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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Tananarive"

Correspondant coopération décentralisée
Florian MARCHADOUR
Courriel : marchadour.matd[at]gmail.com
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Philippe GEORGEAIS
Courriel : philippe.georgeais[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Développement économique, renforcement de la sécurité alimentaire, diversification des sources de revenus et sauvegarde du patrimoine naturel de la Région Alaotra Mangoro, Madagascar, à travers le développement des filières laitière et touristique.
Année de première signature de la convention
2005
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Attractivité des territoires
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2005
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
La Région Alaotra Mangoro

• Géographie et population

La Région Alaotra Mangoro s’étend sur plus de 400 km du Nord au Sud, et sur 100 km d’Est en Ouest pour une superficie de 33 000 km². Elle est située sur la partie Nord des Hauts Plateaux qui s’étendent sur 600 km du Nord au Sud de la capitale Antananarivo, de manière presque symétrique.

La population compte plus 1,1 million d’habitants regroupés principalement autour du Lac Alaotra dans le Nord (environ 500 000 habitants) et dans le Sud dans le district de Moramanga. C’est une population de taille similaire à l’Ille-et-Vilaine.

La population est composée de deux groupes éthniques majoritaires traditionnelles : les Sihanaka au Nord, et les Benzanozano au Sud. Plusieurs minorités de tout le pays sont présentes, notamment les Mérinas.

La langue officielle est le Malagasy. De nombreux dialectes locaux l’agrémentent, et impliquent quelques variations dans le langage. Le français est aussi largement répandu et utilisé.


• Organisation administrative

La Région Alaotra Mangoro est l’union de deux « sous-régions » historiques du pays : l’Alaotra, qui tire son nom du Lac Alaotra au Nord, et la Mangoro, dont le nom est celui du plus grand fleuve de la Région, qui coule au Sud.
C’est l’une des 22 régions de Madagascar. Elle dépend du Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation. La Région est dirigée par un Chef de Région, directement nommé par le Président de la République de Madagascar (actuellement le Régime de la Haute Autorité de Transition). Le Chef de Région est le plus haut représentant de l’Etat dans la Région. Il est appuyé par des services en charge du développement et de l’administration de la Région.
Le chef lieu de la Région est la Commune Urbaine d’Ambatondrazaka, ville dans laquelle sont situées tous les services déconcentrés de l’Etat et directions régionales associées.

La Région est composée de cinq district s qui sont, du Nord au Sud, Andilamena, Amparafaravola, Ambatondrazaka, Moramanga et Anosibe An’Ala.
Le district est une subdivision administrative de la Région, qui dépend du ministère de l’intérieur. Chaque district est dirigé par un Chef de District, représentant du ministère de l’intérieur.


• Transport et économie

Transport
L’offre de transport de la Région Alaotra Mangoro est très inégale. Peu de routes sont bitumées :
- la Route Nationale 2 qui relie la capitale Antananarivo et Toamasina (Tamatave), seconde ville du pays en termes de population et d’activités économiques, traverse la Région d’Ouest en Est au niveau de la Commune Urbaine de Moramanga.
- La route reliant les villes de la rive Ouest du Lac Alaotra, principale grenier rizicole de Madagascar.

Les autres routes sont des pistes dont l‘état varie en fonction des tronçons et surtout des saisons. En saison des pluies, certaines parties de la région ne sont accessibles que par camions.
La Région est fortement handicapée par le très mauvais état de son axe interne, la Route Nationale 44, qui relie Ambatondrazaka au Nord et Moramanga au Sud, les deux communes urbaines de la Région. Cette route, qui fait depuis de nombreuses années l’objet de rumeurs et spéculations sur sa réhabilitation, est une piste difficile pendant 110 km. Ceci est préjudiciable pour la Région, puisque la majorité de la production agricole (au niveau régional et national) est au Nord, ce qui limite l’exportation vers d’autres zones de Madagascar.

Les transports dans la région se font majoritairement par taxi brousse ou camions. Ambatondrazaka possède un aérodrome utilisé uniquement par les avionneurs privés.

