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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Ouagadougou"

Correspondant coopération décentralisée
Marion ANVROIN
Courriel : marion.anvroin[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BARBOT
Courriel : laurent.barbot[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Programme de coopération décentralisée tripartite Région du Plateau Central / Réseau des Communes de l’Oubritenga / Région Limousin : Limfaso.
Année de première signature de la convention
2013
Thématique d'intervention
Environnement, Climat et Energie
Sous-thématique d'intervention
Protection / Gestion de l'environnement / Biodiversité
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2013
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/12/2016
Contexte
En 2011, le pays fut durement frappé par une crise sociale, importante période de protestations et de troubles, la société civile réclamant une meilleure répartition des fruits de la croissance économique (énergétique, cotonnière, alimentaire et financière). Cette crise souligne des faiblesses en matière de gouvernance à l’échelle nationale. En avril 2011, la nomination par le Président du Burkina Faso d’un nouveau Premier Ministre et la formation d’un nouveau gouvernement, entrainent de larges consultations avec les différentes parties prenantes. Face à cette crise, les pouvoirs publics ont amorcé un dialogue avec les acteurs politiques et sociaux. Dialogue bénéfique et constitutif de la base de nouvelles réformes sociales, institutionnelles et politiques, visant à améliorer le fonctionnement des institutions et à instaurer une meilleure gouvernance économique et politique. Cette crise a également touché le secteur économique, elle a ralenti la réalisation des projets d’investissements financés par l’extérieur. Malgré cela, le contexte général se caractérise par une dynamique de croissance, portée principalement par le secteur minier.

En 2011, le pays est classé 181ème sur 187 pays selon l’Indice de Développement Humain du PNUD. L’économie du Burkina Faso reste vulnérable, dépendante aux facteurs exogènes comme la fluctuation des cours de matières premières, les conditions climatiques et la forte dépendance de l’aide extérieure (52% des investissements de l’État).

L’Etat burkinabé, en accord avec les nouvelles priorités de l’Union européenne et de la Banque Mondiale poursuit ses efforts en matière de développement, avec une orientation plus durable, inclusive et solidaire (Plan Régional de Développement 2011-2015 et la "Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD)" 2011-2015). L’état fait preuve d’une grande détermination pour la correction des inégalités de genre, avec la mise en place en 2009 de la Politique Nationale pour la Promotion du Genre de 2009, ainsi que le Programme Spécial de Création d’Emploi (PSCE) de 2011 pour réduire le chômage et le sous emploi des jeunes et des femmes et enfin avec la nomination d’un nouveau ministre de promotion de la femme, suite à la crise de 2011.

Dans le cadre de la coopération décentralisée franco-burkinabé, le renforcement de la responsabilisation des deux collectivités est fondamental, il passe par une prise en compte des attentes et des motivations de chacune des collectivités pour une meilleure intégration au programme des élus et ainsi optimiser leur fonctionnement.

Les dernières élections législatives et municipales du 2 décembre 2012 révèlent des insuffisances et des fragilités aussi bien dans les infrastructures que dans les capacités des personnels et des électeurs, cependant, elles sont encourageantes car elles soulignent l’enracinement croissant du processus démocratique et la promotion d’un développement national participatif.

En décembre 2011, la visite de la délégation limousine conduite par le Président de région au Burkina Faso a permis de renforcer les liens d’amitié entre les deux régions et de constater les répercussions directes et indirectes sur les deux territoires de ce partenariat renouvelé et enrichi par des orientations stratégiques guidées par les piliers du développement durable, thématique dans laquelle la région limousin possède une expertise et une expérience incontestable.
Historique
La Région Limousin entretient depuis vingt ans d’importantes relations avec le Burkina-Faso, et plus précisément avec la Province de l’Oubritenga. Ces liens d’amitiés et d’échanges initialement développés par les sociétés civiles limousine et burkinabé se sont progressivement institutionnalisés.
En accord avec la récente modification du contexte institutionnel (régionalisation et communalisation) au Burkina-Faso, la Région Limousin en 2010 a conféré une dimension tripartite au partenariat. En effet, d’une part, elle a élargi son partenariat avec la Province de l’Oubritenga à l’échelle de la Région du Plateau Central. Elle tend à accentuer concrètement cette dimension régionale en menant des actions dans le cadre de l’appui institutionnel. D’autre part, elle a associé au Programme les sept communes burkinabé du territoire de l’Oubritenga au côté des sept collectivités limousines.

