échelle de la préfecture.
Ce diagnostic minimaliste qui aura besoin d’être entièrement revu en profondeur et validé (dans le cadre cncd du présent projet 2009), incite les responsables municipaux (élus, chefs de services et ADC) à trouver des solutions pérennes. Il s’agit également de ne pas perdre de vue le principe du transfert de compétences et du maintien à long terme de la dynamique qu’il est possible d’initier sur la totalité des arrondissements de Salé.
Ci-après, récapitulatif global du dispositif exprimé en termes de problèmes identifiés, d’objectifs afférents, et de résultats attendus :
Problème à résoudre, constats :
Principal problème : l’insuffisance de la maîtrise d’œuvre de la collectivité face à ses nouvelles responsabilités (nouvelle Charte des collectivités locales, agenda 21 …).
Objectifs, champ d’action
Renforcer la maîtrise d’ouvrage de la ville de Salé en matière de développement social des quartiers. Renforcer les capacités des associations dans ce domaine.
Résultats attendus :
Autonomisation de la collectivité. Transfert de compétences entre maître d’œuvre et assistant au maître d’œuvre. Mobilisation de tous moyens adaptés, humains, méthodologiques, financiers et pérennisation de ces pratiques.
Problème à résoudre, constats :
Expériences antérieures limitées géographiquement à quelques quartiers.
Objectifs, champ d’action
Généralisation des expériences, reprise des données et diffusion des méthodes et savoir-faire dans le domaine de l’action sociale. Poursuite et amplification des expériences déjà initiées.
Résultats attendus :
« Couverture » de l’ensemble des arrondissements.
Problème à résoudre, constats :
Personnel municipal et responsables d’associations peu ou non formés. Locaux peu ou non utilisés. Pratiques non-conformes.
Objectifs, champ d’action
La formation initiale et les formations de suivi et de « rappel ».
Résultats attendus :
Accroissement de la compétence individuelle et collective, mise en conformité avec la législation et « les bonnes pratiques ».
Problème à résoudre, constats :
Insuffisance, morcellement et manque de fiabilité dans les données relatives au champ social.
Objectifs, champ d’action
La communication (tous vecteurs), la diffusion massive d’informations par séminaires, forums, parutions diverses.
Résultats attendus :
Sensibilisation des acteurs et des bénéficiaires, mobilisation accrue des pouvoirs publics et des partenaires (société civile, entreprises, tissu économique local …).
Problème à résoudre, constats :
Morcellement ou isolement géographique des actions, manque de concertation et de mutualisation des méthodes et des savoir-faire.
Objectifs, champ d’action
Les échanges de pratique, la mutualisation des expériences.
Résultats attendus :
Harmonisation méthodologique : approches multidimensionnelles et mutualisation des expériences. Consolidation de la dynamique d’échanges.
Problème à résoudre, constats :
Analphabétisme des femmes, lutte contre la discrimination de genre (le sexisme).
Objectifs, champ d’action
Lutte contre l’analphabétisme, facteur d’exclusion sociale et économique.
Résultats attendus :
Equipement de salles, accroissement du nombre d’intervenants dans chaque quartier. Aide à l’insertion ou réinsertion professionnelle, jeunes y compris, soutien aux initiatives génératrices de ressources.
Problème à résoudre, constats :
La pauvreté qui fait le lit des extrémismes et induit toutes « les violences sociales et induit toutes les violences afférentes. La population inactive ou exclue du marché de l’emploi, les jeunes notamment.
Objectifs, champ d’action
L’impact des micro-projets sélectionnés et « aidés » ; diffusion généralisée des méthodes aux autres créateurs potentiels
Résultats attendus :
Amélioration des conditions de vie. Autonomisation des porteurs de projets micro-économiques. Aide technique.
Problème à résoudre, constats :
Validation et fiabilisation des données.
Objectifs, champ d’action
Les diagnostics, les questionnaires, les réunions de quartier et la consolidation du dialogue social.
Résultats attendus :
Actualisation des informations à caractère social, création d’un observatoire à Salé ; mutualisation et mise à disposition de toute information aux acteurs de la ville. Généralisation des ressources informatives « à la demande ».
Description détaillée du partenariat
Résumé du projet
Intitulé de l’opération :
« Assistance à la mise en place et au renforcement durable de la maîtrise d’ouvrage de la ville de Salé en matière de développement social de tous ses quartiers. »
Le projet concerne le domaine de la politique de la ville et du développement social urbain. Il a pour but de mettre en place et/ou de renforcer les conditions administratives, institutionnelles et opérationnelles d’un développement social de tous les quartiers au sein de la ville de Salé.
Il vise également à travers le développement d’actions diligentées par la commune et par l’accompagnement des initiatives de la société civile, à lutter contre les phénomènes de pauvreté, de discrimination du genre, de marginalisation et d’exclusion.
Les principaux leviers d’action de terrain du premier niveau, donc les plus urgents, concernent l’ensemble des moyens mobilisables autour de problématiques telles que :
 Le diagnostic fiable de l’ensemble des composantes des thématiques sociales et socioculturelles transversales, aux fins d’accroissement de l’efficacité et de la pertinence des moyens à mobiliser,
 La formation initiale et continue de tous les acteurs impliqués, actions pédagogiques de toute nature, centrées sur l’acquisition de compétences pratiques, conformes à ce domaine,
 La communication bilatérale et municipale, tant dans la commune urbaine de Salé qu’auprès des ressortissants marocains de la commune de Woippy, expatriés en France.
 La reprise, la création, l’extension territoriale d’espaces de concertation,
 La capitalisation, la mutualisation des savoirs et savoir-faire, des échanges de pratiques,
 L’amplification de la lutte contre l’exclusion,
 La mise en conditions favorables de création de micro-activités à caractère économique de proximité pour les populations pauvres, les jeunes et les femmes notamment,
 La pérennisation de la maîtrise d’ouvrage de la collectivité de Salé face à l’action sociale dans les quartiers.
Localisation :
Maroc, Région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, Commune urbaine de Salé
Collectivité locale marocaine maître d’ouvrage :
Nom du Président : Driss Sentissi
Responsable chargé du suivi : Mostapha Zahrour
Collectivité locale française assistante à maître d’ouvrage
Nom du Maire : François Grosdidier
Responsable chargé du suivi : Jacques Barabas
Autres partenaires du projet :
Au Maroc :
 PAD Maroc
 Laboratoire
 Handicap International
 Enda Maghreb
 CADEL
 AMSED
 Entr’aide Nationale
 INDH
 Administrations locales
 Ambassades et Consulats …

