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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Niamey"

Correspondant coopération décentralisée
Courriel :
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BONNEAU
Courriel : laurent.bonneau[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Programme concerté de coopération décentralisée entre des communes de Basse-Normandie et les 5 communes du canton de Kornaka au Niger (PCBN)
Année de première signature de la convention
2009
Thématique d'intervention
Politique, humanitaire et coopération transfrontalière
Sous-thématique d'intervention
Gouvernance locale et appui institutionnel
Sous-sous-thématique d'intervention
Appui institutionnel

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2009
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
31/12/2013
Contexte
Une volonté du Conseil Régional Basse-Normandie
Depuis 2004, le Conseil Régional de Basse-Normandie développe une politique de coopération décentralisée, dont l’objectif est d’ouvrir la Basse-Normandie sur le monde, en invitant les collectivités territoriales à s’interroger collectivement sur leurs pratiques, et à les mettre en résonance avec celles des territoires partenaires.
Dans le cadre plus spécifique de ce programme, la Région Basse Normandie souhaite faire émerger une véritable dynamique territoriale en Basse-Normandie, impulsée autour des actions de coopération décentralisée menées avec le territoire des 5 communes du Canton de Kornaka.
La Région Basse Normandie et les 4 communes bas-normandes associées, ont la volonté de s’engager dans une coopération axée sur des échanges mutuels, répondant aux attentes et aux problématiques de chacun des territoires.

Communes bas-normandes – Communes du canton de Kornaka : des contextes économiques et sociaux différents, mais des problématiques similaires
Les communes bas-normandes et les communes du canton de Kornaka, impliquées dans le programme, ont réalisé un diagnostic, permettant d’identifier les problématiques de leur territoire et de les mettre en résonance.

Précarité économique et sociale
En Basse Normandie les communes impliquées dans le programme sont de petites ou moyennes communes urbaines, à part Castillon en Auge qui est rurale. Colombelles et Ifs sont dans la banlieue de Caen et font partie de la communauté d'agglomération "Caen la mer". Ifs est, par sa population, la 6° commune du département du Calvados. Mézidon-Canon et Castillon en Auge sont dans la "communauté de communes de la Vallée d'Auge". Aucune de ces communes n'a de grands moyens financiers
La population active est confrontée à un fort taux de chômage. Les habitants sont de plus en plus nombreux, à vivre en situation d’extrême précarité. Les ménages en difficulté économique sont confrontés aux problèmes de l’accessibilité à des produits alimentaires de qualité.

Les élus bas-normands font le constat que, de cette situation, découle le repli sur soi, la perte du lien social, au sein des communes, au sein des familles, un manque de relations intergénérationnelles et la perte de la responsabilité et de l’organisation collective.
Si les communes bas-normandes comptent peu d’immigrés, les élus constatent toutefois des discriminations, des propos racistes et une intolérance grandissante vis-à-vis de la religion musulmane.
Dans le canton de Kornaka, à l’image du contexte rural en zone sahélienne, les indicateurs sociaux de développement des 5 communes montrent des difficultés à accéder à des infrastructures sociales de base : eau, santé, éducation et de faibles capacités de production.
Les communes vivent essentiellement des cultures et de l'élevage mais sont confrontées aux problèmes de sécurité alimentaire, liés aux faibles capacités de production et de conservation.
Les villages souffrent d’isolement, faute de moyens permettant d’ouvrir une fenêtre sur le monde.

Démocratie et gouvernance locale
Les communes bas-normandes sont confrontées au désengagement et au désintérêt des habitants, notamment des jeunes, pour le développement de leur cité. Le tissu associatif est développé, mais pas toujours très dynamique. Les élus s’inquiètent pour l’avenir des jeunes générations dans leurs communes. Ils s’interrogent également sur la « relève » qui pourra assurer l’animation du territoire et la gestion de la commune.

