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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Dakar"

Correspondant coopération décentralisée
Julie CAMY
Courriel : julie.camy[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent PEREZ
Courriel : laurent.perez-vidal[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Programme d'appui institutionnel aux collectvités de la Région de Saint-Louis
Année de première signature de la convention
1988
Thématique d'intervention
Sous-thématique d'intervention
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
1988
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
La région de Saint-Louis couvre une superficie de 19 034 Km² (10% du territoire national) et sa population est estimée à 882 400 habitants (7% du total national). Depuis les dernières élections locales de mars 2009, elle compte 38 collectivités locales (la région, 18 communautés rurales, 19 communes dont 13 nouvellement créées : 11 communes et 2 communautés rurales). Ces élections ont aussi occasionné la venue de nouveaux élus (plus de 60%).

Les collectivités locales de la région, sans exception, souffrent d’un manque de ressources propres. Les appuis reçus de l’Etat et des partenaires qui sont du reste appréciables, ne permettent pas encore d’installer dans la région dans une évolution satisfaisante pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement et autres indicateurs cibles en 2015.

L’amélioration du recouvrement de la fiscalité locale à un niveau permettant aux collectivités la mobilisation à temps de leur participation au financement des micros projets et à la prise en charge des besoins d’entretien pour le maintien en état des infrastructures, est indispensable pour asseoir un développement durable.

Le présent programme entend ainsi répondre à des enjeux forts en matière de développement locale et d’accès à l’éducation et à la santé, en assurant un renforcement des capacités des collectivités locales en matière de gouvernance locale.

Quelques éléments de la situation régionale en 2009 :

- Education : La région compte 111 établissements pour le préscolaire implantés dans 10% des établissements humains, 643 écoles primaires couvrant 87% des localités (localités situées à moins de 2 Km), 77 collèges couvrant seulement 34% des localités (localités situées à moins de 5 Km), 10 lycées pour l’enseignement secondaire général, 1 lycée technique, et 22 centres d’enseignement technique dont 10 privés.

Les faiblesses de la région en matière d’éducation sont le nombre d’abris provisoires surtout en zone rurale 27% contre 8% en zone urbaine, le manque d’infrastructures annexes avec 55% des établissement sans eau potable, 79% sans source d’énergie, 36% sans latrines, 55% sans clôture et une grande insuffisance en tables bancs, en manuels et en équipements.


- Santé : La région compte 2 hôpitaux (34% de taux de couverture de la population), 5 centres de santé (28% de taux de couverture de la population) et 70 postes de santé assurant un taux d’accès de 52% seulement de la population. La région doit faire un effort dans l’implantation de postes de santé, mais surtout renforcer les plateaux techniques (équipements et personnels qualifiés) pour une bonne prise en charge des mères et des enfants pour espérer réduire le taux de mortalité et accroître l’espérance de vie.

- Eau potable : On compte 310 localités ayant accès à l’eau potable dans la région. Une commune de 7000 habitants (Niandane) s’approvisionne directement au fleuve. Le taux d’accès à l’eau potable dans la région de Saint-Louis est seulement de 56% et si l’on sait que l’objectif à atteindre en 2015 est de 75%, des efforts particuliers sont à faire dans ce domaine. Même chez ceux qui ont des unités de potabilisation, beaucoup d’entre eux consomment une eau non potable avec les impuretés (mauvais filtrage) et la salinisation. D’Quelques localités souffrent de la capacité faible de l’infrastructure face à une demande plus élevée que prévue avec la croissance de la population et du nombre de bétail.
Historique
Coopération de la Région Nord-Pas de Calais
La formalisation des échanges entre les régions de Saint-Louis et du Nord-Pas de Calais remonte à 1988 et la signature d’un premier accord de coopération.

