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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Tananarive"

Correspondant coopération décentralisée
Florian MARCHADOUR
Courriel : marchadour.matd[at]gmail.com
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Philippe GEORGEAIS
Courriel : philippe.georgeais[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Développement de petites filières de production et de commercialisation de produits agricoles et forestiers non ligneux en région Analanjirofo à Madagascar
Année de première signature de la convention
2006
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention
Agriculture et agroalimentaire

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2006
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
Le contexte environnemental malgache et notamment celui de la Région Analanjirofo est exceptionnel avec une biodiversité endémique qu’il faut protéger
Les 4 parc nationaux et la forêt d’application gérée par Essa-forêt (Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques) ; sont malgré tout source d’alimentation, de revenus et de culture sur brûlis pour les populations habitant aux alentours.
La situation économique de la Région surtout orientée sur les cultures de rentes désavantage les petits agriculteurs et notamment ceux à l’écart des côtes et de ces cultures d’où un problème de malnutrition chronique. Pour survivre, ces populations tendent naturellement à se servir en ressources naturelles et à pratiquer la culture sur brûlis dans les espaces protégés mettant par là-même leur territoire en danger car elles ne savent pas comment créer leur propre activité.
L’enjeu majeur pour ces zones est de réussir à aider les populations à développer de petites activités économiques alternatives leur permettant d’améliorer leur niveau de vie tout en réduisant leur impact négatif sur la forêt et la biodiversité.
Historique
Le Conseil Régional Nord – Pas de Calais a signé un accord de coopération avec la Région Analanjirofo à Madagascar en octobre 2006.
Cet accord prévoit de travailler sur plusieurs champs : appui institutionnel, environnement, santé, éducation, formation professionnelle et technologies de l’information et de la communication. La Région Analanjirofo a souhaité un soutien dans le cadre de l’accord de coopération afin de réduire les difficultés socio-économiques de son territoire.
Soucieux d’aider notre partenaire à réagir dans un contexte difficile d’économie saisonnière et peu durable, il a été déterminé entre les partenaires d’apporter un soutien à la Région Analanjirofo, à travers « l’axe environnement » de l’accord pour l’appui au développement socio-économique des zones sensibles prioritaires.
Cet appui est réalisé par le soutien à de petites activités économiques agricoles, éventuellement organisées en filières courtes.
La méthode utilisée pour réaliser le projet est la méthode AMD (analyse de marché et développement). L’AMD est une méthodologie développée spécifiquement par le département de la forêt de la FAO en collaboration avec des experts indépendants pour aider les populations / communautés villageoises à développer des petites activités économiques alternatives leur permettant d’améliorer leurs niveau de vie tout en réduisant leur impact négatif sur la forêt et la biodiversité.

Une première année d’expérimentation sur la région Analanjirofo (près du parc de Zahamena) a été lancée en 2010 avec l’Association « Protection des Ecosystèmes Fragiles » qui possède une expertise méthodologique de l’AMD. Durant cette phase, l’expert a formé 7 formateurs de la région [sélectionnés parmi le personnel de l'organisation Madagascar National Parc, de l'ONG malgache Mateza, du département des forêts et du département de l'agriculture, la WWF Madagascar] à la méthode et accompagné 25 villageois à sélectionner, étudier la faisabilité et commencer la mise en place d’activités économiques basées sur l’utilisation durable des ressources de la nature.

La formation était encadrée par Jacques Lecup expert ADM en lien avec Ysnard Ballot, représentant de la région Nord – Pas de Calais à Fénérive-Est et s’est déroulée dans les locaux de l’antenne technique Nord – Pas de Calais.


