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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Bamako"

Correspondant coopération décentralisée
Sherazade BENALLA
Courriel : sherazade.benalla[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Françoise GIANVITI
Courriel : francoise.gianviti[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Projet de renforcement des compétences de la commune de Dianguirdé et de ses organisations villageoises
Année de première signature de la convention
2005
Thématique d'intervention
Politique, humanitaire et coopération transfrontalière
Sous-thématique d'intervention
Gouvernance locale et appui institutionnel
Sous-sous-thématique d'intervention
Gouvernance et démocratie locales

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2005
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
La commune rural de Dianguirdé se situe dans la région de Kayes et dans le cercle de Diéma au nord ouest du Mali, la commune rurale de Dianguirdé regroupe 14 villages très éloignés les uns des autres et une population s’élevant à environ 12 000 habitants.
Dans le cadre de la décentralisation, la commune a été retenue comme l’échelon pertinent pour rendre un meilleur service public et donc une meilleure qualité de vie pour la population : accès à l’eau, à la santé, et à l’emploi. Dix ans après la mise en place de la décentralisation, force est de constater que la commune peine à exercer ses compétences, notamment du fait d’un manque criant de moyens financiers et humains.

La commune reste maître d’ouvrage mais délègue certains service à des organisations communautaires, notamment dans les domaines de l’eau, de la santé, et du développement économique. Dans ce contexte, renforcer les compétences de la commune passe obligatoirement par le renforcement des organes villageois (comité de gestion de l’eau, association de santé communautaire, association de femmes maraîchères)

La commune a élu, en 2009, son 3ème conseil communal. Une année après sa prise de fonction, l’exécutif est en train de finaliser le nouveau PDESC (Plan de Développement Economique, Social et Culturel), véritable instrument de planification du développement communal.
Le plan de développement de la commune est l’outil de base de la coopération décentralisée entre Ivry et Dianguirdé et pour tous les partenaires au développement. Ce programme s’inscrit donc dans le cadre de ce PDESC sur la période 20010-2014.
Historique
Les liens entre Ivry et Dianguirdé ont été tissés il y a 20 ans. En 1990, Le comité de jumelage d’Ivry, conscient de l’importance de la population d’origine malienne dans la ville, a tissé des liens avec quatre villages dont les ressortissants vivent à Ivry.
Ces quatre villages ont intégré la commune rurale de Dianguirdé en 1999 dans le cadre de la décentralisation. Un long travail de partenariat a été engagé avec les migrants pour mener des projets communs et passer d’une logique d’appui villageois à l’échelle communale.
Après plusieurs années d’échanges associatifs, la ville d’Ivry-sur-Seine a signé en 2005 le protocole d'accord avec Dianguirdé, officialisation la coopération décentralisée entre les deux collectivités.
Deux ans plus tard, en 2007, un programme pluriannuel de coopération (2007-2009) est signé par les 5 partenaires (la Ville d’Ivry, le Comité de jumelage et l’Association pour le développement de la commune de Dianguirdé, la Commune rurale de Dianguirdé et l’AMSCID).

Ce premier programme comprenant 6 volets dont l’eau, la santé et les activités génératrices de revenues pour les femmes, a notamment permis :
- la réalisation de 10 forages, la réhabilitation de 6 anciens forages et la formation des comités de gestion
- une sensibilisation à l’hygiène des mains via des stages d’élèves infirmiers
- l’identification des associations de femmes souhaitant faire du maraîchage et l’appui à constitution des associations (financement des timbres fiscaux nécessaires aux jugements supplétifs…)
- des échanges de jeunes et des actions d’éducation au développement

