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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Contacts dans le poste diplomatique "Ambassade de France à Niamey"

Correspondant coopération décentralisée
Courriel :
 
Conseiller de coopération et d'action culturelle
Laurent BONNEAU
Courriel : laurent.bonneau[at]diplomatie.gouv.fr
Titre
Appui institutionnel au développement et au renforcement de la gouvernance locale à Téra
Année de première signature de la convention
2013
Thématique d'intervention
Politique, humanitaire et coopération transfrontalière
Sous-thématique d'intervention
Gouvernance locale et appui institutionnel
Sous-sous-thématique d'intervention
Appui institutionnel

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
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Année de début du partenariat
2013
Le partenariat est
Terminé
Date de fin du partenariat
30/09/2017
Contexte
La Commune de Téra en quelques chiffres
La Commune Urbaine de Téra est située à 180 kilomètres au Nord ouest de Niamey, au cœur du département du même nom, dans la région.
Fiche d’identité :
Statut :
- Chef-lieu du canton ;
- Chef-lieu de commune Urbaine
- Chef-lieu de département
Superficie : 2.380 Km²
Population : 92 544 habitants (45 971 femmes
Et 46 573 hommes)
Densité : environ 25 ,51 habitants/km²
Ethnies : Sonrai (majoritaires), Peulhs, Touaregs, Gourmantchés, Haoussas
Unité territoriale : Créée par la loi N°2002-014 du 11/06/2002
Maire : M.
Composition du Conseil Municipal : 18 membres dont 2 femmes, + 2 membres de droit (le chef de canton et le député)
Principales activités économiques : L’agriculture et l’élevage


Rappel historique
Le mot Téra est un vocable Gourmantchéma désignant un batracien « La grenouille ». Selon la tradition orale, les premiers habitants de Téra étaient des Gourmantchés ayant occupé l’espace géographique correspondant à celui du département.
La ville de Téra a été fondée vers 1600 après l’éclatement de l’Empire Songhaï de Gao. Dès 1644, Téra, a été une principauté dont les chefs portaient le nom d’Askia. Avec l’avènement de la colonisation, Téra fut rattaché au territoire militaire de Dori (Haute-Volta) en 1891 et à nouveau en 1919 après avoir été rattaché à Say (Niger) en 1900. En 1927, Téra est rattaché au cercle de Tillabéri (Niger). Téra devient chef lieu d’arrondissement en 1964 et est érigé en commune urbaine en 1988.

Téra aujourd’hui, les effets de la décentralisation
Avec l’avènement de la décentralisation, un nouveau découpage administratif est intervenu avec les lois de Juin 2002. Celui-ci étend le territoire communal de Téra de plus de 2000 km² et le fait passer ainsi de 225 km² à 2380 km².
Par ailleurs, le transfert de compétences de l’Etat aux communes élargit considérablement le champ des compétences communales. Ainsi, la commune, dont le territoire est dix fois plus grand qu’auparavant, a des obligations de développement dans de multiples secteurs : l’économie locale, l’aménagement du territoire, l’environnement et la gestion des ressources naturelles, l’éducation, l’élevage, l’agriculture, la santé, la jeunesse, la culture, etc.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la décentralisation des élections municipales se sont tenues en janvier 2011 et ont vu la mise en place des conseils municipaux. Ces derniers ont procédé à leur tour aux deuxième élections démocratique de la commune de Téra. La prise de fonction du nouveau maire a ainsi eu lieu le 1er septembre 2011. La première session du conseil municipal de Téra, composé de 18 conseillers, s’est alors tenue le 15 septembre 2011.
Au cours du premier mandat du conseil municipal de Téra, un Plan de Développement Dommunal (PDC) a été élaboré. Ce plan a été réactualisé en 2012. Le Plan de Développement Communal (PDC) est un document cadre issu d’un processus participatif et itératif, qui a permis, après diagnostic, de définir pour les quatre années à venir (2012-2016), les orientations de développement de la commune, les actions prioritaires à mettre en œuvre et les ressources, ainsi que les stratégies à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs que la commune s’est fixée. Le PDC a connu un début de réalisation dans plusieurs domaines avec l’appui de la coopération décentralisée CCFG/Téra et d’autres partenaires dans le domaine de l’hydraulique, les infrastructures socio de base, la sécurité alimentaire etc.