La décentralisation au Niger a eu lieu en 2004. Après quelques années d’exercice, les 5 communes du canton de Kornaka se sont formées et sont mieux à même de gérer le développement. L’intercommunalité est déjà en marche avec la création en 2006 de l’Association des Communes du Canton de Kornaka (ACCK). Toutefois, de nombreuses lacunes demeurent, les moyens font défaut et il est nécessaire de renforcer le travail entrepris.
Historique
Le Conseil Régional Basse-Normandie, a participé, de 2004 à 2006, au financement du programme d’appui au développement local du canton de Kornaka (PADL Kornaka), mené par Eau Vive au Niger, par l'intermédiaire de l'association Ifs Solidarité Sahel.
Ce programme a notamment permis de structurer les communes naissantes, d’élaborer des plans locaux de développement, et de réaliser des infrastructures de base. Il a encouragé la création de l’Association des Communes du Canton de Kornaka (ACCK), préfiguration de l’intercommunalité, qui a mis en place des projets comme la Mutuelle d’Epargne et de Crédit.
Le Conseil Régional Basse-Normandie a souhaité encourager l’évolution de cette coopération, dans le contexte de décentralisation au Niger, en mobilisant des collectivités territoriales bas-normandes afin de s’engager en coopération décentralisée avec les communes du canton de Kornaka, dans une logique de territoire à territoire.
L’année 2008 a marqué le lancement du programme, avec la création effective d’Eau Vive Basse Normandie, outil technique qui assure la maîtrise d’ouvrage déléguée de ce programme de coopération concertée et accompagne techniquement les collectivités bas-normandes vers un engagement en coopération décentralisée.
Cette première phase du programme a permis à 4 collectivités bas-normandes, 2 issues de la communauté d’agglomération « Caen la mer » et 2 de la « communauté de communes de la Vallée d’Auge » de se préparer à s’engager dans une coopération décentralisée avec des collectivités du canton de Kornaka.
L’année 2009 a vu la concrétisation de cet engagement par la signature de protocole de coopération entre 4 communes bas-normades et 4 communes du Canton de Kornaka. La mobilisation se poursuit en Basse-Normandie, pour encourager une 5ième commune à s’engager en coopération avec Mayara.
En 2009, les actions se sont essentiellement focalisées sur l’accompagnement des communes dans leur engagement en coopération décentralisée. Un travail de réflexion et de formation s’est engagé en Basse-Normandie et dans le canton de Kornaka, permettant de
- mieux appréhender le concept de coopération décentralisée
- de mieux cerner les enjeux de la coopération décentralisée
- s’interroger sur ses attentes, sur ses motivations
- définir les atouts et les difficultés de son territoire
- réfléchir sur la coopération de réciprocité et identifier des pratiques pouvant faire l’objet d’échanges mutuels

Une rencontre de concertation entre élus bas-normands et élus de Kornaka a permis de
- mieux connaître le contexte de chacun
- confronter ses attentes
- identifier les pistes de travail sur la réciprocité
- valider un programme commun, présenté dans ce document.

Ce travail collectif a favorisé la construction de bases solides de cette coopération concertée et de réciprocité.



Comité de pilotage Niger
Diagnostic territorial
octobre 2009

4.1.3.1.1 Contexte
Dans le cadre du programme de coopération Basse-Normandie/Canton de Kornaka initié par la Région Basse-Normandie, l’association Eau Vive Basse-Normandie accompagne les collectivités bas-normandes dans leur démarche de coopération décentralisée.
Une première cession de formation animée par le CIEDEL s’est tenue le 16 juin. Cette journée a permis de réaliser un premier travail méthodologique sur les attentes et les enjeux de la coopération décentralisée au Nord.
Afin de démarrer cette coopération entre les deux territoires dans les meilleures conditions possibles, plusieurs étapes de travail ont été définies :
S’interroger en interne sur la volonté de coopérer et travailler sur un document diagnostic qui permettrait de mettre en avant les atouts, attentes, difficultés
Mettre en commun ces diagnostics, au Nord et au Sud
Mettre en place des actions test ici et là-bas
Un document diagnostic sur les atouts, attentes des collectivités et les freins a donc été réalisé, afin de mettre en lumière les enjeux de la coopération identifiés au sein des communes de Basse-Normandie et de dégager des pistes d’activités communes pour les années 2010-2012 du programme de coopération avec le canton de Kornaka. Un travail similaire est en cours de réalisation au Niger, et les deux diagnostics serviront de base à la concertation avec les élus du canton Kornaka prévue le 7 novembre 2009.

