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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Ouagadougou"

Correspondant coopération décentralisée
Marion ANVROIN
Courriel : marion.anvroin[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BARBOT
Courriel : laurent.barbot[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Promotion du Moringa oleifera « l’arbre du paradis» dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest
Année de première signature de la convention
2010
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention
Agriculture et agroalimentaire

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2010
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
La crise alimentaire qui frappe l’Afrique subsaharienne se caractérise par de graves déficits nutritionnels chroniques dont souffre une partie de la population de la région sahélienne et plus particulièrement les enfants. En effet un pourcentage important et croissant des jeunes, y compris ruraux, souffre de déficits nutritionnels chroniques qui compromettent leur avenir physique et intellectuel.

Les conditions de pauvreté croissante des populations rurales de cette région aggravent ce phénomène de malnutrition chronique et ses conséquences sur la santé des populations.

Des acteurs (services publics, ONG..) intervenant dans le domaine de la santé et de la nutrition sont demandeurs de compléments alimentaires (notamment farines infantiles) produits localement, plus facilement disponibles et bon marché qu’ils puissent intégrer dans leur programme d’actions en matière de nutrition. Jusqu’à présent, ces services ont recours à des produits d’origine artisanale ou industrielle, la plupart du temps importés, dont les prix de revient ne sont pas négligeables. Parmi ces derniers, ceux qui souhaitent ne pas avoir recours à des produits importés utilisent notamment de la Spiruline produite localement. Mais, même peu onéreuse, le coût d’une complémentation nutritionnelle à base de Spiruline limite son utilisation à grande échelle.

Or les feuilles du Moringa oleifera ont une teneur exceptionnellement élevée en éléments nutritifs qui en font un atout potentiel pour la lutte contre la malnutrition en Afrique de l’ouest. Une consommation de 100g de feuilles fraîches procure environ 50% des besoins journaliers en calcium, fer, protéines et un tiers des besoins en potassium et des acides aminés essentiels des enfants de 1 à 3 ans et 20 g de feuilles fraîches suffisent à eux seuls pour les besoins journaliers de l’enfant en vitamines A et C.

Cet arbre qui est présent dans les savanes africaines depuis son introduction depuis l’Inde vers le XVème siècle, est connu et utilisé par la population pour ses nombreuses propriétés médicinales, nutritionnelles, fourragères (voire floculantes et oléifères). C’est l’exemple même de l’arbre à multi-usages qui a connu une forte expansion dans toute la zone intertropicale et que l’on rencontre fréquemment dans les concessions et les jardins de case. Les feuilles de M. oleifera cultivé en conditions familiales présentent par rapport à la Spiruline le triple avantage d’avoir des coûts de production faibles, d’être connu de la majorité de la population et potentiellement plus disponible (solution endogène, pérenne et durable, faible technicité ). Elles présentent également le grand avantage de pouvoir faire l’objet d’une utilisation domestique familiale régulière.

Le Moringa oleifera, au regard de l’évolution de la demande notamment urbaine s’avère de plus en plus un produit naturel à fort potentiel économique, qui peut présenter de plus une perspective intéressante de développement rural pour la sous région, en permettant la génération de revenus et la diversification d’activités agricoles pour une petite agriculture familiale.

Enfin, les autres usages de cette espèce et notamment son grand intérêt fourrager, particulièrement pour le petit élevage « de case » (volailles, petits ruminants, porcs, ânes), qui s’avère un facteur favorable supplémentaire dans le contexte de crise fourragère que connaissent les pays sahéliens constituent des éléments de sécurisation importants pour ces catégories d’agricultures vulnérables.
Historique
La culture de Moringa s’est particulièrement développée dans certaines zones au Niger depuis quelques dizaines d’années où elle constitue aujourd’hui pour de nombreuses familles d’agriculteurs une activité importante et presque exclusive. Ce développement s’est réalisé sans appui particulier de projet de développement et sur une dynamique paysanne locale. Des structures de recherche développement (Icrisat, Inran), des réseaux techniques (moringa news, réseau international arbres tropicaux) ont participé au renforcement de cette dynamique par la promotion des initiatives engagées et des actions ponctuelles d’appui et de suivi technique.

Différentes autres initiatives de développement de la culture de cette espèce ont été réalisées dans la sous région (Togo, Bénin, Burkina Faso..) et dans d’autres pays du continent (Tanzanie, Soudan, Ghana..). Des associations partenaires du présent projet réunies au sein du collectif DAG + Burkina et des coordinations nationales de l’association Silva ont ainsi déjà initiés des actions concrètes autour de la culture et de la transformation des produits du Moringa au Burkina Faso, au Togo, et au Bénin. D’autres associations y sont fortement sensibilisées et motivées.

