Accueil > ???menu.atlas.libelle??? > ???menu.atlas.detailProjet.libelle???

Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Bamako"

Correspondant coopération décentralisée
Sherazade BENALLA
Courriel : sherazade.benalla[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Françoise GIANVITI
Courriel : francoise.gianviti[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Développer les ressources alimentaires et économiques de Fatao, par le renforcement de la zone agricole et piscicole du bas-fond
Année de première signature de la convention
2011
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
<< < pagination.page.precedent 1 pagination.page.suivant > >>
Année de début du partenariat
2011
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
01/01/2016
Contexte
La commune urbaine de Fatao se situe dans le cercle de Diéma, Région de Kayes, Mali. Fatao se situe à 50 km au sud-ouest de Diéma ville, chef-lieu du cercle.

La commune compte plus de 9 000 habitants, répartis dans les 3 quartiers :
- Diabira ;
- Mounta Soninké ;
- Fatao et ses 3 hameaux (Gourdy, Boulé et Kaïmpo).
La population, essentiellement composée de Sarakolé, enregistre un taux d’accroissement annuel moyen de 6,2 %.

La commune se situe en pleine zone sahélienne. La saison sèche dure 8 mois, et la saison des pluies s’étale de juin à octobre. Selon la saison, les températures varient entre 12°C et 45°C. La pluviométrie annuelle varie de 500 à 700 mm. Cependant, le Mali connaît des variations climatiques considérables. Au cours des dernières années, grandes sécheresses et pluies centennales se sont succédé. Ces aléas climatiques perturbent l’utilisation traditionnelle des zones de cultures sèches et humides, et accentuent l’insuffisance alimentaire.

L’économie de la commune repose essentiellement sur les activités agro-pastorales, qui occupent plus de 90% de la population active.
L’élevage de bovins, ovins et caprins est réalisé de façon extensive. Les principales cultures pratiquées dans la commune sont le sorgho, le mil, l’arachide, et le maïs. Le maraîchage est très développé. Les principaux produits cultivés sont : la laitue, le chou, la tomate, l’aubergine, les légumes feuilles, la carotte, la pomme de terre et le gombo. L’arboriculture est aussi développée : mangues, goyaves, grenadines, papayes, etc.
Les productions agricoles dépendent principalement du climat et de la pluviosité, mais aussi des invasions de sauteriaux et des oiseaux granivores qui peuvent faire beaucoup de ravages.
Les productions sont partiellement vendues sur le petit marché quotidien de Fatao et depuis février 2013, sur le nouveau marché hebdomadaire. Les productions sont également vendues lors de la foire hebdomadaire organisée à Lambidou (commune contigüe à Fatao), une des plus importantes du cercle de Diéma.


En raison des conditions socio-économiques, la commune urbaine de Fatao connaît une forte migration vers l’Europe, les Etats-Unis et l’Afrique centrale. La migration permet d’assurer le complément nécessaire à la survie ; « la population migrante est d’un apport considérable dans la réalisation des infrastructures de la commune et la satisfaction des besoins quotidiens ».

En France, plusieurs associations de la diaspora existent. L’association des jeunes pour le développement de la commune urbaine de Fatao (AJDCUF) est une association ayant un échelon communal, travaillant en relation avec une association de fait (non reconnue loi 1901) réunissant des migrants de première génération. Elle soutient fortement ce projet de renforcement de la zone agricole et piscicole du bas-fond de Fatao.

L’AJDCUF a pour objet de « monter des projets dans le but de contribuer à la solidarité internationale et de partager les cultures, principalement au Mali ». Elle a été créée en 2009 et se siège se situe à Tremblay-en-France (93). Elle regroupe des migrants ainsi que des jeunes (français) de 2ème génération et compte aujourd’hui une soixantaine de membres.

Depuis sa création, l’AJDCUF s’est mobilisée pour fournir du matériel informatique (ordinateurs, imprimantes) à la mairie de Fatao, ainsi qu’aux différentes classes des écoles, au centre de santé communautaire (CSCOM) et à l’association des jeunes. Elle a également doté les écoles de Fatao en mobilier scolaire (les 6 classes du 1er cycle et les 3 classes du 2nd cycle). Cette action a été réalisée en partenariat avec la commune de Villepinte (93).

En France, l’AJDCUF mène des actions de sensibilisation et d’éducation au développement.
Elle a notamment participé, dans le cadre des chantiers citoyens, à une rencontre témoignage/débat, organisée au Bureau information jeunesse (BIJ) de Tremblay-en-France, sur la thématique de l’engagement associatif. Des membres de l’association ont échangé avec des jeunes des chantiers citoyens sur leur parcours du Mali (Fatao) à la France, et sur leur engagement associatif dans le domaine de la solidarité internationale.
L’AJDCUF a également été présente lors de la programmation de « Reflets d’Afrique », au cours de laquelle elle a tenu un stand et a participé aux différentes animations et rencontres proposées.
Historique
En 2009, dans un esprit de partenariat et de solidarité, la commune de Tremblay-en-France (93) et la commune urbaine de Fatao ont noué des relations d’amitié et d’intérêts réciproques qui ont conduit, en juin 2011, à la signature d’une convention cadre de coopération décentralisée.