Contexte social
• Populations
- population estimée à 92.544 habitants (Inventaire hydraulique 2011),
- taux d’accroissement naturel de 2,8% (Service départemental de la population, 2011).
Elle est repartie dans six (6) quartiers de la ville, 19 villages administratifs et 121 hameaux/ campements rattachés à ces villages administratifs. Plus de 70% de la population vivent en milieu rural.
Cette population se caractérise aussi par sa jeunesse. En effet elle se compose de près de 49% de moins de 15 ans, ce qui génère d’énormes besoins en éducation, emploi, lieux de loisirs ainsi qu’en matière de santé et d’accès à l’eau potable.
• Les ethnies
Les Sonraï constituent l’ethnie dominante suivis des Gourmantchés, des Peulh, des Touaregs, des Haoussas, des Mossi, et quelques arabes. On dénombre également deux grandes familles de Yorouba définitivement installées dans la ville de Téra (chef lieu de la commune).
• Migration
La Commune urbaine de Téra se caractérise également par un mouvement à deux sens de la population : une immigration des communes voisine vers la ville centre et une émigration notamment des jeunes adultes vers les plus grandes villes du pays. En effet Téra présente des potentialités économiques qui attire un nombre important d’émigrés, mais qui ne sont pas suffisantes pour offrir un emploi au nombre élevé de jeunes entre 18 et 35 ans qui se rendent principalement vers Niamey la capitale et les pays côtiers (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Nigéria). L’immigration elle, est animée par des habitants des communes voisines (Diagourou, Bankilaré), qui après les récoltes viennent s’installer dans le centre urbain où ils exercent des travaux domestiques, la main d’œuvre non qualifiée pour la construction ou des petits métiers artisanaux.

Contexte socio-économique
• Agriculture
C’est le principal secteur d’activité économique de la commune. Elle occupe ainsi 80% de la population active. L’agriculture est basée sur les cultures vivrières et de rente en saison des pluies, l’arboriculture et le maraîchage en saison sèche. Les principales spéculations sont le mil, le niébé, le sorgho et le maïs. Cela n’est pas sans poser problème en terme de sécurité alimentaire. Cependant, l’agriculture reste confrontée à d’énormes difficultés.
• Elevage
L’élevage pratiqué dans la commune urbaine de Téra est de type traditionnel et extensif. Le cheptel est composé de bovins, ovins, caprins, camelins, asins, équins et volailles. Les troupeaux (les bovins en particulier) sont considérés comme une épargne et un instrument de prestige social. Le problème de l’alimentation et de l’abreuvement du bétail se pose avec acuité. Le tapis herbacé est abondant de juin à janvier et arrive à satisfaire les besoins en fourrages des animaux. Mais, après le mois de janvier, les ramassages abusifs des résidus des récoltes et les aires rendent difficiles l’alimentation du bétail. Par ailleurs, l’abreuvement des animaux pose un réel problème puisqu’ils s'abreuvent principalement au niveau des mares présentes 3 mois dans l’année pendant la saison des pluies et qui se tarissent une fois la saison des pluies passées.
• Pêche
La pratique de la pêche dans la commune n’est pas très développée malgré l’existence de grandes mares (Téra, N’Solo, ladanka, Taka, Taratakou, et Paté koira) et de retenues d’eau (Doundiel et Doumba). Elle se fait le plus souvent de façon occasionnelle pour la plupart des populations.
• Artisanat
Il est caractérisé par la diversité des pratiques et des corps de métiers. On retrouve dans la commune urbaine de Téra des menuisiers bois, des charpentiers, des tailleurs, des menuisiers métalliques, des maçons, des bijoutiers, etc. C’est une activité considérée comme secondaire en raison de son faible temps d’occupation dans le calendrier des populations. L’artisanat souffre de l’absence d’organisation de ses différentes filières et d’un manque d’infrastructures.
• Exploitation forestière
La commune de Téra dispose d’une forêt classée fortement menacée par l’action de l’homme et les aléas climatiques. La plus grande partie de cette forêt se trouve dans la sous zone de Bégorou Tondo. La forêt est riche et diversifiée avec la présence de grandes espèces d’arbres pour l’exploitation du bois d’œuvre et du charbon de bois. Elles sont également riches en produits de cueillette qui constituent pour les populations une importante source de revenus. On y rencontre plusieurs variétés dont le Palmier doum, le Rônier, le Diospiroce, le Zizifus mauritania etc. Dans cette commune, de nombreuses espèces végétales sont en voie de disparition car aucune action de reboisement n’est entreprise ni par les populations, ni par les coupeurs clandestins.

