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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Niamey"

Correspondant coopération décentralisée
Courriel :
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BONNEAU
Courriel : laurent.bonneau[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Stratégie municipale concertée pour la gestion du service de l'eau potable dans la commune rurale de Dankassari : Plan hydraulique pour les villages ruraux qui constituent la commune de Dankassari au Niger.
Année de première signature de la convention
2009
Thématique d'intervention
Environnement, Climat et Energie
Sous-thématique d'intervention
Eau et déchets
Sous-sous-thématique d'intervention
Eau et assainissement

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2009
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/12/2016
Contexte
Présentation du contexte général de la commune de Dankassari

1-1. Généralités
• Géographie et population
La commune de Dankassari est située au Niger, dans le département de Dogondoutchi, à environ 350 km de la capitale Niamey. La commune totalise 35 villages administratifs et 5 tribus Peuls (éleveurs semi-nomades) avec plusieurs hameaux de rattachement pour une population estimée à 70 000 habitants en 2010 (52 569 en 2001).

Organisation administrative et structure sociale
La commune rurale de Dankassari est située dans le canton de l’Aréwa. Elle a été mise en place en 2004 dans le cadre de la décentralisation.

Les premières élections municipales ont eu lieu au Niger en juillet 2004. Elles ont désigné 265 conseils municipaux accompagnant la création de 243 nouvelles communes sur le territoire national.

La mise en place de cette décentralisation se fait difficilement en pratique par manque de moyens.

C’est dans ce cadre que la population de la commune de Dankassari a élu démocratiquement son maire, Oumarou Roho assisté des 15 conseillers municipaux issus des principaux partis politiques nigériens.

Le plan de développement local de la commune de Dankassari a été adopté en décembre 2007. Ce document a pour but de définir des axes de développement pour la commune de Dankassari pour les 25 prochaines années.

Le Niger connaît actuellement une période de transition suite au non respect par le Président Tandja de la constitution qui prévoyait son départ après deux mandats et au coup d'état du 18 février 2010. Durant cette transition, les maires et conseils municipaux ont été suspendus, et la commune de Dankassari est administrée par le Préfet de Dogondoutchi, Monsieur Chaibou Algoumaret. La transition touche à sa fin car le Niger a adopté une nouvelle constitution, laïque, démocratique, égalitaire, promulguée le 26 novembre 2010 Des élections locales permettant un retour de conseils municipaux et de maires régulièrement élus sont prévues en janvier 2011.

• Situation géographique
La commune de Dankassari est située dans la partie Est du canton de l’Aréwa, dans le département de Dogondoutchi. Le chef lieu de la commune est à 42 km de la ville de Dogondoutchi, soit 182 km du chef lieu de la région de Dosso.
Elle est comprise entre les latitudes Nord 13°55’10’’- 13°29’10’’ et les longitudes Est 4°25’10’’ - 4°13’40’’.
Elle est limitée au Nord par la commune de Dogonkiria, à l’Ouest par les communes de Dogondoutchi et Kiéché , à l’Est par le département de Konni et au Sud par la République fédérale du Nigéria.
Elle couvre une superficie d’environ 3 000 Km2.

• Climat
Le climat est du type sahélien dans la partie nord et sahélo – soudanien dans la partie sud.
Trois grandes saisons distinctes ont été identifiées : la saison sèche et froide de décembre à février, la saison chaude et sèche de mars à mai et la saison de pluies de juin à septembre. Celle-ci est suivie d'une période de chaleur d’octobre à novembre.

• Hydrologie
La carte de ressource a permis de dresser le réseau hydrographique de la commune composé de huit (8) mares permanentes et cent vingt trois (123) semi - permanentes.
Plusieurs petites mares temporaires complètent le réseau hydrographique de la commune.
Il faut noter que ces mares sont sous - exploitées du fait qu’elles ne sont pas aménagées et leur régime temporaire.

• Hydraulique
Le taux de couverture en eau de la commune rurale de Dankassari pour l’année 2009 est de 56,52%, ce qui est loin des objectifs du millénaire.