Economie
Bien que la Région possède un potentiel de richesses très important, l’économie et l’emploi sont très largement occupés par le secteur primaire :
- Au Nord, les plaines autour du Lac Alaotra composent le plus important grenier à riz de Madagascar (plus de 300 000 tonnes de paddy par an). Si le riz domine l’agriculture traditionnelle et industrielle, le maraîchage (tomates, carottes…) se développe de plus en plus en contresaison.
- La pêche continentale dans le Lac Alaotra (surface de 20 000 hectares) permet une production de 2 500 tonnes par an. Mais le lac fait face à une diminution de ses populations, due à la surpêche et à l’ensablement naturel.
- L’élevage est une composante très importante, puisque la Région compte plus de 260 000 bovins, principalement des zébus. Les animaux sont utilisés principalement pour l’attelage, et en réforme pour la viande. L’activité laitière est peu développée.

D’autres ressources, principalement minières, sont exploitées. La Région possède d’importants gisements de pierres précieuses (rubis, saphir) ou semi-précieuses (quartz…).
Les minerais sont aussi exploités ou transformés (chrome, cobalt, nickel). Le plus gros projet minier au monde, qui concerne le cobalt et le nickel, est en cours de réalisation dans la Région.

A noter enfin, de nombreuses forêts de pins et d’eucalyptus, dont les bois sont utilisés pour le chauffage, la cuisine ou la construction. Les scieries sont l’une des principales activités industrielles.

• Le développement économique de la filière laitière

L’expertise du Département d’Ille-et-Vilaine
L’Ille-et-Vilaine est le premier département laitier de France avec une production d’environ 14 millions de litres de lait produits à l’année. Le lait représente plus de 26 % de la production agricole du département. Le département dispose d’un large panel d’exploitations agricoles, de l’élevage intensif à l’élevage biologique, et peut proposer des transferts d’expériences et de technologies diversifiés dans ce secteur.

Une priorité de la Région Alaotra Mangoro
La production agricole malgache a connu une croissance de 2,6 % en 2004 et de 3,5 % en 2005. Les grandes orientations actuelles du gouvernement font figurer l’agriculture comme une priorité. Le désenclavement des régions à travers la construction de routes et de pistes témoigne de cette volonté (même si des difficultés perdurent sur la RN44).
Des fonds sont alloués par les grands bailleurs (UE, Banque Mondiale, etc.) pour la poursuite de la réhabilitation des infrastructures agricoles (barrages, routes, réseaux hydro-agricoles) et la vulgarisation des techniques de production. Cependant, dans le contexte politique malgache actuel, où le gouvernement n’est pas reconnu par la Communauté Internationale, une majorité des bailleurs s’est retirée du pays, ou a limité son intervention aux programmes d’urgence, de santé et d’aide à l’enfance.

L’élevage est également l’une des priorités du Ministère de l’Elevage au niveau national, comme en témoigne le plan gouvernemental d’importation de vaches et le développement, dans les années 2000, du pôle intégré de croissance d’Antsirabe dédié à l’industrie agroalimentaire. Les services déconcentrés du Ministère ont pour mission d’accompagner les éleveurs (conseil technique) et sont ainsi des partenaires importants.

Le développement de l’élevage est enfin l’un des axes du plan régional de développement de la Région Alaotra Mangoro : organiser les filières de production, mettre à disposition des producteurs des intrants et des infrastructures d’appui, organiser les marchés, créer des fonds de garantie mutualiste pour les petits producteurs, etc.