4.1.3.1.2 Méthodologie :

Les collectivités de Basse-Normandie ont amorcé une concertation en interne, en constituant des groupes de travail, composés d’élus, de représentants d’associations, d’établissements publics. Ces groupes de travail se sont interrogés sur leurs attentes et leurs atouts dans le cadre de cette coopération avec la commune partenaire, en lien avec leurs problématiques territoriales.
Un travail de synthèse et de mise en commun a ensuite été réalisé par les membres du comité de pilotage Niger, avec l’appui d’Eau Vive Basse-Normandie, afin de faire apparaître les problématiques territoriales et les enjeux communs qui en découlent.
Ce diagnostic n’est pas exhaustif et mériterait certainement d’être approfondi. Il permet cependant de mieux comprendre en quoi la coopération décentralisée peut être un véritable apport pour les communes de Basse-Normandie, et d’imaginer quelques activités à mettre en place pour lancer cette coopération.
4.1.3.1.3 La coopération décentralisée, un outil politique de développement local

La coopération décentralisée est nouvellement perçue comme un véritable outil politique qui vise à développer et animer le territoire. Dans le cadre du programme de coopération Basse-Normandie/canton de Kornaka, l’ensemble des communes impliquées ont pour objectif de développer une politique de coopération décentralisée, en tant que compétence communale.
Cependant, de nombreux freins existent au sein des communes (élus ou habitants) qui ne voient pas l’intérêt pour la commune de s’engager à l’international, alors « qu’il y a tant de problèmes à régler chez nous ».
C’est pourquoi, la coopération devra permettre de travailler les problématiques identifiées dans le cadre de ce diagnostic, en impliquant la majeure partie du territoire (école, association, habitants, élus, artisans, entreprises…).
En travaillant de la sorte, l’objectif est dans le même temps, de montrer le dynamisme de la coopération, d’animer le territoire, de susciter l’adhésion de la commune.
En Basse-Normandie, l’initiative de ce programme met en évidence la volonté de s’engager autrement dans une politique de coopération décentralisée, en mettant l’accent sur la réciprocité et la concertation, et ainsi dépasser de la part du Nord l’unique apport en équipement, qui reste cependant nécessaire au Sud. Au sein de ce programme, on constate que les membres du comité de pilotage souhaitent échanger dans l’équité, le respect et le bénéfice mutuel, en réinterrogeant leurs modèles économiques, leurs rapports sociaux et leurs pratiques démocratiques.

4.1.3.1.4
4.1.3.1.5
4.1.3.1.6
4.1.3.1.7
4.1.3.1.8 Les objectifs généraux de la coopération identifiés par le comité de pilotage
o La coopération est un moyen d’animer le territoire des communes, en impliquant leurs associations, leurs écoles, leurs habitants, leurs élus ;
o La coopération est un moyen de créer du lien entre les communes impliquées dans le programme (regroupées au sein de deux intercommunalités différentes) et de mutualiser les compétences ;
o Il s’agit bien d’une coopération de réciprocité : la coopération devient un outil politique pour interroger les problématiques identifiées sur leur territoire, et les pratiques locales, tout en tentant d’apporter des réponses aux attentes de leurs partenaires.
Les élus bas-normands sont conscients du fait que les contextes économiques et sociaux sont différents entre les deux territoires, et qu’ils ont peut être également une vision idéalisée de l’organisation sociale en Afrique. C’est pourquoi ils n’espèrent pas recevoir de solutions clefs en mains dans le cadre de cette coopération, mais engager des réflexions communes et échanger avec leurs partenaires sur leurs problématiques de territoires.
4.1.3.1.9 Les problématiques et attentes identifiées par le comité de pilotage:

