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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Ouagadougou"

Correspondant coopération décentralisée
Marion ANVROIN
Courriel : marion.anvroin[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BARBOT
Courriel : laurent.barbot[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
« Renforcer l'expertise communale pour améliorer l'accès à l'eau et à l'assainissement dans 9 communes du Burkina »
Année de première signature de la convention
2009
Thématique d'intervention
Politique, humanitaire et coopération transfrontalière
Sous-thématique d'intervention
Gouvernance locale et appui institutionnel
Sous-sous-thématique d'intervention
Appui institutionnel

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2009
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
31/12/2014
Contexte
Le contexte national
Le Burkina Faso est un pays sahélien de l'Afrique de l’ouest, sans ouverture sur l'océan, qui figure parmi les plus pauvres du monde. Il compte 13,7 millions d'habitants (2006) pour une superficie de 274.000 km². L'économie est centrée sur un secteur agricole (coton, mil, élevage) fortement dépendant des pluies. Ce secteur agricole occupe environ 80% de la population active mais ne représente qu'un tiers du PIB. Le secteur des services, largement informel, est en croissance constante. Le PNB par habitant est de 1200 $ (2008) par an. 71% de la population vit avec moins de 2$ par jour et 42,4% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté national
La décentralisation au Burkina Faso. Le pays est sur la voie de la démocratie depuis le début des années 1990, mais le processus doit être consolidé. Dans la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest, le Burkina Faso arrive en tête au classement 2008 de la Banque Mondiale en matière de bonne gouvernance, et au 7ème rang en Afrique. Les pays qui devancent le Burkina Faso (Botswana, l’Afrique du Sud, Maurice, Seychelles) disposent de ressources naturelles sans commune mesure avec le Burkina Faso. La gouvernance s'appuie notamment sur une importante décentralisation et l'émergence de véritables collectivités locales, dont les représentants sont élus au suffrage universel direct. La décentralisation est l'une des armes du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), document-cadre qui vise à énoncer les objectifs prioritaires de développement fixés par le gouvernement, auquel se réfère l’ensemble des partenaires techniques et financiers impliqués au Burkina.
Les modalités de la coopération d'état française sont rappelées dans le Document Cadre de Partenariat (DCP).
L'un des défis actuels du Burkina Faso est le transfert effectif des responsabilités et des ressources aux communes depuis 2006, date effective de la « communalisation intégrale ». Cette terminologie décrit :
la structuration administrative du territoire national, uniformément découpé en communes, provinces et régions, avec un échelon communal particulièrement stratégique associant villes centres et villages.
une décentralisation complète de pouvoirs vers l'échelon local, et le transfert des compétences de l'État vers les communes. Si cette communalisation intégrale du territoire est dorénavant réalisée, la pénurie des ressources publiques et la faiblesse structurelle des communes compliquent le transfert effectif de larges compétences, comme celles de l'eau et de l'assainissement, dont le décret officiel a été publié en mars 2009 qui fait de la commune l'unité géographique d'application de la réforme nationale.
La politique de l'eau et de l'assainissement
Améliorer l’accès à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement adéquats est l’un des axes stratégiques majeurs identifié par le Burkina Faso de concert avec la communauté internationale pour la lutte contre la pauvreté dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
Au Burkina Faso, la définition d’une politique sectorielle a permis, à partir de 2005, d’initier l’élaboration du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement à l’horizon 2015 (PN-AEPA) qui répartit les responsabilités entre les différents acteurs et qui constitue aujourd’hui le cadre de référence par lequel le Burkina Faso vise l’atteinte des OMD pour le secteur de l’eau et de l’assainissement. L'objectif n° 7 « assurer un environnement durable » visent à réduire de moitié d'ici 2015 la proportion de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et à un assainissement.
Les résultats attendus du PN-AEPA sont :
En milieu rural :
Faire passer le taux d’accès à l’eau potable de 60% en 2005 à 80% en 2015.
Faire passer le taux d’accès à l’assainissement de 10% en 2005 à 54% en 2015.
En milieu urbain :
Faire progresser le taux d’accès à l’eau potable de 74% en 2005 à 87% en 2015.
Faire passer le taux d’accès à l’assainissement de 14% en 2005 à 57% en 2015.

