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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Bamako"

Correspondant coopération décentralisée
Sherazade BENALLA
Courriel : sherazade.benalla[at]diplomatie.gouv.fr
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Françoise GIANVITI
Courriel : francoise.gianviti[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
PADRiMA-Projet d'appui au développement par les richesses minières et agricoles
Année de première signature de la convention
2011
Thématique d'intervention
Economie durable
Sous-thématique d'intervention
Agriculture et développement rural
Sous-sous-thématique d'intervention
Agriculture et agroalimentaire

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2011
Le partenariat est
En cours
Date de fin du partenariat
Contexte
1- Eléments géographiques et administratifs :
Le Cercle de Kéniéba est situé en région de Kayes, à l’ouest du Mali. Il compte actuellement près de 200 000 habitants pour une superficie de 16 800 km². Plus de la moitié de la population est âgée de moins de 18 ans.
Avec la mise en œuvre effective de la décentralisation au Mali en 1999 et l’avènement des collectivités territoriales, le cercle de Kéniéba compte désormais 12 communes rurales, et un conseil de cercle, pour environ 200 villages.
La décentralisation confère désormais au conseil de cercle de Kéniéba la responsabilité du développement socioéconomique des communautés du territoire.

2- Points forts :
Le cercle est un territoire très riche qui recèle d’énormes atouts et potentialités dont :
• La disponibilité de terres arables propices au développement de l’agriculture
• La bonne pluviométrie : 900 à 1200 mm de pluies par an ;
• La jeunesse de la population ;
• La densité et la diversité des ressources naturelles (faune, flore) et minières (or, diamant, argent, bauxite, uranium) etc.
• La richesse et la diversité du potentiel en arboriculture, qui font du cercle de Kéniéba l’un des plus gros producteurs potentiels d’agrumes, de mangues et de banane de la région de Kayes ;
• Dans le domaine de l’agriculture, malgré l’utilisation par les paysans d’équipements rudimentaires, le cercle produit des cultures vivrières dont le mil, le maïs, le sorgho le fonio, et aussi des cultures de rente comme l’arachide, le coton etc. A noter que ces cultures de rente sont aujourd’hui en crise.

3- Contraintes :
Le territoire s’inscrit historiquement dans un espace en marge du développement national, largement centré sur Bamako.
Le cercle de Kéniéba est longtemps resté tributaire de sa situation chronique d’enclavement. Le cercle est desservi jusqu’en 2010 par 2 principales voies d’accès :
- l’axe Kayes Kéniéba (250 Km pour 6 à 7 heures de route en saison sèche, 12 à 24 heures pendant l’hivernage) ;
- l’axe Mahina Koundian Kéniéba avec 150 km pour 5 à 6 heures de route.
Depuis 2011, la route internationale Bamako-Kéniéba-Saraya au Sénégal permet l’ouverture du cercle sur la capitale. Elle ne réduit cependant guère la situation d’enclavement que connaît le cercle puisque peu de bretelles ont été créées et que de nombreuses zones du cercle restent inaccessibles. De plus, la route a été dessinée en dehors de toute concertation avec les collectivités locales et aucune planification urbaine ou schéma d’aménagement n’a été pensé au préalable, ce qui laisse les collectivités aux prises avec les conséquences de l’arrivée d’une telle route internationale sur un territoire qui n’y était pas préparé (problématiques d’urbanisation, équipements permettant l’accueil des populations de passage, risques sanitaires, gestion des accidents, trafics licites et illicites…)

Au-delà de sa situation chronique d’enclavement, l’activité des compagnies minières a également un impact important sur le territoire, posant de nombreuses questions quant à leur capacité à avoir un effet d’entrainement sur le développement des territoires d’accueil de leurs activités extractives. Les compagnies ont, par exemple, le pouvoir de faire partir les villageois des terroirs qu’ils exploitent, et même parfois de « déguerpir » les villages, ce qui conduit à un important recul des capacités de productions vivrières. Elles recrutent du personnel, mais peu sur le territoire du Cercle, plutôt à l’étranger. En même temps, leur venue suscite un afflux de population qui modifie le tissu social. Elles se targuent d’actions de développement local (construction d’écoles, de puits…) mais les collectivités locales se plaignent souvent de l’absence de concertation véritable.
Par ailleurs, la prévalence de l’activité d’orpaillage traditionnel dans la plaine handicape fortement le développement d’une agriculture de subsistance. Le développement de l’orpaillage traditionnel met le cercle de Kéniéba en situation de déficit céréalier malgré les énormes potentialités du secteur. En effet, cette activité exerce une forte attractivité sur les populations au détriment de l’activité agricole, elle « mange » aussi des surfaces de terres arables, et elle contribue à la déscolarisation de nombreux enfants employés sur ces sites.
Autant de problématiques qui pèsent sur le développement du cercle.