4.1.3.1.9.1 Pauvreté et précarité économique et sociale
4.1.3.1.9.1.1 Problématiques :
Les communes sont confrontées à une population qui connaît un fort taux de chômage, et des habitants en situation de pauvreté et précarité extrême (économique et sociale). De cette situation découle:
-Une perte du sens de l’organisation collective pour résoudre les problèmes,
-Une perte de lien social au sein des communes et des familles ;
-Un manque de relations intergénérationnelles;
- Une augmentation des problèmes de drogue et d’alcool chez les jeunes ;
- Des problèmes d’insertion des jeunes dans le milieu professionnel
De plus, les ménages en difficulté économique sont confrontés aux problèmes de l’accessibilité à des produits alimentaires de qualité. Cela génère des effets négatifs sur la santé des plus démunis. On constate donc une augmentation du risque sanitaire lié à des problèmes de sécurité alimentaire par un manque d’accès aux produits alimentaires de qualité.
4.1.3.1.9.1.2
4.1.3.1.9.1.3
4.1.3.1.9.1.4 Attente :
A partir de ce constat, les communes bas-normandes souhaitent s’inspirer des pratiques et de l’organisation sociale au niveau du canton de Kornaka (économie solidaire, rôle des personnes âgées dans la société…), afin de mobiliser leurs habitants et leur présenter de nouveaux modes d’organisation sociale.
4.1.3.1.9.1.5 Proposition d’actions concrètes :
- Echanges de pratiques et d’expériences en fonction des atouts du territoire de Kornaka (séminaires, rencontres entre acteurs…)
- Appui à la mise en œuvre d’une expérience (économie solidaire, associations de femmes et de jeunes…)
- Activité qui faciliterait l’implication des ados et des préados dans ce programme
4.1.3.1.9.2 Démocratie et gouvernance locale
4.1.3.1.9.2.1 Problématique :
- Formes de désintérêt des habitants pour le développement de leur cité ;
- Faible participation des jeunes à la vie locale ;
- Manque de dynamise du tissu associatif ;
- Diminution de la notion de citoyenneté et de responsabilité civique.
Les communes sont inquiètes tout d’abord pour le développement humain et futur des jeunes générations, mais aussi pour la relève dans le cadre de la gestion de la cité et de l’animation du territoire.
4.1.3.1.9.2.2 Attente :
A partir de ce constat, les communes souhaitent s’inspirer des pratiques démocratiques existantes et de gouvernance locale, qui existent au niveau du canton de Kornaka.
- S’inspirer des pratiques de démocratie participative
- Dynamiser le tissu associatif
Propositions d’actions concrètes :
- Echanges de pratiques entre élus en fonction des atouts du territoire de Kornaka sur (plans de développement local…)
- Mise en relation des habitants/ Implication des habitants dans les projets liés à la coopération décentralisée (s’inspirer des journées intercommunales (JICO) mises en place à Kornaka)
- Echange de pratiques sur la place des femmes dans les prises de décision et l’investissement des femmes dans la vie de la commune