En France :
Les structures municipales :
 CCAS (centre communal d’action sociale)
 AES (accueil écoute et soins)
 MEF (maison de l’emploi et de la formation)
 E2C (école de la deuxième chance)
 P.R.E (programme de réussite éducative), les groupes scolaires,
 Le dispositif du CUCS (contrat urbain de cohésion sociale)
 Les maisons de jeunes, foyers, associations,
 les experts susceptibles d’être sollicités.
 L’association franco-marocaine départementale (Moselle).
 Le syndicat d’initiative …

Le projet PAD portait à l’origine sur une durée évaluée à trois années au moins, et dont les volets ci-après sont constitutifs de la totalité du programme-projet :
Objectifs et déclinaison en plans d’actions (volets principaux) :
 Volet1 : Consultations. constitution du Comité de pilotage.
 Volet 2 : Diagnostic, restitutions.
 Volet 3 : Formations et communication.
 Volet 4 : Appel à projets et mise en trajectoire opérationnelle.
 Volet 5 : Consolidation des acquis, formation continue, analyse des résultats, sortie progressive du dispositif. Création et mise en œuvre de l’observatoire de Salé

Pour le projet 2009, nous proposons la réalisation des volets 1 et 2 de ce programme initial.
Bénéficiaires directs du projet ou public cible :
Le public cible est constitué du personnel de la collectivité en charge des quartiers (les « ADC » agents du développement communal), les élus, les responsables d’associations et les porteurs de micro-projets auxquels s’ajoutent les bénéficiaires de formations qui rentrent dans ce dispositif.