La mise en œuvre de la décentralisation n’a pas encore permis de résoudre le problème d’enclavement qui demeure entier, du fait que les collectivités et les communautés manquent de stratégies adaptées pour mobiliser les ressources financières et y faire face.
Une autre dimension de la situation d’enclavement du cercle se manifeste également par le faible niveau de formation et d’encadrement technique des communautés et l’absence de dispositif pour remédier à cet état de fait.
Le faible niveau de lettrisme de la population s’exprime de toute évidence dans les conseils communaux avec moins de 10 % de personnes lettrées et dans le conseil de cercle avec moins de 20% de lettrés.

En 2011, le Conseil de Cercle de Kéniéba et le Département du Pas-de-Calais ont signé un accord de coopération portant sur l’ensemble des thématiques évoquées plus haut (appui institutionnel, désenclavement, environnement, hydraulique, jeunesse, développement agricole, santé, culture).

A l’issue de cette signature, un dossier de candidature a été présenté au ministère des Affaires étrangères dans le cadre de l’appel à projets annuel 2012, portant notamment sur la réalisation d’un diagnostic territorial en vue d’établir un plan d’actions prioritaires pour les années à venir. Ce travail en cours de finalisation a permis d’établir les bases d’un projet triennal présenté ici.
Historique
Dans le cadre de la coopération entre la Région de Kayes et la Région Nord – Pas de Calais (NPDC), le Conseil de cercle de Kéniéba et le Département du Pas-de-Calais se sont rapprochés et ont décidé d’aller plus loin par la formalisation de leur coopération. La signature de l’accord de coopération est intervenue le 2 décembre 2011.

Si l’accord est récent, les relations existent bien depuis plusieurs années et ont vu plusieurs actions aboutir :
- construction de radiers par l’association pour la valorisation des ressources locales (AVRL) dans le cadre du projet 2007-2009 porté par la Région NPDC ;
- mission d’évaluation du Département du Pas-de-Calais à Kéniéba en novembre 2009 qui ont permis de conclure à l’opportunité d’aller vers la formalisation d’une coopération entre les deux collectivités ;
- poursuite du partenariat avec la Région Nord – Pas de Calais dans le cadre du projet 2010-2012 « appui aux territoires en développement en région de Kayes : développement urbain, patrimoine et formation en développement dans les cercles de Diéma, Bafoulabé et Kéniéba » ;
- accueil d’une délégation kayesienne, dont la Présidente du Conseil de Cercle de Kéniéba et le Président de l’AVRL, dans le Pas-de-Calais en juin 2011. Cette rencontre a été l’occasion de temps de visite et de rencontres avec les services et d’identifier les axes du futur accord de coopération ;
- accueil à Bamako d’une mission politique lors des assises maliennes de la coopération décentralisée. C’est à cette occasion qu’a été signé l’accord de coopération entre les deux collectivités, le 2 décembre 2011, en présence du ministre de l’administration territoriale et des collectivités locales, chargé de la décentralisation du Mali. Cette mission politique a été précédée d’une mission technique à Kéniéba à l’occasion du premier forum sur la gestion des ressources minières qui s’est tenu à Sitakily en novembre 2011 ;
- candidature auprès du MAE dans le cadre de l’appel à projets annuels 2012 pour une action portant sur la réalisation d’un diagnostic territorial en vue d’établir un plan d’action prioritaires pour les années à venir. In fine, ce projet a permis de cartographier des données sur 8 thématiques identifiées et validées à la rencontre de Dakar. Les acteurs locaux de la Région (CRK, CCK, GRDR, AVRL, ADT) ont pleinement contribué à sa mise en œuvre. Parmi les éléments qui se dessinent grâce à la réalisation de ce diagnostic figure un découpage du cercle de Kéniéba en trois territoires principaux : une zone sur les falaises marquée par la culture du fonio, une zone au sud marquée par la production d’oranges et de mangues et une zone à l’ouest caractérisée par l’activité minière. Cette donnée est essentielle dans l’approche du développement territorial du cercle.
- organisation à Dakar en décembre 2012 dans le cadre des assises du sommet Africités, d’une rencontre sur le diagnostic de territoire avec une délégation des élus et techniciens de Kéniéba et du Département ;
- dans le cadre du projet, réalisation du diagnostic et accueil à Arras d’une délégation de Kéniéba en février 2013 à l’occasion notamment d’une journée d’études sur le thème « concessions minières et collectivités territoriales maliennes : quelle coopération décentralisée dans ce contexte ? ». De nombreux temps d’échanges avec les services ont eu lieu, qui ont permis de préciser les bases d’un projet triennal.
Objectif du partenariat
Ce projet vise à :
- permettre le développement économique local du Cercle de Kéniéba à travers la valorisation des ressources agricoles et le désenclavement des territoires les plus isolés
- appuyer les collectivités territoriales du cercle de Kéniéba dans l’appréhension de la problématique minière, et en particulier dans leur nécessaire dialogue avec les compagnies, comme avec l’État malien.
Il s’appuiera pour cela sur le diagnostic territorial réalisé dans le cadre du projet 2012 soutenu par le MAE, sur le service d’appui au développement local en cours de mise en place au sein du Conseil de Cercle et sur les liens qui ont pu commencer à être tissés entre acteurs du Pas-de-Calais et de Kéniéba.
Afin d’assurer la bonne mise en œuvre du projet, une attention particulière sera portée à la coordination des partenaires et des actions programmées, ainsi qu’à la communication faite sur le projet et à son ouverture aux acteurs des deux territoires susceptibles de s’impliquer sur ces deux axes de travail.
Description détaillée du partenariat
Ce projet se déroule dans le cadre de la coopération formalisée en décembre 2012 entre le Conseil de cercle de Kéniéba au Mali et le Département du Pas-de-Calais. Après avoir réalisé un diagnostic sur les deux territoires, il s’agit de répondre de manière concrète aux besoins identifiés sur le territoire.
Le Conseil de cercle a défini deux priorités essentielles qui constituent les deux actions proposées dans ce projet :
- le développement économique local à travers la valorisation des ressources agricoles et le désenclavement du territoire
- l’appréhension de la problématique minière afin de permettre aux collectivités territoriales de devenir des interlocuteurs de poids pour les compagnies minières et pour l’Etat.
Une troisième action porte sur les aspects de coordination et de suivi du projet.
Ce projet est conduit dans un esprit de rassemblement des différents acteurs sur les territoires afin de les mettre en synergie et en cohérence. Sont directement impliqués dans la réalisation du projet :
- l’AVRL (Association pour la valorisation des ressources locales),
- l’Agence pour le développement territorial de la région de Kayes (ADT),
- CORENS,
- l’Association des ressortissants de cercle de Kéniéba en France (ARCKF)
- et le Service international d’appui au développement (SIAD).
D’autres structures seront associées de manière continue ou occasionnellement, telles que :
- le Conseil régional de Kayes
- le Conseil régional Nord – Pas de Calais
- l’Agence d’urbanisme et de développement de la région de Saint-Omer
- le GRDR
- l’association des ressortissants et amis de la commune de Faléa (ARACF)
- l’Association des communes minières France (ACOM France) et sa branche européenne Euracom
- toute autre structure pertinente.

