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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Port-Au-Prince"

Correspondant coopération décentralisée
Jérôme PENNEC
Courriel : jerome.pennec[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BONNEAU
Courriel : laurent.bonneau[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Sécurité alimentaire et Lutte contre la pauvreté - Nord Haïti
Année de première signature de la convention
2008
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention
Agriculture et agroalimentaire

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2008
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
Une nation meurtrie :

Haïti occupe le tiers occidental de l’île d’Haïti dans la Mer des Caraïbes sur une superficie de 27 750 km2. Sa population était estimée à 9.8 millions d’habitants en 2009 et, malgré une forte tendance à l’urbanisation, 60% de cette population reste rurale.

De par sa situation géographique, Haïti a un long passé d’épisodes climatiques et météorologiques douloureux, marqués par des sécheresses chroniques et des inondations, conséquences évidentes de la pression de l’homme sur le milieu naturel.

Après les émeutes dites de la vie chère d’avril 2008, qui ont abouti au changement de gouvernement, les quatre tempêtes tropicales successives dans la période du 15 août au 8 septembre de la même année ont apporté leur lot de victimes, et sont venues aggraver un peu plus la crise alimentaire qui sévissait déjà.

En ce début 2010, le séisme du 12 janvier est venu frapper Haïti d’un coup des plus terribles, où les victimes se comptent par centaines de milliers.

En février, le dispositif d’évaluation CNSA / Fews net évaluait à 2,5 millions le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire sévère dont plus d’un million nécessitait une aide d’urgence, dans un pays qui structurellement couvre moins de 45% de ses besoins alimentaires.

La destruction de la capitale et des villes voisines a engendré des flux vers les autres régions de populations qui ont perdu leur maison, leur emploi, ou simplement qui craignent les répliques. Une part importante de ces populations avaient déjà été chassés des zones rurales par la pauvreté.

Un département du Nord qui a du mal à absorber ces mouvements :

Le département du Nord n’échappe pas à cette situation : 40 à 45 000 personnes déplacées (équivalent à 5% de la population du département) auraient rejoint le département depuis janvier, dont 12 000 pour la seule ville de Cap-Haïtien (équivalent à 10% de la population de la ville).

La solidarité s’exerce très spontanément, mais ces mouvements entrainent aujourd’hui un déséquilibre au sein des familles qui les accueillent, alors que nombre de ces familles ont déjà un pouvoir d’achat très faible et sont en état d’insécurité alimentaire chronique.

En effet, en dépit du potentiel du secteur agricole mais aussi de celui d’autres secteurs (pêche, agro-industrie, artisanat, commerce…), le département du Nord est aujourd’hui une région socioéconomiquement faible et sous-équipée au plan sanitaire et éducatif, avec une population
globalement pauvre, et plus particulièrement en milieu rural où vivent 71% de la population.

Un secteur agricole sinistré:

Pourtant les conditions climatiques, avec une pluviométrie de 1 100 mm à 2 400 mm selon les
zones, et la grande disponibilité en eau souterraine au niveau des plaines offrent d’excellentes potentialités agricoles, et ce malgré les zones de montagnes qui représentent 68 % de la superficie.

Ce secteur agricole fut jadis l’une des bases de l’économie départementale.

Aujourd’hui il fournit une assez grande variété de produits vivriers (maïs, riz, haricot, manioc,
banane, igname, patate douces, légumes…), de produits de cultures commerciales (café, cacao,
canne de bouche) et de fruits (agrumes, mangues, avocats, ananas…). Les associations de cultures
sont d’ailleurs particulièrement fréquentes : on peut trouver facilement sur une même parcelle de
la banane, du riz, du manioc, de la canne à sucre et de la patate douce…

Ces cultures s’adaptent aux différents contextes agroécologiques :
- les zones de mornes privilégient les tubercules et les légumineuses, souvent en association ;
- les zones de piémonts privilégient les tubercules et les arbres fruitiers et forestier sous lesquels sont cultivés le taro, l’igname et la banane-figue ;
- les zones de basse plaines, avec des sols fertiles et profonds, privilégient des systèmes agroforestiers et des cultures vivrières et de rente (riz, banane, canne à sucre…) ;
- Enfin les zones de bas-fonds marécageuses privilégient la culture du riz.