4.1.3.1.9.3 Sécurité alimentaire et environnement
Problématique :
Les communes sont confrontées à des problèmes de sécurité alimentaire et de souveraineté alimentaire pour leur population, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.
- Risques environnementaux et sanitaires, liés aux modes de production intensifs ;
- Perte d’accessibilité aux produits alimentaires de qualité pour les ménages à faible revenu.
Attente :
En lien avec ce constat, les communes souhaitent s’appuyer sur cette coopération avec Kornaka, située en zone rurale, pour :
- Impulser des changements dans les modes de consommation et d’alimentation de la population ;
- Engager une réflexion sur la question de la sécurité alimentaire et sur les risques environnementaux et sociaux ;
- Ouvrir un débat sur l’interrelation entre le Nord et le Sud sur les questions agricoles et alimentaires, et sur l’impact des pratiques agricoles du Nord sur le Sud ;
- S’inspirer des techniques agricoles et maraîchères utilisées au Sud et notamment découvrir des méthodes d’optimisation des ressources naturelles.
Proposition d’actions concrètes :
- Echanges de pratiques et savoir sur les modes de consommation et d’alimentation ;
- Les échanges de pratiques peuvent également être envisagés entre les agriculteurs et éleveurs des deux territoires sachant que des problèmes similaires liés à une gestion irrationnelle des ressources naturelles existent au Sud.
4.1.3.1.9.4 Racisme et discrimination
Problématique :
- Montée du racisme et des discriminations (envers les personnes handicapées, les femmes, les personnes âgées), notamment chez les jeunes ;
- Montée de l’intolérance et des préjugés vis-à-vis de la religion musulmane.
La question de la gestion des gens du voyage n’a pas été évoquée lors de cette réunion, mais il en avait été question lors de la formation du 16 juin.
Attente :
- Découvrir d’autres systèmes de valeur
- S’ouvrir sur le monde, via la mise en place d’activités culturelles et éducatives


- Porter un autre regard sur les minorités et les exclus
Proposition d’actions concrètes :
- Activité culturelle, éducatives et pédagogiques ;
- Mise en place de projets entre les acteurs locaux (écoles, associations …) ;
- Rapprochement avec les associations culturelles musulmanes quand celles-ci existent.
4.1.3.1.9.5 Urbanisme
Problématique :
Certaines communes bas-normandes sont en pleine construction d'habitats nouveaux et donc de création de nouveaux quartiers. Les questions suivantes se posent :
- Comment réussir la ville d'aujourd'hui? ;
- Comment créer des liens entre ces quartiers et une unité de commune.
Attente :
En lien avec ce constat, les communes souhaitent s’appuyer sur cette coopération avec les communes de Kornaka pour :
- Connaître les pratiques des communes rurales de Kornaka pour intégrer tous les villages à la vie de la commune

Proposition d’actions concrètes :
Echanges de pratiques et savoir sur les actions mises en place pour créer une unité entre les villages

4.1.3.1.9.6 Les attentes du Comité de Pilotage Niger
Ce diagnostic met en évidence que les enjeux de territoire identifiés touchent à des domaines qui sont au centre des préoccupations du secteur de l’économie sociale et solidaire (Réduction des inégalités et des exclusions, gouvernance participative, réduction des exclusions, respect de l’environnement, création de lien social et d’emploi). Il nous permet de faire émerger trois attentes particulières du Comité de Pilotage Niger
-Les échanges de savoir faire et de pratiques (dans les domaines de la démocratie et gouvernance locale, pauvreté et précarité économique, urbanisme, sécurité alimentaire et environnement)
-L’ouverture sur le monde, l’éducation au développement
-L’animation du territoire



4.1.3.1.10 Les atouts du comité de pilotage Niger
En avril 2009, les élus du canton de Kornaka ont identifié, à partir de leurs plans de développement locaux, les axes intercommunaux de développement susceptibles d’être intégrés dans la coopération avec la Région Basse-Normandie :
o Appui institutionnel, développement local et intercommunalité (appui à la gestion communale, renforcement de l’intercommunalité…)
o Renforcement des services sociaux de base (eau et assainissement)
o Développement économique (micro-crédit et insertion professionnelle des jeunes)
A partir de ces différents axes, le Comité de Pilotage Niger pense pouvoir faire valoir des atouts en matière:
o D’appui institutionnel :
Echanges de pratiques et de savoir faire, dans les domaines qui concernent les compétences communales (Echanges entre homologues élus ou agents) ;
o D’échanges de pratiques et de savoir faire :
Mise en relation des acteurs des deux territoires dans les domaines identifiés (agriculture, sport, mutuelles de santé, éducation…)
o D’appui aux initiatives locales (investissement)
Capacité de mobilisation de cofinancements extérieurs (Ministère des Affaires Etrangères, Agence de l’Eau Seine Normandie, Union Européenne…).
4.1.3.1.11 Les propositions d’activités identifiées :
4.1.3.1.11.1 Pistes d’activités entre les deux territoires :
Les échanges de savoir faire et de pratiques:
4.1.3.1.11.1.1 A partir des thématiques identifiées par le comité de pilotage Niger et les élus de l’ACCK il est possible d’imaginer l’organisation de plusieurs rencontres entre les acteurs des deux territoires (élus et société civile). Ces échanges seraient étendus sur les trois années du programme.
Elles pourraient être organisées dans le cadre de journées intercommunales de la coopération, en s’inspirant des JICO mises en place au niveau du canton de Kornaka et en lien avec l’ARDES (Association Régionale pour le Développement de l’Economie Solidaire)
Exemples de thématiques :


