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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Lomé"

Correspondant coopération décentralisée
Antoine BOUDOU
Courriel : antoine.boudou[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Gilles GANIVET
Courriel : gilles.ganivet[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Appui aux groupements féminins pour la transformation du manioc dans la Région Centrale auTogo
Année de première signature de la convention
1987
Thématique d'intervention
Education, Social et Recherche
Sous-thématique d'intervention
Jeunesse & genre
Sous-sous-thématique d'intervention
Genre

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
1987
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
La Région Centrale est l’une des cinq régions administratives du Togo issues de la Loi n°81/9 du 23 juin 1981 portant réorganisation du territoire national. Elle occupe la partie centrale du pays.

Le Togo et la Région Centrale en particulier, dispose d’importantes potentialités agricoles.
Le régime climatique de la Région Centrale est de type tropical semi-humide, en l’occurrence soudano-guinéen, caractérisé par deux saisons distinctes. La saison pluvieuse dure d’avril à octobre, avec un régime de croisière en juillet-août (entre 1 000 mm et 1 300 mm de précipitations cumulées). Puis la saison sèche qui s’étend, de novembre à mars, subissant les effets de l’harmattan (de décembre à février).

Les sols à dominante sablo-argileuse sont couverts d’une végétation de savanes arbustives.
Les conditions pédoclimatiques de cette région, marquée par une faible couverture de grands arbres et une teneur relativement importante en humus des sols, en font une zone de production de manioc idéale.

Au plan national, la culture du manioc occupe la quatrième place des cultures vivrières en termes de superficie après le maïs, le sorgho et le riz paddy. En revanche, elle occupe la première place en termes de quantités produites (908.755 tonnes au cours de la campagne agricole 2010-2011).

La production de manioc de la Région Centrale, avec 25 % de la production nationale, se place à la troisième place derrière la Région des Plateaux et la Région Maritime (232.332 tonnes produites pour la campagne agricole 2010-2011).

On distingue plusieurs variétés de manioc, dont certaines contiennent de l’acide cyanhydrique (HCN) toxique. Cependant cette toxicité est détruite par les traitements administrés au cours de la transformation.

Produire du manioc représente une stratégie alternative dans les systèmes de cultures : la culture du manioc est possible même sur des sols appauvris, elle n’exige pas d’amendements systématiques ni de traitements phytosanitaires et est adoptée dans la cadre du système de jachère cultivée.

Le manioc et ses dérivés constituent la base de l'alimentation de nombreux pays africains.
Le manioc frais est constitué à 61 % d’eau. La farine du manioc est un aliment riche en fécule (80 % d’amidon et de sucre), mais ne contient que 2,5 % de protéines et 0,5 % de matière grasse. Elle sert de base alimentaire qu’il convient de compléter (sauce, légumineuses, protéines animales,…).

Les différents produits du manioc sont :

 les racines tubérisées utilisées pour l’alimentation humaine et animale (provenderie) ;
 les feuilles, également utilisées pour l’alimentation humaine et comme provende ;
 l’écorce des tubercules utilisée pour l’alimentation animale ;
 les tiges utilisées comme boutures pour la mise en place de nouvelles exploitations agricoles.

Les tubercules, principale denrée pour l’alimentation humaine, sont utilisées sous forme de :

 manioc cru ou manioc vert à croquer ;
 tranches cuites ou frites ;
 tranches cuites pilées pour faire du « foufou » (pâte) ;
 tranches séchées pour avoir des « cossettes » transformées en farine de manioc puis en pâte ;
 manioc râpé donnant une pâte qui est pressée pour avoir de la fécule fraiche transformée en gari et de l’amidon transformé en tapioca.

La conservation du manioc se heurte à de nombreux problèmes, à savoir :

 la putréfaction des tubercules ;
 le rancissement et la moisissure des tranches au cours du séchage ;
 l’attaque des cossettes par les charançons durant le stockage.

Au Togo, on remarque des particularités régionales dans la production et l’utilisation des produits du manioc.

Dans la partie Sud du Pays comprenant les Régions Maritime et des Plateaux, les variétés « douces » sont les plus produites. Les produits sont consommés sous forme de foufou.
En revanche, dans la Région Centrale, les variétés produites sont des variétés « amères » qui ne peuvent être consommées qu’après transformation.

Ce projet vise à développer et promouvoir les technologies de transformation du manioc produit dans la Région Centrale en produits stables, exempts de tout risque sanitaire et à haute valeur commerciale.

Cette action aura le double avantage de réduire les pertes post-récolte de manioc, tout en augmentant la valeur commerciale des produits issus de sa transformation.
Historique
Depuis le début de ses coopérations décentralisées, l'agriculture, comprise dans son sens le plus large, est un axe prioritaire d'intervention de la Région Champagne-Ardenne (RCA) qui considère ce secteur d'activités comme capable d’amorcer une dynamique de développement tout en répondant aux besoins immédiats des populations.
Le secteur agricole marque ainsi une spécificité de la coopération conduite par la RCA qui se décline, notamment au Togo, dans l’accompagnement des initiatives locales s’inscrivant en cohérence avec la politique de l’état et les OMD (ONU).

