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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Beyrouth"

Correspondant coopération décentralisée
Martine HERLEM-HAMIDI
Courriel : martine.herlem[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Denis GAILLARD
Courriel : denis.gaillard[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Promotion de la randonnée dans la vallée Wadi-el-Salib
Année de première signature de la convention
2009
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Attractivité des territoires
Sous-sous-thématique d'intervention
Tourisme

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2009
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
17/11/2012
Contexte
Sur le plan économique, le Liban est un pays fortement dépendant du monde extérieur : les secteurs de production agricole ou industrielle sont peu développés, en raison principalement de l’absence de ressources naturelles exploitables et d’espaces suffisants, ce qui a conduit à une spécialisation du Liban dans les domaines des services (commerce, banque et finance en particulier). De ce point de vue, le Liban bénéficie d’un avantage comparatif dans la sous-région tant par le niveau de qualification de sa population (et sa maîtrise courante de plusieurs langues, notamment l’anglais, le français et l’arabe), son environnement juridique et ses liens avec l’Occident qui lui permettent de drainer sur son territoire marchandises et flux financiers, et son territoire accueille de nombreux sièges ou succursales de sociétés des pays arabes. Le Liban est ainsi la troisième source de destination des investissements arabes (après l’Arabie Saoudite et l’Egypte).

Une autre caractéristique de la dépendance à l’extérieur du Liban est le poids économiques des transferts financiers de la diaspora libanaise mondiale dans la consommation du pays : si des données fiables n’existent pas, les estimations situent entre 3 et 4 millions les ressortissants libanais établis en dehors des frontières nationales, sans compter les bi-nationaux ou les descendants de familles émigrées. La population émigrée est donc équivalente, voire supérieure, à la population résidente (4,250 millions d’habitants en 2010). D’après le FMI (2005), alors que la consommation intérieure excèdait de 20% le Produit intérieur brut, les familles libanaises reçoivent en moyenne près de 2 milliards de dollars par an, ce qui plaçait le pays à cette date entre le Maroc et la Russie en valeur absolue des flux financiers. En 2008, un rapport de l’Economist Intelligence Unit situaient ces transferts de fonds à 6 milliards de dollars, soit 25% du PIB. Ces revenus de l’étranger comprennent cependant les revenus du travail perçus à l’étranger par des résidants au Liban, qui sont nombreux dans les classes sociales élevées à occuper des postes à l’international mais dont la résidence principale demeure au Liban. En 2010, le déficit de la balance commerciale (près de 18 milliards) est toujours en grande partie compensé par ces flux liés à l’émigration (définitive ou pendulaire).

Une autre source importante de revenus provenant de l’extérieur est celle du tourisme : en 2010, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) constatait ainsi une hausse de la fréquentation touristique au Liban de 17,6% (contre 6,7% en moyenne mondiale). Les recettes directes générées par cette activité se rapprochaient des 4 milliards de dollars en 2011 (9,4% du PIB), soit le 34e pays mondial en termes de chiffre d’affaires et le 3e au Proche-Orient. 122 000 emplois (9,1% des emplois) dépendent directement du tourisme, et les retombées indirectes sont estimées à 13,5 milliards de dollars (423 000 emplois concernés). Cette source de revenus est cependant cyclique, elle est fortement affectée par le climat politique intérieur et extérieur du Liban. Suite au conflit israëlo-libanais en 2006, l’activité a effet connu une forte chute, mais reprend vigueur régulièrement depuis, malgré des rechutes comme en 2011. La clientèle touristique est d’abord arabe (42% des touristes proviennent des pays du Golfe), puis européenne (25% environ) et asiatique (20%). La clientèle intérieure commence à se développer, à l’instar de ce qui s’observe en France et en Europe, sur les créneaux « courts séjours de proximité ».

La Fédération des municipalités du Kesrouan-Ftouh est la plus ancienne intercommunalité du Liban. Créée en 1977, par celui qui fut l’un des rédacteurs des lois sur la décentralisation et l’intercommunalité (et qui dirige toujours la Fédération), Elle regroupe 52 communes pour environ 200 000 habitants, et est administrée par un Conseil de fédération. Son budget pour l’année 2011 représente 1 616 500 euros, dont 847 000€ sont consacrés aux investissement. Ses compétences ne sont pas précisément définies par la loi sur les municipalités du 30/06/1977 : les fédérations sont dotées d’une personnalité juridique propre et de l’autonomie financière, et leur activité est essentiellement dédiée à la coordination entre communes (planification du développement, aménagement du territoire) et à la mutualisation des projets (d’une envergure telle que les communes seules ne peuvent en être les promotrices). Le territoire de la Fédération est très hétérogène : situé dans l’immédiate orbite de Beyrouth au Nord, elle comprend une zone littorale très urbanisée où se concentre l’essentiel de la population et des activités (centres commerciaux, ports, grands hôtels, zones industrielles), une zone de moyenne montagne de caractère plus rural et marqué par le phénomène des migrations saisonnières (beaucoup d’habitants de l’agglomération beyrouthine y possèdent des résidences secondaires où ils « émigrent » l’été tout en continuant à travailler en ville), et une zone de haute montagne essentiellement organisée autour des sports d’hiver.