En avril 2003, lors du renouvellement de l’accord, les axes de coopération sont précisés :
- L’appui institutionnel (ou appui à la structuration des collectivités territoriales partenaires, à la décentralisation et à la démocratie locale), avec pour objectif principal est de permettre aux collectivités sénégalaises et françaises de prendre en main leurs fonctions et leurs compétences. Il s’agit pour ce faire de :
- favoriser un échange d’expériences entre les deux institutions partenaires en matière de conduite de politiques publiques ;
- renforcer les capacités des collectivités de la région de Saint-Louis par la formation et l’appui méthodologique aux élus et aux techniciens, l’équipement …
- L’appui au développement durable et à la lutte contre la pauvreté. Il s’agit notamment de favoriser :
- l'accès aux services sociaux de base par l'implantation de structures d'éducation, de formation professionnelle et de santé, d'infrastructures hydrauliques et de production d'énergie, etc.
- la protection de l'environnement, la gestion rationnelle des ressources naturelles et la prévention des calamités,
- la valorisation touristique et la sauvegarde du patrimoine historique et culturel.

La mobilisation des collectivités, de leurs services techniques, mais également de tous les acteurs des territoires des deux Régions partenaires (collectivités, associations, hôpitaux, lycées, entreprises, migrants,…) a déjà permis la réalisation de nombreux programmes et projets.

Des conventions opérationnelles sectorielles, outils stratégiques permettant de cadrer les priorités et les résultats attendus ont été élaborés et signés dans les secteurs suivants : formation professionnelle (2004), santé (2006), éducation (2008), et culture (2008).

Ces dernières années, le paysage de la région de Saint-Louis a évolué par rapport au contexte de 2006. La région de Saint-Louis a vu l’émergence de nouveaux programmes nationaux et internationaux (coopération bilatérale espagnole et luxembourgeoise notamment) contribuant au renforcement de la gouvernance locale.

A la suite d’un comité mixte de coopération tenu à Lille en octobre 2009, les Conseils Régionaux du Nord-Pas de Calais et de Saint-Louis ont manifesté leur souhait de s’impliquer ensemble dans la définition et l’exécution d’un Programme d’appui au développement durable des collectivités locales de la région de Saint-Louis, s’articulant avec cohérence et efficacité aux autres interventions menées dans la région en matière de gouvernance locale.

Coopération du Département du Nord

L’engagement du Département dans le champ de la coopération et de la solidarité internationale remonte à plus de 20 ans suite à la signature d’un premier accord de coopération avec la région de Saint-Louis au Sénégal. En 2004, le Département et ses partenaires ont redéfini ce partenariat en opérant un recentrage géographique sur le département de Dagana et en précisant les thématiques de coopération.

Jusqu’en 2004, le Département apportait son soutien financier aux actions portées par des acteurs de son territoire dans le cadre de son partenariat avec la région de Saint-Louis au Sénégal. La restructuration du partenariat avec le département de Dagana et le développement d’une seconde coopération en Guinée, ont été l’occasion, pour le Département, de définir les contours de son intervention (thématiques, financements, modalités d’intervention…).

Avec ses partenaires sénégalais, guinéens et camerounais le Département est devenu, pour la première fois (en 2007), l’initiateur et le maître d’ouvrage des actions de coopération réalisées dans le cadre de ses accords, dépassant ainsi le stade de simple bailleur de fonds.
Conscient de leur connaissance du terrain et de leur expérience, le Département s’est engagé avec ses partenaires institutionnels dans une démarche partenariale avec les acteurs associatifs nordistes.

Celle-ci a permis la mise en œuvre de véritables programmes de coopération multithématiques en remplacement des quelques actions annuelles auparavant financées.

En cinq ans, le Département a procédé au développement et/ou à la restructuration de trois partenariats institutionnels, mis en œuvre de manière progressive des programmes de coopération pluriannuels dans chacun des territoires partenaires et expérimenté des collaborations techniques et financières avec des associations et des institutions de renom en matière d’aide au développement [Programme Solidarité-Eau, Agence Française de Développement, Agence de l’eau Artois-Picardie…].

Aujourd’hui, le Département du Nord est engagé dans trois coopérations en Afrique relevant de la solidarité internationale et de l’aide au développement. Celles-ci ont progressivement évolué de par le rôle joué par notre institution et la nature des actions développées.
Le Département souhaite renforcer son rôle d’animateur d’un véritable réseau d’acteurs [départementaux, nationaux et internationaux] en faveur de la solidarité internationale et de ses partenaires. Les propositions d’intervention relatives à ce programme ont, notamment, pour objectif d’y contribuer.




