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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Tananarive"

Correspondant coopération décentralisée
Florian MARCHADOUR
Courriel : marchadour.matd[at]gmail.com
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Philippe GEORGEAIS
Courriel : philippe.georgeais[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Programme d’appui au développement des activités halieutiques, dans les régions Analanjirofo et Anosy à Madagascar
Année de première signature de la convention
2007
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention
Agriculture et agroalimentaire

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2007
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/12/2016
Contexte
Au printemps 2007, la Région Bretage a signé un accord de coopération avec deux régions littorales à Madagascar, les régions Anosy (chef-lieu Fort Dauphin) et Analanjirofo (chef-lieu Fénérive-Est), prévoyant une intervention prioritaire en faveur des activités marines. Dans les deux régions partenaires, ce secteur d’activité est déterminant pour le développement économique des territoires concernés et l’amélioration des revenus des communautés concernées.

Si des expérimentations ont été engagées, avec le soutien de l’Etat, en région Anosy, aucun programme d’actions n’a été mené à ce jour en région Analanjirofo sur la thématique des activités marines dans le cadre de la coopération avec la Région Bretagne. Compte-tenu de l’importance de ces secteurs d’activité pour les deux régions partenaires à Madagascar et des relations nouées entre partenaires des 3 régions impliquées dans ces coopérations (acteurs institutionnels et de la société civile), il a été décidé de mener dans les deux régions partenaires à Madagascar une démarche concertée d’identification des enjeux et de définition des orientations prioritaires pour un développement durable des activités halieutiques en Analanjirofo et en Anosy.







Les activités halieutiques en région Anosy

Grâce à un grand nombre d’atouts géophysiques, océanographiques et climatiques, la Région Anosy dispose d’importantes potentialités pour les activités halieutiques. Contrairement à bien d’autres régions du continent africain et de l’Océan indien, les ressources halieutiques de l’Anosy ne font pas encore l’objet d’une pêche commerciale intensive. L’accroissement de la demande locale en produits aquatiques, ainsi que le désenclavement routier annoncé devrait confirmer dans un avenir plus ou moins proche, la position clé du secteur des pêches pour le développement économique de la Région.
Cependant à ce jour, les quelques 2.000 pêcheurs exploitant les ressources côtières se trouvent en situation de pauvreté et de grande vulnérabilité. Disposant de moyens de production extrêmement rudimentaires, les pêcheurs de l’Anosy n’exploitent que la frange maritime côtière (bande d’environ 1,5 milles nautiques) ; ils sont de plus pénalisés par un marché aval à ce jour inorganisé et ne tirent pas, loin s’en faut, le profit minimal de leur activité.
De surcroît, on constate une baisse alarmante et régulière des captures mises à terre (notamment langoustes et crevettes).
Dans le même temps, la perspective affichée d’un développement régional tiré par l’industrie minière et le tourisme balnéaire génère des tensions nouvelles sur ce sous-système productif hautement vulnérable (pressions environnementales et foncières, inflation sur le marché des produits de première nécessité, etc.) ; ces tensions inédites pourraient être de nature à remettre en question, à moyen terme, la pérennité des activités de pêche à petite échelle des communautés littorales du District de Fort Dauphin. Il ne semble d’ailleurs pas non plus exclu que des entreprises de pêche commerciale extérieures viennent tôt ou tard exploiter les ressources halieutiques locales, en se les appropriant de fait.
L’absence à ce jour de schéma régional d’aménagement et de gestion côtière accroît la vulnérabilité des producteurs et le risque de leur marginalisation territoriale, alors même que ce secteur productif figure parmi les quatre secteurs clés du Plan Régional de Développement Rural de l’Anosy (PRDR).
Comme on le constate ici, le système productif halieutique se trouve face à un défi majeur pour l’avenir.
Du point de vue des autorités régionales, il s’agit de savoir comment atteindre simultanément les objectifs de :
1. Réduction de la pauvreté des populations de pêcheurs,
2. Préservation du potentiel économique des ressources halieutiques,
3. Croissance de la production halieutique et de sa valeur ajoutée,
Dans un environnement de :
1. Vulnérabilité des communautés de pêcheurs, (pauvreté, illettrisme, habitat, moyens de production, absence d’organisations représentatives et de concertation, etc.)
2. Pression foncière et de conflits d’usage potentiels (accès à la ressource, foncier) entre les composantes du système côtier (Pêche, Tourisme, Industrie minière et activités connexes),
3. Marché inorganisé, absence d’infrastructures et de services liés à la production,
4. Absence de système d’information sur la ressource et les activités halieutiques.
Considérant qu’en matière d’aménagement des pêches et de gestion côtière, il ne peut y avoir de réflexions stratégiques et de concertation entre parties prenantes, sans qu’elles ne disposent d’informations sur les activités halieutiques, la Région Anosy a manifesté le souhait d’entreprendre notamment l’élaboration d’une monographie régionale des pêches ; ce projet a d’ailleurs été retenu à l’été 2009 par le Comité de pilotage de la coopération Bretagne-Anosy. Cette démarche régionale donnera lieu à la mise en place d’outils pérennes pour la collecte, le traitement et l’actualisation d’informations relatives aux activités halieutiques (pêches et cultures marines).