Initiée en 2008, dans le cadre d’un programme européen de développement local ayant pour condition l’existence de liens de coopération décentralisée, la coopération entre les Yvelines et le Kesrouan-Ftouh a été signée en avril 2009. Les domaines concernés sont au nombre de deux : l’aménagement et la planification économiques, et le développement touristique. Le mode privilégié de la coopération qui a été retenu est l’échange entre professionnels et le conseil-assistance technique aux projets : à ce titre, Yvelines tourisme (Comité départemental du tourisme) et le Codérando78 (Comité départemental de la randonnée pédestre des Yvelines) sont associés à cette coopération. La coopération s’est pour le moment traduite par l’ouverture d’une Maison régionale du tourisme dans la ville chef-lieu de la Fédération (Zouk Mikail) et le recrutement de son personnel, l’étude du territoire (offre touristique), et l’aménagement de sentiers de randonnées à travers des chantiers jeunes de solidarité internationale. Cette coopération n’a pas jusqu’à présent nécessité d’investir des moyens financiers importants : environ 80 000€ depuis 2009 de la part du Département des Yvelines.

L’un des projets phares dans le Kesrouan-Ftouh en matière de tourisme est l’aménagement et la valorisation de la vallée Wadi El Salib : elle se situe à une trentaine de minutes de Beyrouth et 10 minutes de la zone urbanisée de la Fédération. Son originalité est d’avoir intégralement préservé son caractère naturel : quasiment aucune construction « moderne » n’est encore visible dans la vallée. Cela s’explique en partie par le relief très accidenté de la vallée, en partie par la propriété des terres dont la très grande majorité relève du Patriarcat maronite dont le siège se trouve dans la Fédération.
Historique
En 2004, l’Union européenne et le gouvernement libanais ont signé un accord pour la mise en œuvre d’un programme d’appui au développement local et à la décentralisation intitulé « Préparation de projets d’action Municipale dans un Cadre Planifié de Développement Local ». Ce programme est mis en œuvre par le Bureau du Ministre d’Etat pour la réforme administrative (OMSAR). Afin de favoriser une approche mutualisée du développement local, 12 regroupements de municipalités ont été choisis par le gouvernement pour bénéficier de ce programme. Dans le Kesrouan-Ftouh, c’est un regroupement comprenant 18 communes (environ 50 000 habitants) situées dans la zone de moyenne montagne, territoire considéré comme le moins privilégié de la Fédération, qui a été retenu. Ce regroupement n’a pas de personnalité juridique propre, c’est la ville de Rayfoun qui a été désignée chef de file (et gère à ce titre les relations avec l’Union européenne).

Le regroupement a bénéficié de plusieurs études de faisabilité financées par ce programme et réalisées par des consultants internationaux : la première a concerné la création d’un bureau de développement local ; la seconde, la construction d’une pépinière d’entreprise ; la troisième, la structuration des filières de production de pommes ; la quatrième, la valorisation touristique de la vallée Wadi-el-Salib sous le titre « Vie à l’ancienne ». C’est finalement ce projet qui sera retenu par le regroupement des municipalités et fera l’objet d’un contrat de subvention avec l’Union européenne.

Le projet vise à encourager l’écotourisme dans la vallée Wadi-el-Salib à travers trois activités principales :

- la restauration des ruines de l’ancien village de Qleeiat situé en fonf de vallée et datant de l’époque ottomane. Il s’agit de réhabiliter trois maisons traditionnelles (ayant vocation à devenir des gites d’étape), deux ponts (dont l’un en pierre, l’autre étant une simple passerelle en bois), et un vieux moulin ;

- l’aménagement d’une piste d’accès et d’un départ de sentier de randonnée. Cette vallée est en effet située sur l’initéraire du Montain Trail Liban (chemin de grande randonnée) qui parcourt le Liban du Nord au Sud. Cependant, le sentier existant (quand il est encore visible) est faiblement aménagé, le projet devait permettre d’assurer au moins un accès de secours pour les véhicules jusqu’au village et baliser un début d’itinéraire pédestre ;

- la création d’un office de tourisme local, dans le cadre de la restauration d’une maison traditionnelle libanaise appartenant à la municipalité de Rayfoun, dont l’objet serait d’assurer la promotion du tourisme dans cette vallée, et notamment des itinéraires de randonnée.

