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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Ouagadougou"

Correspondant coopération décentralisée
Marion ANVROIN
Courriel : marion.anvroin[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BARBOT
Courriel : laurent.barbot[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
COOPERATION DECENTRALISEE CHATELLERAULT KAYA
Thématique d'intervention
Politique, humanitaire et coopération transfrontalière
Sous-thématique d'intervention
Gouvernance locale et appui institutionnel
Sous-sous-thématique d'intervention
Appui institutionnel

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2009
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/12/2013
Contexte
Le Contexte National : Le Burkina Faso est un pays sahélien, enclavé, qui figure parmi les plus pauvres du monde, avec une population de 13,7 millions d'habitants (2006) et une superficie de 274.000 km². Le P.N.U.D classe le pays en 177ème place sur 182 pays selon les critères de l'Indice de Développement Humain (I.D.H.), en 2009 . L'économie est centrée sur un secteur agricole (coton, mil, élevage) fortement dépendant des pluies. Ce seul secteur occupe environ 80% de la population active mais ne représente qu'un tiers du PIB. Le secteur des services, largement informel,est en croissance constante. Le PNB par habitant est de 1200 $ (2008) par an. 71% de la population vit avec moins de 2$ par jour et 42,4% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté national1. En matière de gouvernance, le pays est sur la voie de la démocratie depuis le début des années 1990, mais le processus doit être consolidé2. Celui-ci s'appuie notamment sur une importante décentralisation et l'émergence de véritables collectivités locales, dont les représentants sont élus au suffrage universel direct. L'un des défis actuels du Burkina Faso est le transfert effectif des responsabilités et des ressources aux communes, mis en œuvre depuis 2006. La « communalisation intégrale » du territoire est dorénavant réalisée confiant aux communes de larges compétences dans une grande variété de domaines, dans un contexte de pénurie des ressources publiques.




Le contexte local : Kaya, une ville en pleine croissance et un territoire rural fragile; deux problématiques du développement à articuler.

Diagnostic résumé: 3
La commune de Kaya est située entre 13 *5’4 Latitude Nord et 1*05’ Longitude Ouest. Elle couvre une superficie de 922 Km2 (5)Kaya est la capitale de la province du SANMATENGA, au cœur du plateau Mossi, du nom de l'ethnie dominante dans une vaste région au centre et au nord du Burkina Faso. A 100 kilomètres au Nord Est de Ouagadougou, elle est reliée à la capitale par une route de bonne qualité. Elle pourrait prochainement bénéficier à nouveau d'une desserte par le chemin de fer, à la faveur du projet de remise en service de la ligne vers le Nord Sahel, liée à l'exploitation du manganèse.
L’organisation socio-politique dans la région de Kaya s’articule autour de trois chefferies traditionnelles : Boussouma, Mané et Kaya. Les princes royaux à leur tête (Dima ou Rima) sont désignés par un collège de dignitaires. Le Mogho Naba (roi des Mossis, à Ouagadougou) valide la désignation de chacun des chefs en leur adressant les insignes royaux. Chaque chef traditionnel dispose de la prérogative de nommer ou révoquer les chefs de village ou de canton.
Sans renoncer à contribuer à la légitimation d'institutions démocratiques récentes (particulièrement le conseil municipal élu), la conduite des projets de développement de la coopération Châtellerault-Kaya mobilise également les représentants des pouvoirs traditionnels, avec l'appui du Maire.
Les groupes ethniques en présence dans l’ensemble de la commune de Kaya sont essentiellement constitués de Mossi (85%), Peuls (5%) :le reste se répartissant entre Bambara, Bissa, Bwamu, Marka (ou Dafing), Haoussa, Dagara, Dioula, Kô, Koussassé, Bella, Lèla, Lobi, Marka, Nounouma, Samo et Sénoufo.
Les confessions religieuses représentées à Kaya sont respectivement : l’Islam (55%), le Christianisme (25%), l’Animisme (10%) et sans religion (10%). (Données 2005).