La formation a suivi les étapes de la Méthodologie AMD. Pour chaque étape, les participants ont reçu une courte formation théorique suivi immédiatement par une application pratique de leur nouvelles connaissances.
Par exemple, après une présentation théorique:
• Des calculs relatifs à la formulation d'un business plan d'entreprise les participants ont pu appliquer leurs connaissances pour l'activité génératrice de revenus qu'ils avaient sélectionnées durant la formation précédente.
• Des moyens de financer des investissements fixes ou fonds roulements, les participants ont pu discuter avec un représentant de l'OTIV une organisation de micro crédit ayant une représentation à Fénérive-est et Vavatenina.
• Sur l'organisation d'une structure de gestion et de management les participants sont allés visiter des coopératives et associations de la région.

Ce type d'approche a permis aux participants d'appliquer, sur le champ et au sujet de leur cas personnel, les données théoriques de la formation. Ainsi, à la fin de la formation, les participants avaient en main les grandes lignes du business plan de leur future entreprise.

D'une façon générale les résultats sont très encourageants. La participation a été excellente, a plusieurs reprises les participants (villageois et formateurs) ont travaillé tard le soir et tôt en matinée pour pouvoir finaliser leurs travaux de recherche et calculs. Même si cela a demandé un effort supplémentaire de calcul, chacun a pu prendre des décisions concernant les investissements, dates, rendements, profits, etc. de son AGR en fonction de ses éléments / données / et envies personnels.

Autre exemple, sur le système coopératif dont il fallait corriger la vision négative, la visite d'une coopérative profitable de la région avec les villageois a montré qu’avec une bonne gestion et une réelle participation transparente, ce système avait des avantages. C'est pourquoi les participants ont décidé d'essayer ce système coopératif tant pour le stockage que pour la vente tout en gardant la possibilité d'effectuer des activités individuellement. Chaque participant a pu définir l’activité agricole vers laquelle il pouvait ou voulait s’orienter et construire son « plan de développement d’entreprise »

Il est donc prévu de poursuivre cette expérimentation par une deuxième phase de consolidation et d’autonomisation d’un an, objet du présent projet.
Objectif du partenariat
L’objectif général est d’aider les populations à développer de petites activités économiques agricoles alternatives leur permettant d’améliorer leur niveau de vie et lutter contre la malnutrition tout en réduisant leur impact négatif sur la forêt et la biodiversité.
Pour ce faire, il est prévu de former et d’accompagner un groupe de population en milieu rural située à proximité des parcs nationaux -mais desservie par la route- de manière à lui permettre de créer une activité économique propre, indépendante de l’exploitation irraisonnée de la forêt. Une formation de formateur permet de diffuser plus largement la méthode
L’objectif spécifique de la méthode est de parvenir à ce que :

1. Les participants développent un business plan / Plan de Développement d’Entreprise de leur activité génératrice de revenus.
2. Un plan de suivi, de formation complémentaire et d'aide à l'obtention de financement est mis en place avec les partenaires du projet pour aider les participants à mettre en place leurs Activités Génératrices de Revenus dans les meilleures conditions.

Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2011
Le projet consiste à permettre un développement de petites activités agricoles et produits forestiers non ligneux organisées en filières courtes dans une perspective d’ amélioration des conditions alimentaires de la population associée à un objectif de développement durable.
Pour ce faire, il est prévu de former et d’accompagner une population en milieu rural située à proximité des parcs nationaux de manière à lui permettre de créer une activité économique propre indépendante de l’exploitation irraisonnée de la forêt. Une formation de formateur permettra de diffuser plus largement la méthode au niveau régional.
La méthode utilisée pour réaliser le projet est la méthode AMD (analyse de marché et développement) développée par la FAO avec la collaboration d’experts indépendants et diffusée dans de nombreux pays en voie de développement. Cette méthode a été expérimentée en 2010 en région Analanjirofo avec succès aux abords du parc de Zahamena (près de la route entre Vavatenina et Fénérive-est)
Les étapes qui permettent la création d’une activité génératice de revenus par un bénéficiaire sont les suivantes :

1) Sélection d'un produit et d'une idée d’ activité génératrice de revenus

2) Sélection des actions à mener : Seront elles faites seules ou en groupe? Sous quel type d'organisation?