L’hydraulique villageoise est composée des puits modernes, puits traditionnels, forages équipés de pompe à motricité humaine et de deux Mini adductions d’eau potable. Ces infrastructures sont en grande parties non fonctionnelles, provoquant ainsi la chute de la couverture de la population en eau potable. La corvée d’eau constitue l’une des préoccupations des femmes de la commune, freinant la fréquentation scolaire des jeunes filles, utilisées comme une main d’œuvre supplémentaire pour appuyer leurs mères.

Devant cette situation, l’équipe chargée d’élaborer le plan de développement communal a retenu le projet de réparation des ouvrages en panne, qui permettrait à la commune de Dankassari d’avoir une couverture réelle en eau potable de 91,5% du territoire communal à l’horizon 2015. Ce qui n'exclut pas la réalisation de certains nouveaux ouvrages, si nécessaire.

L’hydraulique pastorale n’est constituée que de six puits et complétée par quelques mares permanentes et semi-permanentes selon les saisons. Il faut aussi ajouter la retenue d’eau de Rouda Goumoundey.

Cette situation a obligé les éleveurs à faire recours à l’hydraulique villageoise pour satisfaire le besoin en eau de leurs troupeaux. En marge de cette concurrence entre la population et le bétail sur le partage des maigres points d’eau, la descente précoce des éleveurs vers les zones de cultures, faute des points d’eau pastoraux sur les aires de pâturages est généralement la source de nombreux conflits entre agriculteurs et éleveurs.

L’hydraulique agricole est peu développée dans la commune. Elle est constituée uniquement de 18 sites maraîchers dont 11 non aménagés.

Une meilleure connaissance des terres irrigables est indispensable afin d’orienter les investissements agricoles. Cela pourrait permettre de faire face au déficit céréalier devenu chronique dans la commune.


1-2 POPULATION ET ACTIVITES ECONOMIQUES DE DANKASSARI

• Population
Les communautés installées dans la commune rurale de Dankassari proviennent de plusieurs horizons dont le Daoura au Nigéria pour les « goubawa et darayaoua » , les peuls et les Guibanawa, Matankari pour les « Arawa ». L’ader pour les « Yaraoua, Bargoumaoua, Adaraoua et Touaregs », Filingué pour les « Kourfayawa et Roumboukawa », Kobéri-Koutchia pour les Djerma ( Kallawa), Guidan – Roumdji pour les « Gobirawa » et Konni pour les « Konnaoua ».

Les plus anciens sites sont : Lougou, Bawada Guida et Kaoura Lahama. Lougou, résidence de Saraouniya, fait partie des sites proposés à l'inscription sur la liste du patrimoine mondial Unesco par le Niger.

La commune compte 35 villages administratifs et 5 tribus peuhls avec plusieurs hameaux de rattachement pour une population totale de 53.967 habitants en 2001; La population est estimée en 2010 à 70 000 habitants. 52% de cette population a moins de 15 ans.

La population de la commune est peu encline à l’exode en cas de situation alimentaire stable, hormis quelques cas d’exode saisonnier. Les situations de crise alimentaire drainent par contre beaucoup de bras valides (hommes et femmes) et même d’autres catégories (personnes âgées) en direction des zones plus clémentes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

• Activités productives :
Agriculture : Dans l’ensemble des villages, le mil, le niébé, le sorgho constituent des cultures de base. La culture attelée est peu utilisée ; le recours à la traction attelée est pratiquement réservé aux charrettes. La consommation d’engrais est aussi faible ; l’utilisation du fongicide est par contre largement répondue.
Plusieurs localités de la commune ont connu une situation alimentaire difficile au cours des dernières années. Cette situation pousse certaines populations à faire appel à des ressources extérieures à travers l’exode et développe aussi de petites activités commerciales grâce à la proximité du Nigeria.

