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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Ouagadougou"

Correspondant coopération décentralisée
Marion ANVROIN
Courriel : marion.anvroin[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BARBOT
Courriel : laurent.barbot[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Participation active à la formation professionnelle et technique des jeunes exclus du milieu scolaire
Année de première signature de la convention
2010
Thématique d'intervention
Education, Social et Recherche
Sous-thématique d'intervention
Education, emploi, formation professionnelle
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2010
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
Un milieu rural en dégradation :

Les hommes, la faune et la flore du Sahel sont habitués de longue date à la fréquence d’années sèches. Depuis une trentaine d’années, ce caractère épisodique du climat est devenu chronique, d’où des conditions de vie de plus en plus difficiles.
Les hommes ne sont pas étrangers aux causes de la désertification.
Sont encore pratiqués dans la région du Centre Nord:
• La coupe irrationnelle des arbres pour la cuisson des aliments
• La dégradation des sols par une exploitation irrationnelle des terres
• La surexploitation des pâturages par la divagation des animaux.

D'où résultent : Pénuries d'eau, disparition de la flore et de la faune, famines et paupérisation du monde rural.

En 2009 et 2011, nous avons pu constater encore un arrêt précoce des pluies en septembre entraînant un manque de maturation des céréales dans les champs cultivés par les techniques traditionnelles. Cela amène à considérer l’urgence pour l’agriculture de se remettre en cause afin de s’adapter à des changements climatiques devenus incontournables.
L’heure n’est plus à une agriculture rudimentaire et archaïque au regard des aléas climatiques qui ne permettent pas aux petits paysans de s’en sortir à la fin des récoltes (30% de moins en 2011).
Il faut donc rendre professionnelle et moderne l’agriculture avec un minimum de techniques et de matériels adaptés aux lieux pour en améliorer la productivité.
On peut ajouter que ce complexe sera un tremplin par la formation d’agriculteurs et fermiers modernes pour une production de quantité et de qualité qui satisferont les besoins alimentaires de la région et d’ailleurs.

Obstacles majeurs à la scolarisation au Burkina Faso

Parmi les obstacles majeurs à la scolarisation, on note:
• L'insuffisance des structures d’accueil
• Le non respect des lois de scolarisation des enfants jusqu’à 16 ans, faute de moyens
• Le coût élevé de la scolarisation pour les parents
• Le taux de croissance démographique (taux de croissance naturel 29 o/oo)
• Les longues distances parcourues à pied par les enfants pour se rendre à l’école (en moyenne 5,8 km de la maison à l’école)
• L’inadéquation des résultats par rapport au système éducatif mis en place (le taux de redoublement varie de 12% au CP1 à 46% au CM2, le taux d’abandon 6,3%). De plus il faut noter l’insuffisance numérique de manuels scolaires et la quasi inexistence de matériel didactique en classe.
• La situation sanitaire défectueuse chez les enfants (26 à 56% souffrent de malnutrition et 90% sont parasités).

Une convention entre l’Etat et les travailleurs (enseignants) n’autorise plus les collèges ou lycées à plus de 60 jeunes par classe. En 2009, Boussouma possédait trois classes de sixième pour un effectif total de 316 élèves. En fin d’année scolaire, plus de 50% de ces jeunes ont redoublé leur sixième ou ont été exclus. En ce qui concerne la rentrée 2010-2011, aucun jeune admis à l’entrée en sixième n’a pu effectuer la rentrée au lycée de Boussouma. Il n’y a donc plus de place pour de nouveaux entrants, d’où la nécessité de l’existence de ce complexe professionnel.

L’ensemble de la commune rurale de Boussouma compte une cinquantaine d’écoles primaires et les élèves après admission au certificat d’études primaires n’ont pas tous accès au cycle secondaire et sont sans aucune activité économique et/ou professionnelle. Cette situation, loin de permettre un développement de la commune, les conduit à l’errance et à la délinquance.

Pour faire face à cette situation, un projet de formation professionnelle et technique permettrait :
• de récupérer ces jeunes pour éviter qu’ils deviennent des délinquants
• de contribuer au développement de la commune de Boussouma
• de résorber un temps soit peu le chômage.
• de renforcer les compétences dans le domaine agro pastoral qui est un domaine porteur dans la région. En effet, plus de 90% de la population de la région est agricultrice et seulement 30% pratique l’élevage. Il faut noter que l’économie du Burkina Faso est principalement axée sur l’agriculture et l’élevage d’où la motivation du Gouvernement à mettre du personnel à la disposition de cet enseignement.