Sur le plan énergétique, la ville de Kaya a bénéficié en mars 2006 , pour sa partie urbaine, de l’électrification en continue par l’interconnexion depuis la ville de Ouagadougou. Le bois constitue cependant la principale source d’énergie dans la commune de Kaya. La grande partie de la consommation totale est assurée par auto ravitaillement.
Le climat de la commune de Kaya est du type Nord-Soudanien avec une longue saison sèche6 de huit mois (octobre à mai) et une courte saison pluvieuse de quatre mois (juin à septembre). Le vent dominant est l’harmattan, chaud et sec, chargé de poussière résultant des hautes pressions du Sahara. Les précipitations à Kaya sont irrégulières.

Tableau 1: Évolution de la pluviométrie de Kaya de 2001 à 2008

Années

2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008

H (mm)
560
682
1115
582
944
514
665
748

N. jours
-
37
51
36
47
40
40
47
Source : Direction Générale de la Météorologie (2001-2004)
DPAHRH-SNM 2005-2007, DRAHRH 2008

Les ressources en eau
Aucun cours d'eau permanent ne dessert la commune de Kaya. Le réseau hydrographique est organisé autour du cours d’eau du NAPAGABA. Il constitue le bassin supérieur du NAKAMBE.
On dénombre dans la commune 4447 infrastructures de forage et puits avec 22 retenues d’eau d’une capacité totale de 25 millions de m3 .
En Ville, la distribution de l'eau est une compétence de l'ONEA8 sur une ressource provenant de forages, de réserves d'eaux pluviales drainées et, depuis 2009 du captage et de l'usine de traitement des eaux du Lac Dem (à 16 km de Kaya).
Dans les villages, la gestion de l'eau relève d'initiatives communautaires autour des forages et des puits.
Rappelons que la coopération Châtellerault Kaya participe à un programme tripartite franco-germano-bukinabé qui fait l'objet d'un dossier de candidature spécifique «La gestion de l'eau et l'adaptation aux changements climatiques », en accord avec le Ministère des Affaires Étrangères et européennes.

Les impacts de la décentralisation depuis 2006 à Kaya : un nouveau périmètre et une population triplée à prendre en compte.
La mise en marche effective de la communalisation intégrale du territoire national est entrée en vigueur à partir d’avril 2006 avec les élections des élus locaux. La Loi n° 055-2004 portant Code Général des collectivités territoriales article 21, étend les ressorts territoriaux des communes urbaines à ceux des départements9 dans lesquels elles sont situées. La carte ci après présente les limites administratives actuelles de la commune de Kaya, avec en rose le périmètre de la commune avant l'application de la communalisation intégrale.


En "intégrant" administrativement 71 villages la population de Kaya a triplé et dépasse vraisemblablement 125 000 habitants. La seule zone urbanisée doit faire face à un accroissement considérable de sa population, soutenu par l'exode rural et le développement de nouvelles activités administratives et économiques. (voir tableau ci dessous).
Évolutions de la population de Kaya - Source DREP CN Enquête 2000 et étude 2009.
Année
2005
2006
2007
2008
2009
2010
Population urbaine
41077
41955
42852
43768
44703
45658
Population TOTALE

