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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Tananarive"

Correspondant coopération décentralisée
Florian MARCHADOUR
Courriel : marchadour.matd[at]gmail.com
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Philippe GEORGEAIS
Courriel : philippe.georgeais[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Développement de la FRANCOPHONIE par la formation
Année de première signature de la convention
2009
Thématique d'intervention
Education, Social et Recherche
Sous-thématique d'intervention
Education, emploi, formation professionnelle
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2009
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
28/02/2017
Contexte
Regard porté sur l’éducation,les objectifs de développement et le francophonie
Notre diagnostic s’appuie sur la convergence de différents plans de développement pour Madagascar et pour la coopération décentralisée.
L’accord bilatéral de coopération signé entre la commune de l’Entre Deux et celle de Foulpointe précise en article 3 les objectifs à réaliser en matière d’enseignement, d’action sociale et culturelle. Depuis la naissance de la coopération Entre Deux-Foulpointe, toutes les actions réalisées relevaient de l’investissement (création de blocs sanitaires, de la caserne des pompiers et de salle de cours). Même si la dimension humaine et sociale a été prise en compte durant ces projets, il n’en demeure pas moins qu’elle était supplantée par les éléments techniques.
Il s’agit maintenant de répondre à d’autres aspects de la démarche de coopération.

L’accord cadre de coopération entre l’Etat Français et l’Etat Malgache en date du 20 octobre 2008 rend éligible par son article 2 les actions d’éducation et de formation professionnelle (citées en 3ème position).
De manière plus spécifique , Madagascar est concerné par différents mesures et dispositifs spécifiques à l’éducation , l’enseignement et la Francophonie.
Comme le précise Lisy Miadanirina par son article paru dans TALOHA en janvier 2010, le « niveau et la qualité de l’éducation connaissent une dégradation depuis le début de la décennie 80 »[…] « Ainsi à la suite de la Malgachisation » des enseignements à l’école primaire,la propension des ménages à inscrire leurs enfants dans des écoles privées n’a cessé de croître, et ceci au détriment des inscriptions en écoles publiques. Une des stratégies pour palier à ces difficultés à conduit l’Etat malgache à renforcer les compétences des enseignants. Le rapport de Mme LisY Miadanirina précise que la moyenne d’âge des professeurs est de 50 ans (en 2010) cette donnée doit être revisitée puisque des recrutements massifs ont été réalisés pour l’atteinte des objectifs du plan de formation et de l’approche par les compétences.
les coopérants à Foulpointe souligne que « le niveau des professeurs au primaire est lamentable, surtout les écoles primaires publiques, le niveau est en général très médiocre et les recrutés sont des jeunes du niveau de Brevet sans aucune formation complémentaire et qui acceptent les salaires modestes. Les maîtres du primaire ont un niveau proche du A1-A2 de la nomenclature européenne (cadre européen commun de référence pour les langues). Ceux du collège ont un niveau supérieur n’excédant pas le B2. » . Dès le recrutement les constats se posent. Les recrutements des professeurs fonctionnaires sont différents de ceux des professeurs suppléants qui sont recrutés par les associations de parents d’élèves. En effet ceux les enseignants fonctionnaires ont le baccalauréat et ont au moins 5 ans d’exercice au poste d’enseignant suppléant, alors que pour ceux qui dépendent encore des associations de parents d’élèves le recrutement dépend du Chef d’établissement et l’association. Le brevet est admis.
Au collège, niveau II, les enseignants fonctionnaires sont recrutés par sélection de dossier selon l’ancienneté au poste de suppléance ou l’année de sortie de l’institut, école normale. Le diplôme exigé est de baccalauréat à la licence.
Il semble important de renforcer les compétences pédagogiques des enseignants en priorité ceux qui sont suppléants.