Elevage : L’élevage est la seconde activité économique de la population. Les animaux sont confiés aux Bergers Peuhls pendant l’hivernage qui les conduisent dans les zones de pâturage.
Malheureusement les ressources fourragères diminuent au niveau de ces espaces du fait de leur dégradation et leur colonisation par le « SIDA cordifolia ». L’effectif global du cheptel n’est pas connu précisément.
La zone disposée de 15 aires de pâturage, 34 couloirs du passage, 3 parcs de vaccination. Certaines aires de pâturage n’ont pas une grande capacité de charge des animaux et sont aussi dégradées.

Commerce/Transport/Artisanat
Le commerce est presque entièrement informel et fortement dépendant du Nigeria voisin. Il concerne les articles divers, le carburant, les matériaux de construction et les produits agricoles. Les activités commerciales sont plus développées au niveau du chef-lieu de la commune. Elles sont embryonnaires dans les autres localités.
La commune est traversée d’est en ouest par une route bitumée (RN1) sur près de 55km. Il y a un très faible réseau de routes en terre, hormis l’axe Liguido-Frontière Nigeria (36 km).
La commune dispose de 7 (sept) marchés.
Ces marchés n’ont pas un caractère moderne et ne disposent pas d’infrastructures.
L’artisanat concerne les activités classiques et peu rentabilisées. Il s’agit de potiers, coiffeurs, tisserands, sculpteurs, cordonniers, tanneurs, artisans cuirs, maçons, tresseurs de nattes, forgerons, tailleurs, bouchers, boulangers, menuisiers…

• Culture et tourisme: Lougou et Saraouniya
La commune de Dankassari comprend le village de Lougou, haut lieu historique et culturel.

Sur le plan culturel, il est le siège d'une chefferie féminine remarquable, qui perdure depuis des siècles, bien souvent ignorée des nigériens eux-mêmes, et le centre de la culture azna, une communauté animiste.
C'est à la suite d'un conflit avec ses frères que, guidée par la pierre Tunguma, Saraouniya Yar Kasa, reine venue de Daura au nord du Nigeria actuel, s'est installée dans une contrée alors inhabitée, qu'on appelle maintenant l'Arewa, ou le pays maouri, en y fondant son village, Lougou.
Les Saraouniya de Lougou ont incarné le pouvoir politique et l'autorité religieuse du pays maouri jusqu'à l'arrivée de l'expédition coloniale française de Voulet et de Chanoine en 1899 : le village fut détruit à la suite d'une grande bataille et la reine que les envahisseurs appelaient "la vieille sorcière", Saraouniya Mangou, dut s'enfuir.
Autrefois groupe de villages prospères regroupant plusieurs milliers de personnes, Lougou est maintenant appauvri et dépeuplé. En 2000, Saraouniya Aljimma vivait, comme l'exige la tradition, dans l'isolement de sa case. Sans pouvoir politique, elle demeurait cependant une autorité religieuse reconnue dans cette région et au-delà.
Depuis 2001 des actions de solidarité et d'auto-développement se multiplient à Lougou. L'espoir renaît, et l'audience de Lougou et de Saraouniya s'étend encore avec le développement de la société civile et le mouvement d'émancipation des femmes.

Lougou, résidence de Saraouniya, fait partie des sites proposés à l'inscription sur la liste du patrimoine mondial Unesco par le Niger.

Le site de Lougou a un potentiel touristique important mais sans accès à l'eau le village ne peut se développer.

• Les structures de gestion communautaire
Les structures de gestion communautaire sont constituées par l’ensemble des comités mis en place par les communautés en vue de gérer en leur nom un certain nombre d’infrastructures ou d’investissements profitables à tous. D’une manière générale, ces structures sont mises en place dans le cadre de la pérennisation des acquis économiques ou sociaux réalisés avec l’appui des partenaires au développement et le soutien des ONG locales, au premier plan desquelles se trouve le RAEDD. Ils sont composés d'hommes et de femmes, conformément aux politiques nationales et internationales de promotion de la femme. La participation des jeunes est également encouragée.