117122


128455

L'analyse de la structure démographique révèle la grande jeunesse de cette population (46% en dessous de 15 ans), indiquant les besoins importants à venir en termes de structures éducatives, d'activités économiques et d'emplois.
Historique
Depuis le 11 juillet 1976, les villes de Châtellerault et de Kaya sont engagées dans un jumelage formalisé sous l’égide de la fédération mondiale des villes jumelées (Cités Unies). Les associations de jumelages Châtellerault Kaya et Comité des Jumelages de Kaya Châtellerault ont été maîtres d'œuvre à Châtellerault et à Kaya jusqu'en 2006. A Châtellerault, l’association Châtellerault Kaya Jumelage Coopération et la ville ont signé une convention de Mission d’Intérêt Général en 1999 qui précise les attentes de la collectivité et les missions qu’elle confie à l’association. Celle -ci a été renouvelée en septembre 2009.
En 2006, un protocole de coopération décentralisée a été signé entre Châtellerault et Kaya. Celui ci reconnaît le rôle historique du secteur associatif et exprime la volonté des mairies de poursuivre la mobilisation de la société civile. Cependant, à partir de 2003, les progrès de la démocratie locale au Burkina et le mouvement de décentralisation engagé dans ce pays ont conduit les responsables associatifs à proposer un engagement direct de la Ville de Châtellerault, mieux armée pour accompagner la structuration d'une municipalité de plein exercice. Le protocole de coopération décentralisée 2006-2008 a concrétisé cette évolution des relations entre les communes de Kaya et Châtellerault et a précisé les contours de « l'appui institutionnel « . A l'issue de la conférence du jumelage Châtellerault Kaya en novembre 2008 à Kaya, intense temps de bilan et de diagnostic entre les parties prenantes des deux territoires, le protocole a été renouvelé pour la période 2009 – 2013.
L'extension des compétences municipales à Kaya, résultat d'une décentralisation forte et rapide, d'une part, la communalisation intégrale du territoire burkinabé, qui a conduit à l'intégration de soixante et onze villages dans le territoire communal de Kaya, conduit à un ré - équilibrage entre appui institutionnel et appui à la société civile, entre politique en faveurs des territoires urbains et ruraux.
Le protocole de coopération décentralisée entre les communes de Châtellerault et Kaya de novembre 2009 précise les missions confiées par les deux municipalités à leurs associations de jumelage, et les actions qu'elles mettront en œuvre directement. Une convention Ville de Châtellerault / association Châtellerault Kaya Jumelage Coopération organise les domaines d'intervention de l'association, chargée d'un programme d'actions spécifiques en faveur du monde rural et des organisations de la société civile. Cette complète prise en compte du territoire de Kaya, et de sa dimension rurale, résulte de la concertation entre Châtellerault Kaya Jumelage Coopération et la direction régionale de l'agriculture, de l'hydraulique et de la ressource halieutique menée lors de deux missions en novembre novembre 2008 et novembre 2009. La crise des matières premières agricoles et les menaces qui pèsent sur l'autosuffisance alimentaire sous tendent la logique du projet.
Objectif du partenariat
La finalité générale est l'amélioration des conditions de vie de la population de Kaya, dans la logique des objectifs du millénaire pour le développement :
la lutte contre la pauvreté, le développement agricole et l'alimentation (Objectif 1.A - Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour);
l'accompagnement d'un territoire particulièrement pauvre (Objectif 8-B Répondre aux besoins des pays les moins avancés)
la santé (Objectif 6 : Combattre le V.I.H SIDA, le paludisme et d'autres maladies);
l'accès à l'eau (Objectif 7 C – Réduire de moitié d'ici à 2015, le pourcentage de la population qui n'a pas d'accès à l'eau potable ni à des services d'assainissement de base);
la solidarité numérique (Objectif 8 F - Mettre à portée de tous les technologies de l'information et de la communication)
Elle travaille à la formation des acteurs locaux au renforcement des capacités de maîtrise d'ouvrage locale et, dans une volonté de contribuer à la bonne gouvernance locale, s'appuie sur les structures communales qui font vivre le processus de décentralisation en cours.
La décentralisation, définie comme axe d’impulsion du développement, a pour principe fondamental la responsabilisation des communautés à la base afin qu’elles assument la maîtrise d’ouvrage et gèrent les investissements ».- (« Extrait du plan communal de la Commune de Kaya »). La coopération Châtellerault Kaya travaille donc en priorité à renforcer la capacité de maîtrise d'ouvrage de l'autorité communale et des responsables en charge des différentes communautés.
Héritière des mouvements de solidarité internationale, elle favorise l'émergence de services d'intérêt général dans les domaines économiques, sociaux et culturels.