Au regard de cette situation, on se rend compte de l’ampleur des problèmes de l’éducation au Burkina Faso, qui semble inadaptée et ne forme pas suffisamment de professionnels en agriculture, en élevage et dans les métiers techniques.
Il s’avère donc urgent de trouver des voies nouvelles, si on veut mettre l’éducation de base à la disposition de tous les enfants qui y ont droit en développant un enseignement axé sur l’agro pastorale et la technique. Les élèves qui sortiront de ce complexe seront dotés de parcelles aménagées pour la culture de contre saison et de petits et grands ruminants pour l’embouche et de matériels techniques.
Historique
Depuis mars 1991, la ville de Saint-Jean de Braye est jumelée à la ville de Boussouma. Les secteurs d’intervention depuis lors ont été principalement axés sur l’eau, l’assainissement, la santé, l’éducation au primaire, l’embouche bovine grâce à la mise en place de micro crédits, l’alimentation en cas d’urgence, la culture et les loisirs, etc.

Dans le domaine de l’éducation, la ville de Saint-Jean de Braye a pu réaliser à ce jour :
• la réfection d’une école primaire à Boussouma
• la participation à la construction du lycée départemental de Boussouma
• l’équipement de la bibliothèque du lycée départemental de Boussouma
• l’achat de fournitures scolaires pour les élèves de la commune de Boussouma de 1992 à 2006
• la construction de 6 latrines scolaires au lycée de Boussouma
• la contribution financière ponctuelle aux cantines scolaires des écoles de la commune de Boussouma

Malgré ces contributions énormes, l’éducation des enfants reste toujours un problème prioritaire à Boussouma. Pas plus de 25% des enfants du cycle primaire sont inscrits au cycle secondaire. Il y a donc 75% de déperdition à partir du primaire ce qui constitue un goulot d’étranglement quand on sait qu’aucun pays au Monde ne peut se développer si sa population est à majorité analphabète.
Pour faire face à cette situation, des cadres de concertation et de réflexion entre les populations des deux villes jumelles ont été tenus et les conclusions auxquelles ils ont abouti est d’accompagner la commune dans la formation professionnelle et technique de ces jeunes qui sont des laissés pour compte.
Plusieurs rencontres ont eu lieu tant avec la Direction Régionale de Kaya, qu’avec les conseillers techniques des différentes structures nationales des enseignements primaires, secondaires et techniques pour déterminer la nécessité d’un complexe technique.
Le présent projet pourrait être l’une des réponses appropriées à cette situation. Depuis lors, les deux villes jumelles ne cessent de se concerter pour des recherches de financements afin de mettre en œuvre ce projet novateur.
Objectif du partenariat
• Au nord :
 Sensibiliser la population abraysienne (habitants de Saint-Jean de Braye) aux problèmes scolaires vécus au Sud sans oublier la sensibilisation de nos villes jumelles à ces problèmes.