Votés en 2000 par les nations unis les objectifs du millénaire pour le développement, fait la part belle à « l’accès de tous à l’éducation ». Le gouvernement malgache s’est positionné sur cet OMD et lui a adossé le MAP (Madagascar Action Plan). La scolarisation des enfants est l’un des 8 grands axes du MAP.
Le cadre institutionnel et éducatif est posé. Madagascar est doté aujourd’hui d’infrastructure (certes devant être améliorées pour certains) pour accueillir et accompagner les enfants dans leur apprentissage et leur développement. Les établissements privés et publics côtoient les agences pour l’enseignement Français à l’étranger (qui propose un internat à Tamatave depuis 2011) et les instituts Français de Madagascar qui ont pour piliers de développement : « la coopération culturelle et la coopération universitaire et scientifique, ainsi qu’un axe transversal inhérent à la coopération française : l’appui à la francophonie ».
Si au niveau Etatique et Mondiale les règles et principes sont posées, si le gouvernement malgache dote autant que faire se peut les villes et villages d’infrastructure pour l’accueil et l’éducation, quelle formation professionnelle pour les intervenants professeurs ? Quelle appropriation ont ces professeurs de ces organisations ? Quelles interactions ont ces professeurs avec ces institutions ?. Les questionnaires passés à nos coopérants malgaches montrent que toute cette dynamique créant et dynamisant le lien entre « développement » et « éducation », ne connaît pas une grande appropriation par la population rurale de Foulpointe et par le monde des enseignants. Nos partenaires n’ont jamais travaillé directement avec les structures telles que :
- L’agence pour l’enseignement du Français à l’Etranger (AEFE)
- L’association internationale des Maires Francophones (AIMF)
- L’organisation internationale de la Francophonie et L’institut Francaise sur le Développement Durable (IFDD)
Les relations se limitent à la participation des actions avec l’alliance Française dans le cadre du concours Francomania (favoriser une pratique dynamique du Français ). C’était une organisation du ministère de l’Education Malgache en collaboration avec le SCAC de l’Ambassade de France. L’encadrement était pourvu par l’alliance Française à Tamatave.
Actuellement le lycée de Foulpointe a reçu une invitation à un grand concours d’écriture intitulé « dis-moi dix mots semés au loin ». Pour les élèves et étudiants malgaches dans le cadre de la Francophonie. Ce concours est orchestré par l’institut Français à Madagascar.
Dans un optique de développement il apparaît intéressant pour les différentes parties de la coopération de comprendre le fonctionnement des structures en lien avec l’éducation et la francophonie. De mesurer les différents liens et interactions existantes, et également les chartes et mesures pris tel que la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement de 2005 et le programme d’action d’Accra de 2008.
Il s’agit par ce projet : « développement de la francophonie par la formation » de rendre lisible ses différents orientations et dispositifs auprès des enseignants qui seront des démultiplicateurs de l’information et de la pédagogie Français Langue Etrangère.

Il aurait été possible d’inscrire une action de formation à la pédagogie du FLE ,sans une imprégnation de la francophonie. Ce n’est pas la voie choisie par les équipes de la coopération Entre Deux/ Foulpointe.
Il y a une réelle volonté pour qu’une voie plus grande soit ouverte à la francophonie. En effet, comme il est précisé ci-dessus la francophonie est visualisée actuellement comme une action ponctuelle et ludique dans le temps d’un concours.
Il ne nous paraît pas convenable de réaliser une action de formation à la pédagogie du FLE, sans que l’univers tout entier de la francophonie soit rendu accessible.
La francophonie comme le décrit ci-bien le rapport de l’organisation internationale de la Francophonie est « Le dispositif institutionnel qui organise les relations politiques et de coopération entre les 77 Etats et gouvernements de l’OIF.plus de 890 Millions de femmes et d’hommes ayant en partage l’usage de la langue française et le respect des valeurs universelles ». La paix et le développement durable sont donc,des facteurs clés. Les objectifs de la francophonie ne se limitent pas à la promotion de l’éducation et de la formation mais renvoient également à l’instauration et le développement de la démocratie , la prévention, la gestion et le règlement des conflits, l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations, le rapprochement des peuples, le renforcement de la solidarité.
C’est parce que les coopérants réunionnais et malgaches adhèrent aux valeurs de la francophonie, qu’ils jugent utiles d’inscrire leur actions dans ce cadre. Le but ultime étant de diffuser et faire vivre dans les limites autorisés des accords bilatéraux existants ces valeurs.