Lors de l’expérimentation 2010, les quatre grands types d'activités suivants ont été retenus:

1. Production et petite transformation individuelle: par exemple culture d'un produit: banane, arachide, etc., décorticage manuel du riz et de l’arachide.

2. Stockage individuel ou en groupe. Étant donné la forte variation des prix entre les jours suivant les récoltes et les mois de pénurie, le stockage qui est une activité relativement peu coûteuse devient profitable. C'est pourquoi nombre de participants ont choisi cette activité à titre individuel et / ou en groupe .

3. Vente individuelle ou en groupe: Lors de l’étude des chaînes de commercialisation les villageois ont remarqué que la majorité du profit était faite par les intermédiaires reliant les petits producteurs aux grossistes ou consommateurs finaux des petites villes avoisinantes. C’est pourquoi cette AGR a été retenue . Cependant, afin de ne pas se restreindre à un système de vente en groupe ou individuel, les participants ont opté pour une solution mixte leur permettant de vendre une partie de leur production individuellement et le reste en groupe.

4. Achat en gros d'intrants, produits phytosanitaires et vétérinaires indispensables et souvent introuvables. Afin de rentabiliser au maximum les investissements de stockage et de vente, les villageois ont décidé d’inclure une activité d’ achat en gros et revente a prix coûtant aux membres du groupe, mais avec profit aux non membres.

3) Structure Juridique

Le choix d’une structure juridique appropriée a la capacité de gestion est souvent difficile pour des paysans proche de l’illettrisme.
Dans le cas présent, différents types de structure juridique ont été étudiés lors de la première phase 2010. Cette étude a été réalisée tant sur un plan théorique que pratique et concret notamment par une visite d'une journée de coopératives et d'associations. Durant cette visite les participants ont pu discuter avec les membres de coopératives et d'association et ainsi mieux comprendre les avantages et inconvénients de chacune de ces structures.
Au retour de cette visite un débat a été organisé afin lever les dernières incertitudes.

Finalement les 2 structures juridiques suivantes ont été retenues :
• La mise en place d'une ou de plusieurs associations dont la gestion relativement facile permettra de tester le stockage et les ventes groupées ainsi que le crédit / revolving funds communautaires.
• Une fois les activités de stockage et de vente communautaire testées la création d'une coopérative plus difficile à gérer permettra de pérenniser et d'agrandir le champ de ces activités.

4) Formulation du Business plan des Activités Génératrices de Revenus comprenant entre autre : les calculs de profitabilité, les coûts d’investissements, les coûts fixes et variables et les besoins en liquidités pour la première année d’opération jusqu’au point d’équilibre.

5) Plan de réalisation.

Compte tenu des résultats des calculs, de ses besoins financiers et de ses capacités de travail, chaque participant développe un plan de travail mensuel pour la première année de mise en place de son / ses activités.
Ce plan de travail mensuel comprend la description des investissements, les dates de production, les lieux, dates et prix de vente, les besoins en support technique, le montant des fonds dont il / elle dispose pour démarrer son activité.


6) Financement des projets :

Généralement, faute d’apport personnel les paysans n’ont pas accès aux prêts bancaires. C’est pourquoi il est nécessaire soit de se tourner vers le micro crédit ou d’envisager la mise en place de fonds communautaires.

Lors de l’expérimentation 2010 deux alternatives ont été envisagées:
1. Faire appel à une caisse de micro-crédit existante: Une réunion a été organisée avec le président du conseil d'administration de l'OTIV (une caisse de micro crédit) de la région de Vavaten . En quelques mots, il en ressort que l'OTIV pourrait après une durée d'adhésion minimum de 3 mois financer chaque participant pour la mise en place de son ou ses activités, dans la mesure ou une entité extérieure apporterai une garantie financière du ¼ du montant total du prêt.
2. Revolving fund villageois : créé par les villageois eux-mêmes avec le parc national concerné

7) Suivi à mettre en place pour aider les participants à créer puis gérer leurs activités.

