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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Niamey"

Correspondant coopération décentralisée
Courriel :
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BONNEAU
Courriel : laurent.bonneau[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Stratégie municipale concertée pour le développement des villages ruraux qui constituent la commune de Dankassari au Niger.
Année de première signature de la convention
2009
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Aménagement du territoire et transports
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2009
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/01/2017
Contexte
1 - Généralités

Géographie
La commune de Dankassari est située au Niger, dans la partie Est du canton de l’Arewa, dans le département de Dogondoutchi, à environ 350 km de la capitale Niamey. Le chef-lieu de la commune est à 42 km de la ville de Dogondoutchi, soit à 182 km du chef-lieu de la région de Dosso. Elle est comprise entre les latitudes Nord 13°55’10’’ - 13°29’10’’ et les longitudes Est 4°25’10’’ - 4°13’40’’. Elle est limitée au Nord par la commune de Dogonkiria, à l’Ouest par les communes de Dogondoutchi et Kiéché, à l’Est par le département de Honni et au Sud par la République fédérale du Nigeria. Elle couvre une superficie d’environ 3 000 km2.

La commune totalise 35 villages administratifs et 5 tribus de Peuls (éleveurs semi-nomades) avec plusieurs hameaux de rattachement.

Les plus anciens sites sont Lougou, Bagada Guida et Kaoura Lahama. Lougou, résidence de Saraouniya, une reine-prêtresse animiste, fait partie des sites proposés à l'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco par le Niger.

Organisation administrative
La commune de Dankassari est récente : elle a été mise en place en 2004 dans le cadre de la décentralisation. La mise en place de la décentralisation se fait difficilement en pratique par manque de moyens. La commune est encore mal équipée. Par exemple, les locaux de la mairie ont été électrifiés seulement en 2011.

Les premières élections municipales ont eu lieu au Niger en juillet 2004. Elles ont désigné 265 conseils municipaux accompagnant la création de 243 nouvelles communes sur le territoire national. C’est dans ce cadre que la population de la commune de Dankassari avait élu démocratiquement son Maire, Oumarou Roho, assisté des 15 conseillers municipaux issus des principaux partis politiques nigériens.

Le Niger a connu une période de transition suite au non respect par le Président Tandja de la Constitution qui prévoyait son départ après deux mandats et au coup d’état du 18 février 2010. Durant cette transition, les maires et conseils municipaux ont été suspendus, et la commune de Dankassari a été administrée par le Préfet de Dogondoutchi, Monsieur Chaibou Algoumaret. Le Niger a adopté une nouvelle Constitution, laïque, démocratique et égalitaire, promulguée le 26 novembre 2010. Des élections locales, permettant un retour de conseils municipaux et de maires régulièrement élus, ont eu lieu en 2011. Monsieur Hassimou Abarchi a été élu maire en juillet 2011.

Le plan de développement local de la commune de Dankassari a été adopté en décembre 2007, et actualisé en novembre 2009. Ce document a pour but de définir des axes de développement pour la commune pour les 25 prochaines années. Les principaux thèmes à moyen terme sont la préservation de l’environnement et la gestion rationnelle des ressources naturelles, la relance des secteurs de productions agropastorales, le renforcement de la base infrastructurelle de la commune, le soutien au genre (femmes et jeunes), la lutte contre les IST/VIH/SIDA et l’amélioration de la gouvernance et la maîtrise de l’assiette fiscale.

Climat
Le climat est du type sahélien dans la partie Nord et sahélo–soudanien dans la partie Sud. Trois grandes saisons distinctes se succèdent : la saison sèche et froide de décembre à février, la saison chaude et sèche de mars à mai et la saison des pluies (ou hivernage) de juin à septembre. Celle-ci est suivie d'une période de chaleur d’octobre à novembre.


Hydrologie
La carte des ressources a permis de dresser le réseau hydrographique de la commune, composé de 8 mares permanentes et 123 semi-permanentes. Plusieurs petites mares temporaires complètent ce réseau. Il faut noter que ces mares sont sous-exploitées par manque d’aménagement et du fait de leur régime temporaire.

2 - Population et activités économiques de Dankassari

Population
Il y avait 76 746 habitants en 2012 (52 569 en 2001). 52 % de cette population a moins de 15 ans.