Les activités halieutiques en région Analanjirofo

Les missions techniques réalisées en décembre 2007 et en novembre 2009 ont confirmé l’importance des activités halieutiques en région Analanjirofo.
Concernant les problématiques posées à la pêche traditionnelle, elles ont souligné la grande vulnérabilité des communautés de pêcheurs. La question de la prévention des risques et de la sécurité en mer est la composante de vulnérabilité la plus préoccupante. La dépendance des pêcheurs aux conditions tarifaires imposées par les acheteurs et l’absence d’organisation de la production se traduit par une augmentation préoccupante de l’effort de pêche sur la zone côtière.
Au-delà de la pénibilité et de la dangerosité de leur activité, les pêcheurs sont confrontés à deux problématiques préjudiciables : la diminution régulière du potentiel des pêcheries auxquelles ils ont traditionnellement accès et la dépendance des producteurs au prix d’achat proposé par les intermédiaires et les donneurs d’ordres, en aval de la filière.
Cette situation génère une dynamique de dégradation progressive du système de production, dont les effets à moyen terme pourraient remettre en question l’avenir même des communautés concernées.
La baisse de la productivité par unité de capture, dont la cause est le plus fréquemment imputée aux navires pratiquant le chalutage dans la Baie d’Antongil et le long des côtes de la Région , conduit les pêcheurs traditionnels à augmenter le nombre d’embarcations et dans le même temps à embarquer un nombre croissant de filets à bord de celles-ci . Cela afin de maintenir un revenu global acceptable à l’échelle communautaire. En l’absence d’alternatives en termes d’emplois solvables, les jeunes générations n’ont d’ailleurs pas d’autre solution que de pratiquer, eux aussi, le métier de la pêche.
Le déclin de la ressource côtière accroît par ailleurs la compétition entre la pêche industrielle et la pêche traditionnelle. Les chalutiers rentrant parfois à l’intérieure de la zone des 2 milles nautiques, les pêcheurs traditionnels, quant à eux, mouillant leurs filets dans les parages fréquentés par les chalutiers. On peut aussi noter des conflits d’usages causés par la pratique de la senne de plage qui réduit, sans doute de façon significative, le recrutement du stock de crevettes ciblé par la pêche industrielle.
La demande régulière du marché concernant les poissons démersaux (Carangues, Gueules pavées, Cabots, Perroquets, Capitaines, etc.) encourage certains pêcheurs à s’éloigner de la côte pour des marées de 24 heures. Cette pêche très sélective et mieux rémunérée (environ 280.000 Ariary par marée, selon le témoignage d’un ligneur) s’accompagne d’une prise de risque très importante pour le marin et de conditions de travail extrêmes, en l’absence d’embarcations adaptées à ce métier.