Aujourd’hui, dans la région Alaotra Mangoro, l’élevage bovin se distingue selon trois modes d'exploitation :
- Au Nord, dans la sous-préfecture d'Andilamena et à l'Ouest d'Amparafaravola, il s'agit d'élevage extensif, de faible productivité. C'est une zone d’élevage pour produire des veaux (animaux de trait) pour la plaine d'Ambatondrazaka.
- Au Centre, dans la plaine du Lac Alaotra, l'élevage est surtout destiné à la traction animale pour la riziculture. L'effectif du cheptel est ainsi lié aux variations des surfaces rizicoles. Les animaux sont mis en pâture dans les rizières en contre-saison. Les nécessités d'exploitation font que les bœufs de trait sont utilisés pendant la saison et revendus ensuite, affaiblis et amaigris, vers les Hautes terres pour l’embouche. La mécanisation de la culture du riz va remettre en cause ce mode d’exploitation.
- Au Sud, à Moramanga, l'élevage bovin est semi-extensif mais toujours lié aux travaux agricoles et destiné au final à la boucherie. Les pâturages sont limités du fait des reboisements et des forêts. Les bœufs restent en semi-liberté à proximité des villages. En contre-saison, ils peuvent brouter les repousses de riz.

L’objectif de la coopération Ille et Vilaine – Alaotra Mangoro est de proposer des solutions pour lever les freins au développement de l’élevage laitier dans le respect du développement durable et du patrimoine rural, tout en apportant un appui institutionnel à son partenaire.

• Le développement du tourisme

Une expertise apportée par le Département d’Ille et Vilaine
L’Ille-et-Vilaine est un département français à très fort attrait touristique. Outre la ville de Rennes, la ville de Saint Malo et l’ensemble de la Baie du Mont Saint-Michel sont des sites mondialement reconnus qui attirent chaque année plusieurs millions de touristes français et étrangers. Le département a ainsi mis en place des politiques ambitieuses de soutien du tourisme et dispose aujourd’hui d’une bonne expertise, à travers ses services ou ses partenaires impliqués sur le territoire.

Un axe de développement voulu par la Région Alaotra Mangoro
Une partie du « corridor forestier » de Madagascar se situe dans la Région Alaotra Mangoro. Ce corridor comprend un ensemble de forêts primaires et secondaires, qui sont une richesse inestimable pour Madagascar et l’humanité entière.
Au Sud de la Région a été créé le Parc National d’Andasibe Mantadia, à la fin des années 80. C’est aujourd’hui le premier parc de Madagascar en termes de nombre de visiteurs (environ 20 000 par an).
Au Nord, le Parc National Zahamena a été créé à la fin des années 90. Malgré son intérêt et son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, il souffre de son enclavement et de l’absence de guides officiels reconnus par le Ministère du tourisme et de l’artisanat.
Le Lac Alaotra est inscrit à la liste des sites de la convention Ramsar, qui classe les écosystèmes humides exceptionnels en fonction de la richesse de leur faune et de leur flore. Le lac est notamment l’unique habitat dans le monde du lémurien aquatique. Cependant la mauvaise route d’accès au lac et au Nord de la Région en général limite la venue des touristes nationaux et étrangers dans cette région.

Fort du constat du potentiel qu’offre la Région, et de l’impact économique potentiel pour les populations, la Région Alaotra Mangoro et le Département d’Ille-et-Vilaine ont souhaité s’investir dans le développement du tourisme pour offrir aux populations des activités génératrices de revenus complémentaires.
Historique
Historique

En juillet 2005, le Conseil Général d’Ille-et-Vilaine a répondu favorablement à la demande de partenariat du Président du Sénat malgache. Une coopération décentralisée est initiée entre le Département et la Région Alaotra Mangoro. Le Département s’appuie sur une expérience de la coopération et de la solidarité internationale de plus de 20 ans avec la région de Mopti au Mali.
La coopération est ciblée sur la filière laitière, présentée comme une priorité de la Région, dans un pays où la consommation de lait par habitant est l’une des plus faibles au monde (environ 5 litres par an et par habitant). Les problèmes de carence en calcium des enfants sont l’une des conséquences de la malnutrition qui frappe une grande partie de la population, dans un pays où plus de la moitié de la population a moins de 18 ans.