Les communautés installées dans la commune proviennent de plusieurs horizons, dont le Daoura au Nigéria pour les Goubawa et Darayaoua, les Peuls et les Guibanawa, Matankari pour les Arawa, l’Ader pour les Yaraoua, Bargoumaoua, Adaraoua et Touaregs, Filingué pour les Kourfayawa et Roumboukawa, Kobéri-Koutchia pour les Djerma (Kallawa), Guidan–Roumdji pour les Gobirawa et Konni pour les Konnawa.

Plusieurs groupes sociaux coexistent à Dankassari, avec une division du travail qui se double de caractéristiques culturelles bien spécifiques. L'élevage est traditionnellement pris en charge par les Peuls, alors que les Haoussas pratiquent plutôt l'agriculture ou le commerce. La tradition culturelle très riche du cousinage à plaisanterie aide à gérer de manière harmonieuse les conflits potentiels entre ces deux modes de vie et ces deux cultures très différentes, et à renforcer la cohésion sociale. Mais on observe, avec l'augmentation de la population et les difficultés d'accès à l'eau, une certaine dégradation à laquelle il faut rester attentif.

La population de la commune est peu encline à l’exode quand la situation alimentaire est stable, hormis quelques cas d’exodes saisonniers. Les situations de crise alimentaire drainent par contre beaucoup de bras valides (hommes et femmes) et même d’autres catégories (personnes âgées) en direction de zones plus clémentes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Agriculture
Dans l’ensemble des villages, le mil, le niébé et le sorgho constituent les cultures de base. La culture attelée est peu utilisée ; le recours à la traction attelée est pratiquement réservé aux charrettes. La consommation d’engrais est faible ; l’utilisation de fongicide est, par contre, largement répondue.

Plusieurs villages de la commune ont connu une situation alimentaire difficile au cours des dernières années. Cette situation pousse une partie de la population à faire appel à des ressources extérieures à travers l’exode et à développer des petites activités commerciales grâce à la proximité du Nigeria.

Élevage
L’élevage est la seconde activité économique de la population. Pendant l'hivernage, les animaux sont confiés aux bergers peuls qui les conduisent dans les zones de pâturage. Malheureusement, les ressources fourragères diminuent dans ces espaces du fait de leur dégradation et leur colonisation par le « SIDA cordifolia ». L’effectif global du cheptel n’est pas connu précisément.

La zone dispose de 15 aires de pâturage, 34 couloirs de passage et 3 parcs de vaccination. Certaines aires de pâturage n’ont pas une grande capacité de charge des animaux et sont aussi dégradées.

Commerce / Transport / Artisanat
Le commerce est presque entièrement informel et fortement dépendant du Nigeria voisin. Il concerne des articles divers, le carburant, les matériaux de construction et les produits agricoles. Les activités commerciales sont plus développées au niveau du chef-lieu de la commune. Elles sont embryonnaires dans les autres localités.

La commune est traversée d’Est en Ouest par une route bitumée (RN1) sur près de 55 km. Il y a un très faible réseau de routes en terre, hormis l’axe Liguido-frontière du Nigeria (36 km).
La commune compte 7 marchés qui n’ont pas un caractère moderne et ne disposent pas d’infrastructures.

L’artisanat concerne des activités classiques et peu rentabilisées. Il s’agit de potiers, coiffeurs, tisserands, sculpteurs, cordonniers, tanneurs, artisans du cuir, maçons, tresseurs de nattes, forgerons, tailleurs, bouchers, boulangers, menuisiers…

Structures de gestion communautaire
Elles sont constituées par l’ensemble des comités mis en place par les communautés en vue de gérer en leur nom un certain nombre d’infrastructures et d’investissements profitables à tous. D’une manière générale, ces structures sont mises en place dans le cadre de la pérennisation des acquis économiques ou sociaux réalisés avec l’appui des partenaires au développement et le soutien des ONG locales, au premier plan desquelles se trouve le RAEDD. Ils sont composés d'hommes et de femmes, conformément aux politiques nationales et internationales de promotion de la femme. La participation des jeunes est également encouragée.

Dans la commune rurale de Dankassari, plusieurs structures de ce type, appelées COGES, sont constituées auprès des formations sanitaires, des écoles, des points d’eau modernes, des banques céréalières, des moulins à mil, etc.