Le contrat avec l’Union européenne a été signé en juin 2009. Il porte sur un financement apporté intégralement par l’Union européenne à travers l’OMSAR d’un montant prévisionnel de 624 696€ et pour une durée de 18 mois.

Confronté à plusieurs difficultés, notamment le renchérissement du prix des matériaux de construction, l’instabilité gouvernementale du pays, l’absence de capacités humaines au sein de la municipalité de Rayfoun, et l’infructuosité des premiers appels d’offres, le regroupement a demandé la modification de ce contrat, qui a été acceptée par l’OMSAR en novembre 2010 : cette modification entraîne le retrait du moulin du périmètre des opérations, et autorise une extension du contrat à 31 mois.

A ce jour, les trois maisons « gites d’étape » sont achevées, le pont ottoman et la passerelle sont réalisés, l’office du tourisme est restauré. Deux difficultés restent encore à surmonter :

- le budget initial s’est avéré insuffisant pour aller au bout des aménagements dans les maisons et à l’office du tourisme : il manque certains équipements (fosses septiques, alarmes incendie) et tout le mobilier ;

- les modalités de gestion ne sont pas définies, et ni le regroupement des municipalités, ni la municipalité de Rayfoun, n’ont les capacités pour porter l’exploitation de ce projet.

Après plusieurs échanges entre le regroupement et la Fédération des municipalités du Kesrouan-Ftouh, la décision a été prise début 2012 de transférer la responsabilité du projet à la Fédération, cette dernière souhaitant faire appel au Département des Yvelines et aux acteurs du tourisme yvelinois pour l’accompagner dans la reprise en main de ce projet. Dans ce contexte, et suivant en cela les orientations de sa politique de coopération internationale « Yvelines, partenaires du développement », le Département a lancé un appel à la communauté libanaise des Yvelines, qui sera d’ailleurs mise à l’honneur en 2012 dans le cadre des Assises yvelinoises de la coopération décentralisée et de la solidarité internationale, pour apporter sa contribution au projet, tant sur le plan financier que sur celui de la connaissance du contexte libanais.
Objectif du partenariat
L’objectif général du projet est le développement de l’écotourisme dans la vallée Wadi-el-Salib à travers une promotion assurée par les collectivités territoriales. Les objectifs spécifiques sont :

- animer un office local de tourisme à Rayfoun, spécialisé dans les randonnées pédestres, sous la coordination de la Maison régionale du tourisme installé à Zouk Mikaël ;

- assurer l’attractivité de la randonnée pédestre dans la vallée, à travers l’organisation des guides, l’identification, l’entretien et le développement des sentiers ;

- donner vie au site de l’ancien village de Qleeiat en assurant son exploitation commerciale.
Description détaillée du partenariat
A l’heure actuelle, le regroupement ne dispose pas des moyens pour en assurer une gestion conforme aux ambitions légitimes que ce patrimoine suscite. La Fédération des municipalités du Kesrouan-Ftouh, d’une assise juridique solide et dotée déjà d’une expérience de gestion, propose donc d’en assurer la valorisation en s’appuyant sur son accord de coopération décentralisée avec le Département des Yvelines et avec le concours des migrants en tirant tout le potentiel de ce patrimoine :

- mise en fonction de l’office du tourisme, dédié à la promotion de la randonnée ;
- organisation des activités de randonnées avec les guides locaux ;
- inscription des gites d’étape dans ces activités de randonnées.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Fédération des municipalités du Kesrouan-Ftouh
Maître(s) d'ouvrage
Fédération des municipalités du Kesrouan-Ftouh
Bénéficiaire(s)
Fédération des municipalités du Kesrouan-Ftouh

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Fédération des municipalités du Kesrouan-Ftouh Liban commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil départemental des Yvelines commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat en France
Yvelines Tourisme Comité de la randonnée pédestre des Yvelines Association des amis d'Abraham Ecchellensis


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 6500 0 2009
Conseil départemental des Yvelines 56925 0 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 50000 2009




Évaluations, communication et perspectives

Aucune communication n'a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Aucune politique d'évaluation n'a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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