En outre, des acteurs limousins et burkinabé de plus en plus nombreux et diversifiés tendent à s’impliquer dans le Programme et contribuent ainsi à enrichir les actions menées.

Au regard des principes de la Charte européenne de la coopération, les actions de coopération doivent « Progresser vers des modalités d’appui financier privilégiant une approche programme ». Ce jumelage-coopération est ainsi passé progressivement, en une vingtaine d’années, d’une logique de projets ponctuels à une logique de coopération d’acteurs de territoire à territoire, pour aboutir à une véritable coopération décentralisée construite selon un Programme concerté pluriannuel multi-acteurs et multi-bailleurs.

L’approche adoptée est de mener simultanément les deux Programmes triennaux. En effet, en raison des calendriers des appels à projets MAEE et du décalage d’un an de FASOLIM, le choix est de conduire les deux programmes en décalé, d’éviter les interruptions de programmation, d’avoir un nouveau programme distinct de FASOLIM, de gérer la période intermédiaire entre FASOLIM et FASOLIM+: phase bilan et élaboration de la suite et enfin de pouvoir se servir des résultats de l’évaluation en 2014 pour construire le prochain programme 2015-2018.

Chronologie détaillée

• Depuis les années 1980 : Relation d’amitiés et d’échanges entre la société civile limousine et celle de la Province de l’Oubritenga ;
• 1999-2004 : Jumelage entre la Province de l’Oubritenga et la Région Limousin ;
• 2004 : Evaluation du Jumelage entre la Province de l’Oubritenga et la Région Limousin ;
• Décembre 2005 – Février 2009 : Programme pluriannuel 2005-2008 entre la Province de l’Oubritenga et la Région Limousin ;
• Février 2009 – Juillet 2009 : Evaluation du Programme Pluriannuel 2005-2008 entre la Province de l’Oubritenga et la Région Limousin ;
• Mars 2009 – Juillet 2010 : Programme annuel tripartite 2009 entre la Région du Plateau central, le Réseau des Communes de l’Oubritenga et la Région Limousin. Le Programme démarré en 2009 est considéré comme transitoire en ce sens où il a permis de poursuivre les actions de coopération tout en attendant les résultats de l’évaluation du Programme antérieur et la mise en place du prochain Programme triennal.
• 2010 – 2013 : FASOLIM

Ce jumelage-coopération est ainsi passé progressivement, en une vingtaine d’années, d’une logique de projets ponctuels à une logique de coopération d’acteurs de territoire à territoire, pour aboutir à une véritable coopération décentralisée construite selon un Programme concerté pluriannuel multi-acteurs et multi-bailleurs.
Objectif du partenariat
Le Programme 2013-2015, veut prendre une orientation nouvelle tout en gardant les dimensions transversales fondamentales, comme l’appui institutionnel et le soutien au processus de décentralisation engagé depuis 2006 (régionalisation et communalisation), le développement durable, le renforcement de la synergie entre les acteurs des deux régions. Ces objectifs prennent en considération les enseignements tirés de l’évaluation et des expérimentations mises en place depuis 2009 et durant le Programme FASOLIM.

Ainsi, le partenariat Région du Plateau Central / Réseau des communes de l’Oubritenga / Région Limousin répond à une double finalité : responsabiliser les acteurs Sud en renforçant la gouvernance régionale et locale tout en contribuant à éduquer à la citoyenneté les acteurs Nord et Sud.
Description détaillée du partenariat
Programme pluri-acteurs de coopération décentralisée entre la Région du Plateau Central, le Réseau des Communes de l’Oubritenga et la Région Limousin. Trois axes principaux de coopération ont été identifiés pour le Programme 2013/2015 : le développement économique durable, l’aménagement durable du territoire et le développement des services publics, le renforcement de la gouvernance.
- Le développement économique durable
Objectif de l’action : Région Limousin et région du Plateau Central sont des régions qui peuvent être qualifiées d’agricoles, et c’est d’ailleurs autour de cette thématique que la coopération est née au sein des sociétés civiles. L’action proposée ici se déploie dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des ressources forestières.