La principale difficulté de ces structures de gestion communautaire est qu’elles sont souvent incapables de prendre véritablement en charge les tâches de gestion pour lesquelles elles ont été mises en place. Les obstacles qu’elles rencontrent sont l'insuffisance d’une formation adéquate et des difficultés à bien gérer dans la durée. Aussi ont-elles besoin à la fois d’un réel redressement de leur situation et d’un renforcement de capacité. Le contrôle par la population elle-même et le renforcement des capacités des divers comités de gestion fait partie des axes prioritaires du RAEDD qui a acquis une véritable expertise dans ce domaine.

3 - L'approvisionnement en eau de la commune

La commune rurale de Dankassari présente un taux de couverture en eau de 57,69 % pour 2011. Ces données sont loin d’atteindre l'objectif du millénaire pour le développement OMD (Objectifs Mondiaux du Développement) qui est de 80 % de couverture en 2015.

La corvée d’eau constitue l’une des préoccupations des femmes de la commune, freinant la fréquentation scolaire des jeunes filles utilisées comme une main d’œuvre supplémentaire pour appuyer leurs mères.

Une étude diagnostique de l’ensemble des ouvrages hydrauliques et d’accessibilité à l’eau potable dans la commune rurale de Dankassari, inventoriés ou non, vient d'être menée :
 sur le plan technique par le Service Hydraulique de Dogonoutchi
 sur le plan social par le RAEDD.

Après avoir défini les normes d'attribution des PEM (points d'eau modernes) au Niger, le rapport rédigé en février 2013 rappelle le nouveau cadre juridique en vigueur depuis 2010, avec le Code de l'eau au Niger. Puis il fait l'inventaire, basé sur des visites de terrain, des points d'eau existants :
 103 puits cimentés
 8 puits traditionnels améliorés (PTA)
 8 puits traditionnels (PT)
 9 puits cimentés à usage pastoral (PP)
 2 puits forages dont 1 puits villageois et 1 puits pastoral
 103 forages équipés de pompe à motricité humaine (PMH)
 1 forage artésien éteint
 5 mini adduction d’eau potable (mini-AEP).

Le bilan est le suivant pour les puits et les forages :
- sur les puits cimentés, on a pu identifier les principales anomalies suivantes : ensablement (27 %), problème de captage (15 %), dégradation avancée (14 %)
- 52 % des forages équipés de pompe à motricité humaine enregistrent des pannes liées le plus souvent à une défaillance (fissuration) de la tuyauterie de la chambre de pompage.

Concernant les 5 mini-AEP, 2 d'entre elles (à Kamrey et Gofawa), réalisées en 2011 grâce à la coopération belge, sont en bon état et couvriront les besoins en eau de la population de ces villages pour les 10 années à venir. Une analyse détaillée est faite des 3 autres. Celle de Goubeye, réalisée en 1994, est en panne depuis plusieurs mois. La durée de vie de l'équipement, prévue pour 10 ans, est dépassée et la population est passée de 2 342 habitants en 1993 à 5 520 habitants en 2012. Une réhabilitation complète et une plus grande cuve sont à prévoir. La mini-AEP de Dankassari, installée en 2003, fonctionne ; elle a été réhabilitée en 2010 dans le cadre de la coopération décentralisée Cesson-Dankassari et des partenaires qu'elle a mobilisés. La population de ce village, devenu en 2004 le chef-lieu de la commune, a doublé entre 2003 et 2012, ce qui fait qu'il faut agrandir la cuve pour faire face aux nouveaux besoins. La mini-AEP de Dogontapki a fait l'objet de premiers travaux en 2011 mais elle est sous-dimensionnée. Il est nécessaire de prévoir un nouveau réservoir de 30 m3, ce qui permettra de mettre le réservoir actuel de 10 m3 à disposition d'un autre village.

Les 103 forages équipés de PMH, sont composés essentiellement de trois marques de pompes dont la répartition est la suivante :

Type de pompe Nombre total En marche En panne % fonction % panne
VOLONTA 80 35 45 44 56
VERGNET 17 10 7 59 41
INDIA 6 4 2 67 33
TOTAL 103 49 54 48 52

Les enquêteurs ont remarqué que la gestion réelle s'éloigne souvent de la gestion officielle, ce qui se traduit notamment par l'absence de cahiers de comptes à jour. La législation de 2010 prévoit qu'une convention précisant les responsabilités des uns et des autres lie la Commune et les COGES mais ces conventions ne sont pas encore mis en place.