Concernant les problématiques posées aux autorités régionales, elles attestent que, comme en Région Anosy, les services déconcentrés de l’Etat compétents ne sont pas en capacité d’exercer leurs missions d’encadrement de la pêche traditionnelle (surveillance, contrôle, suivi des activités). Leur principal handicap résulte de la faiblesse des effectifs et des moyens dédiés.
On constate par exemple que le SRPRH (Service régional des pêches et des ressources halieutiques) n’est, à ce jour, pas en mesure d’effectuer un suivi des activités de pêche (embarcations, engins, marins) et des captures débarquées (sites, espèces, tonnages, valeur, etc.). Démunies d’un tel outil, les autorités régionales ne peuvent avoir la moindre influence à long terme sur les parties prenantes. Ces dernières ne peuvent pas même élaborer leur propre stratégie visant à influencer les pratiques et méthodes d’adaptation des acteurs de la pêche traditionnelle ou industrielle. Plus encore que leurs homologues de la Région Anosy, les autorités de la Région Analanjirofo sont pénalisées par la longueur du littoral de la Région soit 400 km de côte, dont plus des 2/3 sont démunis de réseau routier.
De surcroît, faute de plateformes ou d’instances fonctionnelles de concertation à l’échelle locale et régionale, la Région Analanjirofo ne peut influencer, à fortiori encadrer, l’intervention des acteurs publics et/ou non-étatiques agissant en direction des communautés de pêcheurs dans les domaines connexes à la pêche (développement social ou communautaire, protection des ressources naturelles et de l’environnement, etc.). Cela conduisant parfois à des dérives contradictoires, comme par exemple le don de filets sans conditions, ou la mise en place de mesure de gestion s’appliquant, de fait, aux seuls pêcheurs traditionnels.

Comme le souligne le Plan de développement régional de la Région Analanjirofo, établi en 2005, une meilleure connaissance des ressources halieutiques disponibles est un préalable indispensable à l’engagement d’un programme d’actions visant à structurer une filière des activités marines (conservation, transformation, commercialisation).
Historique
En région Anosy,

La signature d’un accord de coopération décentralisée en 2007 s’inscrit dans le prolongement d’un partenariat entre acteurs malgaches et bretons existant depuis une vingtaine d’années, principalement entre Agrocampus Ouest et l’IHSM (Institut halieutique et de science marine) de Tuléar. Ce partenariat a été à la base du projet de création d’un Institut de développement régional et de formation maritime (IDMAR) à Fort-Dauphin. Outre les nombreuses missions d’experts d’Agrocampus, des missions de professionnels bretons ont été conduites en Anosy (ostréiculteurs, pêcheurs, formateurs).
Depuis 2007, la Région et la société civile bretonne (professionnels et enseignants-chercheurs notamment) se sont mobilisés pour renforcer les savoir-faire des autorités régionales et des communautés littorales de la région Anosy à Madagascar dans le domaine des activités ostréicoles et de la pêche. Le Ministère des affaires étrangères et européennes a contribué au financement de ces actions dans le cadre du précédent appel à projets triennal (2007-2009).
Ce programme a vu la réalisation d’opérations significatives :
 la mise en place d’un comité de pilotage des programmes de coopération,
 l’animation d’ateliers de travail et d’échanges avec les autorités régionales, les organismes professionnels des activités marines et la société civile de la région Anosy,
 la mise en place d’un chantier de construction de pirogues améliorées, animé par des charpentiers de marine sénégalais,
 la réalisation par un professionnel breton d’expérimentations d’élevage ostréicole devant se substituer aux pratiques dangereuses de pêche et d’appui à la structuration professionnelle des communautés concernées,
 la réalisation d’une formation en mécanique marine hors bord, conduite par un enseignant du lycée professionnel Emile James d’Etel.

Pour prolonger ces opérations, le comité de pilotage de la coopération Bretagne-Anosy a souhaité que soit réalisé un diagnostic des activités halieutiques sur l’ensemble de la zone littorale. Ce diagnostic devant fournir des informations sur les activités de pêche et les captures et permettre d’alimenter la réflexion stratégique des parties prenante sur les orientations politiques à prendre, ainsi que les priorités à soutenir. Tant du point de vue des revenus que de l’accès et la gestion des ressources.