o Economie solidaire et mutuelle de santé
o Le lien intergénérationnel
o Le rôle de la femme dans le développement
o La démocratie participative au niveau de l’ACCK et l’élaboration des plan de développement locaux
o Les pratiques agricoles et alimentaires au Nord et au Sud, le développement des circuits courts agriculteurs consommateurs/ épicerie pour proposer des aliments de qualité aux populations à faible revenu
o Les plans de développement urbains
Appui institutionnel:
En fonction des axes de travail identifiés par les deux territoires, possibilités de mettre en place des échanges entre homologues élus ou agents, en lien avec la gestion communale et intercommunale.
Animation du territoire
o Communication entre les habitants des deux territoires, via l’outil radio intercommunale/ journal/web
En résonnance avec la radio intercommunale de l’ACCK, création d’un outil de communication intercommunal en Basse-Normandie, qui serait animé par les habitants du territoire.
Les objectifs de cette action seraient de donner de la visibilité à la coopération, d’impliquer les jeunes du territoire et de communiquer avec le partenaire du Sud.
o Mise en relation des écoles des deux territoires
Ouverture sur le monde

Exposition photo « Regards croisés »
6.2 Pistes d’activités en Basse-Normandie
Ouverture sur le monde et, éducation au développement
o Découverte de la culture africaine via la mise en place d’activités ludiques, pédagogiques, éducatives, sportives et ou culturelles (le jeu, la cuisine, la musique, le théâtre, le sport…), découverte de la religion musulmane
o Mise en place d’un projet culturel intercommunal entre les communes du Comité de Pilotage Niger
Animation du territoire
o Organisation d’une journée intercommunale de la coopération avec Kornaka
En s’inspirant de ce qui se fait au niveau du canton de Kornaka, mise en place d’une journée intercommunale de la coopération avec Kornaka. Ce temps pourrait permettre d’échanger sur certaines thématiques identifiées par le comité de pilotage niger (cf plus haut)




Actions de formations à la coopération décentralisée

A partir du diagnostic des besoins de formation réalisé par Eau Vive Basse-Normandie, la mise en place d’un programme de formation à la coopération décentralisée sur les 3 années du programme pourra être envisagée.
6.3 Pistes d’activités au niveau de l’ACCK
Les pistes d’activités au niveau de l’ACCK seront présentées lors de la rencontre avec les élus de l’ACCK. Cependant, à partir de leurs attentes et des atouts du comité de pilotage Niger, il est possible d’imaginer certaines pistes d’activités telles que :
L’appui à l’intercommunalité (appui institutionnel, échanges de pratiques et de savoir faire)
L’accès aux services sociaux de base (appui institutionnel et cofinancements extérieurs)
Les actions de formations à la coopération décentralisée
7. Conclusion