Coopération Lille Métropole Communauté Urbaine

Les relations institutionnelles avec la commune de Saint-Louis ont beaucoup évolué au fil des années. Le jumelage avec la ville de Lille remontant au début des années 80 s’est développé, à travers la participation d’autres acteurs publics du développement, pour aboutir désormais à une coopération décentralisée multipartite, au profit d’un développement urbain intégré de cette ville.

Un des principaux facteurs de cette évolution dans la coopération décentralisée avec St Louis est la professionnalisation et le gain en expertise locale sénégalaise. En effet, St Louis s’est dotée en 1994/1995, d’une cellule d’appui au développement, devenue en 1999, d’une agence de développement communal (ADC), qui remplit des d’assistant à maîtrise d’ouvrage, pour le compte de la commune, mais aussi d’outils de conseil au développement pour tous les acteurs (bailleurs de fonds et ONG) souhaitant intervenir sur ce territoire. Cette agence, composée de personnels sénégalais, est reconnue localement et même internationalement.

L’intervention de Lille Métropole et de ses partenaires n’est pas neutre dans ces évolutions. D’abord actrice de ce programme piloté par une association « Le Partenariat », Lille Métropole est devenue une plate-forme consensuelle de cette coopération, avec des relations politiques plus directes, via un comité de pilotage mixte porté par les élus.

Lille/ Saint-Louis, un partenariat durable, une coopération renouvelée

Lille – Saint-Louis : une relation ancienne et intense

La coopération avec Saint-Louis du Sénégal, ville jumelée avec Lille depuis 1978, a toujours été un des éléments forts des relations de partenariat que la Ville de Lille développe avec des pays du Sud.

La Ville de Lille développe sa coopération décentralisée avec Saint-Louis en mobilisant et en soutenant de nombreux partenaires lillois, dont l'association "Le Partenariat".

La Ville de Lille participe notamment au Programme d’appui à la gestion municipale (PAGM).

Dès 1994, ce programme a permis la mise en place d'une Cellule de Coordination, d'Information et d'Animation pour le Développement Local (CCIADL), qui lança les bases d'une politique d'appui à la démocratie locale :
- création des Conseils de Quartiers
- organisation de cadres de concertation (forums, assises, ateliers urbains)

En février 2000, la CCIADL s'est transformée en Agence de Développement Communal (ADC), dont l’action s’articule désormais autour de :
- la poursuite de l'appui à la dynamique des conseils de quartiers
- la mise en place d'outils de planification locale (plans de développement de quartier, sur la base d'ateliers de planification stratégique auxquels participent les habitants)
- l’appui direct aux porteurs de projets : fonds de développement local (FDL), programme Réciprocité.

Le FDL est une subvention gérée par les associations locales pour co-financer des projets sociaux à finalité collective, sans but lucratif.

Ce dispositif permet de travailler en concertation et de confier à la société civile locale la responsabilité de son propre développement par l'appropriation des pratiques de financement, de gestion des projets et par l'acquisition de compétences nouvelles.

Le programme Réciprocité a pour objectif de renforcer les liens entre les quartiers lillois et saint-louisiens à travers un échange de compétences.


La coopération Lille - Saint Louis et l’Agenda 21

En 2003, il a été décidé, en concertation avec la municipalité de Saint-Louis, d’orienter notre coopération vers un appui à la mise en place d’un Agenda 21 local Saint-Louisien, plan d’action pour le développement durable.

Saint-Louis fait figure de précurseur dans ce domaine, en étant une des premières villes d’Afrique de l’Ouest à mettre en œuvre un processus participatif d’Agenda 21 au niveau communal. Des commissions thématiques de travail se sont mobilisées simultanément, à Lille, pour étudier des propositions d’actions en ce sens.

A Saint-Louis, un « profil environnemental » de la ville a été élaboré, constituant la première étape du processus de mise en place d’un Agenda 21 local.

Ce « profil environnemental » a permis de mettre en lumière les enjeux du développement durable de la ville, et d’identifier des sensibilités partagées dans la démarche des deux municipalités, pouvant faire l’objet d’échanges croisés d’expériences.