• Infrastructures sanitaires
La couverture sanitaire de la Commune de Tera est assurée par des centres de santé intégrés (CSI), des cases de santé et d’un (1) hôpital de district. Les équipements sont peu nombreux au regard de la population de 92.544 habitants.




• Infrastructures éducatives
L’éducation demeure un secteur prioritaire dans les politiques locales de développement. Elle contribue de façon déterminante à l’efficacité économique et à l’éveil des citoyens. Cependant pour que ce secteur joue pleinement son rôle il est nécessaire que les conditions requises soient réunies en termes d’infrastructures, d’équipements et de matériels scolaires. Au plan infrastructurel, la commune de Téra dispose d’un nombre assez important d’infrastructures scolaires. En effet, on y dénombre plus de deux cent quarte vingt douze (292) écoles primaires, cinq (5) Collèges d’Enseignement Général (CEG) et un Complexe d’Enseignement scolaire (CES). Toutefois, les conditions d’apprentissage ne sont pas toujours réunis, d’une part parce que l’essentiel des salles de classes est constitué d’abris provisoires en banco ou en paillotes et d’autre part, parce que parmi ces établissements scolaires, beaucoup ne disposent pas de latrines et de point d’eau.
• Echanges et jeunesse
C’est un secteur incontournable dans la vie de la commune de Téra; la jeunesse constituant une frange importante de la population. Aujourd’hui, frappés par le chômage, beaucoup de jeunes ont quitté la commune pour s’installer dans d’autres localités du pays et même dans les pays limitrophes. Au plan infrastructurel, on dénombre dans la commune un (1) foyer de jeunes. Signalons que ce même foyer n’a vu le jour que récemment avec un nombre très limité d’inscrits. L’absence d’un cadre d’épanouissement de la jeunesse se pose donc avec acuité. En dehors des jeux vidéo, le sport n’est pratiquement pas développé en saison sèche. La réhabilitation des foyers et l’aménagement des terrains sont alors perçus par les jeunes comme un moyen de leur offrir un cadre d’épanouissement, mais surtout, une opportunité de relancer leurs activités restées longtemps bloquées par le manque de moyens. Les activités culturelles sont aussi peu développées dans la commune, malgré l’existence de nombreux artistes.
• Commerce
Les produits commercialisés, en dehors des boutiques, proviennent des activités agricoles, de la cueillette, de l’arboriculture fruitière et de la pêche.Le commerce est généralement perçu par la plupart des paysans comme une activité en aval des productions agricoles et sylvicoles.
• Infrastructures
La commune de Téra est traversée par la Nationale 4 sur une distance de 37 kilomètres et possède un réseau routier de routes latéritiques d’environ 113 km.
Au plan des télécommunications, la couverture téléphonique est très dense malgré les perturbations fréquentes.
• Épargne et Crédit
L’épargne et le crédit sont restés pendant longtemps une activité méconnue par les populations. De nos jours, avec la libéralisation de ce secteur avec la loi réglementant les institutions mutualistes, il y a une floraison de structures de microfinance dans la commune avec l’appui de projets de développement et ONG. On distingue deux types d’institutions financières dans la commune : les Caisses d’Epargne et de Crédit et les banques nouvellement installées à savoir la BAGRI et la Banque Islamique du Niger.
• Energie
A l’instar des plusieurs communes du Niger, la commune de Téra a en plus du bois, les autres sources d’énergie notamment : l’énergie électrique, hydrocarbure, énergie solaire, énergie biomasse. L’énergie électrique provient du réseau de la Nigelec, qui dessert depuis 1996, le chef-lieu de la commune et d’autres localités. Il faut constater que malgré cette installation, une grande partie de la ville reste encore dans l’obscurité.
La fourniture d’hydrocarbure est assurée par la station Morey de Téra et des dépôts secondaires à l’intérieur de la commune.
L’énergie solaire est plus utilisée pour le fonctionnement des mini-AEP et aux autres formations sanitaires.
La biomasse concerne les résidus végétaux, le charbon, le bois et la bouse de vache.

