Accueil > Atlas > Détail projet

Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Tananarive"

Correspondant coopération décentralisée
Florian MARCHADOUR
Courriel : marchadour.matd[at]gmail.com
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Philippe GEORGEAIS
Courriel : philippe.georgeais[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
ASSMA – Assainissement à Mahajanga
Année de première signature de la convention
2010
Thématique d'intervention
Environnement, Climat et Energie
Sous-thématique d'intervention
Eau et déchets
Sous-sous-thématique d'intervention
Eau et assainissement

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
<< < Précédent 1 Suivant > >>
Année de début du partenariat
2010
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
01/03/2017
Contexte
Les collectivités alsaciennes mènent un programme multisectoriel de coopération avec la commune urbaine de Mahajanga depuis plus de 15 ans. A la demande de la CUM, la problématique de l’assainissement a été prise en considération à partir de 2010.

Depuis cette date, l’IRCOD soutient la CUM dans l’amélioration et la structuration de sa politique de propreté urbaine, avec l’implication du CG67 et de la Ville de Mulhouse, en coordination avec les actions de précollecte et de sensibilisation à l’hygiène déjà organisées par l’ONG ENDA OI au sein du Vallon Metzinger. Le SAEV (Service Assainissement et Embellissement de la Ville) a également bénéficié d’un appui financier (réparation et achat de bennes à ordures) et technique (structuration et rationalisation des circuits de collecte des ordures, coordination avec la précollecte sur le Vallon).
Historique
Dès la mise en place de cette activité, la question de l’assainissement liquide s’est posée : le Vallon Metzinger, ancien bras de mer insuffisamment protégé à marée haute par un pont à clapets et zone urbaine inondable initialement déclarée inconstructible, est caractérisé par un habitat spontané très dense et insalubre échappant à toute planification urbaine et sans système d’assainissement adapté. Ce quartier constitue un foyer régulier d’épidémies, en particulier de peste et de choléra. Or, la CUM ne dispose d’aucun service de collecte et traitement des boues de vidange des latrines (BVL). Deux études techniques menées en 2010 (zonage de la ville en matière d’« assainissement des matières fécales à Mahajanga ») et 2011 (caractérisation du secteur informel de la vidange des latrines et consentement à payer des populations pour la mise en place d’un service de collecte des BVL), ont confirmé la nécessité de la mise en place d’une chaîne complète d’assainissement et identifié le Vallon comme zone prioritaire d’intervention.

Une demande de subvention auprès de la Commission européenne dans le cadre de la Facilité-Eau a obtenu une réponse favorable en 2012, pour une action se déroulant sur 4 ans (2013-2016) et contribuant à la mise en place d’une filière d’assainissement durable associant auprès de la CUM un grand nombre d’acteurs : le CG67 et Mulhouse, ENDA, Toilettes du Monde, l’IPM (Institut Pasteur de Madagascar), l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement), l’Université de Mahajanga, l’ENGEES (Ecole Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg), l’AERM (Agence de l’Eau du bassin Rhin-Meuse), le PS-Eau (projet solidarité-eau) et le réseau Ran’Eau, Madacompost.
Objectif du partenariat
Le projet vise à améliorer les conditions sanitaires des quartiers défavorisés du vallon Metzinger et ses alentours (zone inondable de la ville) en facilitant l’accès des populations à un assainissement de base et en permettant l’évacuation des déchets solides et liquides.
Description détaillée du partenariat
1. Sensibilisation à la construction et au cofinancement d’infrastructures d’assainissement de base de qualité

Au-delà de son travail de sensibilisation à l’hygiène, l’IRCOD avec l’aide de l’ONG locale ENDA travaillent sur le Vallon à la mise en place de latrines familiales – regroupement de familles mettant à disposition un terrain et se cotisant pour la construction d’une latrine commune. L’ONG accompagne les familles demandeuses dans la préparation à l’acquisition d’un prêt puis à son remboursement. Les résultats d’actions pilote à petite échelle sont prometteurs, la plupart des familles bénéficiaires ayant conservé une habitude d’épargne pour investir dans l’amélioration sanitaire de leur habitat. Ces activités vont être poursuivies et étendues de manière à augmenter significativement le taux d’accès à un assainissement amélioré. Par ailleurs, un recensement exhaustif des infrastructures sanitaires publiques devant être construites et/ou réhabilitées permettra d’améliorer le nombre et la qualité d’équipements sanitaires publics à disposition des habitants du Vallon Metzinger.

Le volet concernant le financement d’infrastructures est cité pour situer l’action mais ne relève pas de cet appel à projet du MAE. Seul relève le volet de ce projet MAE le volet sensibilisation-formation des habitants et leur accompagnement technico-financier dans les processus d’épargne garantissant leur co-investissement pour l’amélioration et création de latrines familiales.