3 axes sont déterminés pour assurer le développement :
- La création d’une Ferme Ecole située au Nord d’Ambatondrazaka. Cette ferme est un outil de démonstration en terme d’élevage de vaches laitières (les habitants n’élèvent pour la très grande majorité que des zébus), d’alimentation des bovins, de reproduction, de collecte du lait et à terme de transformation laitière.
- La mise en place de formations, à la Ferme Ecole et itinérantes, pour les éleveurs de la zone du lac Alaotra et de Moramanga. Ces formations, sous la forme de modules, concernent la production de fourrages, les soins des animaux, la collecte et la transformation du lait. D’autres formations en partenariat avec des acteurs locaux sont destinées aux professionnels de la santé animale.
- Un programme d’insémination artificielle pour les éleveurs dans les zones du lac Alaotra et de Moramanga, pour améliorer la génétique des cheptels en croisant des races locales à des races laitières (Holstein, Pis Rouge Norvégienne, Normande), afin de combiner les caractéristiques rustiques de l’une et productives de l’autre, et ainsi permettre une augmentation sensible de la production laitière dans la Région.

En aval de la chaîne un programme d’amélioration de la collecte des déchets et de leur valorisation en compost est aussi en cours dans les deux communes urbaines de la Région, Moramanga et Ambatondrazaka. L’objectif est double :
- Améliorer de manière durable la salubrité dans les communes, où les déchets sont la plupart du temps jetés dans des dépôts sauvages à proximité des habitats.
- Produire un engrais de qualité et bon marché à destination des agriculteurs locaux, qui par manque de moyen n’ont qu’un accès faible aux intrants nécessaires à l’amélioration des rendements agricoles dans un contexte d’instabilité alimentaire dans le pays.

En 2008, la coopération s’étend au développement du tourisme dans la Région. Un cabinet d’études met en avant les richesses et potentiels de la Région. Le constat est d’autant plus fort que la Région possède le parc national le plus visité du pays.
Cependant, malgré le potentiel affiché, les lacunes sont nombreuses : manque d’infrastructures, d’opérateurs, de promotion notamment. Le Nord de la Région est souvent peu ou pas abordé dans les principaux guides touristiques.
Face à cela la coopération s’oriente sur 2 axes :
- La promotion de la Région par l’Office Régional du Tourisme Alaotra Mangoro (ORTALMA), créé fin 2008 et reconnu par l’Office National du Tourisme de Madagascar en septembre 2009. Cette reconnaissance permet d’intégrer la promotion de la Région dans les la promotion globale du pays, et les circuits internationaux.
- L’appui à la création de 2 sites pilotes de tourisme solidaire sur le Lac Alaotra à Imerimandroso (et le quartier de Vohitsoa) et le village d’Antanandava, porte d’entrée du parc national Zahamena. Le choix de ces lieux a été fait compte tenu de l’intérêt certain qu’ils présentent : Imerimandroso est un village traditionnel qui surplombe le lac, et Antanandava est le passage obligé pour la visite du parc Zahamena.
Objectif du partenariat
Appuyer le développement de deux filières économiques dans la région Alaotra Mangoro et accompagner la Région en matière d’ingénierie de projets économiques.

La finalité générale est de permettre à la Région Alaotra Mangoro de se doter d’outils et méthodes lui permettant de planifier et mettre en œuvre des projets structurants dans les domaines du développement économique, agro-alimentaires et touristiques en appuyant les deux filières concernées.
Pour ce faire, le Département d’Ille-et-Vilaine valorisera son expérience acquise :
- Sur la filière laitière commencée depuis 2005
- au Mali dans le domaine du tourisme durable et à Madagascar depuis 2008.

Les modalités d’actions envisagées passent ainsi par du transfert de savoir-faire « Nord-Sud », l’échange d’expérience « Sud Sud » mais aussi par la poursuite des actions de formation et de sensibilisation pour améliorer les capacités des acteurs et leur permettre d’améliorer de manière conséquente les ressources alimentaires et leurs revenus.