La formulation d’un business plan et l’obtention de financements sont nécessaires mais pas suffisants pour assurer le succès d’une AGR. Les bénéficiaires doivent être suivis régulièrement et obtenir un support personnalisé. C’est le but de cette phase.

Dans le cas de notre expérimentation chaque bénéficiaire est suivi par les formateurs et l’expert AMD.

PROJET 2011 :

Il est prévu de renouveler cette expérimentation au nord de la région Analanjirofo à Maroantsetra aux abords du parc Masoala. Un membre de la WCs (world conservation society, ong qui cogère le parc Masoala) a déjà pu assister à la première formation et représentera un facilitateur local.
Comme cela a déjà été fait dans d'autres pays, cette formation sera donnée conjointement par deux formateurs ayant participé à cette formation et le consultant ADM. Cela permettrait de renforcer leurs capacités, et de tisser des liens avec le personnel d'un autre parc.

La formation sera donc encadrée par:
• Jacques Lecup expert ADM de l’association « Protection des Ecosystèmes Fragiles »
• éventuellement 2 formateurs formés dans la phase précédente de la région Analanjirofo

Avec le soutien de Ysnard Ballot, représentant de la région Nord – Pas de Calais à Fénérive-Est

Un document reprenant les grandes lignes de cette formation déjà traduit en Malgache lors de la phase précédente sera distribué aux participants afin qu’ils aient un document de base pour se repérer tout au long de la formation et de retour dans leur foyers. Une copie de ce document est en annexe . Ce document présente de façon narrative les grandes étapes et points clefs de cette formation.

A plusieurs reprises l’expert à été sollicité par des villageois et des organisations de développement pour leur dispenser une formation ADM.
Pour répondre à cette demande villageoise, la région Nord –Pas de Calais envisage avec la région Analanjirofo de créer une cellule formation et suivi ADM ayant pour objectif d'aider les autres organisations gouvernementales et non gouvernementales locales dans leur programme d'aide à la création d'AGR. Cette cellule sera animée par un formateur malgache dans la ville de Fénérive-est et , afin de pouvoir organiser facilement ses formations certainement basé dans les bureaux del’antenne Nord – Pas de Calais
En outre, Le projet 2011 souhaite la mise en place par la Région Analanjirofo d’un revolving fond qui permettra de financer petit à petit les activités et qui sera remboursable par les bénéficiaires. Ce fonds sera géré le coordinateur régional malgache en lien avec les partenaires.
La région Analanjirofo pourra aussi apporter :
• Un suivi technique particulier / spécifique aux paysans ayant reçu une formation. Par exemple formation en élevage de poulet.
• Une aide personnalisée concernant les formalités de transport, passage aux points de contrôle de police, etc.
• Des facilités pour obtenir des intrants pas cher et de bonne qualité.

- LANCEMENT DU PROJET
Objectif de l’action : L’objectif de l’action est de présenter l’action aux partenaires et d’identifier les personnes à former en tant que formateur


Description sommaire : lors d’une première mission destinée au lancement du projet, l’expert, après avoir présenté la méthode, identifiera, avec les partenaires, les personnes « ressources » à former.
il s’agira ensuite de former ces personnes « ressources » à la méthode « AMD » (formation de formateurs). Par la suite, elles pourront encadrer localement les projets dans un but d’autonomisation ;
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
REGION ANALANJIROFO
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional du Nord-Pas de Calais
Bénéficiaire(s)
Villageois, animateurs de parcs, animateurs d’ong locales, la Région Analanjirofo, les organisations agricoles

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Région Analanjirofo Madagascar commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Région Analanjirofo DOKOLAHY Larinirina Donne nirinadonne@yahoo.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional de Hauts-de-France commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
REGION ANALANJIROFO
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional du Nord-Pas de Calais



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 0 0 2006
Conseil régional de Hauts-de-France 63790 0 2006
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 21930 2006
, REGION ANALANJIROFO 2000 2006




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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