2. Mise en place d’un dispositif pérenne de sensibilisation à l’assainissement et à l’hygiène auprès des populations des quartiers pauvres et vulnérables

Les familles installées dans les quartiers du Vallon Metzinger sont souvent des migrants, venant de provinces rurales et déshéritées de Madagascar, qui n’ont pas nécessairement intégré les modes de vie urbains et l’incompatibilité de certaines pratiques sanitaires dans un contexte de forte promiscuité. Les actions de sensibilisation développées avec l’aide d’ENDA sont adaptées à leur mentalité culturelle (étude sociologique préalable, création de supports pédagogiques, diffusion et animations locales) et permettent d’initier des changements de comportements, en insistant sur le lien entre salubrité et santé publique (usage des latrines, propreté, lutte contre la défécation à l’air libre), les enjeux de l’assainissement, la réduction du volume des déchets, la propreté dans les quartiers.... Les messages relatifs à la prévention santé et à la lutte contre les épidémies, transmis par des visuels et des supports ludiques pour les enfants lors d’évènements festifs grand public, au cœur des quartiers, mais aussi par l’intermédiaire des établissements de proximité (écoles, centres de santé, bibliothèques, centres de loisirs, orphelinats et centre d’accueil, etc.), sont simples et à la portée de tous ; ils y sont relayés par le BMHS (Bureau Municipal d’Hygiène et de Santé) lors de l’instauration de codes d’hygiène inhérents à ces lieux – le règlement sanitaire de la CUM est entièrement revu et actualisé.
Des artisans sont sélectionnés pour la construction d’équipements sanitaires et bénéficient d’une formation à la fois technique et de sensibilisation à l’hygiène de l’eau.
Ce volet dont l’impact dépasse est important pour la salubrité des populations fait partie du projet déposé auprès du MAE.

3. Mise en place d’une chaîne complète et durable d’assainissement

La chaîne d’assainissement écologique démarre avec l’amélioration des latrines et se poursuit avec l’instauration d’un système organisé de collecte, de transport et de traitement et valorisation des BVL. Elle s’accompagne de travaux de création et d’entretien des voiries d’accès et des plateformes de collecte des ordures ménagères (OM) et des BVL et de la création d’une plateforme de traitement dont la gestion sera déléguée à un acteur privé. L’action des services municipaux concernés (SAEV, BMHS et Urbanisme) est appuyée et renforcée dans le cadre du projet et les chefs de quartiers se trouvent légitimisés pour faire respecter le règlement sanitaire alors réactualisé.
Mahajanga, 3ème plus grande ville du pays avec près de 240 000 habitants, ne compte actuellement aucune société de vidange des latrines mais on y dénombre 70 vidangeurs informels, essentiellement dans le Vallon Metzinger, dénommés « petits entrepreneurs privés » (PEP). Un service structuré y a fonctionné jusque dans les années 90 mais l’absence de traitement approprié et d’un site autorisé pour le dépotage des boues a entraîné le mécontentement des riverains et l’arrêt de son activité. Le projet permet donc à ces petits entrepreneurs privés et à de nouvelles entreprises de se structurer de façon nouvelle, mieux organisée en lien avec la puissance publique et débouchant à travers des partenariats publics-privés et de pallier les carences de collecte, de dépotage et de traitement des BVL. Il permet de consolider la pertinence et l’efficacité d’un tel réseau d’acteur en leur permettant d’accéder à des installations environnementalement viables de dépotage, séchage et traitement des BVL. En réinstaurant un service privé d’assainissement, où sont intégrés du mieux possible les PEP actifs dans la filière, le projet favorise par ailleurs l’acquisition de matériels et d’infrastructures (citernes mobiles et station de traitement) ainsi ?que l’accès au microcrédit. La valorisation du compost issu des BVL fait actuellement l’objet d’une étude afin de déterminer quels pourraient être les débouchés adaptés au contexte socioculturel – les excrétas constituent, chez certaines ethnies malgaches, un tabou extrêmement fort. Cette éventuelle valorisation de BVL est confiée par le projet à la société Madacompost, spécialisée dans la valorisation des déchets ménagers et des plastiques et déjà gestionnaire de la décharge municipale.
Il est prévu que les habitants bénéficient de tarifs de vidange acceptables, définis en s’appuyant sur la réactualisation des résultats de l’étude sur le consentement à payer qui a été réalisée en 2011.
Le réseau de drainage existant dans le Vallon Metzinger est actuellement structuré autour d’un canal principal dans lequel viennent se jeter un ensemble de canaux secondaires et en général non bétonnés. Des caniveaux maçonnés construits autour des parcelles desservent une partie de ces quartiers. Ce réseau à ciel ouvert est insuffisant et ne permet pas une évacuation correcte des eaux grises et des eaux de pluie, aggravée par les dysfonctionnements récurrents du pont à clapets et par la topographie quasiment plane du Vallon. De manière à entretenir les conditions hydrauliques permettant la non-stagnation des eaux, condition pour diminuer la propagation des maladies hydriques, l’accompagnement des autorités locales et associations de quartier dans leurs efforts d’organisation de l’entretien systématique de ce réseau, est poursuivi par le projet.
C’est le volet organisationnel et partenarial entre les acteurs nord et sud et sud-sud de cette chaîne innovante de collecte et traitement des BVL qui est ici présenté, les infrastructures étant financées par ailleurs, dans le cadre du projet UE. C’est un enjeu très fort de la viabilité et de la pérennité du système d’assainissement public-privé mis en place.