L’hydraulique pastorale n’est constituée que de quelques puits, complétés par quelques mares permanentes et semi-permanentes selon les saisons. Il faut aussi ajouter la retenue d’eau de Rouda Goumoundey.

Cette situation oblige les éleveurs à avoir recours à l’hydraulique villageoise pour satisfaire les besoins en eau de leurs troupeaux. En marge de cette concurrence entre la population et le bétail sur le partage des maigres points d’eau, la descente précoce des éleveurs vers les zones de cultures, faute de points d’eau pastoraux sur les aires de pâturage, est généralement la source de conflits entre agriculteurs et éleveurs.

L’hydraulique agricole est peu développée dans la commune. Elle est constituée uniquement de 18 sites maraîchers, dont 11 non aménagés. Une meilleure connaissance des terres irrigables est indispensable afin d’orienter les investissements agricoles. Cela pourrait permettre de faire face au déficit céréalier devenu chronique dans la commune.

Les hameaux de cultures ne disposent pas, dans la plupart des cas, de points d’eau modernes. Les populations de ces localités se déplacent à quelques kilomètres à la recherche de l’eau. En période d'hivernage, elles se contentent des eaux de pluies.
Historique
1 – La coopération décentralisée Cesson-Dankassari

Depuis 2004, la ville de Cesson-Sévigné apporte des aides à des actions ciblées, notamment au Niger, à Dankassari.

En 2008, la commune a décidé de poursuivre son action en votant une coopération décentralisée Cesson-Dankassari pour pérenniser les opérations.

En 2009, une convention a été signée pour un programme pluriannuel de 3 ans, de 2009 à 2011, la ville de Cesson-Sévigné participant à hauteur de 17 000 € par an.

En 2011, la ville de Cesson-Sévigné a voté sa participation au mécanisme de financement de la loi Oudin-Santini et le Syndicat Mixte de Production du Bassin Rennais (SMPBR) a fait de même.

En 2012, le financement de la coopération décentralisée a été reconduit pour 3 ans avec un budget annuel de 12 000 €, complété par le financement de la ville de Cesson-Sévigné (avec 3 200 € au moins par an) et du SMPBR (également 3 200 € au moins par an) du volet accès à l'eau venant de la loi Oudin-Santini.

Le programme d'actions porte sur :
- l'accès à l'eau
- l'environnement (jardinage scolaire et reboisement)
- l'éducation et la formation, notamment des femmes
- l'état-civil.

Les actions mises en œuvre correspondent aux demandes prioritaires qui ont été adressées à la ville de Cesson-Sévigné par la commune rurale de Dankassari, sur la base de son Plan de Développement Local.

Le choix des actions privilégie le service rendu à la population. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de développement durable sur les plans social, économique et environnemental.

Pour mettre en œuvre la coopération décentralisée, les communes de Cesson-Sévigné et Dankassari s’appuient sur deux associations, l'une au Niger, l'autre en France.

Au Niger, l'ONG RAEDD (Réseau d'Actions Éducatives pour un Développement Durable), dont le coordonnateur national est Monsieur Mahamadou Saidou, pilote le projet. Le RAEDD mène depuis plus de 10 ans des actions diversifiées ayant pour but l'auto-développement du peuple nigérien. Il dispose d'une antenne à Dogondoutchi, siège de la Préfecture dont dépend Dankassari, présidée par Monsieur Bori Zamo. Regroupant des militants associatifs appréciés de leur communauté et des techniciens bénéficiant d'une compétence reconnue, elle joue un rôle clef pour dynamiser les initiatives locales et transmettre les besoins de la population de la commune de Dankassari.

En France, l'AESCD (Association d’Échanges Solidaires Cesson Dankassari), présidée par Madame Marie Françoise Roy, joue le rôle d’assistance à la mairie en se déplaçant régulièrement sur place lorsque la situation sécuritaire le permet et en assurant le suivi à distance par courriel et téléphone.

La philosophie de la coopération décentralisée Cesson-Dankassari peut se résumer ainsi : « Pour la ville de Cesson-Sévigné, l’aide et l’accompagnement d’une jeune commune constitue un véritable enjeu local et national pour la réussite de la décentralisation, de la démocratie et du développement local au Niger. Mais c’est aussi sur la base d’échanges permanents que la ville de Cesson-Sévigné l’envisage, dans un réel souci d’ouverture à une époque du repli sur soi ».