La commune de Tremblay-en-France a également signé une convention de partenariat avec l’Association malienne de solidarité et de coopération internationale pour le développement (AMSCID) pour que cette dernière assure le suivi des projets de coopération de la commune et accompagne les associations tremblaysiennes menant des actions au Mali.

Deux délégations tremblaysiennes se sont rendues au Mali :
- En mars 2009, Amadou Cissé, Maire adjoint en charge du suivi de la coopération avec le Mali, et des jeunes de la commune ont effectué une mission conjointe avec le commune de Villepinte (93) à Fatao ;
- En novembre 2009, Prisca-Diane Ngninteng, chargée d’études relations internationales - coopération à la Commune de Tremblay-en-France, est allée à Fatao pour étudier les prospectives de coopération décentralisé. La réhabilitation du barrage est apparu comme étant le projet prioritaire.
Au cours de ces 2 délégations, des rencontres ont été organisées avec les autorités communales et villageoises de Fatao, ainsi qu’avec l’AMSCID. Des visites du bas-fond ont été effectuées.
- En décembre 2011, Prisca-Diane Ngninteng a participé aux Assises de la coopération décentralisée, à Bamako. Elle a également rencontré le Maire de Fatao, l’AMSCID et des migrants de Fatao, installés à Bamako.

En mai 2011, le Maire de Fatao, Mamadou Dabo, est invité en France pour assister au Salon international de l’habitat organisé à Montreuil. Au cours de cette mission, il a rencontré les élus de Tremblay-en-France, ainsi que l’association des jeunes pour le développement de la commune urbaine de Fatao (AJDCUF). A cette occasion, il a confirmé que la réhabilitation du barrage de Fatao constituait une action prioritaire.

Dès lors, le projet de coopération identifié comme prioritaire par les deux parties a été celui de la réhabilitation du micro-barrage réalisé à Fatao en 1998 et de l’étang piscicole, dans le cadre du Programme d’appui aux projets villageois de développement (PAPVD), piloté par l’association Essonne-Sahel.
Le micro-barrage a été réalisé en 1998, l’étang piscicole a quant à lui été créé en 2004. Les migrants de Fatao ont participé à leur financement.

Ces ouvrages avaient pour objectif de constituer une réserve d’eau permettant d'améliorer les ressources en eau du village. Cette augmentation des ressources en eau, en plus de la satisfaction des besoins domestiques et pastoraux, a permis d’accroître partiellement les ressources par le développement de :
 maraîchage ;
 riziculture ;
 cultures de décrue (tabac, maïs, niébé, autres) ;
 pisciculture.

Cependant, ces réalisations ne remplissent plus leur rôle initialement prévu. Elles ont subit des dégradations dues aux crues, au climat au comblement.

Les communes de Fatao et Tremblay-en-France ont décidé d’interpeller Essonne-Sahel, maitre d’ouvrage du programme PAPVD.

Une mission d’Essonne-Sahel, de l’Agence KARED (Agence du Kaarta pour l’action et la recherche-développement) et du bureau d’études BICED (Bureau d’ingénieurs conseils et d’expertise pour le développement) s’est rendue sur le site en janvier 2010. Des rencontres ont été organisées avec le conseil municipal, la chefferie villageoise, les femmes et les exploitants. La mission a conclu qu’il s’avérait indispensable de mener une étude approfondie afin de définir les travaux à réaliser.
Suite à cette mission, des rencontres entre Tremblay-en-France et Essonne-Sahel ont été organisées pour discuter du projet et de la méthodologie à adopter.
La commune de Tremblay-en-France a accepté de financer cette étude et a confié la mission technique à l’Association malienne de Solidarité et de Coopération Internationale pour le Développement (AMSCID), la mise en œuvre devant se faire en partenariat avec Essonne-Sahel. Une convention a ainsi été signée entre l’AMSCID et Essonne-Sahel. Le bureau d’études BICED a ensuite été mandaté pour réaliser cette étude. Une rencontre a été organisée, à Bamako, en décembre 2011, entre des représentants de la commune de Tremblay-en-France, de l’AMSCID, d’Essonne-Sahel et de BICED, à l’occasion de la signature du contrat. Les résultats de l’étude, menée en 2012, sont consignés dans le dossier d’avant-projet détaillé.
Par convention, Essonne-Sahel appuie la commune de Tremblay-en-France et ses partenaires au montage du projet.

Plusieurs rencontres ont été organisées en 2012 à Tremblay-en-France avec des ressortissants de Fatao et l'association Essonne-Sahel pour exposer les résultats de l’étude, et présenter le budget prévisionnel et les pistes éventuelles de financements.
Objectif du partenariat
Ce projet vise à améliorer les conditions de vie des populations de la commune urbaine de Fatao, en favorisant l’augmentation des ressources économiques et alimentaires.