Les activités pour atteindre ces résultats comprennent trois (3) composantes :
i.une composante "Infrastructures d’eau potable" incluant la construction d’environ  (i) 17.300 points d'eau modernes (forages et puits équipés de pompe à motricité humaine) dont 6.500 dans les écoles et centres de santé, (ii) 520 réseaux d'adduction d'eau potable simplifiés, (iii) 75 postes d'eau autonomes. Sont également prévus (iv) le remplacement de 4500 pompes à motricité humaine et (v) la réhabilitation de 11.000 superstructures, 900 forages, 1000 puits modernes, 250 réseaux d'adduction d'eau et 75 postes d'eau autonomes ;
ii.une composante "Infrastructures d’assainissement" incluant la construction de (i) 395.000 latrines familiales, (ii) 60.000 puisards à usage individuel (iii) 12.300 blocs de latrines publiques et (iv) la réhabilitation de 100.000 latrines familiales existantes ;
iii.une composante "Cadre Unifié d'Intervention" regroupant l'ensemble des procédures de mise en œuvre et mesures de renforcement des capacités. pour (i) une gestion efficace du secteur AEPA en milieu rural, (ii) la mise en place d'un environnement favorable au développement soutenu des infrastructures d'eau potable et d'assainissement et (iii) un service d'eau et d’assainissement durable.

Le "Cadre Unifié d’Intervention" (CUI), défini comme un ensemble d'outils et de règles de portée globale qui s'impose à tous les acteurs, est leur référentiel commun et sert notamment de support pour le transfert de compétences vers les communes rurales, en application de la décentralisation. Il permet d'assurer la cohérence et la complémentarité des interventions. L’une de ses dispositions est relative à la ‘’planification et la maîtrise d’ouvrage des projets’’ qui comprend deux sous-activités : (i) l’élaboration de 302 PCD-AEPA et (ii) le renforcement des capacités pour la maîtrise d’ouvrage de l’AEPA ; l’objectif étant de doter les communes rurales des capacités de planification et de programmation des infrastructures dans le cadre du PN-AEPA.

Les PCD-AEPA
Dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme national, l’outil de planification utilisé pour atteindre les objectifs fixés est le Plan Communal de Développement sectoriel en Approvisionnement en Eau Potable et Assainissement (PCD-AEPA) qui doit être élaboré pour chaque commune rurale. Ce document consiste à établir la prévision des réalisations à mettre en place d’ici 2015 et à définir l’ordre de priorité de ces réalisations dans le temps. La responsabilité de la planification est assurée par les services centraux et déconcentrés de l’Etat, d’une part, et les communes rurales, d’autre part.

La Réforme du système de gestion des infrastructures hydrauliques d’alimentation en eau potable en milieu rural et semi-urbain.

Adoptée en novembre 2000, cette réforme concerne l’ensemble des infrastructures hydrauliques d’alimentation en eau potable à usage public hors champ d’intervention de l’Office National pour l’Eau et l’Assainissement (ONEA). Il s’agit des forages équipés de pompes à motricité humaine (PMH), des systèmes d’adduction en eau potable simplifiés (AEPS) et des postes d’eau autonome (PEA).
Concernant la gestion des forages équipés de PMH, la réforme préconise le maintien de la gestion communautaire avec des opérateurs de proximité pour assurer la maintenance des ouvrages, et pour les AEPS / PEA, la délégation de gestion par la commune à un opérateur privé.
Cette réforme renforce les rôles des associations des usagers de l’eau (AUE) et des maintenanciers, acteurs importants dans la gestion des points d’eau, et implique le paiement de l’eau par les usagers.
Outre le fait d’assurer un fonctionnement permanent des équipements et d’accompagner le transfert de maitrise d’ouvrage des installations d’alimentation en eau potable aux communes, la réforme a pour objectif de favoriser l’émergence d’opérateurs privés dans le secteur de l’eau et de professionnaliser les compétences locales.