Mais le secteur fait face à de multiples contraintes :
- Le manque de maîtrise de l’eau, pour l’irrigation des zones sèches (moins de 1% des terres irriguées) ou pour le drainage des zones humides, pénalise fortement les productions.
AGRISUD – PROJET HAITI – AVRIL 2010 4/35
- L’accès aux facteurs de production (intrants, équipements…) et à l’innovation technique
est difficile, rendant les pratiques peu productives et peu rentables.
- Les plantations pérennes (fruitières et commerciales) vieillissent sans être renouvelées.
- L’encadrement technique est très faible, voire inexistant à certains endroits.
- La pression démographique s’exerce sur les terres cultivables et les parcelles subissent un
morcellement préjudiciable.
- Le système de tenure, bâti en partie sur le métayage, est pénalisant pour l’investissement.
- L’environnement physique subit une forte dégradation sur les bassins versants, avec des
pertes importantes de fertilité des sols : plus de 15% des sols seraient érodés.
- Les dispositifs de transformation des produits sont rares et ne permettent pas une bonne
valorisation de la production.
- La commercialisation des produits est largement pénalisée par le mauvais état des routes
et le manque d’infrastructures de regroupement.
- L’état des marchés est souvent déplorable : manque d’espaces abrités suffisant, de lieu de
stockage et de conservation des produits, manque d’accès à l’eau et contraintes d’assainissement, avec des problèmes cruciaux d’hygiène et de gestion des déchets.
- Les dispositifs de crédit sont rares et l’investissement dans le secteur est faible.
- L’agriculture souffre du manque de main-d’oeuvre, les jeunes en particulier préférant se
rendre en République Dominicaine à la recherche de revenus plus élevés.
Ainsi la production locale est peu compétitive et rapidement concurrencée par les produits
dominicains vendus à faible prix.
- Enfin, les zones rurales sont globalement sous-équipées en termes de routes, pistes, eau,
électricité, habitat, services…

Les mêmes contraintes pèsent sur le secteur de l’élevage, qui se réduit souvent au seul rôle
d’épargne en milieu paysan. Ces activités se font soit à la corde au bord des routes ou sur des
pentes selon la disponibilité en nourriture, soit parfois en liberté, engendrant des conflits
agriculteurs-éleveurs. Les caprins, bovins, porcins et volailles sont les principales espèces élevées, mais avec de faibles performances zootechniques du fait en particulier du manque de maîtrise de l’alimentation.

Dans ce contexte, les initiatives de Vétérimed, qui associent soutien à l’élevage paysan et
transformation des produits, apportent une touche d’optimisme : un réseau de 7 mini-laiteries « Lèt
Agogo », drainant chacune la production d’une centaine d’éleveurs (2 à 3 vaches par éleveur),
permet de produire chaque jour des yaourts, du lait stérilisé et même du fromage pour le marché
local. De même, l’ONG Sonje Ayiti soutient l’installation de producteurs sur des zones mises à disposition par l’administration. Le réseau Intervet, qui regroupe des professionnels de la
production et de la santé animale, oeuvre pour l’amélioration des conditions de vie des éleveurs.
Face à cette précarisation croissante du milieu rural, et avant l’exode vers les villes ou vers
d’autres pays, la seule alternative qui s’offre souvent aux paysans est la coupe des arbres pour
satisfaire a minima aux besoins de base de leur famille : autant de conséquences fatales à
l’agriculture.
Historique
Le Conseil Régional d'Aquitaine est engagé dans une coopération décentralisée avec 6 communes haïtiennes (Limbé, Bas-Limbé, Limonade, Dondon, Acul du Nord et Fort-Liberté) depuis juin 2008.

Dans le cadre de cette coopération, un programme de gestion des milieux forestiers a été entrepris avec l'appui de l'association Agriculteus Français Développement International (AFDI Dordogne) et de la Coopérative Agricole et Forestière Sud-Atlantique (CAFSA).

Le succès de ce programme ces trois années durant doit énormément aux nombreux acteurs haïtiens, gouvernementaux et non gouvernementaux, qui ont pris part à son élaboration et à sa mise en oeuvre.

Ce programme a reçu l'appui du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes.

Suite au séisme dévastateur du 12 janvier 2010, le Conseil Régional d'Aquitaine, sollicité par ses partenaires haïtiens, a fait le choix de s'engager dans les meilleurs délais sur le front de la sécurité alimentaire.

Pour ce faire, le Conseil Régional d’Aquitaine s'est rapproché de l'ONG Agrisud International,
ONG spécialiste de la relance économique en situation de post-crise, pour élaborer le présent projet« Sécurité alimentaire et lutte contre la pauvreté Nord-Haïti ».

Du 23 mars au 1er avril 2010, une mission d’identification composée de Yvonnick Huet, Directeur général d’Agrisud, et de Christophe Peyron, Chargé de mission du Conseil Régional d’Aquitaine, a permis d’identifier ce programme.

Le présent projet a donc été conçue après concertation avec :
- le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural,
- la Direction Départementale de l’Agriculture,
- la Direction Départementale de la Planification,
- les responsables communaux concernés et les bureaux agricoles communaux,
- des organisations de producteurs agricoles de la zone du programme,
- des Ong et associations locales (Vétérimed, Intervet, Songe Haïti…).
Objectif du partenariat
Objectifs généraux :

- Lutter contre la pauvreté structurelle des populations, qui sont aussi affectées par les
répercussions du séisme du 12 janvier 2010, par une augmentation durable de leur sécurité alimentaire et de leur niveau de vie.
- Favoriser la création d’activités génératrices de revenus pour les populations déplacées.