Le profil environnemental de Saint-Louis a donné lieu en juin 2005 à une première étape de restitution sous la forme d’une « consultation ville », grand forum public auquel la mairie de Lille a participé à Saint-Louis. L’importante mobilisation des Saint-Louisiens (acteurs associatifs, forces vives économiques, groupements sociaux, administrations, institutions…) et la qualité des débats engagés sont venues confirmer la détermination des autorités à optimiser le processus Agenda 21 comme vecteur de nouvelles pratiques écologiques, sociales, économiques et démocratiques.

La participation de la Ville de Lille à la « consultation ville » de Saint-Louis avait pour objectifs de :
- dégager les secteurs d’action prioritaires souhaités
- identifier les domaines de compétences et les ressources (techniques, humaines, financières) à mettre en œuvre
- définir une politique d’évaluation et de suivi des initiatives menées en coopération
- fixer un échéancier et les modalités d’établissement d’un plan d’action concerté
- donner une meilleure lisibilité des moyens et acteurs lillois déjà en place, et les recadrer en fonction des objectifs nouveaux et dans une mise en perspective
- mettre en œuvre la Charte de la Coopération décentralisée pour un Développement durable.

Trois problématiques principales ont été retenues du profil environnemental :
- assainissement / eaux usées
- santé communautaire
- pêche (pas simplement ressources halieutiques, mais secteur économique, implications sociales, hygiène et santé, …)

Ces problématiques, identifiées par les parties prenantes de la concertation à St Louis, ont ensuite inspirées les conventions de coopérations passées par la Ville de Lille et Lille Métropole Communauté Urbaine avec la Ville de St Louis, pour compléter et enrichir les axes de coopération développés depuis 1994.



Saint-Louis fait figure de précurseur en étant une des premières villes d’Afrique de l’Ouest à s'être doté d’un Agenda 21.
L’accompagnement dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un Agenda 21 local à Saint-Louis permet d’échanger des expériences innovantes et de faire de cette initiative, au Nord comme au Sud, un vecteur de nouvelles pratiques écologiques, sociales, économiques et démocratiques.

Nous poursuivons notre participation au « programme de développement des quartiers » (PRADEQ), qui a permis par exemple la mise en place de Conseils de Quartiers et de fonds de développement local, qui soutiennent des activités génératrices de revenus pour de nombreuses familles.

Cet appui s’inscrit dans l’accompagnement de la politique de décentralisation au Sénégal, en renforçant les compétences des élus et cadres territoriaux, et en consolidant les modes de gouvernance locale.




Coopération Ville de Saint-Laurent Blangy
La coopération entre les villes de Rosso et Saint-Laurent-Blangy s’inscrit dans le cadre du rapprochement des acteurs de la région Nord pas de Calais et de la région de Saint-Louis.

Depuis 2004 les deux collectivités tissent des relations de coopération dont les principes directeurs sont : la citoyenneté internationale, le rapprochement des deux peuples, les échanges, la solidarité et la réciprocité. Le 29 novembre 2004, une convention de coopération est ratifiée par les deux Maires. Les principaux axes de ce protocole d’accord sont :
- Education – culture - sport
- Formation professionnelle et apprentissage
- Santé – environnement
- Echanges institutionnels
Sur cette base, les premières actions se mettent en place.

En 2007, les deux communes manifestent le souhait d’aller plus loin dans leurs échanges et définissent ainsi un programme d’activités sur une période de 3 ans allant de 2007 à 2009. L’objectif poursuivi est d’appuyer la Commune de Rosso dans l’appropriation de ses compétences décentralisées et pour la mise en œuvre de son Programme d’Investissement Communal.

Quatre grands volets de soutien seront alors mis en œuvre :
- Volet 1 : Appui institutionnel
- Volet 2 : Appui à la maîtrise d’ouvrage en matière d’éducation
- Volet 3 : Appui à la mise en place de services de proximité en matière de santé
- Volet 4 : Mobilisation des habitants – Echange - Réciprocité

En novembre 2009, une délégation de Saint-Laurent-Blangy conduite par Monsieur le Maire s’est rendue à Rosso, afin de dresser le bilan des activités menées dans le cadre du programme 2007-2009 et d’étudier les perspectives de cette coopération. Lors du Comité de Pilotage, 3 axes de coopération ont été présentés et validés :
- 1 : Appui à la gouvernance locale
- 2 : Appui à la maîtrise d’ouvrage communale en matière d’assainissement, de santé et d’éducation
- 3 : Echange et réciprocité
Sur cette base, les deux communes ont décidé de définir un nouveau programme d’activités de 3 ans, pour la période 2010-2012.