2 - Les actions déjà réalisées volet par volet

2.1 - Volet hydraulique

Ce volet est financé par la ville de Cesson-Sévigné et le SMPBR, ainsi que le MAE (depuis 2011), l’État nigérien et l'Agence de l'eau Loire Bretagne. Il a aussi bénéficié en 2010 de l'apport de l'association Échanges Afrique INSA.

En 2009-2010, l'accent a été mis sur la réhabilitation et l'amélioration de la gestion des 2 mini-AEP de Dankassari et Dogontapki.

À partir de 2011, il s'est agi d'élaborer le plan d'action hydraulique communal et de commencer à le mettre en œuvre dans le village de Lougou, puis dans 6 autres villages.

Début mars 2013, plusieurs actions ont été menées à bon port.

a - Étude des besoins hydrauliques de l'ensemble des villages de Dankassari

État des lieux
Un rapport donnant des informations détaillées sur l'ensemble des équipements a été rédigé (voir résumé plus haut, dans la partie « Approvisionnement en eau de la commune »).

Définition des travaux à effectuer dans la période 2013-2017 et coût approximatif
Les travaux nécessaires qui ressortent du rapport hydraulique sont les suivants :
- la réhabilitation et l'optimisation de 3 mini-AEP
- la réalisation de 18 forages équipés de PMH et de 17 forages pour des des mini-AEP
- la réalisation de 17 mini-AEP ou points d'eau autonomes
- la réalisation de 24 nouveaux puits cimentés
- la réhabilitation de 73 forages équipes de PMH
- la réhabilitation de 77 puits.

L'estimation du coût est d'environ 3 660 000 €.

Stratégie de réalisation du plan hydraulique
Après concertation entre le Maire de Dankassari, le Service Hydraulique et le RAEDD, une stratégie de réalisation sera adoptée, prenant en compte aussi bien les aspects de planification et d’organisation que ceux d’accompagnement des populations dans la gestion des points d’eau.
Il en sortira notamment des propositions en matière de :
- formation des gestionnaires, personnes chargées de l'entretien, réparateurs, animateurs
- liste de villages dont les équipements doivent être réparés ou améliorés en priorité
-mise en place d'un système de vente de pièces détachées pour l'entretien des pompes,
- signature de conventions de gestion entre la Commune et des Comités de gestion des points d'eau.

b – Réalisation du point d'eau autonome de Lougou

Lougou disposait jusqu'en 2011 d'1 puits qui servait surtout au bétail et d'1 forage manuel défectueux. Du fait du manque d'eau potable, la population devait parfois aller chercher l'eau dans des mares insalubres aux environs. Pour fixer la population et permettre un développement du village, qui permette de mettre en valeur son potentiel touristique et culturel, 1 point d'eau autonome a été mis en place.

Les travaux d'aménagement jugés prioritaires par le Service Départemental de l’Hydraulique de Dogondoutchi portaient sur :
- la réparation du forage
- l'aménagement d’un château d’eau sur tour béton
- la clôture, un local technique et un abri électrogène
- la mise en place d'un comité de gestion
- la formation technique des personnes chargées de l'entretien.

Le second niveau d’aménagement portait sur les conduites d’adduction et le réseau de distribution. Ces aménagements devaient s’accompagner de travaux de terrassement, canalisation, raccordement, protection des ouvrages de vannes. Enfin, le projet incluait les essais, les tests de désinfection, le programme de formation pour les comités de gestion, la formation technique de 2 habitants pour l'entretien et la réalisation de documents techniques confiés aux comités de gestion.

Les résultat sont les suivants :
- 2 bornes fontaines sont fonctionnelles à Lougou, ainsi que 2 branchements particuliers, 1 à l'école et 1 à la case de santé, pour permettre aux services publics présents à Lougou de bénéficier d'un bon accès à l'eau
- 400 personnes ont accès à un service d’approvisionnement durable et de qualité
- 5 personnes du COGES ont bénéficié d'une formation leur permettant d’assurer leur mission
- 2 personnes chargées de l'entretien ont bénéficié d'une formation technique
- les coûts et tâches d’exploitation du système d’approvisionnement sont connus des agents d'entretien et des membres du COGES
- la population est associée à l’organisation de la gestion de l’eau et sensibilisée aux questions d’hygiène (protection du point d’eau, conservation à domicile etc.).

