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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Dakar"

Correspondant coopération décentralisée
Julie CAMY
Courriel : julie.camy[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent PEREZ
Courriel : laurent.perez-vidal[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Gestion locale de l’hygiène et des déchets médicaux dans les postes de santé du département de Podor
Année de première signature de la convention
2009
Thématique d'intervention
Environnement, Climat et Energie
Sous-thématique d'intervention
Eau et déchets
Sous-sous-thématique d'intervention
Déchets

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2009
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
Le Sénégal affiche dans sa politique de santé une volonté d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. La Consitution sénégalaise garantit d’ailleurs le droit à la santé en son article 8 et dispose en son article 17 « que l’Etat garantit aux familles en en général et à celles vivant en milieu rural en particulier l’accès auxs ervices de santé et de bien-être ».

Bien que soient affichés des objectifs de renforcement et de modernisation de l’infrastructure sanitaire dans le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2009 – 2018, l’offre de soins reste inegale géographiquement sur le territoire sénégalais, et particulierement faible dans les zones rurales. Par ailleurs, la prise en compte des problèmes liés aux questions d’hygiène et d’assainissment des lieux de soins restent minime voire absente des documents de planification.

Pourtant, la gestion des déchets médicaux, si elle n’est pas organisée, peut entraîner des risques de santé aussi bien pour le personnel médical que pour les malades ou accompagnants, mais aussi pour toute la population avoisinante. Une mauvaise gestion a également des répercussions environnementales (contamination des sols et nappes souterraines).

La gestion des déchets urbains et industriels relève de la politique nationale de gestion de l’environnement qui se réfère à deux textes principaux : le Plan national de l’environnement, adopté en 1997 et qui avait pour objectif de préparer la stratégie de gestion de l’environnement, et la Lettre de politique sectorielle adoptée en 2004. L’objectif global est d’assurer la durabilité du développement économique et social dans une perspective de croissance compatible avec la préservation des ressources naturelles et de l’environnement.

Néanmoins, dans le cadre du processus de décentralisation mis en place au Sénégal à partir de 1996, le code des collectivités locales (1996) et le code de l’environnement (2001) transfèrent aux collectivités du Sénégal la responsabilité de la gestion des déchets solides. A ce titre elles doivent en assurer la collecte, le transport et le traitement dans des conditions appropriées.

De ce fait, malgré ces nombreuses politiques, structures ou processus de gestion initiés, l’absence d’un cadre de concertation de référence et la faiblesse des ressources des collectivités locales consacrés à la gestion des déchets font apparaître, au niveau rural tout au moins, le constat d’un véritable risque sanitaire et environnemental dû à la mauvaise prise en compte des problèmes environnementaux liés à la santé à savoir : gestion des déchets médicaux, des eaux usées, hygiène des lieux, encombrements humains… Santé et environnement sont donc intimement liés.

Le département de Podor, situé dans la région de St Louis , est un vaste département de plus de 14 000 km2 en grande partie rurale (10 communautés rurales et 12 communes dites « rurales », regroupant près de 255 villages). Sa population de 376 000 hab est principalement concentrée autour du seul axe routier traversant le département au nord en longeant le fleuve Sénégal et s’emploie à des activités principalement agricoles et pastorales. Le contexte géographique de ce département (vallée du fleuve Sénégal) en fait une zone favorable au développement de certains types de maladies, particulièrement celles liées à l’eau.

D’un point de vue sanitaire, il existe 2 districts de santé dans le département de Podor (sur les 5 de la région de St Louis) : le district de Podor et le district de Pété. Sur ces deux districts, il n’existe qu’un seul hopital (à Ndioum) et un seul centre de santé (à Podor), tous deux situés dans le disctrict de Podor. Ces deux districts sont néanmois relativement riches, à défaut, en postes de santé (58 postes ont été recensés en mai 2012 selon les dernières informations dans le cadre de l’élaboration du Programme régional de développement intégré), qui constitutent donc le principal échelon d’accès aux soins et aux services de maternité pour les populations.