Objectif du partenariat
L’objectif général du programme est d’impulser une dynamique de développement local durable dans les collectivités de la région de Saint-Louis pour la réalisation des objectifs du millénaire, à travers le renforcement des capacités des collectivités locales.
A Saint-Louis il s’agira plus particulièrement d’engager une stratégie d’aménagement innovante pour cette commune « archipel », en créant les conditions d’un développement équilibré, ancré dans les valeurs africaines d’une cité historique porteuse d’une identité culturelle et paysagère exceptionnelle, et en répondant aux trois défis majeurs que la capitale régionale doit relever et qui sont repris dans son agenda 21 local : le défi environnemental de l’élévation du niveau des eaux et du changement climatique, le défi d’une explosion démographique attendue d’ici 2030, le défi du développement d’une économie urbaine dynamique, multipolaire et diversifiée, profitable à tous sur l’ensemble du territoire de la métropole et de son hinterland.

La nouvelle équipe municipale a clairement exprimé ses priorités replaçant, par la même, le citoyen au cœur des préoccupations municipales autour de la formation, l’insertion des jeunes, la promotion d’une nouvelle citoyenneté, le développement d’activités génératrices de revenus et la promotion économique locale, Saint-Louis souhaitant être « précurseur » dans le cadre d’une décentralisation effective et la mise en œuvre de projets concrets, démonstratifs répondant à ces préoccupations.

Quatre objectifs spécifiques sont poursuivis :

 Objectif 1 : Impulser la citoyenneté des populations,
 Objectif 2 : Renforcer les capacités de gestion du développement et de maîtrise d’ouvrages des collectivités locales de la région,
 Objectif 3 : Contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement et au renforcement ou à la mise en œuvre de démarches d’agenda 21,
 Objectif 4 : Encourager les collectivités locales dans la prise en charge de la problématique des changements climatiques.

Chacun de ces quatre objectifs spécifiques sont traduits en axes programmatiques :

 Axe 1 : Bonne gouvernance locale renforcement des capacités de collectivités et émergence de la citoyenneté
 Axe 2 : Appui aux collectivités locales dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement

A Saint-Louis, l’et agenda 21 est organisé autour de 3 axes :
- la coordination et le pilotage,
- la mise en œuvre de projets
- l’implication et la responsabilisation des populations.

Cette démarche implique :
- Le respect des orientations nationales pour l’atteinte des OMD et de lutte contre la pauvreté et de la charte européenne de la coopération en matière d’appui à la gouvernance locale ;
- La mise en place d’une démarche de concertation avec les acteurs locaux notamment par un appui aux commissions municipales ;
- La responsabilisation des acteurs locaux et l’implication des populations, conseils de quartiers et associations dans la mise en œuvre des actions ;
- La recherche de solutions viables économiquement et soutenables écologiquement tenant compte de la charte de la coopération décentralisée pour le développement durable élaborée par l’AFCCRE, Cités Unies France et le Comité 21.

Lille Métropole, la ville de Lille, la ville de Toulouse et la Ville de Saint-Louis ont défini un certain nombre de domaines d’intervention prioritaires pour ce programme 2010-2012, selon des orientations découlant de l’agenda 21 local :

 Gouvernance locale – agenda 21 : un agenda 21 pour répondre aux défis majeurs de Saint-Louis
- Renforcement des capacités de gestion, formations

- Eclairage public : Elaboration d’un Schéma Directeur d’Aménagement Lumière
- Proposer et développer les énergies renouvelables à St Louis

- Economie Urbaine : favoriser l’insertion et l’emploi des jeunes et les catégories les plus défavorisées :
- Mise en place d’un cadre de concertation
- Appui à la collectivité pour la mobilisation des ressources locales
- Promotion du territoire à l’investissement
- Mise en place d’une coopérative pour les femmes transformatrices des produits locaux

Santé et action sociale : prévention et renforcement de la couverture sociale et sanitaire