Le projet a été mené en commun par le Service Départemental de l'Hydraulique de Dogondoutchi, dont le responsable est Monsieur Abdoulaye Zangui, et le chargé du volet spécialiste en hydraulique du RAEDD, Monsieur Djibo Bachir, en concertation avec les élus de la commune rurale de Dankassari. Le suivi a été assuré en France par l'AESCD (Association d’Échanges Solidaires Cesson-Dankassari).

Les premières études préparatoires du DAO (Dossier d'Appel d’Offres) ont été faites le 16 décembre 2011. Après une longue attente du déblocage des crédits de l’État nigérien, il a été convenu entre le RAEDD et la Direction Régionale de l’Hydraulique de Dosso d’engager les fonds disponibles reçus par le RAEDD pour lancer l’appel d’offres, examiner les offres et démarrer les travaux. La partie étatique s'était engagée à financer le complément ultérieurement. Le coût total de l'ouvrage dépasse 43 000 000 CFA (66 000 €) dont plus de 75 % ont été pris en charge par l’État nigérien et le reste par la ville de Cesson-Sévigné et ses partenaires.

Le village de Lougou a été doté le 12 février 2013 de son poste d’eau autonome. Une grande cérémonie a eu lieu le mercredi 20 février 2013. Le Préfet de Dogondoutchi, le Maire de Dankassari, le Directeur Régional de l'Hydraulique de Dosso et le responsable de l'hydraulique à Dogondoutchi, quatre représentants du RAEDD et un photographe, la télévision régionale, les chefs des villages environnants, l'entrepreneur et la population de Lougou étaient réunis autour de Saraouniya Aljima.

Dans les mois qui viennent, 6 forages vont être réhabilités. Leur choix sera basé sur le rapport donnant l'état des équipements hydrauliques.

2.2 - Volet soutien aux services municipaux

De 2009 à 2012, grâce à la ville de Cesson-Sévigné, avec l'aide de la commune de Dankassari, 45 agents chargés de l'état-civil dans les villages ont été formés et équipés en classeurs et mobilier. De nombreux enfants ont pu être ainsi inscrits à l'état-civil, , grâce à des missions foraines du juge, ce qui leur permet d'accéder à l'école. La mairie de Dankassari étant désormais électrifiée, l'équipement en matériel informatique et la formation du responsable de l'état-civil est en cours.

2.3 - Volet soutien à l'agriculture, éducation à l'environnement et reboisement

Un financement de 1000 € a été obtenu auprès de Conseil Général d'Ille et Vilaine pour développer des champs-écoles à Dogontapki, dans le but de moderniser les techniques de culture du mil et du sorgho (préparation des champs pour retenir l'eau pluviale, utilisation de semences améliorées et d'intrants). Les premiers résultats obtenus sont encourageants, et ont permis de créer une synergie avec le RAIL (Réseau d'Appui aux Initiatives Locales) qui est le partenaire privilégié de la coopération décentralisée Orsay-Dogondoutchi et a une excellente compétence dans ce domaine. C'est justement sur le RAIL que nous comptons nous appuyer pour les études concernant l'agriculture et l'élevage proposées dans le projet.

La mise en place d'un jardin scolaire à Dankassari permet aux enfants de connaître plus de légumes, de diversifier leur alimentation et amène quelques ressources aux comités de gestion des établissements scolaires. Les besoins en reboisement sont très importants dans l'ensemble des villages de la commune et plusieurs milliers d'arbres ont pu être plantés chaque année, permettant d'améliorer l'environnement des services publics de la commune (établissements scolaires, centres de santé). Ces deux actions sont financées par la ville de Cesson-Sévigné, avec l'aide de la commune de Dankassari

2.4 - Volet formation des femmes

Depuis 2009 ce volet, financé par la ville de Cesson-Sévigné avec l'aide de la commune de Dankassari, a permis la mise en place de 5 moulins à mil pour permettre aux jeunes filles des villages concernés de poursuivre leur scolarité, tout en veillant à la pérennité des moulins précédemment installés (entretien, gestion).

Chaque année, une formation de 15 enseignants à la responsabilité personnelle et familiale, notamment en matière d'éducation sexuelle et de lutte contre la surpopulation, a été organisée et 400 manuels ont été fournis. La formation de ces enseignants a un impact sur le nombre de jeunes filles reçues au BEPC au collège de Dankassari (passé de 3 en 2010 à 13 en 2012).