Objectif 1 : Poursuivre le développement de la filière laitière dans la Région Alaotra Mangoro et lutter contre la malnutrition

L’objectif est de continuer l’appui au développement de la filière laitière commencé depuis 2005. De nombreuses réalisations concrètes ont été menées, et la dynamique au sein du projet est particulièrement forte et encourageante.
L’année 2010 a vu la poursuite des formations auprès des éleveurs ainsi que des techniciens d’élevage : le renforcement des capacités concernait la zootechnie et les bonnes pratiques d’élevage
Le développement de la Ferme Ecole ainsi que des partenariats avec les Services Régionaux ont permis de dynamiser la filière :
- organisation de journées de rencontres entre éleveurs et renforcement des liens entre les acteurs de la filière,
- organisation de formations conjointes avec d’autres partenaires et renforcement des capacités en élevage.
Cependant la filière ‘aval’, c’est-à-dire de la collecte à la vente, reste encore très informelle et peu professionnalisée. Aujourd’hui le problème du débouché reste un frein à l’extension de nombreux élevages. Il convient de renforcer le circuit de transformation et de vente afin d’améliorer les conditions sanitaires ainsi que l’offre présente sur le marché.

Actions envisagées
Action 1.1. Renforcement des capacités des acteurs « aval » de la filière : collecteurs, transformateurs, vendeurs.
Action 1.2. Création d’un atelier de transformation fromagère et accueil de formations à la transformation.

Objectif 2 : Poursuivre le développement du tourisme durable et diversifier les sources de revenus des populations participantes

La démarche entreprise est le développement d’un tourisme solidaire durable, source de revenus directs pour les populations participantes d’une part, mais aussi source d’échange culturel, de valorisation des héritages traditionnels et de connaissance mutuelle d’autre part.
Les formations des populations participantes ont commencé au début de l’année 2009. Elles se sont orientées sur la découverte du tourisme et des touristes, les règles de l’accueil touristiques, des conseils en hygiène…
Début 2010, des cours de français ont commencé, en partenariat avec l’Alliance Française d’Ambatondrazaka, et se sont poursuivis toute l’année (70% des touristes étrangers à Madagascar sont français). Une maîtrise de base du français est en effet très importante dans le cadre d’un tourisme solidaire pour que les populations et les touristes puissent échanger et s’intéresser aux cultures réciproques.
Des aménagements qui profitent à la population et permettent le développement du tourisme ont été réalisés en 2010 : point de vue et aire de jeux, réhabilitation de routes et de canaux d’évacuation des eaux, panneaux d’affichage public, latrines publiques.

Le projet implique aussi un tour opérateur solidaire français qui après l’expérience d’un premier groupe fin 2009, a confirmé son offre de tourisme solidaire sur les sites pilotes. Ce voyage trouve un écho très favorable, puisque 3 groupes de 10 personnes sont venus, et que d’autres sont prévus en 2011.
Après la venue d’environ 70 touristes solidaires ou indépendants, l’objectif fixé pour 2011 est d’atteindre 100 à 150 en 2011.

La valorisation des cultures passe aussi par un appui à la commercialisation d’un artisanat riche et raffiné réalisé par une association de femmes (vanneries notamment), qui malgré leur qualité on du mal à trouver des débouchés du fait de l’enclavement. Cependant la vente des produits en circuit direct via l’office de tourisme, permet une amélioration sensible des revenus pour les familles.

L’objectif, tout en continuant l’appui sur les sites d’Imerimandroso et Antanandava, est de développer un autre site identifié, la commune d’Andreba Gara. Située au bord du lac, elle est le meilleur site pour l’observation du lémurien aquatique. Des partenaires locaux dans la commune sont déjà identifiés. Ils souhaitent bénéficier de l’appui de la Coopération Décentralisée pour accueillir, à leur tour, un tourisme solidaire. D’autres villages pourraient bénéficier de l’expérience pour l’accueil touristique ou pour l’appui à la commercialisation de l’artisanat local.

Enfin des formations des pisteurs du Parc Zahamena ont commencé à la fin du 1er semestre 2010, afin de leur permettre d’obtenir à terme leur carte officielle de guide délivrée par le ministère du tourisme et l’artisanat. Il est en effet démontré que l’absence de guides agréés par l’organisme de gestion officiel des parcs est un frein très fort à la venue de visiteurs, qui n’ont souvent pas confiance en les pisteurs.

Actions envisagées
Action 2.1 : Poursuite de la formation des acteurs et de la promotion des sites existants.
Action 2.2 : Développement d’un nouveau site, avec appui à la création d’espace d’accueil des touristes, et promotion.
Action 2.3 : Formation des acteurs sur les nouveaux sites et promotion de l’artisanat.