Dans la Commune Rurale de Dankassari, plusieurs structures de ce type sont constituées auprès des formations sanitaires (COGES/santé), des écoles (COGES/écoles), des points d’eau modernes (COGES/PC/PMH/Mini AEP), des banques céréalières (COGES/BC), etc.

La principale difficulté relative à ces structures de gestion communautaire est qu’elles sont souvent incapables de prendre véritablement en charge les tâches de gestion pour lesquelles elles ont été mises en place. Les obstacles qu’elles rencontrent sont une insuffisance d’une formation adéquate et des difficultés à bien gérer. Aussi, ont-elles besoin, à la fois d’un réel redressement de leur situation et d’un renforcement de capacité. Le contrôle par la population elle-même et le renforcement des capacités des divers comités de gestion fait partie des axes prioritaires du RAEDD qui a acquis une véritable expertise dans ce domaine.

1-4 PRÉSENTATION DE L’APPROVISIONNEMENT EN EAU DANS LA COMMUNE

1.4.1 Liste des villages administratifs et les hameaux de culture

N° Villages Nombre de ménage Masculin Féminin Total
1 Angoual Guébé 6 24 25 49
2 Angoual Kassa 43 173 178 351
3 Angoual Yamma 10 39 39 78
4 Askia 65 263 270 533
5 Baban Koré 18 74 77 151
6 Balazo 14 55 56 111
7 Ban Doutchi 14 55 57 112
8 Baré Bari 28 111 115 226
9 Bawada Daji 222 894 920 1814
10 Bawada Guida 45 181 186 367
11 Bayan Doutchi 64 258 265 523
12 Biga 4 15 15 30
13 Bourtou 51 206 212 418
14 Chamila 8 32 34 66
15 Chanono 120 482 496 978
16 Dadin Kowa 39 156 161 317
17 Dan Gari 13 53 54 107
18 Dan Garin 25 100 103 203
19 Dankassari 343 1386 1425 2811
20 Dan Keda 29 116 120 236
21 Dan Massari 57 229 236 465
22 Darey Gougui 6 25 25 50
23 Dogon Tapki 282 1138 1172 2310
24 Douzou 62 248 256 504
25 Fanna I et II 87 353 363 716
26 Farey 18 74 77 151
27 Faya 39 158 162 320
28 Founkoui 11 44 46 90
29 Gannass Koré 35 143 146 289
30 Ganna 16 63 65 128
31 Garin Abdoulaye 2 8 8 16
32 Garin Alichina 15 62 64 126
33 Garin Anza 9 38 39 77
34 Garin Badjé 16 65 68 133
35 Garin Barmou 10 42 43 85
36 Garin Dan Sojé 3 14 14 28
37 Garin Dan Zango 10 39 39 78
38 Garin Dey 16 65 67 132
39 Garin Douma 106 429 442 871
40 Garin Gabass 66 265 273 538
41 Garin Gabdoulaye 2 7 7 14
42 Garin Goubèye 7 28 29 57
43 Garin Mai Doutchia 3 14 14 28
44 Garin Mai Doutchia 14 57 58 115
45 Garin Maibitigui Maoudé 8 34 34 68
46 Garin Malam 24 96 98 194
47 Garin Maoudé 2 8 9 17
48 Garin Noma 3 13 13 26
49 Garin Seyni 7 27 29 56
50 Garin Soumaila 37 150 154 304
51 Garin Soumaila 10 41 43 84
52 Garin Tabadadjé 54 220 226 446
53 Garin Tama 11 43 44 87
54 Garin Tanko 8 32 34 66
55 Garin Tchido 2 7 8 15
56 Garin Yagi 26 103 107 210
57 Garin Yamma 30 121 124 245
58 Gobro I 4 15 16 31
59 Gobro II 9 35 37 72
60 Gofawa 109 440 452 892
61 Goho 133 535 551 1086