Au Nord, on dénombre grand nombre d’acteurs agissant dans ce domaine, soit par le biais de la formation, soit par le biais associatif à travers des actions de soutien à la sécurité alimentaire et aux groupements paysans ou le commerce de produits biologiques. La préservation des ressources forestières est également un thème important tant pour les institutions limousines que pour une partie de sa société civile.

Côté Sud, l’économie de la région du Plateau central est basée essentiellement sur l’agriculture et l’élevage. Ces deux secteurs occupent 86% de la population active. Les cultures de rente sont principalement le coton, l’arachide, le sésame et le soja (15 284 tonnes produites pour la campagne 2011-2012). S’agissant de la production maraichère, très fréquente en Oubritenga, les spéculations rencontrées sont la tomate, le chou, le poivron, l’oignon, l’aubergine locale, l’aubergine importée, le gombo, le piment, la carotte, la laitue, le concombre et la courgette (21 477 tonnes pour la campagne 2009-2010). Pourtant, on estime à 834 690 ha, la superficie totale de terres cultivables de la région du Plateau Central tandis qu’en 2006, seules 25,3% de ces terres étaient exploitées.
Cela signifie donc que le potentiel en terres cultivables est conséquent mais sous-exploité. Cela pourrait pourtant, dans l’absolu, permettre à la région de se sécuriser d’avantage au niveau alimentaire et d’être une source de revenus plus importante pour ses populations. Cependant, outre cette faiblesse d’investissement des terres, d’autres difficultés apparaissent. On constate ainsi d’une part, un usage insatisfaisant de la ressource en eau (voir action GIRE) et des ressources traditionnelles qui peuvent contribuer à une amélioration durable de la situation agricole (qu’il s’agisse des ressources botaniques ou techniques) et d’autre part, l’usure qui commence à frapper certains sols notamment à cause d’un recours de plus en plus massif aux produits et techniques agressives pour les terres et pour l’éco-système. Ces éléments mettent en danger le secteur sur le long terme.

L’élevage constitue la seconde activité économique du Plateau Central. Il se caractérise par un cheptel diversifié composé des espèces bovine, ovine, caprine, porcine, asine, équine et, surtout, de volaille. C’est sur cette dernière filière que le programme entend principalement agir. En effet, pratiquement autonome, les volailles sont plus faciles à produire que les bêtes de plus gros gabarit notamment pour les femmes et les jeunes qui ne disposent que rarement de terres. Elles ne sont que peu couteuse à l’entretien, mais se vendent particulièrement bien et avec une marge appréciable. C’est ainsi que l’on constate des situations de pénuries régulièrement dans l’année.

Enfin, à mesure que la lutte contre la désertification s’intensifie, la gestion des ressources forestières, notamment en zone rurale, apparait comme un enjeu de plus en plus saisissant en Plateau Central lorsqu’il est question des sols et de la préservation de l’environnement. La préservation de ces ressources devient un enjeu de survie auquel les élus sud entendent faire face par une organisation des acteurs en vue d’une exploitation rationnelle et durable de ces ressources. On remarque ainsi que les plans de développement des collectivités territoriales de la région comportent tous des projets de création d’aires projetées et d’espaces verts, tandis que la création de pépinière est promue. En effet, en Plateau Central, les produits forestiers ligneux permettent tant la consommation du bois comme source énergétique principale des ménages (estimée à 94,1% en 2006 en zone rurale contre 79,4% en zone urbaine) que la transformation et le commerce de ses dérivés. Cependant, les prélèvements effectués dans la nature se font sans contrepartie et sans contrôle ce qui rend la ressource de moins en moins disponible à mesure que la démographie progresse. Par ailleurs, les produits forestiers non ligneux sont également une source de revenu traditionnelle importante dans la région (surtout auprès des femmes). Dès lors, la promotion des produits forestiers non ligneux (PFNL) tels que l’exploitation du miel, du beurre de karité, la production de soumbala à partir des graines de néré, peut procurer des revenus supplémentaires aux populations et les inciter à une meilleure préservation des ressources forestières. Enfin, l’agroforesterie peut être envisagée pour ce même objectif. Parler de ce qui est fait en limousin
L’existence d’une expertise éprouvée en limousin dans le domaine de l’exploitation du bois est une grande opportunité qui va servir cette action.