4. Renforcement des capacités locales de gestion de l’assainissement

L’IRCOD poursuit son appui à la commune dans le renforcement de ses capacités de maîtrise d’ouvrage et d’animation des partenariats, afin qu’elle soit en mesure à terme de mettre en œuvre son plan stratégique d’assainissement déjà élaboré et adopté et d’instaurer un cadre règlementaire global performant. Les services tels que le SAEV, en charge de la collecte des ordures ménagères et de l’entretien des voies d’accès, et le BMHS, en charge notamment des contrôles sanitaires et du suivi-contrôle des rejets en milieu naturel, bénéficient au travers du projet de formations et d’un encadrement rapproché pour assurer leurs missions, en vue de pouvoir encadrer la chaîne de l’assainissement mise en place.
Enfin, une instance participative de coordination et de pilotage de la chaîne d’assainissement, impliquant l’ensemble des acteurs privés et publics, est créée : instance de dialogue, elle doit permettre à chacun d’exprimer ses difficultés et ses propositions, et surtout d’ajuster les orientations aux capacités réelles – techniques, organisationnelles et financières – des bénéficiaires et des acteurs.

5. Suivi socio-sanitaire des populations

Des études sanitaires et socio-économiques sont actuellement menées afin de vérifier, dès le démarrage du projet et en fonction de la situation économique du moment, la situation socio-sanitaire des habitants du Vallon et leur niveau d’adhésion aux modalités de participation pratique et financière au projet.
Une cartographie sanitaire de la population croisée avec celle du système global d’assainissement (programme de latrines privées et publiques), de la collecte, du traitement et de la valorisation des BVL, est développée par le projet et réactualisée trimestriellement.
Le monitoring porte sur l’ensemble des composantes du projet :
- l’adhésion et la satisfaction des populations et des autres groupes cibles,
- l’efficacité technique et financière des services de collecte, transport, traitement et valorisation mise en place, dont une campagne d’analyse des boues transformées,et l’impact sanitaire qui en résulte : 2 campagnes d'analyse bactériologique des ressources en eau du quartier, suivi des impacts sanitaires sur les maladies infantiles et parasitaires, sur la malnutrition (impact des diarrhées), les anthropozoonoses dans les quartiers traités (statut immunologique des populations en fonction des habitats et de la pratique de l’assainissement).
Ce travail de suivi socio-sanitaire est porté au sein de l’action par l’IPM (Institut Pasteur de Madagascar), en collaboration avec le CHU de Mahajanga et le LARED (Laboratoire de Recherche et Environnement et Déchets, Université de Mahajanga). L’IPM réalise par ce biais un transfert de compétences aux équipes du CHU.
L’évaluation régulière de la chaîne complète permet de préciser les niveaux de réussite ou d’échec des activités déployées et d’affiner les réajustements aux différents niveaux de la chaîne en cours d’action (sensibilisation, tarification, fonctionnement des entreprises) au bénéfice des groupes-cibles et bénéficiaires finaux. Ce monitoring et réajustement continu est jugé nécessaire compte tenu de la diversité des facteurs pouvant influencer le bon fonctionnement de la chaîne (sociaux, économiques, capacités).
Ce volet comme les précédents est un maillon essentiel de la garantie de pertinence des actions m pilotées tout au long du projet et de sa capitalisation au service d’autres collectivités touchées par les mêmes problèmes et besoins.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Ircod (Antenne Madagascar)
Maître(s) d'ouvrage
Ircod
Bénéficiaire(s)
La ville de Mahajanga et ses habitants (quartiers du Vallon Metzinger)

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune urbaine de Mahajanga Madagascar Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Commune urbaine de Mahajanga HERINIAINA Tia Solofomanga Président de la Délégation Spéciale

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Ircod Icone d'une loupe
Conseil régional du Grand Est Icone d'une loupe
Conseil départemental du Bas-Rhin Icone d'une loupe
Mulhouse Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Partenaires en Alsace : -Région Alsace, -Conseil général du Bas-Rhin (CG67), -Ville de Mulhouse -Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS) -ENGEES (Ecole Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg) Autres partenaires en France : -AERM (Agence de l’Eau du Bassin Rhin-Meuse) -Toilettes du Monde -psS-eau (projet Solidarité-Eau) -IRD (Institut de Recherche pour le Développement) -Commission européenne
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
-Commune urbaine de Mahajanga (CUM) - Enda Océan Indien - Mada Compost, réseau Ran’Eau - IPM (Institut Pasteur de Madagascar) -Université de Mahajanga - CHU de Mahajanga.


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 0 2010
Conseil régional du Grand Est 0 0 2010
Conseil départemental du Bas-Rhin 0 0 2010
Mulhouse 0 0 2010
Ircod 0 10000 2010




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Aucune communication n'a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


PIED DE PAGE

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 2013