Articulation du projet avec la politique sectorielle nationale

Le projet «Renforcer l'expertise communale pour améliorer l'accès à l’eau et à l’assainissement dans 8 communes du Burkina » s’inscrit - dans sa globalité - dans les trois composantes du PN-AEPA. Cependant, les actions pour lesquelles un cofinancement est sollicité concernent davantage la composante 3. Le projet se veut l'outil du développement de la maîtrise d'ouvrage communale, où l'appui des collectivités françaises – et allemandes - constitue une réelle plus value.
Les PCD-AEPA des 8 communes burkinabè constitueront l’outil de référence pour identifier les actions à mener, en veillant à les développer en concordance avec les préconisations de la réforme en cours. Ce projet permettra de soutenir les communes burkinabés dans la constitution d’un service de l'eau et de l'assainissement, de renforcer les partenariats avec les Directions Régionales de l'Agriculture, de l'Hydraulique et de la Ressource Halieutique (D.R.A.H.R.H), de consolider leurs compétences humaines et techniques, afin de mettre en application tous les volets communaux de la réforme : transférer aux communes la gestion des installations d'alimentation en eau potable, améliorer les systèmes de gestion communautaires des P.M.H, professionnaliser les compétences locales, susciter la création d'emplois (gestionnaires et maintenanciers de P.M.H, opérateurs de gestion des A.E.P.S,. Il s'agira aussi de soutenir la mise en place des AUE, gestionnaires délégués en zone rurale ou péri-urbaine, de mobiliser les populations à la gestion durable des ouvrages, de faciliter le dialogue entre institutions élues et l’O.N.E.A, exploitant national sous statut d'entreprise d'État des centres urbains des communes concernées.

Les contextes locaux : Malgré leur apparente proximité, les huit communes burkinabé impliquées dans les 5 coopérations tripartites sont situées dans des régions géographiques différentes, avec des régimes pluviométriques, des caractéristiques géophysiques et des répartitions de population entre urbains et ruraux différenciés. Ensemble, elles représentent une population de 580 000 habitants (selon le recensement 2006) répartis dans 5 centres urbains (Fada, Garango, Kaya, Koudougou, Réo) et 187 villages. Une monographie succincte des territoires concernés présentent en annexe 2 les données simplifiées géophysiques, statistiques de population, répartition urbaine et rurale est annexée. Chaque présentation communale intègre également des informations sur l'état actuel les infrastructures hydrauliques existantes et les projets en cours dans le domaine de l'eau.
Contextes locaux dans les secteurs de l’AEPA :

Dans toutes ces communes, le problème se pose en termes d’insuffisance ou de mauvaise répartition des infrastructures d’eau potable. Le tableau suivant résume la situation POUR LA PARTIE RURALE DES COMMUNES : (Annexe 3)
A l’exception de Garango, toutes ces communes ont un taux d’accès à l’eau potable en deçà des OMD. En outre, avec l’effet dynamique de l’accroissement démographique, elles ont toutes des efforts à faire pour atteindre les OMD d’ici 2015.
A Fada, la ressource en eau est disponible, avec la relative facilitée d’avoir des forages à gros débit. Toutefois, le taux d’accès demeure faible en raison du faible taux d’équipement. Certains villages remplissant les critères requis pour accueillir une AEPS n’en sont pas dotés. Ce qui réduit le taux d’accès d’autant plus que ces villages sont alimentés parfois par de nombreux forages qui ne suffisent pas pour résorber leurs besoins.
Malgré le faible de taux de panne des PMH dans la commune de Garango, le taux d’accès reste bas. Cette situation est due à la présence de secteurs ruraux (les secteurs 2, 4 et 5) qui ne sont pris en compte ni par l’ONEA dans le cadre de l’hydraulique urbaine ni par les ONG comme DAKUPA dans le cadre de ses interventions en milieu rural. Ces secteurs ont pourtant les effectifs requis pour bénéficier d’une AEPS.
A Kaya, le problème se pose en termes de disponibilité de la ressource en eau. En effet, le contexte hydrogéologique de la zone est difficile avec un taux de succès des forages relativement bas (60%) par rapport à la moyenne nationale. Cette situation est aggravée par le problème d’arsenic dont la présence a été relevée lors de la réalisation de certains forages ; ce qui conduit très souvent à leur abandon même en cas de débit suffisant. En outre, certains villages qui remplissent les conditions requises pour bénéficier d’AEPS, systèmes d’alimentation plus stables et plus sécurisants, sont toujours alimentés par des forages. A cela s’ajoute les villages dont les AEPS sont en panne, contraignant les populations à recourir à des sources alternatives d’eau non potables.
Malgré un taux d’accès au dessus de la moyenne nationale, le milieu rural de la commune de Koudougou présente de fortes disparités. Certains villages ont un faible taux d’accès par rapport à d’autres. Il s’agit notamment des villages susceptibles d’être dotés d’AEPS et qui sont toujours alimentés par forages dont la capacité de desserte est inférieure à celle des bornes fontaines.

Une partie du centre urbain de la commune de Réo dispose d’un réseau d’adduction d’eau potable géré par l’ONEA, Cependant la très grande partie de la population se ravitaille à partir de forages et/ou de puits. De nombreux forages sont à réhabiliter ou à créer.
L’entretien et la gestion de ces forages (comités d’usagers) ont besoin d’être améliorés.
En ce qui concerne l’assainissement, presque tout est à faire : latrines collectives, latrines familiales, puits perdus, gestion des déchets.