En janvier 2010, une délégation ivyrenne (composée d’élus, d’administratifs et de membres du comité de jumelage et de l’association pour le développement de Dianguirdé) s’est rendue à Dianguirdé. Cette mission a permis de faire un bilan du programme triennal, un état des lieux général des actions, et a permis de dégager les perspectives du nouveau programme.
Une délégation malienne sera invitée à Ivry en juin 2010 à l’occasion de la fête de la ville. Cette rencontre permettra d’officialiser le lancement du programme de coopération 2010-2012 et de fêter le 50ème anniversaire de l’indépendance du Mali.
Objectif du partenariat
Le projet s’inscrit dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) pour la lutte contre la pauvreté. Plus spécifiquement, il vise le renforcement des compétences et la bonne gouvernance de la commune rurale de Dianguirdé dans les domaines de l’eau, de la santé et de l’agriculture, en vue d’améliorer des conditions de vie des villageois.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2010
Ivry-sur-seine est engagée dans une coopération décentralisée avec la commune de Dianguirdé depuis 2005. De 2007 à 2009, les deux collectivités et leurs partenaires (le comité de jumelage, l’association pour le développement de Dianguirdé et l’ONG malienne AMSCID-Association malienne de solidarité et de coopération internationale pour le développement) ont développé un programme de coopération comprenant six volets dont l’eau, la santé et les activités génératrices de revenus pour les femmes. Au terme de ce programme, il est proposé de poursuivre le travail engagé pour la période 2010-2012 en maintenant les grands axes qui avaient alors été retenus. Cette planification triennale coïncide avec la période des actions présentées dans le cadre de l’appel à projet du Ministère des affaires étrangères et européennes.

Le projet présenté ici vise le renforcement des compétences de la commune de Dianguirdé dans sa maîtrise d’ouvrage, afin que ses élus et ses habitants, s’approprient les enjeux du développement local, pour une meilleure qualité de vie et une réduction de la pauvreté.

Il comporte donc trois actions rentrant dans le cadre des partenariats thématiques et géographiques de l’appel à projets :
Action I- Renforcement du service public de l’eau (eau et assainissement)
Action II- Soutien à la bonne gouvernance locale en matière de santé (bonne gouvernance)
Action III- Appui aux organisations de femmes maraîchères (agriculture et alimentation)

Pour chacune de ces actions, le projet prévoit un renforcement des organisations villageoises (comités de gestion de l’eau, associations de santé communautaire et organisations de femmes maraîchères), des actions de sensibilisation ainsi qu’un appui matériel pour l’équipement hydraulique et électrique des infrastructures communales.

Chaque action se base sur la planification communale, en fonction des directives nationales sectorielles. Les services techniques déconcentrés sont sollicités, ainsi que des bureaux d’études ou ONG locales reconnues. L’AMSCID joue le rôle d’accompagnateur (aide à maîtrise d’ouvrage) et de suivi. A Ivry, le comité de jumelage et l’association des ressortissants permettent l’implication de la société civile (des bénévoles dont une équipe d’infirmiers, et des migrants originaires de Dianguirdé) ainsi qu’un apport financier conséquent.

Le MAEE est essentiellement sollicité pour le financement de formations visant le renfoncement des capacités de la commune et de ses organes de gestion déléguée. La ville d’Ivry s’engage à financer l’appui matériel ne rentrant pas dans les critères de l’appel à projet (forages, aménagement des espaces maraîchers, équipement des centres de santé).
Le projet participe à une logique de mutualisation, avec le pS-Eau et la Région Ile de France dont l’apport est valorisé. L’Agence de l’Eau et la Fondation Adoma sont également sollicités pour mener à bien les actions de forage (pompes et puits maraîchers).La ville d’Ivry-sur-Seine ayant transférer ses compétences en matière de gestion du service de l’eau au SEDIF (Syndicats des eaux d’Ile de France), elle ne dispose pas de budget propre lui permettant d’activer le dispositif offert par la loi Oudin.

- Renforcement du service public de l’eau
Objectif de l’action : Organisation et gestion du service public de l’eau pour un meilleur accès à l’eau potable dans la commune de Dianguirdé.
Description sommaire : Au Mali, 50 % de la population n’a pas accès à l’eau potable. Dans le cadre de la décentralisation, l’organisation du service public de l’eau potable est une fonction essentielle de la maîtrise d’ouvrage de la commune. Celle-ci choisit généralement de déléguer ce service aux exploitants/usagers. Les autorités maliennes préconisent en effet les comités villageois, comme mode de gestion adéquate pour un suivi permanent et régulier du fonctionnement des ouvrages et équipements hydrauliques.
A Dianguirdé, la pluviométrie se situe entre 250 et 800 millimètres par an et le nombre de ses forages ne suffit pas à couvrir les besoins des villageois. La stratégie nationale considère qu’au moins une pompe est nécessaire pour 400 habitants. Sur les 14 villages de la commune, on compte 29 forages (soit un peu moins que le ratio recommandé par l’Etat). Certains villages possèdent de 3 à 7 forages, dont certains sont endommagés. D’autres villages ne disposent que d’une seule pompe vétuste. En effet, au Mali, en moyenne une pompe à eau sur trois est défectueuse du fait de sa vétusté.