- la remise en valeur des réalisations permette de :
o tendre vers l’autosuffisance alimentaire (15 hectares en culture de riz et en cultures de contre-saison, pisciculture) ;
o diversifier le bol alimentaire ;
o augmenter les ressources économiques par la vente sur le marché des produits non consommés au sein de la concession.

- la réhabilitation du micro-barrage permet de:
o retenir les eaux de surface durant le temps de la culture du riz ;
o favoriser la recharge de la nappe phréatique ;
o lutter contre la désertification.

- l’aménagement de protections anti-érosives permet de :
o lutter contre le comblement du bas-fond
o lutter contre l’érosion des sols
o favoriser la revégétalisation.
Description détaillée du partenariat
L’objectif de ce projet est d’améliorer les conditions de vie des populations de la commune urbaine de Fatao, en favorisant l’augmentation des ressources économiques et alimentaires.

Afin d’atteindre cet objectif, il est proposé de mener 3 actions dans le bassin versant de Fatao :
- la réhabilitation du micro-barrage ;
- l’aménagement de l’étang piscicole ;
- l’aménagement de protections antiérosives dans l’ensemble du bassin versant.

Ces réalisations physiques sont complétées par un appui à la gouvernance, avec l’organisation, la formation et l’accompagnement d’un comité de gestion et d’exploitation des terres agricoles du bas-fond ainsi que d’un comité de gestion de la pisciculture.

Des formations sont prévues pour les exploitantes et exploitants pour la mise en culture du bas-fond, ainsi que pour la pisciculture.

La réhabilitation du barrage permettra de :
- remettre en exploitation une surface agricole de 15 hectares ;
- recharger la nappe phréatique.
Pendant l’hivernage, les exploitants pratiqueront la riziculture. Différentes variétés seront cultivées, en fonction de l’emplacement des parcelles dans le bas-fond et de la hauteur d’immersion nécessaire au bon développement du riz. En saison sèche, les cultures de contre-saison, telles que le maïs de décrue, le tabac et le niébé (haricot), pourront être pratiquées dans le bas-fond.

L’aménagement de l’étang piscicole, alimenté depuis le bas-fond, permettra d’assurer la pisciculture du mois d’août au mois de novembre.

Les protections anti-érosives permettront de freiner les apports solides et ainsi de diminuer le comblement progressif du bas-fond, et d’en prolonger son efficacité.

- Réhabilitation du barrage de Fatao
Objectif de l’action : Améliorer l’exploitation de la zone agricole valorisée
Description sommaire : Le barrage, réalisé en 1998 et conçu pour résister à des pluies décennales, permet d’inonder une surface d’environ 15 hectares. L’ouvrage mesure 414 m de long, et enregistre une hauteur maximale de 2 m. Le déversoir, d’une longueur de 223 mètres, est équipé de 2 pertuis, comptant chacun 4 batardeaux métalliques, qui permettent de réguler la hauteur d’eau dans le bas-fond.

Suite à la réalisation du barrage, des difficultés ont été rencontrés et les objectifs atteints n’ont pas été suffisamment satisfaisants.

L’étude, réalisée en 2012, a permis dresser un état des lieux du barrage :
- Fuites d’eau au niveau du corps du déversoir ;
- Fuites d’eau sur les fondations du micro-barrage ;
- Fuites d’eau entre les batardeaux ;
- Dégradation du bassin de dissipation au droit des pertuis ;
- Absence de contrefort sur l’ensemble du déversoir ;
- Absence de bassin de dissipation sur l’ensemble du déversoir ;
- Erosion régressive après le déversoir ;
- Décrochement de la couche d’arase du déversoir ;
- Insuffisance de liant entre les agrégats ;
- Absence de contrefort, de bassin de dissipation et de barbacanes ;
- Absence d’enduit sur les parements des murs et la fondation ;
- Absence d’enduit sur certaine partie du mur écran et la fondation.

Ainsi, il est proposé de :
- stopper les fuites d’eaux constatées sur les murs d’étanchéités par application d’un enduit étanche sur des fuites du mur de barrage et la fondation ;
- vérifier le dimensionnement de la stabilité du déversoir ;
- reprendre partiellement le contrefort du déversoir et du bassin de dissipation ;
- fixer l’érosion régressive au droit de pertuis ;
- reprendre l’enrochement après le bassin de dissipation.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Commune urbaine de Fatao
Maître(s) d'ouvrage
Tremblay en France
Bénéficiaire(s)
La commune urbaine de Fatao est bénéficiaire de ce projet. D’après les résultats provisoires du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) 2009, elle compte environ 9 200 habitants.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune urbaine de Fatao Mali commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Commune urbaine de Fatao Dabo Mamadou mairiefatao@yahoo.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Tremblay en France commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Commune urbaine de Fatao


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 55875 0 2011
Tremblay en France 38400 0 2011
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 5825 2011
, Commune urbaine de Fatao 2300 2011




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


PIED DE PAGE

Tous droits réservés - Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 2013