En matière d'assainissement. En dépit des multiples actions réalisées et en cours par l’ONEA et autres projets, l’étude préalable réalisée auprès des communes participantes a montré que l'assainissement demeure un domaine quasi-vierge aussi bien dans les zones urbaines que rurales, avec des taux d’accès très faible (à peine 10% dans les centres urbains secondaires et environ 1% en milieu rural) si l’on ne tient compte que des ouvrages réalisés selon les technologies améliorées. La défécation à l’air libre reste une pratique courante en milieu rural avec tout ce qu’il comporte comme impact négatif sur la santé des populations. Dans chacune des communes concernées par ce projet, en amont de la réalisation des ouvrages, un grand effort doit être fait en matière de sensibilisation pour convaincre les populations sur le caractère vital des ouvrages d’assainissement et sur la nécessité d’en disposer. Toutefois, des obstacles subsistent quant à l’application de certaines technologies qui restent hors de portée de la population pour des raisons économiques.

État d’avancement des PCD AEPA :
Seules les communes de Garango, Komtoega et Niaogho disposent d’un PCD-AEPA. Dans les autres communes, les plans sont en phase d’élaboration plus ou moins avancée. La situation est présentée dans le tableau en annexe 4.
Le cas particulier de Boussouma sera pris en compte par le projet. La cellule de coordination technique du projet pourra être mobilisée pour accompagner la commune dans les phases amont de réalisation du PCD-AEPA : déclinaison des termes de référence de l'appel d'offres, passation du marché, accompagnement au choix du prestataire.


Expertise technique disponible :
Dans les huit (8) communes, l’expertise disponible actuellement au niveau local en matière d’AEPA se résume pour l’essentiel aux structures suivantes :
Les EPCD (Etablissement Public Communal pour le Développement) qui existent à Koudougou et Fada N’Gourma : structures techniques mises en place avec l’appui de la Coopération Suisse, les EPCD sont de véritables structures techniques des communes.
Les DRAHRH ont essentiellement un rôle de suivi technique des réalisations, elles peuvent ainsi apporter aux communes un appui pour l’identification des priorités, le choix des prestataires (élaboration des DAO, participation au dépouillement) le suivi de l’exécution sur le terrain (visites de chantiers pendant la réalisation, participation aux réceptions de travaux) ;
L’ONEA : chargé de la production de l’eau et sa distribution et participe aux actions d’assainissement (traitement des eaux usées et excrétas) en milieu urbain ;
Les ONG œuvrant dans le secteur de l’AEPA comme PLAN Burkina, WaterAid, SOS Sahel International, Dakupa, Ile de Paix, Action contre la faim, qui accompagnent les communes par des financements et/ou des appuis techniques en matière de renforcement des capacités de maîtrise d’ouvrage
Historique
D'une vision politique à un programme sectoriel au service des populations.

L’idée du projet de coopération communale tripartite a été avancée lors du 6ème Conseil des Ministres franco-allemand tenu le 14 mars 2006 dans le but de renforcer le réseau des jumelages entre communes axées sur le co-développement. Le projet pilote de coopération décentralisée tripartite a été lancé en 2007 au Burkina Faso à travers un atelier organisé en marge des journées de la commune et des assises nationales sur la coopération décentralisée franco-burkinabé à Ouagadougou.

En 2008, à l'occasion d'une rencontre entre les huit jumelages tripartites repérés, les participants manifestent le désir d'aller au delà du partage d'expérience et de mener un projet commun en mutualisant les coopérations bilatérales et trilatérales. Les communes burkinabè impliquées manifestent leur intérêt prioritaire pour l'eau et l'assainissement, dans la perspective de faciliter l'adaptation de leurs territoires aux changements climatiques. La thématique s'impose après le constat de séries statistiques préoccupantes sur le régime des pluies, particulièrement dans la zone climatique soudano-sahélienne. A Ettlingen (Allemagne) puis à Strasbourg dans le cadre des journées européennes pour le développement, la première décision concrète est adoptée par les vingt-quatre partenaires. Elles décident de financer ensemble une étude de faisabilité destinée à préciser les actions concertées possibles et les modalités de leur pilotage commun. Elles y incluent un premier diagnostic sur la typologie des ouvrages d'eau et d'assainissement par territoire, ainsi qu'un repérage des possibilités de levée de fonds.
En mars 2009, une mission de Cités Unies France au Burkina permet d'associer les partenaires potentiels du programme (S.C.A.C de l'Ambassade de France, Délégation de l'Union Européenne) à la démarche. L'étude de faisabilité, réalisée en octobre 2009 par Lassana Kaba et sous maitrise d’ouvrage de l’AMBF a permis d’établir un diagnostic du secteur AEPA dans les communes burkinabè concernées par le présent projet. En juin 2009, une présentation de la politique nationale de l'eau est faite en Allemagne puis à Paris (par Denis Dakouré), permettant de conforter l'idée d'une plus value apportée par le réseau des villes, partenaires de communes burkinabé « en émergence ».