62 Gonda 5 19 20 39
63 Gouani 16 63 64 127
64 Goubey 291 1171 1206 2377
65 Gougui 69 279 287 566
66 Gouiwa 21 85 88 173
67 Goulmouni 26 106 110 216
68 Guezagna I 47 190 196 386
69 Guezagna II 13 54 56 110
70 Guidan Dan Zomo 41 166 170 336
71 Guizara 34 136 141 277
72 Hazago 17 70 73 143
73 Illela 40 163 167 330
74 Jarkassa 49 196 202 398
75 Kadandamé 149 599 617 1216
76 Kadé 7 27 29 56
77 Kamrey I 61 248 255 503
78 Kamrey II 150 604 621 1225
79 Kouara Lahama 87 350 359 709
80 Karki 234 946 973 1919
81 Kassaoura 21 86 88 174
82 Kawada 14 56 58 114
83 Kawadata 17 67 68 135
84 Kawadata 66 268 276 544
85 Kokia 11 43 43 86
86 Kolfa 35 143 146 289
87 Kolmey 99 399 410 809
88 Kolmey Gao 13 51 53 104
89 Kolmey Peulh 16 66 68 134
90 Kolmey Toudou 22 88 90 178
91 koma 10 42 43 85
92 Koré Gabass 84 338 348 686
93 Koré Peulh 46 185 190 375
94 Korongomey 101 409 421 830
95 Korongomey Peulh 7 30 30 60
96 Kouda 18 72 74 146
97 Koujak 52 209 214 423
98 Koumay 136 549 565 1114
99 Koumtchi 24 98 102 200
100 Lazaré Tounzourawa I 19 76 78 154
101 Lazaré Tounzourawa II 19 75 77 152
102 Lilatou 68 273 281 554
103 Linka 48 195 200 395
104 Lougou 31 124 128 252
105 Mabtagaray 17 69 71 140
106 Madaba 23 92 94 186
107 Maiguigé 11 43 43 86
108 Maikegué 55 221 227 448
109 Mailo 12 48 48 96
110 Maiyanta 12 47 48 95
111 Marafa 24 98 101 199
112 Maraké Rogo 66 268 276 544
113 Maraké Rogo Peulh 13 51 53 104
114 Maraké Toudou Kawadata 100 404 417 821
115 Mayakaraga 8 32 33 65
116 Moulela I 24 98 102 200
117 Moulela II 11 46 47 93
118 Nakigaza 147 595 612 1207
119 Rouda Goumandey 65 262 270 532
120 Rouda Peulh 23 93 97 190
121 Roumboukawa 147 594 610 1204
122 Saba Aboula 47 191 196 387
123 Saba Noma 7 30 31 61
124 Saba Tankari 47 190 196 386
125 Saba Tassaou 12 50 52 102
126 Sabon Gari 27 110 114 224
127 Saima 19 75 77 152
128 Sakataré 13 53 55 108
129 Sanké 76 308 316 624
130 Saourin Kaihi 127 511 525 1036
131 Souraka 9 38 39 77
132 Tabla I 6 22 23 45
133 Tabla II 3 12 12 24
134 Tabla III 31 124 127 251
135 Tabla IV 3 11 11 22
136 Tabla V 5 18 19 37
137 Tabla VI 8 32 34 66
138 Tabla VII 19 76 78 154
139 Tacha Mallo 9 37 39 76
140 Tani 59 239 246 485
141 Tchiranou Garin karé 15 59 60 119
142 Tchiranou Garin Salaou 24 96 98 194
143 Tchito 107 432 444 876
144 Toudou 47 189 194 383
145 Toudou 28 111 115 226
146 Toudoun Rouda 31 125 129 254
147 Toudouni 30 120 123 243
148 Tougana 20 79 81 160
149 Toundou Dounka 32 128 131 259
150 Yazouzou 20 81 82 163
151 Zaouran Zomo 41 165 170 335
152 Zounzourma 3 14 14 28
153 Zounzourma (Kaolgo) 38 155 159 314
154 Zouragan 11 43 43 86
Total 6596 26600 27367 53967
Sources : recensement général de la population et de l’habitat RGP/H de 2001. En 2010 on estime que la population a atteint 70 000 habitants.