Organisation Politico-administrative
Divers acteurs interviennent dans la Commune Urbaine de Téra. Les domaines d’intervention sont aussi variés que la nature même des structures. Il existe entre autres types d’acteurs : les autorités communales, les organisations communautaires de base, les services déconcentrés de l’Etat et les organismes d’appui (Programmes, Projets, ONG et autres).
• La Préfecture
Le Préfet, représentant de l’Etat, veille à la sauvegarde des intérêts nationaux, au respect des lois. La plupart des contrôles à priori de l’administration centrale ont été convertis en contrôles de légalité à posteriori. Il encadre et appui les élus locaux pour une meilleure appropriation des compétences transférées. La préfecture est composée d’un Préfet et de son Secrétaire Général appuyés de ses services départementaux.
• Le Conseil Communal
Le conseil communal est l’organe délibérant de la commune. Il est composé de 18 membres dont 2 femmes, soit 11,11% des élus. Ces conseillers ont élu en leur sein un bureau composé d’un maire président de conseil et de deux vice-présidents, et appuyé par des services communaux et les services déconcentrés de l’Etat mis à la disposition de la commune.
Historique
Historique des liens de coopération en Téra et CCFG/Bonneville
La coopération décentralisée entre la CCFG et Téra est issue à l’origine de la convergence des projets d’ouverture au monde entrepris notamment par le service de prévention et d’éducation spécialisée et par la MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) de la commune de Bonneville, la volonté politique de certains élus municipaux bonnevillois, l’expérience d’un ancien coopérant volontaire au Niger travaillant à la mairie de Bonneville, la mobilisation de quelques bénévoles à Bonneville autour de la création en 1999 de l’Association « Le Margouillat » et l’accueil positif réservé à une mission d’identification au Niger par l’administrateur délégué de l’époque, le sous-préfet et les personnes rencontrées au sein de la population.
Plusieurs échanges ont eu lieu en 2000 et 2001, notamment avec des groupes de jeunes bonnevillois. Trois missions officielles de la mairie de Bonneville et du Margouillat se sont rendues à Téra, en avril 2000, janvier 2001 et février 2002. Bonneville a accueilli une mission officielle de Téra en novembre 2001. Depuis novembre 2001, deux volontaires de l’Association Française des Volontaires du Progrès se sont succédé à Téra. En avril 2002, un agent de développement local nigérien a été recruté pour travailler en binôme avec le volontaire.
Au cours de la phase préparatoire du projet (avril 2000-Mai 2002), un travail de diagnostic approfondi, de mobilisation et d’identification des priorités d’action a été conduit. Un premier diagnostic sommaire a été réalisé par l’AFVP en juillet 2001. De novembre 2001 à mai 2002, le volontaire en poste à Téra, assisté de l’agent de développement, sous la maîtrise d’œuvre de l’AFVP, avec l’appui technique des services de la commune de Téra et d’ONG nigériennes, a achevé le travail de diagnostic et engagé la mobilisation de la population autour des premières actions.
Une première phase de projet d’appui au développement local de Téra a démarré dès juin 2002 et ce pour une période de 3 ans jusqu’en juin 2005.
Depuis le 1er janvier 2006, la CCFG a remplacé le SIVOM de la région de Bonneville et assure désormais le portage de la coopération Bonneville Téra. La CCFG est aujourd’hui composée de 7 communes : Ayze, Bonneville, Brison, Contamine sur Arve, Marignier, Petit- Bornand-les-Glières et Vougy.
Les domaines d’action de la coopération CCFG/Téra sont ceux formalisés dans l’accord cadre de jumelage signé le 1er Janvier 2001 par les communes de Bonneville et de Téra. Ils portent sur cinq axes d’intervention à savoir :
- l’appui institutionnel et le développement municipal,
- l’hygiène et la santé,
- l’éducation ;
- la promotion et le développement des activités économiques,
- la culture, les échanges et les rencontres entre les citoyens des deux villes.
Ces axes d’intervention sont en lien avec les problématiques que connaît la ville de Téra et dont la ville la CCFG possède une expertise et des aptitudes à pouvoir mobiliser des moyens extérieurs pour la mise en œuvre.
Plusieurs projets pluriannuel de développement local, successivement portés par la commune de Bonneville et par la CCFG, ont été élaborés par les deux collectivités et soutenu par le MAE, prenant en compte les actions à réaliser par axe d’intervention en fonction des capacités des collectivités partenaires.
• L’Association Le Margouillat
Créée le 10 mars 1999 (JO du 22 ami n°21-1489), l’Association le Margouillat réunit des bénévoles participants à Bonneville à la mise en œuvre du projet. L’association est représentée par sa présidente Loetitia CHABOUD qui succède au défunt Paul Chevallier. L’association œuvre pour promouvoir les actions d’échanges et les projets de développement entre les communes de la CCFG et Téra. La totalité des dons et subventions reçus par l’Association est consacrées au projet de coopération décentralisée sans frais de gestion.
• L’opérateur nigérien choisi par la CCFG : de l’AFVP au RAIL
Afin d’accompagner dans les actions, les deux collectivités territoriales, la Mairie de Bonneville en France et la Commune de Téra au Niger, ont fait appel au concours d’une organisation de solidarité internationale considérée comme une ONG de développement spécialisée dans la conception et la gestion d’opérations de développement local : l’AFVP (Association Française des Volontaires du Progrès), cela jusqu’en mai 2006. Un nouvel opérateur nigérien a ensuite pris le relais : le RAIL (Réseau d’Appui et d’Initiative Locale).
L’association AFVP puis le RAIL assurent une mission d’information, d’accompagnement et d’éducation en matière d’aide au développement et ont joué un rôle mobilisateur du fait de leur contribution effective au développement du pays, de la valorisation des cultures et de l’esprit de solidarité qu’elles incarnent. Nous avons pu, ainsi, tout à la fois travailler dans l’axe du partenariat et de la réciprocité : partenariat en réalisant des actions ensemble dans une co responsabilité, et réciprocité en permettant à chacun des partenaires de s’enrichir de diverses manières dans une relation de proximité et d’échanges.
Objectif du partenariat
Le projet d’appui institutionnel au développement et au renforcement de la gouvernance locale à Téra s’inscrit directement dans le processus de décentralisation et de démocratisation au Niger. Il vise à accompagner la municipalité dans la mise en place et le développement de services et équipements publics afin de faciliter la vie quotidienne des populations.