- Mise en œuvre de la politique santé
- Appui à la pérennisation du cadre de concertation et suivi de son plan d’action
- Mise en œuvre d’actions de prévention et de soin à l’échelle de quartier
- Appui à la structuration des acteurs santé
- Mise en place d’un centre communal de l’action Sociale (CCAS)
-

Démocratie participative et échanges citoyens : pour un développement porté par tous les acteurs locaux et des projets profitant directement aux habitants
- appui à la démocratie participative
- Mise en place d’un Cadre de concertation sur la Démocratie participative
- Renforcement des capacités des Conseils de quartier
- Appui aux projets des maisons de quartier
- Jumelage et échanges citoyens entre les acteurs des trois territoires


L’agenda 21 constitue un socle structurant pour les projets et les différents intervenants dans les coopérations.


Il est attendu de ce programme 2010-2012 les résultats généraux suivants :
- Les capacités des élus et des techniciens locaux en matière de gestion et de pilotage du développement local sont renforcées ;
- Les populations et organisations communautaires de bases participent au développement de projets de territoire
- L’accès à certains services de bases tels que l’assainissement est renforcé
- La ville de Saint-Louis est plus propre et secure
- L’accès et les conditions de scolarisation sont améliorés ;
- L’accès et les conditions de soins sont améliorés ;
- La prise en compte de l’environnement dans l’élaboration et la mise en œuvre de projets est renforcée. Un plan climatique régional est élaboré.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2010
Le programme d’Appui au renforcement des capacités de la région, des communes et communautés rurales de Saint-Louis couvre toute l’ensemble de la région de Saint-Louis, avec un pilotage politique assuré par les communes et le Conseil régional de Saint-Louis.


L’objectif général du programme est d’impulser une dynamique de développement local durable dans les collectivités de la région de Saint-Louis pour la réalisation des objectifs du millénaire, à travers le renforcement des capacités des collectivités locales et la mise en place ou le renforcement de démarches locales d’agenda 21.

En cohérence avec les accords de coopération et les priorités identifiés lors des derniers comités mixtes, le présent programme fédère l’appui du Conseil régional Nord Pas de Calais en qualité de chef de file, le Département du Nord, la Lille métropole communauté urbaine, la ville de Lille, la ville de Toulouse et la ville de Saint-Laurent Blangy.

Les fondements du programme sont :

- le renforcement du positionnement du Conseil régional de Saint-Louis dans ses fonctions de maître d’ouvrage et de pilotage du développement régional
- les orientations entérinées par la Conférence d’harmonisation mis en œuvre par l’Agence Régional de Développement dans le cadre du PNDL – Programme National de Développement Local sur la base des forces et faiblesses des collectivités locales en matière de gestion durable du développement local et d’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement dans la région de Saint-Louis,
- les résultats de l’évaluation du PAGU (programme d’appui à la gestion urbaine) mis en œuvre dans le programme triennal 2007-2009 conduite par une équipe composée par une équipe composée du Conseil régional de Saint-Louis, de l’ARD, et de l’opérateur Le Partenariat,
- Le déploiement d’un agenda 21 local à Saint-Louis piloté par la commune en lien avec l’Agence de Développement Communal,
- Les acquis des précédents programmes de coopération décentralisée menés par Lille Métropole communauté urbaine et la ville de Toulouse, d’appui à la gestion urbaine
- le développement de nouvelles approches portant notamment sur l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement et les questions de la maîtrise d’ouvrage régionale et locale en matière de lutte contre les changements climatiques.

La stratégie d’actions développée dans le présent programme s’articule ainsi autour de quatre axes interdépendants :
 Bonne gouvernance locale et émergence de la citoyenneté
 Renforcement des capacités du Conseil régional, des Communes et des Communautés rurales
 Appui aux collectivités locales dans la réalisation des OMD
 Contribution à la lutte contre les changements climatiques


L’évaluation des acquis du programme 2007-2009 a pointé la nécessité de renforcer le pilotage technique, dont la mission est confiée à l’ARD. L’ARD assurera ainsi le suivi technique pour le compte du Conseil régional de Saint-Louis et des partenaires et met en œuvre les activités en lien avec ses compétences spécifiques : planification, l’assistance des Collectivités locales dans leur fonction de maîtrise d’ouvrage. La mise en œuvre opérationnelle est confiée à des opérateurs avec sur la base d’une convention.