Le mode d’approvisionnement en eau varie selon l’importance démographique des villages. Deux gros villages (Dankassari et Dogontapki) sont dotés chacun d’une mini-adduction d’eau potable (mini-AEP). Il s’agit d’un château de 30 m3 de capacité pour Dankassari et de 10 m3 pour Dogontapki alimenté par des forages sous des systèmes solaires. Ces deux mini AEP viennent d'être réhabilitées et leur renforcement est en cours (nouvelles bornes fontaines).

Les autres villages administratifs et les villages traditionnels s’approvisionnent soit par les forages à motricité humaine, soit par les puits cimentés ou traditionnels.

Les hameaux de cultures ne disposent pas dans la plupart des cas de points d’eau modernes propres. Les populations de ces localités se déplacent à quelques kilomètres à la recherche de l’eau. En période hivernale, ces populations se contentent des eaux de pluies.
Historique
Les programmes de la coopération décentralisée Cesson-Dankassari

Depuis 2004, la commune de Cesson-Sévigné apporte des aides à des actions ciblées qui sont au Niger consacrées à Dankassari.

En 2008, la commune décide de poursuivre son action en engageant une Coopération décentralisée pour pérenniser les opérations et, en 2009, une première convention pluriannuelle est signée. Le financement de la coopération est fixé alors à 17 000 € par an pour les années 2009, 2010 et 2011.
La convention de coopération décentralisée a été prorogée en 2010 pour les années 2012, 2013 et 2014 (12 000 € par an) puis en 2014 pour les années 2015, 2016 et 2017 (12 000 € par an).
Par ailleurs, de 2011 à 2015, la Ville de Cesson-Sévigné a mis en œuvre le dispositif dit "Loi Oudin" appuyé par le SMPBR et la Collectivité Eau du Bassin Rennais.


Les actions mises en œuvre correspondent aux demandes prioritaires qui ont été adressées à la Ville de Cesson par la Commune rurale de Dankassari, sur la base de son Plan de développement local réalisé par les acteurs (élus et professionnels) du développement du territoire de Dankassari.

Le choix des programmes porte volontairement sur des petites actions privilégiant un travail de fonds et proche des habitants. Cette démarche répond à une volonté forte de s’inscrire dans une dynamique de développement durable (social, économique et environnemental).

Pour mettre en œuvre de la coopération décentralisée, les deux communes de Cesson et Dankassari s’appuient sur deux associations, 'une au Niger, l'autre en France.
Au Niger, l'ONG RAEDD, dont le coordonnateur national est Monsieur Mahamadou Saidou pilote le projet localement. Le RAEDD mène depuis plus de 10 ans des actions diversifiées ayant pour but l'auto-développement du peuple nigérien. Il dispose d'une antenne à Dogondoutchi, siège de la préfecture dont dépend Dankassari, présidée par Monsieur Bori Zamo. Regroupant des militants associatifs appréciés de leur communauté et des techniciens bénéficiant d'une compétence reconnue, elle joue un rôle clef pour dynamiser les initiatives locales et transmettre les besoins de la population de la commune de Dankassari,
En France, l'AESCD, présidée par Mme Marie Françoise Roy, joue le rôle d’assistance à la Mairie en se déplaçant régulièrement sur place et en assurant le suivi à distance par courriel et téléphone.

• Le programme d'actions pour les budgets 2009 et 2010 a porté sur :

1) Accès à l'eau et reboisement
- Accès à l'eau : réhabilitation des mini-adductions d'eau potable des villages de Dankassari et Dogontapki.

- Jardinage et plantations d'arbres : constitution d’une pépinière scolaire de production de plants.

2) Education des femmes, avec chaque année
- Mise en place de deux moulins à mil pour permettre aux jeunes filles des villages concernés de poursuivre leur scolarité.
- Education sexuelle et de lutte contre la surpopulation : formation de 15 enseignants et fournitures de 400 manuels.
- Santé de la mère et de l'enfant : formation de 12 matrones chargées des accouchements dans les villages, alphabétisation d'un groupe de 25 femmes en haoussa, information sur les droits que leur reconnaît la communauté internationale.