Ces initiatives qui s’appuient très souvent sur des dynamiques locales portés par les populations rurales sont pour le moment ponctuelles et dispersées. Aucun programme d’envergure de promotion et de développement de la culture de Moringa oleifera à l’échelle sous régionale qui permettrait de mettre en cohérence ces différentes initiatives et compétences n’a pour le moment été mis en place.

Un voyage d’études a été réalisé en octobre 2009 à l'initiative des 4 associations partenaires principales (SILVA, AVSF, RES PUBLICA, et MICROFEL) et réunissant des responsables et des personnels techniques de ces associations dans les 4 pays visités (Bénin, Burkina Faso, Niger, Togo). Celui-ci a permis de mieux appréhender la diversité des situations et des initiatives engagées, qui pourrait donner lieu à des synergies appréciables tant en ce qui concerne l’arboriculture (techniques de plantation et d’entretien des arbres), que les usages nutritionnels (conditions de récolte et conditionnement des feuilles et utilisation dans les projets de lutte contre la malnutrition ) et fourragers.

À l'issue de ce voyage une réunion de synthèse s'est tenue à Ouagadougou qui a permis de recueillir le soutien de nombreuses associations féminines et d 'ONG locales.
D'une façon générale les organisations paysannes (féminines principalement), les responsables d’ASI et de projets et les autorités administratives partenaires rencontrés lors de ce voyage d’études ont manifesté le souhait de voir promue la culture de cet arbre en conditions paysannes. Il sont souligné l’opportunité de revenus agricoles que sa culture peut représenter, en tant qu’arbre maraîcher et fourrager, et exprimé le souhait d’une action promotionnelle volontariste auprès des consommateurs, de façon à faciliter le développement de la demande dans les milieux urbains et ruraux.
Objectif du partenariat
Développer la culture familiale du Moringa oleifera : « l’arbre du paradis» en conditions paysannes dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest (Niger, Burkina Faso, Bénin et Togo) et valoriser ses feuilles et de ses fruits pour améliorer l'alimentation des populations et créer des revenus complémentaires.

O1 : Promouvoir la culture de Moringa oleifera 

O2 : Améliorer l’alimentation des populations rurales et urbaines de la sous région et plus particulièrement des catégories les plus vulnérables (femmes et enfants).

O3 : Améliorer les revenus des populations rurales

O4 : Sensibiliser les jeunes ruraux à l'importance de cet arbre dans l'espace agricole et son rôle dans la gestion durable des agroécosystèmes.
Description détaillée du partenariat
Ce projet viendra en appui à la culture familiale du Moringa oleifera : « l’arbre du paradis» en conditions paysannes dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest (Niger, Burkina Faso, Bénin et Togo) et à la valorisation de ses feuilles et de ses fruits dans une perspective d’amélioration de l’alimentation des populations rurales et urbaines de la sous région (et plus particulièrement des catégories les plus vulnérables) et de leurs conditions socio-économiques notamment par la génération et la diversification des revenus agricoles.

Les actions de promotion qui viendront renforcer les actions d’amélioration de la production et de la transformation incluront également un volet de sensibilisation environnementale à destination des jeunes générations.
- Diffusion de l’information et communication Promotion par la diffusion des acquis et l’éducation environnementale
Objectif de l’action : Mieux faire connaître l’intérêt de l’usage et de la culture du Moringa oleifera à travers la présentation de ses différentes vertus et de son potentiel économique.
Description sommaire : L’action comprendra des campagnes de communication grand public notamment en utilisant le réseau des radios rurales, des sessions de promotion dans des villages « cibles » , et des actions de sensibilisation et d’éducation environnementale par le biais de jardins scolaires permettant de toucher le public scolaire et à travers lui les familles principalement rurales.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Silva Burkina
Maître(s) d'ouvrage
Clapiers
Bénéficiaire(s)
Jeunes enfants et mères de famille; Scolaires et jeunes actifs; Agriculteurs et agricultrices et leurs groupements de producteurs; Acteurs de la filière aval (transformation, conditionnement, commercialisation); Professionnels impliqués dans les domaines concernés (santé, éducation, développement rural)

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune urbaine de Toma Burkina Faso commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Commune urbaine de Toma Dala Jean-Baptiste jb.dala@caramail.com

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Clapiers commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat en France
Conseil Général de la Drôme
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Commune de Tabligbo


Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 153000 0 2010
Clapiers 6000 0 2010
Conseil Général de la Drôme , Commune de Tabligbo 75000 2010




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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