Ces postes de santé, censés n’assurer que les soins de base et dont le personnel est généralement composé au maximum d’un infirmier chef de poste (ICP), assisté d’une sage-femme, de matrones et d’agents de santé communataires (ASC), sont parfois à plus de 100km du centre de santé ou de l’hopital le plus proche. Cette distance ajoutée à la faiblesse du réseau routier constitue une véritable contrainte à la prise en charge de la santé des populations, mais aussi à la gestion des déchets.

Les structures de soins ont pourtant intérêt à veiller à éliminer et traiter les déchets anatomiques ou contagieux qu’elles produisent. Juridiquement, cette responsabilité incombe aux collectivités territoriales (les lois de la decentralisation leur confèrent la responsabilité de la gestion des déchets des dechets dans leurs territoires). Les déchets de structures de soins sont de 2 types : les déchets assimilables aux déchets ménagers et les déchets biomédicaux, ces derniers pouvant être contaminés ou non contaminés. Concrètement, les structures ont la possibilité soit de nettoyer et transferer les déchets à l’extérieur, soit d’en assurer l’élimination par le personnel sur place.

Dans la plupart des postes de Santé , les déchets sont généralement non triés, laissés à l’air libre et parfois sans protection, brûlés dans de grands trous à proximité de la population. Au niveau du département de Podor, les déchets menagers ne sont « normalement » pas mélangés avec les médicaux. Au niveau de chaque centre ou poste de santé, une personne est désignée pour assurer le brûlage des déchets médicaux. Généralement, cette personne les met dans un grand trou à l’aide d’un râteau, sans aucune protection.

Il apparait donc que le danger relatif à ces déchets suffisamment intégré par les populations et le personnel médical et d’accueil de ces postes, et que la mise en place de mesures globales d’hygiène sont nécessaires pour limiter les risques sanitaires et environnementaux. Un partenariat entre les collectivités locales, responsables de la question des déchets, et les structures de santé, apparaît ainsi souhaitable pour apporter des réponses à ce problème.
Historique
La coopération entre le Département des Yvelines et les collectivités du département de Podor a été initiée en 2009 dans le cadre d’une convention avec le Conseil régional de Saint Louis ciblant des actions sur ce département en particulier. La santé de base y figurait déjà comme un axe de coopération parmi les 3 volets identifiés.

C’est ce cadre qu’un poste de santé à Bodé Lao a pu être réhabilité, agrandi et doté d’une maternité. A partir de 2010, la coopération prend une nouveau tournant : d’une part les partenaires décident de concentrer leurs efforts sur un thème unique pour une plus grand efficacité : la gestion des déchets, et d’autre part, les collectivités locales de Podor s’étant dotée d’un cadre de concertation deviennent directement le maître d’ouvrage de la coopération, assisté par l’Agence Régionale de Développement de la Région de Saint Louis.

En 2011, les premières études sur la filière déchets et sa valorisation ont ainsi pu être lancées, devant conduire à la réalisation de projets d’intérêt intercommunaux, tandis qu’un mécanisme de fonds de soutien aux projets des communes dans le domaine des déchets a été mis en place afin d’avoir une approche à toutes les échelles.. Face à la situation dangereuse constatée dans de nombreux postes de santé du département de Podor, les partenaires ont ainsi fait de ces déchets spécifiques une de leurs priorités.
Objectif du partenariat
Le projet a pour finalité d’améliorer les conditions sanitaires des postes de santé du département de Podor (les postes de santé consitutant la principale offre de soins) grâce à une meilleure prise en compte de mesures d’hygiène et de la gestion des déchets médicaux.