Objectif 3 : Sensibilisation des populations et conservation des ressources naturelles uniques menacées

Malgré la richesse et l’unicité de ses écosystèmes, la nature de Madagascar fait face à de graves problèmes, notamment :
- Une déforestation très importante liée principalement à la culture traditionnelle sur brûlis et la recherche de nouvelles terres arables.
- Une surexploitation des bois précieux et non précieux.
- Un braconnage des espèces endémiques.
- Une surexploitation de la pêche, particulièrement visible au niveau du lac Alaotra.

Comme l’ensemble du pays, la Région Alaotra Mangoro n’échappe pas à ces dommages. Elle est d’autant plus affectée qu’elle concentre une importante partie des forêts primaires et secondaires du pays.
De nombreuses associations et organisations non gouvernementales sont déjà actives dans la Région, mais manquent de moyens.

Forte de son implication dans le tourisme durable, et dans la formation des guides du parc Zahamena, la Coopération Décentralisée a noué de nombreux contacts dans ce domaine et identifié plusieurs zones sur lesquelles une intervention pertinente est réalisable à court terme.
Ces 2 zones ciblées sont effectivement des écosystèmes exceptionnels mais menacés pour les raisons évoqués ci-dessus.

La Coopération Décentralisée souhaite apporter son appui et son expérience en méthodologie aux partenaires impliqués dans le processus, et ainsi continuer son implication dans les problématiques environnementales auxquelles est confrontée la Région Alaotra Mangoro.


Actions envisagées
Action 3.1 : Sensibilisation des populations riveraines du parc Zahamena et appui à la formation du personnel du parc.
Action 3.2 : Sensibilisation des populations de la rive est du Lac Alaotra
Description détaillée du partenariat
Projet cofinancé par le MAEE en 2011
Le Département d’Ille et Vilaine et la Région Alaotra Mangoro ont signé en 2005 un accord de partenariat. Ces deux collectivités ont choisi comme thématiques de coopération et comme leviers de développement, deux filières économiques : la filière laitière (commencée en 2005) et la filière tourisme (depuis2008).

Les deux filières sont des domaines d’expertise de la collectivité territoriale bretonne. Ce sont également des axes de développement voulus par la collectivité territoriale malgache.

Le développement économique est une compétence de la Région malgache. Aussi, le Département, avec l’appui de sa Direction de l’Economie et de l’Aménagement, accompagnera son partenaire afin que la Région pilote des projets de développement économique. Il s’agit de permettre à la Région Alaotra Mangoro, très souvent sollicitée par des opérateurs économiques dans différents domaines d’intervention (riziculture, gestion de l’eau, extraction de minerais, exploitation forestière, etc.), d’être outillée pour répondre à ses sollicitations.

L’objectif est 1) d’accompagner le développement de deux filières économiques complètes :
- Pour la filière laitière, depuis l’amont, avec l’approvisionnement en eau, la formation et l’alimentation bovine, jusqu’à l’aval, avec la transformation du lait mais aussi la valorisation des déchets et la fabrication de compost pour l’amendement des terres (et la production de fourrages)..
- Pour la filière tourisme depuis l’amont avec la formation et la sensibilisation des populations et acteurs locaux aux enjeux du tourisme et de la protection de l’environnement, jusqu’à l’aval avec la promotion touristique de la région et le travail en partenariat avec des tours opérateurs solidaires basés en France.
et 2) de renforcer les capacités de maîtrise d’ouvrage de la Région, des services déconcentrés de l’état et des partenaires associés (communes, ONG…) en matière de projets de développement économique.