Plusieurs partenaires ont accompagné cette initiative depuis son origine : le Service pour les Communes du Monde (InWEnt -SKEW) et Cités Unies France, chargés par les Ministères allemand et français de monter le projet et d’organiser la concertation au Nord ; le programme Solidarité Eau (pS-Eau) comme partenaire technique pour les cinq communes françaises ; l'association des Municipalités du Burkina Faso (A.M.B.F) pour la mise en œuvre des termes de référence pour la réalisation de l’étude qui a mobilisé également les compétences de la G.T.Z (agence technique de coopération allemande).
Objectif du partenariat
Objectif global : Contribuer à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans huit communes du Burkina Faso en s’appuyant sur une forme innovante de coopération décentralisée.
Objectifs spécifiques
Augmenter de manière durable, la couverture des besoins en eau potable des populations de 8 communes du Burkina Faso ;
Améliorer l'hygiène et l'assainissement dans ces 8 communes
Renforcer la capacité de maîtrise d’ouvrage des 8 institutions municipales burkinabè dans la gestion des services publics de l’eau et de l’assainissement.
Optimiser la mobilisation de nouveaux partenaires financiers et augmenter l'autofinancement des communes burkinabé
Éduquer les populations au Nord et au Sud aux enjeux de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2010
Le projet vise à améliorer les conditions de vie des populations par une bonne alimentation en eau et une meilleure hygiène publique. Il est porté par 5 villes moyennes françaises, associées à 5 communes allemandes, au profit de 8 communes burkinabé. (Cf Annexe 1).
Le projet accompagne les communes burkinabè dans la mobilisation et la mise en place des moyens techniques et humains de gestion de l'eau et de l'assainissement, dans un contexte hydrologique et climatique qui appelle la plus grande solidarité mondiale.
Le programme soutient les communes bénéficiaires pour la mise en application, au niveau communal, de la réforme nationale qui se déploie actuellement au Burkina dans ce domaine. L'expérience des communes du Nord, et de leurs partenaires techniques (qui mobilisent ici la loi Oudin), dans la gestion des compétences eau assainissement constitue une plus-value considérable pour les territoires burkinabé. Ceux-ci sont juridiquement compétents, économiquement et socialement pertinents pour être l'espace de coordination des actions, qu'elles soient décentralisées, étatiques, bilatérales ou multilatérales.
Le projet proposé au Ministère des Affaires Étrangères et Européennes de la République Française concerne le renforcement des capacités de maîtrise d'ouvrage communale, la formation des agents techniques et des usagers, l'appropriation de la réforme par les populations, leur sensibilisation au Sud comme au Nord à la gestion raisonnée de l'eau et à l'amélioration des conditions sanitaires de vie.
La recherche d'un modèle de service communal de l'eau, adapté à des communes moyennes d'Afrique sub-sahélienne, combinant milieux ruraux et espaces urbanisés est attendue. La mutualisation des actions prévues renforce l'efficacité de l'aide dans un domaine vital. Le projet contribuera ainsi à soutenir la démocratie locale, à diffuser des bonnes pratiques. Il constitue l'étape indispensable pour appeler la mobilisation d'autres sources de financement : communes et gouvernement allemands (BENGO), agences de bassin françaises, syndicats des eaux français, union européenne, appelées pour le financement des infrastructures et des ouvrages sur les communes concernées.
- Renforcer les infrastructures d'eau et d'assainissement
Objectif de l’action : Améliorer l'accès à l'eau et à l'assainissement des populations, selon les normes explicitées dans le cadre unifié d'intervention du programme national de l'eau et de l'assainissement du Burkina Faso.
Un inventaire des principaux besoins a été réalisé. Une synthèse est présentée en annexe 5 et la version détaillée est consultable dans l'étude réalisée par Lassané Kaba. Les programmations sont données à titre indicatif, les PCD-AEPA n'étant pas finalisés et validés. Elles tiennent cependant compte des propositions faites par les communes. Elles pourront être ajustées en fonction des propositions des communes qui ne ses sont pas encore prononcées et des autres partenaires impliqués dans le projet.
Description sommaire : Il s'agit de réaliser une première tranche des ouvrages programmés par les PCD AEPA des 8 communes concernées, existants ou dont la réalisation est en cours. La première tâche du projet est de veiller à la mise en œuvre rapide de cet outil de diagnostic indispensable à la programmation raisonnée des travaux d'entretien ou de création d'ouvrages dans chacune des communes. Le programme appuie la réalisation du PCD AEPA de Boussouma.