Il contribue ainsi à :

- réduire de manière significative les dangers sanitaires et environnementaux liés à la non destruction et la mauvaise gestion de déchets ;

- permettre une gestion systématique, rigoureuse et prudente des déchets générés par les postes de santé en apportant les moyens et conditions minimum nécessaires au circuit des déchets (mesures de sécurité, tri des déchets, destruction des déchets, enfouissement des cendres, stockage et enfouissement des déchets non incinérables comme les aiguilles, voire évacuation si d’autres circuits se mettent en place …) ;

- renforcer les capacités du personnel des postes de santé accueillant les malades (agents de santé communaires, matronnes et infirmiers) sur la prise en compte de l’hygiène dans l’ensemble de leur travail (accueil, soins, précautions face aux déchets…) afin de les sensibiliser à une approche stricte et partagée de l’hygiéne.
Description détaillée du partenariat
Ce projet vise une meilleure prise en compte de l’hygiène dans les postes de santé, notamment de la gestion des déchets médicaux, qui représentent aujourd’hui une multitude de dangers sanitaires, mais aussi environnementaux.

Une approche globale sur cette question est nécessaire. Elle combine à la fois la dotation minimum en matériel au traitement et élimination des déchets sur place d’une part et, d’autre part, une formation multi-niveau permettant d’initier une véritable prise de conscience et un changement de comportement : au niveau du personnel chargé de la manipulation des déchets, du personnel d’accueil des malades et des infirmiers chefs de postes.

En effet, les déchets biomédicaux sont de nature infecteuse et leurs modes d’élimination sont capables d’affecter la santé humaine et son environement. Aussi de nombreux processus existent en la matière et il est aujourd’hui globalement prôné de mettre en place :

- un meilleur tri à la base des déchets,
- une séparation stricte entre déchets dangereux, médicaments et déchets chimiques, déchets assimilables à des décehts domestiques,
- le stockage des déchets biomédicaux ne devrait pas exéder 24h si stockage a lieu sur le site,
- un personnel formé aux enjeux d’une bonne hygiène et d’une gestion stricte des déchets médicaux,
- pour les seuls déchets biomédicaux, les procédés d’élimination sont divers (stérilisation, incinération, enfouissement sanitaire, inactivation chimique….) et doivent tenir compte de la distance des populations, la proximité de la nappe phréatique et des possibilités financières.

Ce projet permet donc dans un premier temps d’apporter les équipements et matériel nécessaires à une gestion appropriée sur place : équipement en petits incinérateurs artisanaux (suite à une étude indiquant le modèle le plus approprié au contexte et le moins polluant) et en matériel de manipulation et de tri afin d’assurer un stock initial (poubelles de tri, gants, masques, boîtes de stockage appropriées).

Par ailleurs, il apparait nécessaire que le personnel manipulant ce matériel, et en particulier les incinérateurs, soit formé à l’utilisation et la maintenance de ceux-ci ainsi qu’aux bons gestes de manipulation de déchets dangereux et de tri en amont (le principe de précaution en terme de déchets médicaux veut que tout déchet non-contaminé en contact avec un déchet contaminé le le devienne lui aussi).

Enfin, la seule prise en compte de l’élimination des déchets ne saurait suffir à une hygiène globale du poste de santé si les principes ne sont pas partagés et portés par le personnel des postes. C’est pourquoi des formations aux mesures d’hygiène, qui seront assurées par les experts de la diaspora et sous la supervision des districts sanitaires (notamment en charge de la formation des ASC) seront organisées.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Cadre de concertation
Maître(s) d'ouvrage
Agence régionale de développement de Saint-Louis
Bénéficiaire(s)

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Cadre de concertation des collectivités locales du département de Podor Sénégal Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil départemental des Yvelines Icone d'une loupe



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 22782 0 2009
Conseil départemental des Yvelines 99680 0 2009
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 99430 2009




Évaluations, communication et perspectives

Aucune communication n'a été engagée en France

Aucune communication n'a été engagée dans les pays partenaires

Aucune politique d'évaluation n'a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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