L’investissement en infrastructures hydrauliques est donc un besoin récurrent. C’est dans ce sens que Ivry-sur-Seine a contribué à la campagne de forages qui a permis l’installation de 10 pompes. Malheureusement 8 sur les 18 points d’eau se sont avérés négatifs. S’il est sûr que la nappe phréatique est peu abondante dans cette région, on peut toutefois penser que les études n’ont pas été suffisamment poussées. En effet, alors qu’il avait été convenu de tester deux points sur chaque site, l’entreprise à, dans de nombreux villages, foré qu’à un seul point. Il y a donc encore un espoir de trouver de l’eau dans certains villages (la durée de vie d’une pompe est estimée à 15 ans).

S’il est important d’augmenter le nombre de point d’eau, les équipements existants nécessitent également un entretien régulier. Il est du ressort des comités de gestion villageois de veiller à l’entretien régulier des points d’eau (nettoyage, graissage, etc.). Le coût d’entretien annuel d’une pompe est estimé à environ 200€ par an, les cotisations devant permettre de couvrir ce besoin.
Ainsi, suite à la campagne de forages réalisée dans la commune, des comités de gestion ont été formés par le bureau d’étude 2AEP (Assistance aux Adductions d'eau potable), qui est l’opérateur de la Direction régionale de l’hydraulique de Kayes pour le suivi technique du service public de l’eau. La formation a porté sur l’assainissement autour des points d’eau, la sécurisation des fonds et la tenue des fiches de bord des pompes. En parallèle, la commission communale de l’hydraulique (composée d’élus) a été formée sur ses rôles et responsabilités en matière de suivi du service de l’eau (textes législatifs et réglementaires, lien contractuel entre acteurs du secteur de l’eau, stratégie de la commission communale hydraulique).

L’entretien régulier des équipements leur assure une durée de vie prolongée (même si l’on sait qu’une pompe a une durée de vie de 15 ans). Toutefois, les villageois ne peuvent à eux seuls intervenir en cas de panne grave. La réparation nécessite l’intervention de personnel qualifié, non existant sur la commune, d’où l’idée de former des artisans réparateurs.

La ville d’Ivry-sur-Seine, comme de nombreuses collectivités d’Ile de France, a fait le choix de transférer ses compétences en matière de gestion du service de l’eau au SEDIF (Syndicats des eaux d’Ile de France). De ce fait, la ville ne dispose pas de budget propre lui permettant d’activer le dispositif offert par la loi Oudin. La commune envisage toutefois, d’investir dans infrastructures hydrauliques (qui ne rentrent pas dans le cadre de l’appel à projet) sur ses fonds propres et en sollicitant l’Agence de l’Eau Seine- Normandie. Le MAEE est sollicité, dans le cadre de ce projet, pour contribuer au financement des formations. L’apport du pS-Eau est valorisé en matière de suivi (visite de terrain), mise en réseau (journées d’(échanges) et communication (article dans la Lettre du pS-Eau).
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Commune rurale de Dianguirdé
Maître(s) d'ouvrage
Ivry-Sur-Seine
Bénéficiaire(s)
Les élus et le secrétaire général de la commune de Dianguirdé, les personnels de santé de la commune, les usagers de l’eau et usagers du centre de santé, les femmes maraîchères, la population

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune Rurale de Dianguirdé Mali commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Commune Rurale de Dianguirdé Dembélé Séverain

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Ivry-Sur-Seine commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat en France
Conseil régional d’Ile de France


Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 119500 0 2005
Ivry-Sur-Seine 90000 0 2005
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 22000 2005
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 22000 2006
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 22000 2007
Conseil régional d’Ile de France 13450 2005




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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