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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Brazzaville"

Correspondant coopération décentralisée
Marie VEILLON
Courriel : marie.veillon[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Michel PRE
Courriel : michel.pre[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Pointe-Noire Numérique : P2N
Année de première signature de la convention
2010
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Technologies de l'information et de la communication
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2010
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
La sous-région, le Congo au sein de la CEEAC : une politique TIC embryonnaire
Le Congo Brazzaville fait partie de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), créé le 18 octobre 1983, avec 8 autres Etats qui sont l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Centrafrique, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Sao Tomé et Principe et le Tchad (le Rwanda a quitté cette organisation en 2007). Cette communauté a été fondée pour « pacifier l’Afrique Centrale et baliser le chemin de l’intégration régionale ». La politique spécifique de la CEEAC dans le domaine du numérique s’inscrit dans celle du PARAES (Plan d’Action Africain pour l’économie du savoir) dirigé par l’UNECA. Cette politique reste pour l’instant purement déclarative.


La république du Congo n’a pas encore tissé sa toile
Le Congo se localise entre l’Angola et le Gabon (Afrique centrale). Ce pays a une superficie de 342 000 km² et présente une façade littorale de 169 km. Ce territoire se compose d’une plaine côtière, de bassins (au nord et au sud) et d’un plateau central. C’est un pays riche en ressources naturelles (pétrole, bois, potasse, plomb, zinc, uranium, cuivre, phosphates, gaz naturel et de l’énergie hydroélectrique). On estime la population du Congo à 2 958 448 habitants (estimation faite en juillet 2002). Pratiquement 70% de la population se concentre dans les villes de Brazzaville, Pointe Noire et le long du chemin de fer entre les deux villes.


Les TIC sont perçues bien souvent comme des leviers de développement territorial mais restent pour le moment des outils peu présents au Congo. Les chiffres issus du rapport des Nations unies « e government 2008 Department of Economic and Social Affairs Division for Public Administration and Development Management » montrent combien la situation du Congo est lacunaire dans le domaine du numérique. La comparaison avec le Sénégal (justifié par l’expérience cerenum) et le point de repère français donnent un aperçu de l’écart qui sépare aujourd’hui les trois pays. Plusieurs problèmes apparaissent : faible fourniture de services aux citoyens, (web measure index), faible niveau de l’infrastructure et des équipements (Infrastructure index), mais un capital humain (Human capital index) qui présente toutefois plus d’atouts que le Sénégal. Ceci confirme par les chiffres un sentiment que nous avons eu sur le terrain avec un niveau de maitrise de la langue par exemple supérieur à ce que nous avons pu connaitre au Sénégal.

Quelques frémissements sont perfectibles au niveau national.
- Le Ministère des Postes, Télécommunications et des Nouvelles Technologies du Congo a organisé la première édition du Forum E-Gouvernement, qui s’est tenue du 19 au 23 janvier 2010 à Brazzaville, sur le thème « La modernisation de l’Etat passe par la gouvernance électronique », dans le but de renforcer les échanges entre les acteurs publics et privés. Pour le Congo, il s’agira en 2010 de sensibiliser les acteurs du secteur et de mettre en place un « Comité National de la Transition vers le Numérique ».
- Le Congo est fortement engagé dans l’installation de la fibre optique dans le cadre du projet du câble sous marin WAFS, qui sera connecté au câble SAT3, et dont l’activation pourrait être effective en juin 2011. Le Congo sera ainsi connecté au niveau de Pointe Noire, et la création d’une fibre optique terrestre devrait le relier à Brazzaville.
- Récemment, la société civile s’est organisée sous la bannière PRATIC (Association pour la Promotion, la Réflexion et l’Analyse sur les Technologies de l’Information et de la Communication) Créée en 2008 en France par les congolais de la diaspora, ses actions sont orientées vers la promotion, l’utilisation et la démocratisation des TIC pour le développement de la République du Congo. L’association a récemment annoncé à Brazzaville l’organisation de Journées de Réflexion sur les TIC (JORETIC). Sept thématiques sont ciblées (Fourniture de services, Amélioration des infrastructures, coûts des TIC, Education et formation, Contenus locaux, Cadre juridique et institutionnel, Santé publique et environnement)


La ville de Pointe-Noire : un fort potentiel de développement numérique
Pointe Noire a une superficie de 35 000 hectares et compte environ 1 000 000 d’habitants (poumon économique du pays ,deuxième ville du Congo située à 150 km de Brazzaville). Elle se trouve dans la région du Kouilou, site marécageux, fait de rivières et de lagunes. Le Kikongo est la langue la plus parlée suivie du français, langue officielle. Roland Bouiti-Viaudo en est le maire depuis février 2003.