L'alphabétisation de groupes de femmes en haoussa (35 femmes formées par an) inclut l'information sur les droits que leur reconnaît la communauté internationale (CEDEF : Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Égard des Femmes).

Dans le domaine de la santé de la mère et de l'enfant, les actions ont porté sur la formation des matrones puis sur leur équipement en charrettes pour permettre le transport des femmes lors des accouchements difficiles. 9 matrones ont déjà été équipées, et le rythme va pouvoir s'accélérer car les premières matrones ont déjà remboursé le prêt qui leur avait été accordé.


2.5 - Communication

La communication se fait via le site internet de la commune de Cesson-Sévigné www.ville-cesson-sevigne.fr et lors de diverses manifestations publiques. L'AESCD et le RAEDD diffusent également des informations sur les actions de la coopération décentralisée Cesson-Dankassari dans le cadre du site web www.tarbiyya-tatali.org qui existe en 4 langues (français, haoussa, anglais et espagnol). Plusieurs sites se font l'écho de notre action : Commission Nationale de la Coopération Décentralisée, Agence de l'eau Loire Bretagne, PS-Eau, plate-forme de la Région Bretagne pour la solidarité internationale.

À Cesson-Sévigné, la coopération décentralisée est associée à une plate-forme de solidarité internationale, initiée par la municipalité en 2009, qui réunit les associations de solidarité internationale de la ville, dont l'AESCD, pour des échanges de compétences et des actions communes. Cette plate-forme organise la semaine de la solidarité internationale et mène des actions de sensibilisation auprès des habitants mais aussi de publics ciblés, notamment dans les établissements d'enseignement primaire. Les élèves de l'école Bourgchevreuil ont ainsi, à l'occasion d'un cross solidaire, financé des kits de naissance pour des bébés de Dankassari (savon, talc et parfum). Les élèves de l'école Beausoleil ont réalisé et vendu des gâteaux pour soutenir le jardin scolaire de Dankassari.

Les actions pour l'accès à l'eau à Dankassari ont été présentées le 25 janvier 2012 par la présidente de l'AESCD au 13ème carrefour pour la gestion locale de l'eau. 50 personnes ont écouté la présentation. À la suite de cette présentation, un article a été publié dans la revue Techni.Cité sur les actions pour l'accès à l'eau à Dankassari. Un autre article a été publié dans Ouest France et plusieurs articles dans le CIM, bulletin d'information municipal de Cesson-Sévigné distribué dans chaque demeure.

Au Niger, la télévision nationale a passé le 22 février 2013 un reportage sur le point d'eau autonome de Lougou et la cérémonie d'inauguration du 20 février.

L'AESCD a été encouragée par l'Agence de l'eau Loire Bretagne à candidater aux Trophées de l'eau 2013.
Objectif du partenariat
L'objectif est de renforcer les capacités de la commune de Dankassari dans plusieurs secteurs prioritaires : réalisation du plan hydraulique, renforcement de l'efficacité des services municipaux (état-civil, perception des impôts, bonne gestion des banques céréalières et des moulins à mil), mise en place d'un plan pour l'agriculture et l'élevage, formation des femmes.

La mise en place de démarches pérennes, par la formation technique et la formation à la gestion, en veillant tout particulièrement à la participation des femmes, est au cœur du projet. La coopération décentralisée Cesson-Dankassari s’attache à mobiliser les énergies des différents acteurs impliqués et assure une cohérence d’ensemble entre les différentes actions.
Description détaillée du partenariat
Le projet comporte quatre axes : la mise en œuvre du plan hydraulique de la commune de Dankassari, le soutien aux services municipaux, la définition d'un plan pour développer l'agriculture et l'élevage, la formation des femmes.

La mise en œuvre du plan hydraulique de la commune permettra de continuer la réparation des équipements existants (2 mini-AEP (Adduction d’Eau Potable), 13 forages avec pompes à motricité humaine (PMH) et 11 puits seront réhabilités) et de mettre en place une nouvelle mini-AEP. L'accent sera mis sur la formation des membres des COGES (Comités de gestion) et de techniciens villageois pour assurer l'entretien et la maintenance des équipements dans la durée.