Ces dernières années, à titre d’exemple, la RCA a initié et accompagné différents programmes à vocation agricole dans la Région Centrale :

 L'appui à la mise en œuvre d’activités agro-forestières structurantes (programme 2007-2009, cofinancé par le MAE) ;
 Un programme visant à renforcer la sécurité alimentaire par l’amélioration de l’accès des producteurs de céréales aux facteurs de production, l’amélioration des conditions de stockage et l’encadrement technique (2010-2012, cofinancé par le MAEE) ;
 Un programme d’amélioration de l’aviculture villageoise féminine (2011, cofinancé par le MAE) ;
 Un programme de renforcement et de structuration de la filière production/commercialisation d’anacarde (2012).

Ces actions ont donné des résultats significatifs ainsi qu’un certain « visage » à la coopération du Conseil Régional de Champagne-Ardenne.


Historique de la culture du manioc

Le Professeur John IGUE du LARES (Laboratoire d’Analyse Régionale et d’Expertise Sociale, Bénin), sur la base des travaux de M. MIEGE, agro-ethnologue, présente l’histoire de la culture du manioc de la façon suivante :

« Contrairement aux produits vivriers " civilisationnels " comme le riz (Casamance, Guinée), le mil et le sorgho (Ghana, Mali), l’igname (pays du golfe de Guinée, de la Côte d’Ivoire au Nigéria) et la banane plantain (Cameroun, Afrique Centrale), le manioc est un produit vivrier " récent " : il a été importé par les Africains des Amériques, en particulier du Brésil,
de retour en Afrique de l’Ouest.
La culture du manioc a alors connu un développement très important au Bénin, de même que les techniques de sa transformation en gari (" importation " des habitudes alimentaires brésiliennes-farinha).

Par ailleurs, cette culture a connu un développement intensif au Togo entre les 2 guerres, pour son usage industriel (amidon pour l’industrie textile) ; ceci a contribué à l’extension de ces cultures […]

De plus, le développement des palmeraies a engendré la nécessité de développer une culture peu exigeante en main-d’œuvre et à rendement élevé, contribuant à l’alimentation des populations rurales ; la culture du manioc répondait précisément à ce contexte.
Le manioc devient une plante "commerciale" dès 1975, avec la demande croissante des pays comme le Niger et le Nigéria (importation de gari sous l’influence des béninois immigrés dans ces pays, attirés par le boom des matières premières).
Aujourd’hui, de nouveaux enjeux apparaissent :

 la demande croissante du marché international (en particulier européen) de cossettes de manioc en tant que PSC (produit de substitution des céréales) dans la composition d’aliment du bétail, la contribution des produits déshydratés dérivés du manioc (gari, tapioca, attiéké, farine de cossettes,...).
 la contribution à la sécurité alimentaire des concentrations urbaines : longue durée de conservation, prix à la consommation plus faible que celui d’autres produits alimentaires de base comme le maïs, le mil, le sorgho, le riz.

Cependant, malgré ce contexte favorable, l’adoption des technologies de transformation stagne du fait d’une part de l'absence d'organisation de la filière et des difficultés d’acquisition des équipements adéquats. »
Objectif du partenariat
Ce projet vise à rentabiliser la filière manioc et se fixe pour objectif spécifique de promouvoir les technologies de transformation du manioc en produits commercialisables.
Description détaillée du partenariat
Ce projet d’appui au renforcement de la filière manioc est proposé dans le cadre de la coopération décentralisée qui lie depuis plus d’un quart de siècle la Région Champagne-Ardenne (RCA) et la Région Centrale au Togo. Il vise à développer la transformation des productions de manioc en vue d’une conservation optimisée et d’une commercialisation facilitée.

Ce projet s’articule autour de trois actions principales à savoir :

1. L’appui à l’organisation et au renforcement des capacités des groupements partenaires ;

2. La création de 7 unités de transformation et leur dotation en matériel ;

3. Le suivi et l’accompagnement technique des organisations retenues.

- Appui à l’organisation et au renforcement des capacités des partenaires bénéficiaires
Objectif de l’action : Cette action a pour objectif d’identifier, d’organiser et de former des partenaires fiables.
Description sommaire : Cette action consistera à identifier, dans les villages ciblés, les femmes s’intéressant aux activités agricoles ou aux activités de transformation. Ces femmes, organisées en coopératives, seront ensuite formées sur les principes de vie coopérative et de gestion d’une activité économique, ainsi que sur les techniques modernes de transformation et de conditionnement du manioc.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Région Centrale
Maître(s) d'ouvrage
Conseil régional de Champagne Ardenne
Bénéficiaire(s)
Le projet sera mis en œuvre au bénéfice direct de 70 transformatrices (10 membres par unité de transformation) qui seront identifiées dans 7 localités : Aléhéridè, Koumoniadè-Azanadè, Kolina, Amaïdè, Kolowara, Kéméni et Fizadè Ces localités sont celles de la Région Centrale dont les terroirs se prêtent le mieux à la production de manioc. Toutes sont situées sur la nationale n°1 et traversées quotidiennement par les commerçants et les camions de l’hinterland (Burkina-Faso, Niger et Mali), et par ceux en transit vers Lomé et les autres grandes villes du Togo. De plus, ces villages sont proches de Sokodé dont le marché constitue un important débouché potentiel pour le Gari et le tapioca.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Région Centrale Togo commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Région Centrale TCHEMI TCHAMBI TCHAPKRO

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil régional du Grand Est commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Région Centrale
Collectivité territoriale avant réforme
Conseil régional Alsace Champagne-Ardenne Lorraine



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 4900 0 1987
Conseil régional du Grand Est 54400 0 1987
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 14800 1987
, Région Centrale 5000 1987




Évaluations, communication et perspectives

Aucune communication n'a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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