De 2009 à 2012 différents temps d’échanges et de discussion ont permis aux coopérants de cheminer vers cette proposition d’action. Le français est nécessaire à plusieurs niveaux :
- la communication au sein de la cellule de coopération. Nous avons constaté que plusieurs personnes ne parlaient pas le Français, alors que ce dernier est inscrit comme langue officielle de la coopération Entre Deux/Foulpointe.
- Le développement économique sur Foulpointe passe par le tourisme. Les hôteliers et quelques-uns de leur personnel s’expriment en français, mais les petits plaisanciers ne parlent pas et/ou le comprennent à peine.
- Il en est de même pour les agriculteurs, les bénévoles des associations, … Cette absence de pratique génère une difficulté importante dans la communication et les transactions financières possibles.
- Enfin, la problématique de la langue Francaise à l’école demande une réelle réflexion et prise en compte auprès des enseignants de l’école primaire et du collège.
Il paraît donc fondamental que la langue française soit maintenue comme langue de communication et de développement économique. Pour cela, le chemin est long et demande le concours de tous. Des hommes doivent démultiplier la connaissance et la pratique de la langue français afin, comme le précise la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement, que ce dernier repose sur des responsabilités mutuelles et sur l’engagement de chacun.
Historique
La coopération décentralisée Entre –Deux (Réunion-France) et Foulpointe (Madagascar) a une très jeune histoire. L’accord bilatéral de coopération a été signée en décembre 2009.
Après les instructions administratives et réglementaires nécessaires, des missions de repérage sur les deux territoires ont permis de faire la lumière sur une première tranche d’opérations à réaliser.
Aussi de 2009 à 2012, des opérations d’investissements ont été réalisées sur le territoire de Foulpointe, alors que les coopérants réunionnais ont vu leur connaissance culturelle et le dialogue entre les cultures s’intensifier.
Les opérations d’investissement réalisées sur le sol de Foulpointe visaient prioritairement l’hygiène et la sécurité : création de 3 blocs sanitaires (au centre de santé, au collège et au marché de Foulpointe). Réalisation d’une caserne des pompiers à proximité de la mairie de Foulpointe. Parallèlement les coopérants réunionnais ont collecté du matériel éducatif, sanitaire et numérique et qu’ls ont transmis par container à Foulpointe. Dans cette dynamique le conseil général de la Réunion a fait la livraison d’un camion- citerne sur la commune de Foulpointe
Objectif du partenariat
Cette action de « développement de la francophonie par la formation » vise par la mise en œuvre d’étape ordonné à inscrire durablement l’usage de la langue Française dans les actes de la vie quotidienne et dans l’enseignement, tout en permettant l’appropriation par des enseignants-démultiplicateurs des valeurs de la francophonie.
Description détaillée du partenariat
Il s’agit de mettre en place une formation en Pédagogie du Français Langue Etrangère pour les coopérants malgaches enseignant dans les établissements du primaire et de collège à Foulpointe. Après formation ces enseignants deviendront des enseignants-démulticplicateurs auprès des grands acteurs économiques , éducatifs, administratifs et associatif de Foulpointe. Cet ensemble d’action permettra la valorisation de la francophonie, lors d’un voyage culturel permettant au coopérant entredeuxiens d’exposer leur recherche sur la Francophonie
- Formation des maîtres à la pédagogie du Français Langue Etrangère
Objectif de l’action : Former des enseignants à la pédagogie du FLE fonctionnel pour qu’ils deviennent des démultiplicateurs
Description sommaire : 8 enseignants de Madagascar seront formé à la pédagogie du FLE fonctionnel en vue de sa démultiplication sur le territoire de Foulpointe
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
FOULPOINTE
Maître(s) d'ouvrage
Entre-Deux
Bénéficiaire(s)
Bénéficiaires directs 8 enseignants de Foulpointe, bénéficiaire ultime les grands acteurs de la ville de Foulpointebénéficiaire indirect : la population de Foulpointe

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Foulpointe Madagascar commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Foulpointe RAKOTONIANA Eric crfoulpointe@gmail.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Entre-Deux commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
FOULPOINTE


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 3675 0 2009
Entre-Deux 6975 0 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 4500 2009
, FOULPOINTE 3725 2009
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 0 2017




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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