Objectifs spécifiques :

- Améliorer durablement la production des exploitations agricoles familiales et la mise en
marché de leurs produits afin de générer des revenus et de satisfaire les besoins des marchés locaux.

Le projet propose une réponse à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire à travers un programme
visant principalement à faire émerger un secteur agricole dynamique et diversifié, en mesure de
répondre positivement aux besoins du marché et de s’adapter aux contraintes agroécologiques.

Le dynamisme du secteur agricole dépend à la fois des capacités technico-économiques des producteurs, de la présence d’un environnement de production porteur, de la connaissance du
marché et des conditions de commercialisation.
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2010
Le séisme du 12 janvier 2010 a considérablement affecté les équilibres socioéconomiques d’Haïti, notamment au niveau des campagnes qui se trouvent aujourd’hui dans une situation de crise alimentaire qualifiée par la FAO de « sournoise et tenace ». Il est donc urgent d’accompagner les Haïtiens dans le rétablissement de la sécurité alimentaire, ce qui passe autant par une réponse immédiate à l’urgence que par un travail de fond pour redynamiser les zones rurales.

Dans ce but, le Conseil Régional d’Aquitaine, acteur du développement du Département du Nord d’Haïti depuis plusieurs années, et Agrisud International, ONG spécialiste de la relance économique en situation de post-crise, lancent le projet « Sécurité alimentaire et lutte contre la pauvreté Nord-Haïti ».

Ce programme est complémentaire du Programme d’urgence d’appui à la production alimentaire en Haïti porté par le Ministère haïtien de l’Agriculture et soutenu par la FAO qui identifie le Département du Nord comme une zone prioritaire d’intervention.

Il a pour objectifs :
- de lutter contre la pauvreté structurelle des populations, qui sont aussi affectées par les répercussions du séisme, par une augmentation durable de leur sécurité alimentaire et de leur niveau de vie ;
- de favoriser la création d’activités génératrices de revenus pour les populations déplacées.
- Appui à l’aménagement et à la gestion agroécologique des exploitations
Objectif de l’action : 820 producteurs améliorent durablement leur activité et les conditions de vie de leur famille
Description sommaire : Les problèmes liés à la dégradation des terroirs sont très importants dans la zone.

L’érosion des pentes, l’ensablement des bas-fonds, la perte de fertilité par la diminution du taux de matière organique dans les sols, les déboisements… menacent le potentiel de
production. Il convient donc de prendre en compte le facteur environnemental pour sécuriser les activités.

Cependant, même si certains producteurs sont conscients du problème et souhaitent mettre en oeuvre des mesures correctives, ces mesures appellent une prise en compte globale de l’espace
et des compétences techniques spécifiques. Le projet entend donc traiter les problèmes environnementaux à l’échelle de l’exploitation en les replaçant dans leur contexte de terroir ou de bassin versant.

Le projet prévoit ainsi l’aménagement de sites de démonstration et de formation
agroécologique sur les 3 Communes ciblées, en tenant compte de la diversité des situations agroécologiques : mornes, piémonts, basse plaines, bas-fonds.

Un de ces sites sera implanté dans l’enceinte du Centre Vétérimed à Limonade. Vétérimed envisage de mettre en place à partir de ce dispositif une formation agroécologique pour des
jeunes techniciens appelés à encadrer les producteurs dans cette spécialité.

Les 11 autres sites seront répartis sur les 3 Communes et seront implantés sur des terres appartenant à des agriculteurs motivés (éventuellement futurs maîtres-exploitants) qui
acceptent de faire évoluer leurs pratiques agricoles et de s’impliquer dans l’aménagement du dispositif.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
AGRISUD International - Antenne Haïti (en cours de création)
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional d'Aquitaine
Bénéficiaire(s)
Les publics-cibles : - 820 familles de producteurs en situation d’insécurité alimentaire et de pauvreté chronique, et affectées indirectement par les répercussions du séisme du 12 janvier, - 200 familles déplacées, affectées directement par le séisme du 12 janvier. Les bénéficiaires : Bénéficiaires directs - 620 familles de producteurs, soit 3 100 personnes ; - 200 familles de déplacés, soit 1 000 personnes ; - Les 3 Communes et services techniques (BAC), la DDA et les ONG locales partenaires (Vétérimed, Sonje Ayiti) Bénéficiaires indirects - 1 640 familles bénéficiant de l’effet d’entraînement du projet, soit 8 200 personnes ; - Les ménages profitant de l’approvisionnement régulier des marchés dans les 3 Communes ; - Les acteurs des filières agricoles en amont et en aval de la production.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Délégation départementale du Nord Haïti commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Délégation départementale du Nord PROPHETE Georgemain

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Commune de Limonade
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional d'Aquitaine



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 326628 0 2008
Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine 600000 0 2008
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 100000 2008




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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