3) Etat civil :
Chaque année, une formation de 15 chargés d'état civil, équipement de 15 villages de la commune de Dankassari en registre, caisses et chaises.
Prise en charge de six missions de deux jours pour les consultations foraines d'état-civil.

• Le programme d’actions pour 2011 prévoit :
La poursuite des actions lancées depuis 2009 avec un renforcement du volet hydraulique grâce au vote en conseil municipal de novembre 2010 de la mise en œuvre de la Loi Oudin.

Nature des actions Bénéficiaires
Accès « eau » L'ensemble de la commune de Dankasari (70 000 habitants)
- plan hydraulique
- équipement en bornes fontaines du village de Lougou
- réparation de forages
Plantations et jardinage Mise en place et exploitation d’une pépinière scolaire : les élèves scolarisés.
Sensibilisation au reboisement.
Education des femmes
Commune de Dankassari et ses villages : les jeunes filles et les filles.
Installation de moulins à mil libérant les jeunes filles de cette activité et d’aller à l’école.
Education sexuelle et lutte contre la surpopulation Commune de Dankassari et ses villages : les élèves scolarisés et jeunes femmes.
Formation des enseignants et fournitures de manuels conçus par les enseignants locaux.
Santé de la mère et de l’enfant Commune de Dankassari et ses villages : les matrones et les jeunes mères.
Formation des matrones et alphabétisation des femmes en haoussa afin de leur permettre d’accéder à l’information sur leurs droits.
Equipement des matrones en charrettes
État civil Commune de Dankassari et ses villages (70 000 habitants)
Formation de chargés d’état civil et petit équipement et registres et prise en charge des déplacements et frais de missions pour les consultations foraines dans les villages.

a- Approche « globale » relayée par un appui local, le RAEDD
Le souci de cohérence et d’équilibre est permanent et à tous les niveaux dans une approche « globale » à l’échelle de l’ensemble de la commune, ce qui est d'autant plus important que celle ci est constituée de petits villages isolés.

La Ville de Cesson-Sévigné souhaite d’emblée inscrire son action, dans une approche globale en soutenant le programme d’accès à l’eau pour tous les habitants de Dankassari (isolés et moins isolés). Ce programme nécessite de s'inscrire dans la durée et son enjeu est le maintien des familles dans les villages pour éviter leur disparition. Il concerne donc les habitants d’aujourd’hui et les générations futures.

Projet cofinancé par le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
- dans le cadre de l'Appel à projet 2011 en soutien à la coopération décentralisée.
- et dans le cadre de l'appel à projet triennal 2013-2015.
Objectif du partenariat
L'objectif est de renforcer les capacités de la commune de Dankassari et des services hydrauliques et de permettre un accès à l'eau de la population, l'objectif à moyen terme défini par la commune de Dankassari étant d'obtenir une couverture à plus de 90 % en 2015.
La mise en place d'équipements pérennes, par la formation technique et la formation à la gestion est au cœur du projet. La coopération décentralisée Cesson Dankassari, s’attache à mobiliser les énergies des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet « accès à l’eau » qui est aussi la condition de survie de l’ensemble des villages.
Description détaillée du partenariat
a. Historique et contexte de la jeune coopération décentralisée

La commune de Cesson-Sévigné s’est engagée (septembre 2009) dans une coopération décentralisée avec Dankassari autour de trois axes qui forment la base de notre coopération.

Ces axes sont :
. l'accès à l'eau et le reboisement,
. l'éducation et la formation, notamment des femmes
. l'état civil.

La Ville de Cesson-Sévigné participe à hauteur de 17 000 € par an. La convention a été signée pour un programme pluriannuel de 3 ans.

La commune de Dankassari est récente. Elle a été créée en 2006 et elle est encore mal équipée (locaux de la mairie non électrifiés).