Pour la deuxième et troisième année du programme, la localisation précise des ouvrages sera faite dans le cadre de l’espace de concertation communal mis en place (cf action 3) afin de prendre en compte les interventions d'autres partenaires poursuivant les mêmes objectifs dans la commune.

Des financements sont déjà mobilisés. Les collectivités allemandes s'engagent en année 1 sur des investissements estimés à 10 000,00€ annuels (Herzogenaurach à Kaya, Ettlingen à Fada). 2 syndicats de l'eau intervenant auprès des 5 communes françaises sont déjà impliqués et les 3 autres le seront fin 2010. Certains jumelages ont déjà fléchés leurs crédits loi Oudin vers les activités d'investissement en année 1 comme Dreux, pour 30 000,00€ environ ou Morlaix pour 10 000,00€ environ. Veolia est un partenaire pour Epernay et Fada'n'Gourma. D’autres partenaires seront sollicités tels que les agences de l’eau françaises (Châtellerault sollicite l'Agence de l’eau Loire Bretagne pour 30 000,00€ par an pour le triennal comme Laval et Dreux). L’Union Européenne sera sollicitée dans le cadre de la Facilité Eau (dépôt en Mai 2010) pour la réalisation de ces infrastructures.
Toutes les activités présentées ci-dessous ont été définies sur la base des entretiens avec les principaux acteurs du secteur eau et assainissement au niveau communal (Mairies, DRAHRH, comités de Jumelage, …) et des normes en vigueur au Burkina Faso (1 forage pour 300 habitants pour l'eau). Pour ce projet, l’hypothèse considérée est d'engager les actions pour que 80% de la population soit desservie à l’horizon 2012 (Objectif du PNAEPA).
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Maître(s) d'ouvrage
Comité de pilotage franco germano burkinabé
Bénéficiaire(s)
la population des communes dans leur ensemble (plus de 580 000 habitants), les communes burkinabè, les autorités élues (conseils municipaux et maires),le personnel des communes,les services déconcentrés de l'État compétents (DRAHRH...),les agents économiques mis en place ou formés pendant l'action (gestionnaires d'associations d'usagers de l'eau, maintenanciers)les maîtres d'œuvre, bénéficiaires des contrats d'affermage (exploitants) et des marchés de réalisation d'ouvrages (entrepreneurs génie civil) ou de prestations,l'ONEA.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Commune de Kaya Burkina Faso Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Commune de Kaya Belemvire Mahama mkaya@fasonet.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Chatellerault Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat en France
Morlaix Communauté et Villes de Morlaix, Pleyber-Christ, Plourin-lès-Morlaix, Saint Martin des Champs, Sainte Sève, Epernay, Chambéry, Dreux, Laval, Communautré d'agglomération du pays châtelleraudais
Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Kaya, Koudougou, Fada'n'Gourma, Réo, Garango, Boussouma, Komteoga, Niaogho, Ouahigouta


Le partenariat est triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 117151 0 2009
Chatellerault 24902 61450 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 33333 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 33333 2010
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 33334 2011
 Morlaix Communauté et Villes de Morlaix, Pleyber 99610 2009




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation

Documents

Documents
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AEPA mutualisé 9 communes du Burkina Faso Rapport Final 1ere Partie 2692,74 AEPA_9 communes_Rapport_final_1ere partie.pdf Icone d'un document à télécharger
AEPA mutualisé 9 communes du Burkina Faso Rapport Final 2eme Partie 3745,51 AEPA_9 communes_Rapport_final_2ème_partie.pdf Icone d'un document à télécharger
AEPA mutualisé 9 communes du Burkina-Faso Rapport final Annexes 354,94 AEPA_9 communes_Rapport_final_Annexes.pdf Icone d'un document à télécharger


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