En région Analanjirofo,

Le protocole de coopération entre la Région Analanjirofo et la Région Bretagne a été signé le 20 janvier 2007. Un programme de promotion de la pisciculture familiale a été initié en 2009 et concerne aujourd’hui 42 familles.
Deux missions techniques d’identification dans le domaine des pêches ont été entreprises. Elles ont notamment mis en évidence le nombre et la diversité des acteurs du développement agissant sur la zone côtière de la Région Analanjirofo. En particulier au travers de la plateforme de concertation pour le développement durable de la Baie d’Antongil (PCCBA) qui a entrepris avec les autorités régionales l’élaboration d’un Schéma d’aménagement intégrant les communes et les districts de cette cette zone.
Ce document de planification mentionne le manque d’informations disponibles et fiables sur les activités halieutiques relevant de la pêche traditionnelle et des activités associées.
A l’exemple de la région Anosy, il est donc à ce jour impossible d’évaluer la production totale par espèce et son évolution annuelle, la commercialisation des captures de même que le revenu qui en résulte pour les communautés de pêcheurs.
Le projet prévoit donc de s’inscrire en complémentarité des initiatives engagées dans le domaine du soutien aux filières porteuses et d’y contribuer par la réalisation d’un diagnostic spécifique au secteur, afin de doter les promoteurs de projets territoriaux des informations de base sur l’activité des pêches et les potentialités du secteur.
Objectif du partenariat
Objectifs du projet : finalité générale

Trois ans après la signature des protocoles de coopération entre la Région Bretagne et les Régions Analanjirofo et Anosy à Madagascar, au vu de la qualité des partenariats noués entre la Bretagne et ses régions partenaires (responsables institutionnels et acteurs de la société civile) et des résultats des premières actions mises en oeuvre, il a été décidé d’engager un programme global et concerté d’appui au développement des activités halieutiques dans les deux régions à Madagascar. Celui-ci s’appuiera sur des transferts de savoir-faire, des échanges d’expériences et une concertation dans une dynamique de coopération du type nord-sud-sud.

Les documents de planification régionale des régions Analanjirofo et Anosy attribuent au secteur des pêches et de l’aquaculture un rôle majeur dans le développement économique régional et la lutte contre la pauvreté. L’objectif de notre projet consiste à appuyer les décideurs dans la mise en œuvre de politiques régionales permettant aux populations côtières les plus vulnérables d’accéder à une meilleure sécurité alimentaire et d’obtenir des revenus plus élevés de l’utilisation durable des diverses ressources halieutiques.
Durant la phase précédente, des expérimentations techniques portant sur les facteurs de production ont démontré qu’il était opportun et pertinent de :
• Promouvoir la construction locale de pirogues améliorées, permettant d’augmenter le rayon d’action des flottilles et de mieux répartir, ainsi, l’effort de pêche. Ceci en améliorant la sécurité et le travail en mer (région Anosy).
• Développer les techniques de production aquacole, afin de tirer le meilleur parti des potentialités productives des lagunes et rivages de chaque région. Ceci en améliorant les conditions de travail des exploitants et en mettant en marché des coquillages plus conformes aux standards de la consommation (conchyliculture en région Anosy) ou en améliorant les revenus des éleveurs (pisciculture en région Analanjirofo).
Ces premières expérimentations techniques ont été l’objet d’une appropriation réelle des bénéficiaires, qu’il s’agisse des pêcheurs en mer, des pisciculteurs ou des plongeurs exploitant les gisements naturels de coquillages. Elles seront poursuivies en 2010 et leurs résultats seront intégrés aux données et préconisations des diagnostics régionaux des activités halieutiques évoqués plus bas.
Dans le même temps, il s’est avéré que les institutions régionales rencontraient de grandes difficultés à mobiliser l’ensemble des parties prenantes - acteurs publics, parapublics et privés - pour définir le cadre et les modalités de gestion en vue de la promotion d’un développement équilibré et durable des activités littorales.
Il conviendra donc de favoriser la mise à disposition, pour les autorités régionales (Chef de Région et ses services, services déconcentrés de l’Etat), d’informations nécessaires à une meilleure connaissance des réalités régionales en vue d’établir un programme de développement régional des activités halieutiques. Celui-ci s’appuiera également sur les résultats des expérimentations engagées dans différents domaines (pêche, conchyliculture, pisciculture). Enfin, la définition et la mise en œuvre des programmes d’actions seront arrêtées en concertation avec l’ensemble des acteurs régionaux concernés et dans le cadre d’un dialogue entre les deux Régions partenaires à Madagascar.
Pour ce faire, le projet se déroulera en deux temps :