Les actions envisagées sur la période 2011 sont les suivantes :
Pour la filière laitière :
- Continuer à structurer et professionnaliser les acteurs (éleveurs, collecteurs, transformateurs).
- Former et appuyer l’ensemble des acteurs de la filière laitière en partenariat avec les services déconcentrés de l’Etat (Service Régional de l’Elevage notamment).
- Développer et diffuser des méthodes de transformation laitière sur la Région, afin de permettre notamment aux éleveurs d’atteindre des marchés plus éloignés et rémunérateurs.
- Permettre aux éleveurs d’atteindre des marchés plus rémunérateurs.
- Valoriser en compost les déchets ménagers des communes urbaines de la région.
- Renforcer les capacités administratives et techniques des élus et des agents régionaux et municipaux.


Pour la filière touristique :
- Continuer la formation et le renforcement des capacités en accueil touristique et langue française des acteurs locaux, qui sont avant tout des agriculteurs.
- Continuer la formation des guides du Parc Zahamena.
- Promouvoir les produits locaux, en appuyant la commercialisation.
- Promouvoir la Région Alaotra Mangoro, notamment le tourisme solidaire durable au lac Alaotra et au Parc Zahamena dans le Nord la Région
- Sensibiliser les populations à la protection et la valorisation des ressources environnementales et valoriser les cultures locales.


Les deux collectivités maîtres d’ouvrage ont choisi de nombreux contributeurs externes au projet parmi lesquels : les entreprises de la filière lait d’Ille et Vilaine, l’Agrocampus de Rennes, les associations de solidarité internationale d’Ille-et-Vilaine impliquées à Madagascar, la Chambre d’Agriculture d’Ille-et-Vilaine, les services déconcentrés des Ministères malgache de l’Agriculture, de l’Elevage, et du Tourisme et de l’Artisanat, L’Office National du Tourisme de Madagascar, Madagascar National Park (organisme en charge de la gestion des aires protégées), les Communes de Moramanga et d’Ambatondrazaka, le CIRAD, les ONGs AVSF, Durrell, ainsi que de nombreuses ONGs locales (FIFIFA, Défi, Madagascar Wildlife Conservation) etc.

Le projet combine des approches filières, très sectorielles, à un appui institutionnel du partenaire régional compétent en matière de développement économique. C’est un projet transversal, innovant et durable entre échanges d’expérience, renforcement des capacités et transfert de technologies.

- Renforcement des capacités des acteurs « aval » de la filière : collecteurs, transformateurs, vendeurs.
Objectif de l’action : Former et sensibiliser les intervenants de la filière : éleveurs, collecteurs, transformateurs, commerçants, à l’hygiène et la conservation du lait et des produits laitiers.
Former les transformateurs à la fabrication de nouveaux produits.

Description sommaire : Tous les intermédiaires entre le producteur et le consommateur : collecteurs, transformateurs, commerçants, sont concernés par l’hygiène et la conservation du lait et des produits laitiers. La formation permettra aux acteurs de mieux connaître leurs produits et d’améliorer la qualité des produits présents sur le marché. En parallèle, le développement du marché passe aussi par la diversification des produits proposés ainsi que de produits à durée de conservation moyenne (quelques jours à quelques semaines). La formation à la transformation de lait en divers produit laitiers permettra de varier l’offre sur le marché tout en garantissant une bonne hygiène des produits : yaourt, confiture de lait, beurre, fromage.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Région Alaoatra Mangoro
Maître(s) d'ouvrage
Conseil général d'Ille-et-Vilaine
Bénéficiaire(s)
Filière laitière : L'ensemble des acteurs de la filière et notamment les éleveurs qui seront formés, les fédérations de coopératives d’éleveurs impliquées dans la collecte et la transformation du lait, les services techniques de l’élevage, les services vétérinaires.Développement du tourisme solidaire : les opérateurs locaux, l'office régional du tourisme (ORTALMA), les populations locales des sites bénéficiaires des projets d’aménagement.Sensibilisation et conservation environnementale : les employés du parc Zahamena et les populations riveraines, les communautés de base riveraines de la côte est du lac Alaotra, les écosystèmes malgaches ciblés.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Région Alaoatra Mangoro Madagascar commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Région Alaoatra Mangoro ANDRIANAMAINTY FILS Jean Marius

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Région Alaoatra Mangoro


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 0 0 2005
Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine 119690 0 2005
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 40000 2005
, Région Alaoatra Mangoro 1000 2005




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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