1 - Développer la capacité de maîtrise d'ouvrage de la commune de Kaya
Les nouvelles responsabilités territoriales alourdissent les charges de gestion de la commune de Kaya et, partant, contribuent à diversifier les problématiques de son développement. L'intégration des villages à la commune génère de nouvelles dépenses de fonctionnement. Le nouveau territoire communal accroît le capital spatial de la ville, qui peut donc s’étendre, mais avec plus d’efforts d’équipements et d’infrastructures de base. Le transfert de certaines compétences exercées auparavant par l'État conduit depuis 2006 à l'intégration d'agents supplémentaires. Les dotations de l'État correspondantes n'ont pas couvert les dépenses réelles occasionnées. De nouvelles compétences ont été transférées aux communes depuis février 2009. Même si certains moyens de l'État sont transférés, la commune s'attend à de nouveaux besoins de fonctionnement. A ressources fiscales et dotations de l'État constantes, l'augmentation relative du fonctionnement "tarit" la capacité d'autofinancement et donc la capacité d'investissement de la commune de Kaya. Celle-ci se trouve fortement menacée et nécessite d'être restaurée.
La capacité de l'État à développer ses dotations aux communes étant faible, l'amélioration des ressources propres de la commune, est déterminante pour faire face à ses nouvelles responsabilités. Cette réflexion a sous tendue depuis 2006 la mise en place de l'adressage de la commune par la coopération Châtellerault Kaya, afin notamment d'améliorer le repérage du potentiel fiscal local. Toujours dans la perspective de doter la commune des moyens nécessaires à la mise en œuvre de services publics locaux de qualité, elle sous tend aujourd'hui la volonté de renforcer la capacité organisationnelle de la mairie de Kaya, particulièrement en renforçant son encadrement technique et administratif dans les nouvelles compétences communales.

2 - Mobiliser et former la société civile sur les enjeux du développement territorial, à Kaya comme à Châtellerault.
Si le processus de décentralisation incite au renforcement de la coopération Châtellerault Kaya en matière institutionnelle, les deux communes restent attachées à promouvoir l'implication des acteurs de la société civile dans leurs coopération. Il s'agit :
premièrement de reconnaître leur rôle historique dans la constitution puis le développement de leur jumelage puis de leur jumelage coopération,
deuxièmement de susciter des approches dynamiques et innovantes de leur part en mobilisant leur capital humain, en l'occurrence leurs fortes compétences en matière de développement agricole ou d'échanges culturels,
troisièmement, de valoriser l'éducation au développement auprès des populations, par la mise en œuvre d'actions cogérées au Nord et au Sud par des associations ou d'autres organisations de la société civile. Ces actions visent particulièrement à mobiliser les publics jeunes.
La coopération Châtellerault Kaya s'inscrit donc parfaitement dans les objectifs du Document Cadre de Partenariat entre la France et le Burkina Faso : « Le Burkina Faso et la France sont riches d’un long passé commun(...). Ils ont également intérêt à faciliter et à soutenir les multiples jumelages et initiatives liant entre eux leurs élus, leurs universités, leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs chambres consulaires et leurs mouvements associatifs et syndicaux ».
La convention de partenariat entre la Ville de Châtellerault et l'association Châtellerault Kaya Jumelage Coopération précise les missions confiées par la collectivité à l'égard de l'association.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2010
Dans un contexte de rareté des ressources, dans un environnement géographique contraignant, la coopération Châtellerault Kaya agit pour améliorer les conditions de vie de la population de Kaya. Elle situe son action dans la lignée des déclarations de Paris et Rome visant à l'efficacité; son intervention : le territoire de la commune de Kaya permet une articulation cohérente des initiatives multilatérales et bilatérales, publiques et privées, nationales et locales. En complément d'un projet d'appui dans le domaine de l'eau et de l'assainissement (traité sur dossier distinct), elle intervient pour renforcer les ressources financières et les capacités de maîtrise d'ouvrage de la commune de Kaya, créer des services publics locaux structurants, particulièrement en matière d'éducation (amélioration des structures éducatives en milieu urbain et rural), développer les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication, mettre en place et appuyer les structures de formation jeunesse et professionnelles, valoriser les pratiques culturelles à Kaya. Elle entend contribuer au développement économique en soutenant particulièrement l'autosuffisance alimentaire des populations et le développement agricole, appuyer les organisations de la société civile, dans une perspective d'accompagnement du processus démocratique et d'amélioration de la gouvernance locale. Elle en attend un impact fort sur la population Châtelleraudaise en termes d'éducation au développement, d'implication des citoyens, de formation des jeunes, du personnel communal et de mobilisation en faveur des Objectifs du Millénnaire pour le Développement.
- Action 1.1 Développement des ressources fiscales et structuration d'un service de développement local.
Objectif de l’action : Cette action succède à la mise en œuvre du programme d’adressage depuis 2006
Fortement appuyée par la Ville de Châtellerault, la Ville de Kaya s'est engagée dans la réalisation de son plan d'adressage visant à attribuer une adresse à toute construction du territoire urbanisé. Les objectifs sont de faciliter le repérage dans la Ville à travers le panneautage des voies et la numérotation des portes, mettre en place les outils de gestion urbaine à travers la collecte des informations sur la ville, améliorer les ressources de la commune à travers le recensement des ménages.