 en 2010, première année du projet, réalisation dans les deux régions partenaires de la Bretagne et selon une méthodologie identique, d’un diagnostic régional des activités halieutiques. Celui-ci permettra de disposer d’un état de situation détaillé de la pêche et des attentes des communautés littorales. Il facilitera par ailleurs l’identification des potentialités de diversification (types de pêche, cultures marines, infrastructures nécessaires à la conservation et à la valorisation, actions à mener en termes de commercialisation ou d’organisation professionnelle….) et d’amélioration des moyens d’existence durable des pêcheurs. L’année 2010 sera également l’occasion de parachever les expérimentations engagées en région Anosy et d’en intégrer les résultats au diagnostic évoqué plus haut. Enfin, elle sera l’occasion de formaliser les premiers échanges entre acteurs des deux régions malgaches.

 Définir, à compter de l’année 2011, des orientations pour le développement des activités halieutiques dans les régions Analanjirofo et Anosy et déterminer les conditions de leur mise en œuvre. Les autorités régionales concernées, les services déconcentrés de l’Etat et les comités de pilotage et de suivi des coopérations seront placés au cœur de la définition et de la mise en œuvre de ces orientations.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2010
La Région Bretagne en France et les Régions Analanjirofo et Anosy à Madagascar ont choisi de conduire ensemble un projet de développement des activités halieutiques à Madagascar. Cette thématique est retenue comme axe prioritaire d’intervention de nos coopérations et, en Analanjirofo comme en Anosy, ce domaine d’activité est déterminant pour le développement économique des territoires concernés et l’amélioration des revenus des communautés littorales.

L’objectif de ce projet consiste à appuyer les décideurs dans la mise en œuvre de politiques régionales permettant aux populations côtières les plus vulnérables d’accéder à une meilleure sécurité alimentaire et d’obtenir des revenus plus élevés de l’utilisation durable des diverses ressources halieutiques. Les actions concerneront l’appui organisationnel, institutionnel et technique (diagnostic, appui à la structuration des acteurs, transfert de compétences techniques,…). Il s’agit de soutenir les régions partenaires dans leur volonté de mieux connaître les réalités et les potentialités des activités halieutiques et de bâtir des outils d’aide à la décision (programmes régionaux de développement des activités halieutiques) et de suivi et d’accompagnement de ces activités.

Le projet, conduit par les trois collectivités régionales partenaires, sur la période 2010-2012 se décompose en trois phases :

 en 2010, une phase de diagnostic et de poursuite des expérimentations : pour pallier le manque d’informations fiables et caractériser les potentialités de développement des activités halieutiques, il est prévu de réaliser en 2010, dans chacune des Régions partenaires, des diagnostics territoriaux des activités littorales. Ces travaux, réalisés par des étudiants malgaches et bretons sous l’autorité des responsables régionaux et des autorités déconcentrées, rendront compte de la réalité des activités halieutiques et de leur contribution à l’économie régionale ; ils devront fournir les éléments nécessaires à la définition d’une stratégie régionale de développement durable de ces activités. L’année 2010 verra également la poursuite des expérimentations engagées principalement en région Anosy et la mise en place des premiers échanges entre acteurs des régions Analanjirofo et Anosy.
 une phase opérationnelle : dès 2010, il s’agira d’accompagner nos partenaires régionaux malgaches dans la définition des orientations prioritaires de développement des activités halieutiques et dans la mise en œuvre, en 2011 et 2012, des premiers programmes d’actions. L’organisation d’ateliers de restitution des résultats des diagnostics régionaux et d’échanges avec les acteurs locaux, sur les stratégies prioritaires à retenir devrait pouvoir être engagée fin 2010. Les programmes d’actions à engager devraient relever à la fois de l’accompagnement institutionnel, de l’organisation professionnelle et du transfert technique. Ils s’appuieront sur l’échange d’expériences et la mutualisation entre les acteurs concernés des régions Analanjirofo et Anosy.
Aussi, ce document présente de façon détaillée les actions dont la mise en œuvre est prévue en 2010. Le programme d’actions détaillé pour les années 2011 et 2012 sera transmis dès qu’il sera arrêté par les autorités des deux Régions partenaires à Madagascar.
 une phase d’évaluation : un suivi/évaluation sera conduit durant la réalisation du programme par les personnes ou structures chargées de sa mise en œuvre ( volontaire de solidarité internationale, comités de pilotage des coopérations). Une évaluation externe pourra être menée à l’issue du programme triennal, en 2012/2013.