Moyens à mettre en œuvre :
Les moyens humains : les deux chargés de mission marocain et français, les animateurs des réunions de quartier, les formateurs, les responsables des associations, les ADC (agents du développement local), les experts de la communication et de l’action sociale (avec expertises et interventions ponctuelles à la demande), auxquels s’ajoutent les bénévoles.
Les moyens matériels : A terme et par tranches selon budget mobilisable équipement de salles sur les 5 arrondissements, soit environ 300 places au total (formations, réunions, alphabétisation, lieux d’échanges, d’animation et de travail pour les porteurs de projets et les jeunes). Pour les opérations de communication certains matériels audio-visuels et de sonorisation, accessoires de réception, petites fournitures et tableaux transportables (consommables, papier, stylos, …) affiches, dépliants, correspondance, invitations, bulletins et documents tels que livrets de formation, livrets de synthèse. … et quelques moyens bureautiques, équipements et consommables pour la cellule administrative des responsables du projet (locaux fournis par la collectivité de Salé et/ou le CADEL).

- 1-1 Diagnostic exhaustif et formation initiale des ADC
Objectif de l’action : Formation initiale des ADC à la gestion des espaces de proximité déjà réalisés (mais non opérationnels à ce jour).

1) Objectif de l'action
1-1 Consulter l'ensemble des associations et assurer les restitutions officielles afférentes.
Obtenir des données fiables et actualisées en amont de l'opération proprement dite, sensibilisation des acteurs et prise en compte des attentes de la société civile via les associations représentatives, sur l'ensemble du territoire de Salé, tous quartiers et arrondissements. Analyse quantitative et qualitative des données. Synthèse écrite des tendances lourdes de la consultation.
En effet, et de façon générale, l'accès à l'information est rendu difficile en raison de son éclatement entre les différents centres de production et de sa forme disparate. Il n'existe pas de banque de données communes actualisées inscrites dans un cadre institutionnel à l'échelle de la ville qui permettrait sa consultation par l'ensemble des acteurs locaux : opérateurs, élus, autorités, associations, citoyens.
Les documents existants mis à disposition restent fragmentaires, partiels, et le plus souvent non référencés ou datés ce qui est source de confusion ou génère une utilisation à fiabilité modérée. Comme la détention de l'information est encore vécue comme un enjeu de pouvoir, leur accessibilité dépend du bon vouloir et de la disponibilité de l'interlocuteur contacté.
La consultation du projet 2009 se propose donc de générer, de capitaliser et d'exploiter les données issues de cette opération, afin de les mutualiser et de les diffuser à l'ensemble des acteurs locaux, associations, élus, fonctionnaires territoriaux notamment. (Le questionnaire de l'action 3 dont les items résultent de la consultation phase 1 du projet s'apparente à cette démarche et ouvre les perspectives du plan 2010-2012).
1-2 La formation des ADC (une session de deux jours) destinée à leur permettre d'acquérir les outils de base de la gestion des espaces de proximité.