La coopération Châtellerault-Kaya a mis en place la « cellule adressage » avec le concours l'expertise technique de la coopération d’état française (SCAC de l'Ambassade de France) auprès de l'Association des Municipalités du Burkina Faso. La cellule comprend actuellement un agent municipal burkinabé, appuyé en année 1 et formé par deux élèves - ingénieurs de l'École Spéciale du Bâtiment et des Travaux Publics de Paris. Le poste créé et financé par le programme depuis 2006 est intégré au budget communal de Kaya depuis 2007. Châtellerault a également financé l'équipement informatique et matériel de la cellule.
Celle ci a élaboré le plan de ville de Kaya, mis en place la base de données associée, repéré et numéroté la voirie des zones urbanisées de la commune de Kaya, et supervisé la réalisation du panneautage en 2007 et 2008 par une entreprise de Kaya.

L’accompagnement de la cellule adressage par les services techniques de Châtellerault.
Une plate-forme « FTP » (File Transfer Protocole - Protocole applicatif pour le transfert de fichiers sur Internet) a été créée et favorise le partage d’informations entre services techniques via le net. L’outil s’est avéré indispensable pour mener la préparation du plan de panneautage et l’édition du plan de Kaya, dont la version « grand public » a été maquettée par le service infographie de la mairie de Châtellerault. Cependant la faiblesse du débit à Kaya ne permet pas la fluidité des échanges entre les services techniques des deux villes. L'un des enjeux de l'amélioration des communications internet de Kaya est notamment le renforcement des relations avec les partenaires du Nord. (Cf Action I-3).
Dans le déroulement du projet, le panneautage de la ville a été une étape importante, affirmation visible du passage d’un ensemble urbain peu structuré à un espace organisé. . L’édition d'un plan « grand public » a permis de répondre à toutes les situations de la vie quotidienne et professionnelle nécessitant un repérage géographique précis : outil d’aménagement pour les services publics (travaux de voirie ou d’assainissement par exemple), pour les concessionnaires (position des postes de distribution, des compteurs, des lignes…) et pour tous les résidents des secteurs « adressés », usagers de ces services, repérage des principales institutions publiques et des services à la population.
Enjeux : L'adressage étant devenu une réalité concrète à Kaya, l’enjeu essentiel consiste en la valorisation des services liés à l'exploitation du plan et de la base de données associée.
Cette évolution a été préparée par les 2 collectivités depuis novembre 2008.