- En 2010, diagnostics territoriaux des activités littorales et approche des potentialités économiques des ressources halieutiques pour le développement régional en Analanjirofo et en Anosy.
Objectif de l’action : Le programme triennal d’appui au développement des activités halieutiques dans les régions Analanjirofo et Anosy à Madagascar se déroulera en deux temps :

 En 2010, la réalisation dans les deux régions d’un diagnostic régional des activités halieutiques devant déboucher sur la formulation de scénarios de développement (action 1), la poursuite des expérimentations engagées principalement en région Anosy (action 2) et les premiers échanges inter-régionaux à Madagascar (action 3). Ces actions font l’objet d’une présentation détaillée dans les pages qui suivent.
 En 2011 et 2012, la définition, par les autorités régionales des orientations pour le développement de ces activités et la mise en œuvre des programmes correspondants (action 4). Les orientations générales et principes d’action sont ici évoqués. Il va de soi que le programme d’actions détaillé et les modalités de sa mise en œuvre ne pourront être précisés qu’au vu des résultats des travaux entrepris en 2010 et après définition par les autorités régionales de leurs axes prioritaires de développement. Ces éléments seront transmis dès qu’ils seront disponibles.

Objectif de l'action

Les Régions ne disposent d’aucune information fiable nécessaire à l’élaboration d’une stratégie territoriale intégrant la pêche et les cultures marines au programme régional de développement rural. Ceci réduit considérablement la capacité des acteurs locaux à évaluer la contribution potentielle des activités halieutiques au développement des Régions.
Si les premières actions menées en région Anosy ont permis de vérifier concrètement que les parties prenantes du secteur s’appropriaient pleinement le processus d’amélioration des systèmes de production et les solutions techniques retenues, celles-ci demeurent aujourd’hui face à la nécessité d’élaborer une stratégie régionale pour le secteur des pêches permettant de formuler une politique sectorielle pour la pêche et les cultures marines.

Description sommaire : Description sommaire

L’action projetée consistera à conseiller et accompagner les services déconcentrés en charge de la pêche et des ressources halieutiques pour la réalisation d’un diagnostic régional des pêches qui rendra compte de la réalité des activités des pêcheurs traditionnels et de leur contribution à l’économie régionale.
Ce diagnostic comportera deux parties :
• La première sera consacrée à la description quantitative et qualitative de l’activité de pêche,
• La seconde détaillera les interrelations entre producteurs et environnement écologique, social, économique et institutionnel de leurs activités. Une attention particulière sera portée à leur perception de la disponibilité des ressources aquatiques, ainsi qu’aux attentes des différentes catégories de pêcheurs.
La conduite de ces diagnostics régionaux permettra en outre de préfigurer un système pérenne d’information sur la pêche à l’échelle régionale.
En complément des deux diagnostics régionaux, il est prévu de conduire une étude davantage sous l’angle économique, portant sur les activités halieutiques et les potentialités de développement halieutiques de ces deux Régions très différentes. Cette étude sera réalisée en considérant plusieurs échelles depuis les unités de production individuelles (pirogues par exemple) jusqu’aux flottilles, voire aux filières.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Région Analanjirofo
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional de Bretagne
Bénéficiaire(s)
 Régions Analanjirofo et Anosy, Autorités nationales et services déconcentrés en charge des activités maritimes et de la pêche, pêcheurs traditionnels et communautés littorales, responsables des organisations professionnelles de base, collectivités locales et acteurs locaux, services déconcentrés en charge du développement rural (dont gestion environnementale. projets régionaux axés sur le développement rural (FIDA, IMF…) qui bénéficieront notamment des résultats de la 1ère phase du projet

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Région Analanjirofo Madagascar commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Région Analanjirofo SAINA Michel Désiré region.jirofo@gmail.com

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional de Bretagne commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Région Anosy


Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Conseil régional de Bretagne 197000 0 2007
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 40000 2007
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 40000 2008
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 40000 2009
, Région Anosy 36500 2007
Autre 76500 0 2007




Évaluations, communication et perspectives

Aucune communication n'a été engagée en France

Aucune communication n'a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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