La ville est divisée en quatre arrondissements: Lumumba, Mvoumvou, Tié Tié et Loandjili (subdivisés en 83 quartiers). La ville se partage en deux zones urbaines aux fonctions différentes. Au sud-ouest, le centre ville, à l’est les quartiers populaires. Ses atouts économiques sont nombreux
(Pétrole, CFCO, aéroport international d’Agostino Neto, ville transit entre le Congo et les autres pays de la sous région) mais entraine de vrais problèmes urbains (urbanisation spontanée issue de l’exode rural, gestion du foncier urbain). Du point de vue numérique, la ville peut s’appuyer sur un marché informatique dynamique (avec notamment les entreprises YATTOO, OFIS-SECURITY), sur une forte présence de médias locaux (notamment Télé Pointe-Noire), sur des fournisseurs de services de téléphonie mobile (TELCO, CYRUS, SOTELCO, MTN…) et d’accès à Internet nombreux et de qualité, sans oublier la dynamique associative (COMETE INTERNATIONAL et AZUR Développement). Toutefois, deux problèmes majeurs subsistent : une couverture infrastructurelle défaillante (l’accès internet passe par le VSAT) et une absence de politique locale spécifique dans le numérique malgré une prise de conscience de cette lacune.
Historique
L’émergence du projet Pointe-Noire-Numérique (P2N)
Fortes de l’expérience CERENUM, la Ville du Havre et son Université ont été sollicitées par Pointe-Noire pour une meilleure prise en compte des TIC dans le fonctionnement urbain. Depuis 25 ans (depuis le 15 mars 1984), des relations privilégiées existent entre les deux communes. Cette coopération a jusqu’ici débouché sur des actions sectorielles sans passerelles entre elles:

• La santé (envoi de matériel médical, réhabilitation d’un centre d’hygiène scolaire) ;
• La formation (formation d’agents pour le renforcement institutionnel, envoi de matériel pédagogique) ;
• L’équipement (envoi de matériel mobilier et informatique).

2010 apparaît comme une année charnière. La coopération doit résolument s’orienter vers des démarches plus soutenues et surtout plus cohérentes entres elles. Ainsi, forte de sa récente expérience avec Saint-Louis du Sénégal, la ville du Havre et son Université a proposé de mobiliser les TIC pour en faire un levier de développement. Plusieurs échanges récents entre les partenaires, dont une mission d’un mois de trois agents de la ville pontenégrine (en 2009) et surtout une mission de 8 jours à Pointe-Noire réunissant Luis Garcia pour la Ville du Havre et Philippe Vidal pour le compte de l’université ont permis de préparer le terrain (pré-diagnostic) de ce nouveau projet baptisé P2N : Pointe Noire Numérique.

Objectif du partenariat
L'objectif est d'améliorer la gouvernance urbaine de Pointe-Noire
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2010
Pointe Noire Numérique répond à un objectif global de meilleure gouvernance urbaine, considérant que le numérique peut solutionner des questions vives dans la cité pontenégrine. Quatre objectifs ont été définis :

1- Améliorer la performance des services municipaux
• Mise en réseau des services autour d’un futur portail agent (déjà développé à la Ville du Havre)
2- Contribuer à améliorer la connectivité du territoire pontenégrin
• Oeuvrer pour que Pointe-Noire puisse être connectée à la fibre optique (SAT3) et mise en place de points d'accès à Internet dans les quartiers populaires de la ville
3- Optimiser les recettes fiscales
• Interconnecter des services générateurs des recettes au serveur des finances (avec l’appui du système RFID)
4- Développer un web public territorial
• Développer la e-administration et améliorer la fourniture de services de proximité (e-services)

Ces quatre objectifs sont portés par un service « gouvernance numérique » créé à Pointe-Noire.

- Modernisation des services municipaux
Objectif de l’action :
- Détermination du niveau d’équipement informatique et de compétence des services
- conception de la plate-forme (portail agent)
- formation de référents TIC
- achat d’onduleurs
- sécurisation des lieux et équipements publics
- création d’un intranet communal (liaison réservée et sécurisée)

Description sommaire : Améliorer la performance des services municipaux par l’informatique en ligne. La mise en réseau des services autour d’un futur portail agent est une dimension centrale du projet. Après une phase de diagnostic, une mairie d’arrondissement sera choisie pour sa mise en test, puis la démarche sera généralisée à l’ensemble des services. Cette action se couple en particulier avec celle relative à la connectivité du territoire ponténégrin.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Pointe-Noire
Maître(s) d'ouvrage
Le Havre
Bénéficiaire(s)
Bénéficiaires directs : Ville de Pointe-Noire et ses Services, ARD de Saint-Louis du SénégalBénéficiaires indirects : secteur privé de Pointe-Noire dans le domaine du numérique, tourisme, usagers, etc.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Pointe Noire Congo, Rép. Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Pointe Noire Bemba-Bantsimba Germain gerbemba@yahoo.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Le Havre Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Université du Havre
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Ard de saint-louis du Sénégal


Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 451000 0 2010
Le Havre 259000 0 2010
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 30666 2010
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 30666 2011
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 30668 2012
Université du Havre, Ard de saint-louis du Sénégal 40000 2010




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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