Concernant le soutien aux services municipaux, l'action déjà entamée sur l'état-civil sera poursuivie. Une nouvelle action consistera à sensibiliser la population, les élus et les chefs de villages à la perception de la taxe municipale, point clef du développement de la commune à laquelle le Maire de Dankassari attache une grande importance. Enfin des outils permettant à la commune rurale de Dankassari de gérer de manière rationnelle les banques céréalières et les moulins à mil seront mis en place, ce qui est également une action proposée par le Maire de Dankassari.

Le potentiel de développement des cultures (par récupération des eaux pluviales) et du maraîchage (par irrigation à partir de la nappe phréatique) est important, et s'inscrit directement dans la politique prioritaire 3N « Les Nigériens Nourrissent les Nigériens » de l’État nigérien. L'étude menée aura pour but de définir un plan précis d'actions dans ce domaine. L'élevage est lui aussi un secteur d'activité important, l'étude menée cherchera à limiter les difficultés de relations entre éleveurs et agriculteurs qui ont tendance à se développer actuellement, concernant notamment l’accès à l’eau du fait de l'accroissement de la population humaine et du cheptel. Ces deux actions contribueront à compléter le plan hydraulique actuel en y intégrant une vision agricole et pastorale.L'action pour l'éducation à l'environnement consistera à poursuivre la mise en place des jardins scolaires où, comme précédemment, plusieurs classes viendront participer à l'entretien et aux récoltes. Le renforcement d’une pépinière permettra de planter plusieurs milliers d'arbres chaque année, dans des lieux publics (écoles, dispensaires). Les actions menées dans ce volet sont importantes pour la sensibilisation des élèves des écoles primaires de Cesson-Sévigné aux actions menées à Dankassari.

La formation des femmes représente une action dont la portée est importante, puisque la formation des enseignants à l'égalité hommes-femmes, l'alphabétisation de femmes en langue locale (haoussa), ainsi que l'équipement des matrones en charrettes à bœufs permettent de mieux scolariser les filles et de développer l'autonmie économique des femmes.

De nombreux organismes seront mobilisés sur ce dossier en plus de la ville de Cesson-Sévigné : SMPBR (Syndicat Mixte du Production du Bassin Rennais), MAE, État nigérien, Région Bretagne, Agence de l'eau Loire Bretagne.

Au Niger, l'ONG RAEDD (Réseau d'Actions Éducatives pour un Développement Durable), pilote le projet en étroite concertation avec la mairie de Dankassari. En France, l'AESCD (Association d’Échanges Solidaires Cesson Dankassari), assiste la mairie de Cesson-Sévigné en assurant le suivi des activités.


- Mise en œuvre du plan hydraulique
Objectif de l’action : Améliorer l'accès à une eau en quantité suffisante et de qualité pour plus d'habitants de la commune de Dankassari, en s'appuyant sur le plan hydraulique qui a fait l'objet d'un projet précédent. Renforcer les capacités de la commune en tant que maître d'ouvrage.
Description sommaire : Il s'agit de mettre en œuvre des travaux dont la priorité a été clairement identifiée par la commune rurale de Dankassari grâce au plan hydraulique : mise en place d'1 nouvelle mini-AEP, réhabilitation de 13 forages et de 11 puits, réhabilitation et dynamisation de 2 mini-AEP.

L'accent est mis sur la formation des membres de l'ensemble des COGES chargés du bon fonctionnement de la gestion de la fourniture de l'eau et des personnes chargées de la maintenance des installations hydrauliques. A la suite de ces formations des conventions seront signées entre la commune de Dankassari et les différents COGES, ce qui renforcera les capacités de la Commune à jouer son rôle de maître d'ouvrage prévu par la loi.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
ONG RAEDD (Réseau d'Actions Éducatives pour un Développement Durable)
Maître(s) d'ouvrage
Cesson Sevigne
Bénéficiaire(s)
Les habitants de la commune de Dankassari (plus de 70 000 personnes).

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune de Dankassari Niger Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Commune de Dankassari Abarchi Hassimou

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Cesson Sevigne Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Commune de Dankassari, ONG RAEDD (Réseau d'Actions Éducatives pour un Développement Durable)


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 523930 0 2009
Cesson Sevigne 51600 19200 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 44000 2009
, Commune de Dankassari, ONG RAEDD (Réseau d'Actio 6000 2009




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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