Les actions entreprises dans les volets « état civil » et «éducation et formation, notamment des femmes » sont entièrement subventionnées par la coopération décentralisée Cesson Dankassari et la population de Dankassari. Les actions se réalisent comme prévu.

Le volet « accès à l'eau» est le plus complexe à mettre en œuvre car il est indispensable d'associer d'autres partenaires pour compléter le budget de la coopération décentralisée.
b. Constats repérés

• Potentialités
- Disponibilité d’importantes nappes phréatiques
- Présence de mares semi – permanentes
- Taux de scolarisation plus de 70%
- Prise de conscience des populations des problèmes de développement
- Encadrement technique disponible
- Présences d'ONG actives

• Contraintes
- Etat de pauvreté de la population
- Nombreux villages sans points d’eau modernes
- Dégradation de l’environnement
- Moyens archaïques de production agricole

c. Le volet hydraulique

Le principe adopté par la commune de Dankasari est celui de la réparation des équipements existants. Ceux-ci comportent deux mini-AEP, dans des gros villages, ainsi que de nombreux puits et forages. Par manque d’entretien dû au manque de moyens financiers des services de l'hydraulique et de formation technique adaptée, ces équipements sont souvent défectueux.

En 2009-2010, l'accent a été mis sur la réhabilitation et l'amélioration de la gestion des deux mini AEP, dans les villages de Dankassari et Dogontapki.

En 2011 il s'agit d'élaborer le plan d'action hydraulique communal et de commencer à le mettre en œuvre dans le village de Lougou et six autres villages qui seront déterminés lors des études pour le plan d'action hydraulique.

La philosophie de la coopération décentralisée « Cesson-Sévigné et Dankassari »
« Pour la commune de Cesson-Sévigné, l’aide et l’accompagnement d’une jeune commune constitue un véritable enjeu local et national au Niger pour la réussite de la décentralisation, de la démocratie et du développement local. Mais c’est aussi sur la base d’échanges permanents que la commune de Cesson-Sévigné l’envisage, dans un réel souci d’ouverture à une époque du repli sur soi.»

- Elaboration du plan hydraulique communal : études et planification
Objectif de l’action : L’amélioration des conditions de vie des populations est définie comme priorité dans le Plan global de développement de la commune de Dankassari dans la partie « Accès aux services sociaux de base » : cette action est intitulée « le volet hydraulique ».
Description sommaire : La commune rurale de Dankassari s’est dotée en 2007 d’un Plan de Développement Communal (PDC). Ce plan met en priorité dans son axe « Accès aux services sociaux de base » le volet hydraulique pour améliorer les conditions de vie des populations en milieu urbain et rural.
Un ensemble d’actions est prévu :
- l’optimisation et l’extension du réseau d’adduction d’eau dans les villages où existe une mini adduction d’eau potable
- la réhabilitation des forages à motricité humaine et des puits existants
- le fonçage de nouveaux puits et forages pour augmenter la couverture en eau
- le renforcement de capacité des comités de gestion des points d’eau.

L’optimisation et l’extension du réseau d’adduction d’eau dans les villages où existe une mini adduction d’eau potable a commencé à être mise en œuvre dès 2009-2010.

Il s'agit maintenant de réaliser une l’étude diagnostique de l’ensemble des ouvrages hydrauliques et d’accessibilité à l’eau potable dans la commune rurale de DanKassari inventoriés ou non.

Cette étude doit aboutir à une stratégie qui prendra en compte aussi bien les aspects de planification, d’organisation ainsi que ceux d’accompagnement des populations dans la gestion des points d’eau.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
RAEDD
Maître(s) d'ouvrage
Cesson Sevigne
Bénéficiaire(s)
Habitants de la commune rurale de Dankassari (70 000 personnes)

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
DANKASSARI Niger Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
DANKASSARI Chaibou Algoumaret zanguia@yahoo.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Cesson Sevigne Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Dankassari RAEDD


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 64950 0 2009
Cesson Sevigne 7400 5400 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 5800 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 44000 2013




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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