Le projet débouchera notamment sur la structuration et l’animation du milieu agricole sur le territoire du cercle, la formation à l’entrepreneuriat de jeunes du cercle et de la diaspora, la création d’un fonds d’appui aux initiatives locales, qui permettront de stimuler le développement économique du cercle en s’appuyant sur sa richesse agricole.
Par ailleurs, il permettra la mise en place d’un observatoire des activités minières et le rassemblement des collectivités minières au sein d’un réseau capable de porter un plaidoyer tant auprès de l’Etat et des compagnies minières qu’auprès des instances internationales.
Enfin, au travers d’actions de communication sur et dans le projet, il visera à sensibiliser les populations sur les deux territoires et à créer du lien entre les acteurs du Pas-de-Calais et de Kéniéba.

- Permettre le développement économique local du Cercle de Kéniéba à travers la valorisation des ressources agricoles et le désenclavement des territoires les plus isolés
Objectif de l’action : Cette action vise à permettre aux acteurs de Kéniéba de valoriser une richesse naturelle dont ils disposent en abondance et qui n’est actuellement pas exploitée (les fruits : oranges, mangues, bananes et les céréales : fonio) en raison notamment du problème de l’enclavement des zones productrices.
Description sommaire : Comme exposé dans les éléments de contexte, le Cercle de Kéniéba est un territoire particulièrement riche en production fruitière et plus particulièrement en mangues et oranges. Pour autant, cette richesse n’est pas valorisée en raison d’une part d’un grave problème d’enclavement des zones productrices et d’autre part en raison d’un manque de structuration du milieu.
Cette action s’appuie notamment sur l’étude réalisée par le CIDS (Collectif ingénieurs développement Sahel) en octobre 2011 « Etude diagnostic des filières mangue et orange dans les communes de Kéniéba, Faléa et Kassama ».

Il s’agira donc de mener :
- un approfondissement de certains points essentiels apparus dans le diagnostic territorial afin d’avoir une connaissance plus précise de la répartition des zones agricoles, de relier ces données à celles concernant les éventuelles zones à risques (zones inondables, pollution, placers…) ;
- la structuration et l’animation du milieu
- l’identification et la formation d’acteurs susceptibles de s’investir dans le développement agricole du territoire (production, transformation, distribution)
- la réalisation d’opérations de désenclavement physique et numérique des zones de production.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Conseil de cercle de Kéniéba
Maître(s) d'ouvrage
Conseil général du Pas de Calais
Bénéficiaire(s)
Elus et techniciens du Cercle de Kéniéba et du Département du Pas-de-Calais Elus et techniciens des communes de Kéniéba et du Pas-de-Calais Acteurs des deux collectivités : femmes, jeunes, associations, organisations socioprofessionnelles, communes, collèges, coopératives…

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Conseil de Cercle de Kéniéba Mali commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Conseil de Cercle de Kéniéba cAMARA Cheick Oumar camara.cheickoumar19@gmail.com

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Conseil départemental du Pas de Calais commun.ico.loupe.alter

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
Conseil de cercle de Kéniéba


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 184945 0 2011
Conseil départemental du Pas de Calais 296949 0 2011
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 103000 2011
, Conseil de cercle de Kéniéba 35085 2011




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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