Si la municipalité s’est dotée d’un Plan de Développement Communal fixant les grands objectifs de développement de la commune, les actions prioritaires ainsi que les stratégies à mettre en œuvre pour les atteindre, elle a aujourd’hui besoin d’appuis, notamment institutionnels et méthodologiques, pour se structurer. C’est ce à quoi le projet de coopération CCFG/Téra essai de répondre. Le projet vise à participer au renforcement des capacités c’est-à-dire à accroîte la capacités des individus et des isntitutions à travers une améliroation des connaissances et des aptitudes, de l’organisation et des échanges. Il vise à soutenir la municipalité de Téra pour se doter de tous les moyens pour qu’elle puisse faire face à ses nombreuses compétences, mettre en œuvre les stratégies de développement définies dans son PDC et plus largement répondre aux attentes de sa population. Le projet passe également par la contribution au rapprochement de la municipalité de Téra avec ses citoyens afin que chacun appréhende correctement ses droits et devoirs.
Description détaillée du partenariat
Le projet d’appui institutionnel au développement et au renforcement de la gouvernance locale à Téra vise à accompagner la municipalité dans la mise en place et le développement des services et équipements publics, afin de répondre au mieux aux besoins de la population.
Les compétences communales se sont considérablement élargies alors même que le territoire de commune de Téra s’est lui aussi largement étendu. Dans ce contexte, les moyens humains, financiers et techniques dont dispose la municipalité sont souvent insuffisants pour répondre aux besoins de la population.
Ainsi, en cohérence avec le Plan de Développement Communal, le projet d’appui institutionnel s’aligne sur les secteurs considérés comme prioritaires et transversaux par la municipalité.
Parmi ces interventions prioritaires, on retrouve :
- L’appui institutionnel au développement économique rural et à l’agriculture afin d’améliorer la sécurité alimentaire
- L’appui institutionnel dans les domaines de l’eau, l’assainissement et de la gestion des déchets
- L’appui institutionnel dans le domaine numérique
- L’appui institutionnel pour le renforcement des services publics locaux (éducation et santé)