Description sommaire : 1) Description sommaire :
Diagnostic : 30 sessions
Au Maroc, sont nommés " rapporteurs " ou " modérateurs " les personnes capables de manager des réunions et d'en assurer les comptes-rendus.
La journée de chaque animateur est rémunérée.
Sont prévues deux réunions par mois, sur les 5 arrondissements, sur 3 mois, ce qui équivaut au cumul à 30 sessions de consultations.
Le budget afférent inclut les prestations des animateurs/rapporteurs, les éventuelles prestations ponctuelles (coursiers, plis urgents ...). Le diagnostic est conduit dans chaque quartier par des animateurs sélectionnés et formés en conséquence, qui ont en charge les comptes-rendus de chaque session. La communication amont concerne les invitations et explicite les objectifs d'une telle opération.
La prise de notes, voire l'enregistrement et la présence de deux secrétaires de séances doit assurer la " mémoire collective " de ces séances et garantir le minimum de déperdition d'information quant à ce qui se dira et se passera in situ, aux fins de restitution fidèle des contenus. Les locaux sont fournis par la collectivité et/ou les associations selon le lieu où se déroulent les séances.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Salé
Maître(s) d'ouvrage
Woippy
Bénéficiaire(s)
Les bénéficiaires directs du projet Sont tout d'abord les personnes jouant le rôle d'interface entre l'institution et la société civile (fonctionnaires de la collectivité, " A.D.C ", agents du développement communal notamment), personnel recruté ad hoc et associations qui rentreront ultérieurement dans le dispositif de formation initiale et d'accompagnement, dès que le plan d'action 2009 aura été finalisé. La mise en place d'un Comité de pilotage et de suivi, garant de la pertinence et de la validité des engagements financiers mobilisés, la conception d'une grille d'évaluation notamment, les bilans intermédiaires, (éléments indispensables à la bonne gestion partenariale de l'ensemble de ce projet) sont les outils et organes de régulation et de contrôle du bon usage des moyens qui seront mis à la disposition des différents acteurs pendant toute la durée du processus. A l'issue de cette période initiale de collecte d'informations valides, généralisée à tous les arrondissements et de diagnostics restitués, nous envisageons ultérieurement un lancement d'appel à projets. L'accompagnement des porteurs de projet et le transfert systématique de compétences seront la règle qui régira l'ensemble du système. Le dispositif prévoit en effet, dans la phase opérationnelle suivante escomptée, (2010 et plus), des sessions de formation complémentaire, notamment lorsque l'appel à projets (nécessairement conçus comme potentiellement générateurs de ressources, à terme, pour les personnes ou les familles les plus démunies) aura été lancé pour une durée d'un an à compter de l'étape de sélection et de choix définitif des " lauréats ". Parallèlement nous poursuivrons systématiquement le volet d'alphabétisation, étant bien entendu ici qu'il ne s'agit pas de se substituer à l'existant ou d'être redondant par rapport à d'autres structures qui font parfaitement leur travail, mais bien de s'occuper prioritairement des personnes retenues qui, pour une raison ou une autre, rencontrent des obstacles liés à l'analphabétisme au regard de la conception, la formalisation ou l'aboutissement de leur micro-projet. Ce volet prévoit par ailleurs l'équipement progressif de salles dédiées à cette activité dans chaque arrondissement. En effet, il s'avère que les projets potentiellement générateurs de ressources nécessitent pour certaines personnes de se doter d'un minimum de compétences en lecture et écriture, ne serait-ce que pour la gestion basique de leur propre activité. Les bénéficiaires indirects : Ce sont tout d'abord les personnes et leurs familles qui, dans le cadre des projets potentiellement générateurs de ressources pourront améliorer leur niveau de vie. Certaines initiatives ont déjà par le passé montré qu'il est possible d'arriver à des résultats significatifs, même s'ils sont modestes. C'est le cas par exemple de l'association " terre de femmes " dans le village des potiers de Salé-Oulja (route de Meknès), qui sélectionne dans le pays des productions artisanales réalisées par des femmes selon des critères liés à l'originalité ou encore à la typicité ou la représentativité régionale, " tribale " ou stylistique. Ces productions sont mises en vente par le biais d'un circuit commercial et sur place dans un point de vente-exposition dans le village des potiers. Les résultats obtenus dans le domaine des micro-projets renvoient plus fréquemment d'ailleurs à l'artisanat ou aux services dits " de proximité ". A terme, c'est la population des différents quartiers qui bénéficiera de relais de proximité et de locaux non seulement équipés, mais disposant aussi de personnel encadrant formé et compétent.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Salé Maroc Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Salé Zahrour Mostapha zahrourm@yahoo.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Woippy Icone d'une loupe



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat





Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Aucune politique d'évaluation n'a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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