Dans son Plan Communal de Développement (2009) la commune de Kaya explique la situation des recettes communales par :la non prise en compte de certaines activités (ramassage du sable, de gravillons et de moellons) pour améliorer les recettes ; la faiblesse du personnel assurant le recouvrement ;la mauvaise estimation due au manque d’information sur l’existence de certaines activités dans la commune ; le manque d’information au niveau des contribuables pour s’acquitter de leurs taxes.
Description sommaire : La coopération Châtellerault-Kaya a mis en place la « cellule adressage » avec le concours l'expertise technique de la coopération d’état française (SCAC de l'Ambassade de France) auprès de l'Association des Municipalités du Burkina Faso. La cellule comprend actuellement un agent municipal burkinabé, appuyé en année 1 et formé par deux élèves - ingénieurs de l'École Spéciale du Bâtiment et des Travaux Publics de Paris. Le poste créé et financé par le programme depuis 2006 est intégré au budget communal de Kaya depuis 2007. Châtellerault a également financé l'équipement informatique et matériel de la cellule.
Celle ci a élaboré le plan de ville de Kaya, mis en place la base de données associée, repéré et numéroté la voirie des zones urbanisées de la commune de Kaya, et supervisé la réalisation du panneautage en 2007 et 2008 par une entreprise de Kaya.

L’accompagnement de la cellule adressage par les services techniques de Châtellerault.
Une plate-forme « FTP » (File Transfer Protocole - Protocole applicatif pour le transfert de fichiers sur Internet) a été créée et favorise le partage d’informations entre services techniques via le net. L’outil s’est avéré indispensable pour mener la préparation du plan de panneautage et l’édition du plan de Kaya, dont la version « grand public » a été maquettée par le service infographie de la mairie de Châtellerault. Cependant la faiblesse du débit à Kaya ne permet pas la fluidité des échanges entre les services techniques des deux villes. L'un des enjeux de l'amélioration des communications internet de Kaya est notamment le renforcement des relations avec les partenaires du Nord. (Cf Action I-3).
Dans le déroulement du projet, le panneautage de la ville a été une étape importante, affirmation visible du passage d’un ensemble urbain peu structuré à un espace organisé. . L’édition d'un plan « grand public » a permis de répondre à toutes les situations de la vie quotidienne et professionnelle nécessitant un repérage géographique précis : outil d’aménagement pour les services publics (travaux de voirie ou d’assainissement par exemple), pour les concessionnaires (position des postes de distribution, des compteurs, des lignes…) et pour tous les résidents des secteurs « adressés », usagers de ces services, repérage des principales institutions publiques et des services à la population.
Enjeux : L'adressage étant devenu une réalité concrète à Kaya, l’enjeu essentiel consiste en la valorisation des services liés à l'exploitation du plan et de la base de données associée.
Cette évolution a été préparée par les 2 collectivités depuis novembre 2008.

Dans son Plan Communal de Développement (2009) la commune de Kaya explique la situation des recettes communales par :la non prise en compte de certaines activités (ramassage du sable, de gravillons et de moellons) pour améliorer les recettes ; la faiblesse du personnel assurant le recouvrement ;la mauvaise estimation due au manque d’information sur l’existence de certaines activités dans la commune ; le manque d’information au niveau des contribuables pour s’acquitter de leurs taxes.
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Commune de Kaya
Maître(s) d'ouvrage
Chatellerault
Bénéficiaire(s)
Population de Kaya dans son ensemble, urbaine et rurale, prioritairement les jeunes, services municipaux de Kaya, diverses organisations de la société civile, administrations décentralisées

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune de Kaya Burkina Faso Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Commune de Kaya SORE SOULEYMANE mkaya@fasonet.bf

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Chatellerault Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Conseil général de la Vienne


Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 0 0 2009
Chatellerault 97390 0 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 10000 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 10000 2010
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 10000 2011
Conseil général de la VieneVille de Herzogenaurach 54000 2009




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation

Documents

Documents
Titre du document Taille en Ko Nom du fichier  
Rapport 2010-2012 1erepartie 1838,64 Rapport-final_1erepartie.pdf Icone d'un document à télécharger
Rapport 2010-2012 2eme partie 3420,97 Rapport-Final_2emepartie.pdf Icone d'un document à télécharger


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