Description sommaire : Ainsi, l’objectif global vise la promotion des activités et formes de production qui respectent l’environnement, et les objectifs spécifiques qui découlent du contexte et de l’analyse des besoins, sont les suivants :

- Renforcer les compétences des acteurs autour de la croissance verte dans la pratique d’une agriculture durable avec les actions suivantes envisagées :
- Encourager les pratiques agro-écologiques des systèmes culturaux traditionnels
- Développer les filières d’élevage proposées par la région du Plateau Central
- Encourager l’entreprenariat environnemental à travers les ressources forestières

La collaboration des acteurs de la Région du Plateau Central avec ceux de la Région Plateau Central doit être un moyen important pour favoriser l’atteinte de ces objectifs.
Ces objectifs et les propositions d’actions qui en découlent sont en cohérence avec la SCADD et les fondements du développement durable dont l’un des trois principes est « la viabilité environnementale qui vise à préserver, améliorer et valoriser l’environnement et les ressources naturelles ».
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Conseil Régional du Plateau Central, Réseau des communes de l’Oubritenga
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional du Limousin
Bénéficiaire(s)
Au Nord : Les collectivités territoriales (Régions, communes et communautés de communes) en lien avec leurs collectivités et partenaires burkinabé à travers les échanges techniques, culturels et sociaux.• Les acteurs limousins (associatif, professionnel, jeune) touchés par les actions de sensibilisation et d’éducation à la citoyenneté et/ou impliqués dans les différentes actions du programme. Au Sud :• Les collectivités territoriales (Conseil Régional du Plateau Central, communes de l’Oubritenga) avec le renforcement de pratiques d’échanges (Nord/Sud, Sud/Nord et Sud/Sud) et de formations dans le cadre de l’appui institutionnel.• Les services publics déconcentrés de l’Etat concernés par le Programme qui apportent leur appui et leurs conseils aux acteurs locaux dans le cadre de la mise en œuvre des actions sur le terrain.• Les professionnels (agriculteur, promoteur et chef d’entreprise, promoteur d’hébergement touristique) de la Région du Plateau Central grâce au renforcement de leurs capacités et à l’appui de leurs activités.• Les populations urbaines et rurales de la Région du Plateau Central grâce à un accroissement et à une meilleure répartition des services.• Les femmes et les jeunes bénéficiaires des actions.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Conseil régional du Plateau Central Burkina Faso Icone d'une loupe
Communauté de communes de l'Oubritenga Burkina Faso Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Conseil régional du Plateau Central ZIDA Edmond Président edmond_zida2000@yahoo.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Commune d’Ussel, Commune de Saint-Junien, Commune de Solignac, Commune de Tulle, Commune de Guéret, Commune de Bessines, Commune d’Aubusson, Communauté de Communes Laurence Glane Développement, Ville de Limoges (volet appui institutionnel), Ville de Châtellerault (volet appui touristique)
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Conseil Régional du Plateau Central, Réseau des communes de l’Oubritenga, Commune d’Absouya, Commune de Dapelogo, Commune de Loumbila, Commune de Nagreongo, Commune d’Ourgou Manega, Commune de Ziniaré, Commune de Zitenga
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional du Limousin



Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
communes et acteurs burkinabè 249917 2013
Conseil régional du Plateau central 54647 2013
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 180000 2014
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 180000 2015
Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine 732619 0 0 0 2013
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 160000 2013
Communes limousines, Chatellerault, acteurs limousins 339737 2013




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation

Documents

Documents
Titre du document Taille en Ko Nom du fichier  
bilan du programme 1644,54 170306_Bilan Limfaso.doc Icone d'un document à télécharger


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