A partir du diagnostic territorial établi par le comité de pilotage Niger, une rencontre entre élus des deux territoires va être organisée.
La rencontre des deux diagnostics territoriaux va permettre d’identifier des pistes d’activités concrètes à mettre en place lors de la première année de coopération entre les deux territoires, ainsi que sur les deux années suivantes.
Ces activités devront permettre d’atteindre les objectifs de base identifiés par le comité de pilotage Niger, à savoir :
o Animer son territoire en impliquant les associations, habitants, écoles de la commune ;
o Développer les relations et les projets intercommunaux, entre les différentes communes impliquées dans le projet ;
o Mettre en place une coopération de réciprocité, dans laquelle les deux territoires sont acteurs des projets et sont à la recherche de solutions collectives
Objectif du partenariat
Ce projet vise à promouvoir l’ouverture sur le monde, et le renforcement de la gouvernance locale des deux territoires. L’outil au service de ce programme est la mise en relation des deux territoires par les coopérations décentralisées de 10 communes, ce qui permet un échange d’expériences et de bonnes pratiques, tout en associant la société civile étroitement au projet, dans une perspective de développement durable.
Ce projet envisage la coopération sous un angle novateur et souhaite encourager une évolution des pratiques de la coopération décentralisée vers des échanges plus équilibrés entre le Nord et le Sud.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2010
Ce programme innovant, est le fruit d’un diagnostic partagé des deux territoires sur leurs atouts et leurs faiblesses. Au terme d’une année préparatoire, des axes communs de coopération ont été dégagés.
Au service du renforcement de la gouvernance locale et du développement économique, le programme concerté met en avant les dynamiques territoriales, favorisant les synergies sur et entre les territoires de 5 communes bas-normandes et des 5 communes du canton de Kornaka, regroupées au sein de l’ACCK.
Il répond ainsi à des problématiques auxquelles sont confrontés les 2 territoires :
- Précarité économique et sociale, à la fois en Basse-Normandie et dans le canton de Kornaka
- Désintérêt des bas-normands pour la gestion et le développement de leurs communes
- Manque de compétences et de moyens pour renforcer les institutions communales du canton de Kornaka
- Problèmes d’accès à des infrastructures de base dans le canton de Kornaka
- Des communes bas-normandes et du canton de Kornaka, peu ouvertes sur le monde…

Les élus bas-normands et du canton de Kornaka ont identifié des axes d’intervention communs et d’échanges mutuels. Ce projet, validé par les élus, a, à la fois, un rayonnement en région Basse-Normandie et dans le canton de Kornaka au Niger et s’articule autour des axes suivants :
Renforcement institutionnel :
. Formation des élus et des agents communaux en Basse-Normandie et au Niger
. Appui à l’exercice de l’intercommunalité et à la mise en place de services intercommunaux
. Echanges d’expériences sur la démocratie participative et la gouvernance locale
. Concertation

Développement local :
. Développement économique
. Renforcement des capacités des acteurs de développement

Animation des territoires :
. Mobilisation et fédération d’un ensemble d’acteurs sur les 2 territoires
. Ouverture sur le monde, connaissance de l’autre, éducation au développement
. Création d’outils de communication et d’animation des territoires
. Echanges de savoir-faire

- renforcer les institutions locales et le développement local
Objectif de l’action : Promouvoir la bonne gouvernance locale par le biais :
- du renforcement institutionnel et du développement local

Description sommaire : ■ Axe 1 : renforcer les institutions locales et le développement local
Volet 1 : Renforcer les capacités des élus, agents communaux et structures de gestion communales, et mise en place de cadres de concertation, en Basse-Normandie et dans le canton de Kornaka.
Volet 2 : Mise en place d’un service intercommunal de l’eau et de l’assainissement au sein de l’ACCK
Volet 3 : Appui au développement économique et renforcement des capacités des acteurs du développement en Basse-Normandie et dans le canton de Kornaka
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Kornaka
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional de Basse Normandie
Bénéficiaire(s)
Les communes bas-normandes directement engagées en coopération décentralisée et celles qui sont partenaires du programme. Plus largement, ce programme rayonne sur l’ensemble des territoires bas-normand et du canton de Kornaka.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Kornaka Niger commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Kornaka Janjouna Moustapha mjanjouna@yahoo.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional de Normandie commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat en France
Castillon en Auge
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Adjékoria
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional de Basse Normandie



Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 88900 0 2009
Conseil régional de Normandie 304501 0 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 45000 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 45000 2010
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 45000 2011
Castillon en Auge, Adjékoria 48770 2009




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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