Un comité technique régional présidé par un Représentant du Président du Conseil régional de Saint-Louis, avec l’ARD comme coordinateur technique.

A Saint-Louis, le programme permettra également le renforcement du pilotage technique : agence de développement communal (ADC) et services municipaux pour au final contribuer à une amélioration des capacités de gouvernance locale par la collectivité maître d’ouvrage. La municipalité a par ailleurs manifesté son intérêt pour la méthodologie des cadres de concertation et souhaite mettre en place des cadres de concertation thématiques en accord avec les axes du programme de coopération 2010-2012.


Gouvernance :

Ce programme commun Ville de Lille/Lille Métropole/ Ville de Toulouse / Département du Nord/ Toulouse et Saint-Laurent Blangy fera l’objet d’une concertation technique et politique au nord.

- Action n°1 : VOLET "Bonne gouvernance locale, appui aux collectivités et émergence de la citoyenneté" / Renforcement des pratiques de concertation, de mutualisation et d’échanges de savoir-faire entre collectivités partenaires [B1]
Objectif de l’action : - Favoriser la concertation, la mutualisation de moyens et encourager les synergies entre collectivités et acteurs locaux autour de projets de développement ;
- Favoriser les échanges d’expériences entre les institutions partenaires mais aussi avec des partenaires techniques au « Nord » et au « Sud », en matière de conduite de politiques publiques et de développement local ;
- Favoriser le dialogue entre la société civile, les autorités locales et les services de l’Etat ;
- Améliorer la programmation, le suivi et l’évaluation des actions prévues annuellement dans le cadre du programme de coopération, en particulier celles qui concernent directement les collectivités partenaires [plans de formation et d’équipement].
Description sommaire : Dans chacun des territoires partenaires, des cadres de concertation thématiques ont été instaurés en 2007. Ces cadres de concertation sont organisés en commissions thématiques, lesquelles correspondent à celles retenues dans le cadre des accords internationaux du Département : « Gouvernance et renforcement des capacités », « Education », « Santé et action sociale », « Culture tourisme et patrimoine » et « Environnement et développement durable »
Leur réunion permet aux différents acteurs d’échanger et d’aborder les problématiques liées au développement de leur actions, de leur territoire, au processus de décentralisation, à la gestion et la mise en œuvre de politiques publiques mais aussi d’identifier des besoins de formation et d’équipement qui leurs sont propres. Ils contribuent également à la responsabilisation des acteurs locaux et l’appropriation des projets, favorisent le travail en réseau et la mutualisation des moyens et permettent le suivi général du programme de coopération et de toutes les actions décrites dans le présent document.
Il convient de noter que le cadre de concertation rassemblant les collectivités du département de Dagana a contribué – en 3 ans – à faire en sorte que celles-ci se regroupent pour mutualiser certains projets et moyens. Cette organisation appelée « Point focal » est effective depuis 2009 et doit donner naissance en 2010 à un Groupement d’Intérêt Communautaire. Enfin les fonds affectés au « Sénégal » intègrent la reconduction d’un Volontaire du Progrès en appui aux collectivités dans le domaine de « santé » et la création d’un nouveau poste pour la supervision générale du programme auprès des partenaires.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Toutes les collectivités locales partenaires
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional du Nord-Pas de Calais
Bénéficiaire(s)
Collectivités locales de la région de Saint-Louis (renforcement des outils de pilotage, des capacités et des moyens, appui à l’élaboration et mise en œuvre de politiques, programmes, actions) et en particulier la ville de Saint-Louis Populations de la région de Saint-Louis Acteurs de la région Nord pas de Calais impliqués dans les actions d’échanges d’expériences

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Conseil régional de Saint-Louis Sénégal Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Conseil régional de Saint-Louis NIANG abdoulaye

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional de Hauts-de-France Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Saint-Laurent Blangy
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Communauté rurale de Ngnith
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional du Nord-Pas de Calais



Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Conseil régional de Hauts-de-France 352500 0 1988
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 250000 1988
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 250000 1989
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 250000 1990
Saint-Laurent Blangy, Communauté rurale de Ngnith, 1496955 1988
Autre 495467 0 1988




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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