- 1. Développement rural, agriculture et sécurité alimentaire /Action 1.1 : Appui au développement et à la gestion des activités de culture
Objectif de l’action : L’objectif général de cette action est d’appuyer les acteurs locaux dans la gestion et le développement de leurs pratiques et de leurs cultures afin d’augmenter les rendements. Cette action contribue ainsi à assurer une meilleure sécurité alimentaire et dynamiser davantage le marché économique issu de l’agriculture qui représente le secteur principal d’activité de la commune, en occupant 80% de la popultation active.



Description sommaire : Pour atteindre cet obectif général, il est envisagé d’intervenir sur plusieurs plans complémentaires les uns aux autres. Il s’agira d’accroître la superficie des terres cultivables, mais aussi de développer des techniques plus modernes et plus efficaces avec l’utilisation de semences plus adaptées au milieu, ou la mise en place de site de goutte à goutte, par exemple.
Le projet prévoit néanmoins de continuer le fonçage de puits pour assurer un accès à l’eau pour la culture.
Ce développement et ces innovations s’accompagneront de formations techniques et d’échanges d’expériences permettant aux bénéficiaires directs du projet de s’approprier les nouvelles manières de faire et de pouvoir partager par la suite leur savoir.
L’idée est également de sécuriser les producteurs et d’anticiper l’augmentation des rendements en leur proposant des garanties de financement et des lieux sûrs pour le stockage de leur culture.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
TERA
Maître(s) d'ouvrage
Communauté de communes Faucigny Glières
Bénéficiaire(s)
les acteurs producteurs de ressources économiques (coopératives agricoles, éleveurs, pêcheurs, etc.); les femmes; les jeunes; les enseignants; les personnels de santé (infirmières, matrones, médecins, etc.); Dans les communes de la CCFG, le projet a également comme bénéficiaire l’ensemble de sa population, notamment les élèves et les enseignants, le personnel et les élus de la CCFG et des communes membres, les associations, etc.

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
Téra Niger Icone d'une loupe

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
Téra NIANDOU Hamidou

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Communauté de communes Faucigny Glières Icone d'une loupe

Autres partenaires du partenariat dans le(s) pays partenaire(s)
TERA, DORI


Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Montant 1% Eau (Loi Oudin 2005) Année
Autre 1085960 0 2013
Communauté de communes Faucigny Glières 407790 0 2013
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 353000 2013
, TERA, DORI 219000 2013




Évaluations, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Une politique d'évaluation a été engagée

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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