• Au sud :
 Améliorer le taux de scolarisation post primaire dans la commune de Boussouma et d’ailleurs
 Former chaque année environ 50 jeunes à un métier technique et 50 en filières agro pastorales
 Amener les jeunes à s’intéresser au secteur de l’agriculture et de l’élevage en essayant de nouvelles techniques ou en affinant les anciennes
 Doter les jeunes de connaissances théoriques et pratiques dans les domaines :
de l’agriculture
de la sylviculture
de l’élevage
des métiers du bâtiment
de la mécanique
de la gestion, de la comptabilité
de différentes activités féminines (couture, gestion familiale, éducation des enfants…)
etc….
 Contribuer au développement socio économique de la commune de Boussouma en particulier et celui de la région du Centre Nord en général.
 Aménager des bas fonds pour permettre aux jeunes sortant de ce complexe de pratiquer les cultures de contre saison.
 Doter de matériels techniques les jeunes sortants.
 Lutter contre la pauvreté en employant la majorité des jeunes de la commune de Boussouma pour la construction de tous les bâtiments sous la supervision des Services Appui Conseil en Construction de Kaya. C’est ainsi que depuis 2001, c’est au total plus de 40 millions de francs CFA qui ont été payés à la population qui travaille sur les différentes réalisations de notre association.
Description détaillée du partenariat
Le présent projet consiste à la construction et à l’ouverture d’un complexe technique et professionnel dans les domaines agro économiques et pastorales. Pour la mise en œuvre dudit projet, il s’agira de construire sur une superficie de 8 hectares attribuée au collège :
• un bâtiment comprenant trois classes pour la formation théorique et pratique des élèves issus du primaire
• un bâtiment de trois classes pour les élèves reçus au BEPC et ne pouvant accéder à la seconde,
• un bâtiment administratif
• un forage
• un bloc de latrines à trois postes avec douche pour les filles
• un bloc de latrines à trois postes avec douche pour les garçons
• un bloc latrines à deux postes pour l’administration et les enseignants
• un hangar pour la formation pratique en élevage de bovins, ovins, caprins et volailles (embouche)
• des jardins maraîchers pour la mise en pratique des notions acquises

Cet ensemble de bâtiments servira comme lieux de formation professionnelle à des jeunes sans emploi qui proviendront de la commune de Boussouma et des 27 autres communes rurales de la Région du Centre Nord voire d’ailleurs.

Cette formation sera axée :
pour les jeunes sortant des écoles primaires;
• des filières agro économiques et pastorales tant sur le plan théorique que pratique, avec mise à disposition de parcelles aménagées pour la culture maraîchère, au regard des besoins spécifiques et d’offres d’emplois qui se présentent dans la Région.
pour des jeunes après le BEPC;
• des filières professionnelles et techniques différentes en trois ans dans les métiers du bâtiment ou de la gestion et autres…en tenant compte des enseignements dispensés dans les trois autres collèges professionnels déjà en place dans la Direction Régionale (LEBDA, BOULSA et KAYA) afin d’éviter les mêmes formations. Des contacts ont été pris avec la Direction Régionale de Kaya ainsi qu’avec la Direction Générale de l’Enseignement Technique de Ouagadougou pour une meilleure répartition des formations.

- Communication
Objectif de l’action : Sensibiliser les différentes populations des pays jumelés avec Saint-Jean de Braye
Description sommaire : • Explication du projet au Conseil Municipal pour acceptation dans le Plan de Développement Communal ainsi qu’au Comité de Jumelage de Boussouma.
• Acceptation du projet au Conseil Municipal de Saint-Jean de Braye
• Explication du projet au Conseil d’Administration d’Amitiés Abraysiennes Sans Frontières
• Acceptation de travailler sur ce projet pour la commission Burkina Faso d’Amitiés Abraysiennes Sans Frontières
• Prise de contact avec Monsieur le Ministre de l’Enseignement Secondaire et Supérieur de Ouagadougou pour expliquer le projet et connaître sa viabilité.
• Rencontre avec la Directrice Régionale de l’Enseignement Secondaire à Kaya qui s’est rendu à Boussouma pour choisir un lieu d’implantation du futur complexe
• Communication avec les habitants du village et PV de palabres pour disposer du terrain.
• Communication du projet avec nos villes jumelles mais seule Pfullendorf (Allemagne) était intéressée
• Rencontres avec les deux Inspecteurs de l’Enseignement de Boussouma pour obtenir des statistiques des enfants ayant abandonnés le cycle scolaire.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
BOUSSOUMA
Maître(s) d'ouvrage
Saint Jean de Braye
Bénéficiaire(s)
Les bénéficiaires directs sont les jeunes (filles et garçons) certifiés de la Commune de Boussouma et ceux de la Région du Centre Nord. Les bénéficiaires indirects sont la commune et l’ensemble de sa population, les services de l’agriculture et de l’élevage de la Région, la Direction Régionale de l’Enseignement Secondaire et Supérieur du Centre Nord, la Direction Régionale de l’Emploi et de la Jeunesse du Centre Nord.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Boussouma Burkina Faso commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Boussouma Ouedraogo Isidore

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Saint Jean de Braye commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
BOUSSOUMA


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 161480 0 2010
Saint Jean de Braye 25780 0 2010
, BOUSSOUMA 15000 2010




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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